Mar 6

La vraie religion distinguée par ses fruits

Qu’est-ce que l’Église catholique apprend à ses fidèles ?

Le grand évêque africain du 4e siècle, saint Augustin le résume en une page et montre, du même coup, comment les fruits de l’Église catholique prouvent qu’elle vient de Dieu :

« Ô véritable mère des chrétiens, sainte Église catholique, c’est vous qui apprenez aux hommes, non seulement à adorer le seul vrai Dieu dont la possession doit faire notre éternel bonheur, et qui bannissez ainsi l’idolâtrie de la face de la terre, mais encore, qui leur apprenez la charité envers leurs frères d’une manière si parfaite que toutes les misères humaines, si variées qu’elles soient, y trouvent un remède efficace.
C’est vous qui, tour à tour enfant avec l’enfant, forte avec le jeune homme, calme avec le vieillard, enseignez la vérité, et exercez à la vertu suivant la force de l’âge et la portée de l’intelligence.
C’est vous qui soumettez par une obéissance chaste et fidèle la femme à l’homme, qui rendez les enfants dociles aux parents, et qui donnez aux parents un saint empire sur leurs enfants.
C’est vous qui unissez les frères aux sœurs par le lien de la religion, bien plus fort et plus sacré que celui du sang.
C’est vous qui, tout en respectant les lois de la nature et les inclinations de la volonté, resserrez par une charité mutuelle les alliances entre les familles, entre les parents et les amis.
Vous apprenez aux serviteurs à servir leurs maîtres moins par crainte que par amour ; vous rendez les maîtres bons et miséricordieux envers les serviteurs par la pensée d’un Dieu suprême, leur maître commun.
Vous unissez, non seulement par des rapports de société, mais par des liens de fraternité, les citoyens aux citoyens, les nations aux nations, et tous les hommes quels qu’ils soient, par le souvenir de leur commun berceau.
Vous apprenez aux rois à se dévouer pour les peuples, et aux peuples à obéir aux rois.
C’est vous enfin qui enseignez avec une précision parfaite à qui est dû l’honneur, à qui le respect, à qui la crainte, à qui l’exhortation, la réprimande ou l’avertissement, à qui la correction ou le châtiment, et qui montrez que la charité est due à tous, à personne l’injure. »

(Saint Augustin, De moribus Ecclesiœ catholicæ, c. 30)
(Migne, 1er tome de saint Augustin, p. 1336)

De fait, aucune autre religion n’a fondé autant d’œuvres de charité (même en terres d’islam ou en Inde, ce sont les chrétiens qui ont développé les hôpitaux, les orphelinats, les écoles).
Aucune autre religion n’a autant protégé la famille et imposé le respect de chacun de ses membres : père, mère et enfants (en combattant efficacement les fléaux que sont l’infanticide, la polygamie et le divorce).
Aucune autre religion n’a produit autant de saints rois, véritables pères de leur peuple.
Ce qui était déjà vrai au 4e siècle, après 350 ans de christianisme, s’est ensuite vérifié dans toute l’histoire de l’Église.

Pour le détail, voir le tract : Charité.