16 juin

Mgr Carlo Maria Viganò s’exprime sur le concile Vatican II

Mgr Carlo Viganò, ancien nonce apostolique aux USA de 2011 à 2016, publie depuis quelques semaines des textes de plus en plus clairs où il manifeste sa prise de conscience des erreurs du concile Vatican II et des réformes qui ont suivi. Dans ce texte que nous publions ici, il dénonce la volonté de la franc-maçonnerie d’instituer une « religion universelle, humanitaire et œcuménique », ainsi que « la responsabilité des dirigeants de l’Église à soutenir ces idéologies anti-chrétiennes ».

Il montre aussi l’échec de l’herméneutique de la continuité.  Ce que les partisans du pape actuel « affirment impunément, suscitant le scandale des modérés, c’est ce que les catholiques croient aussi, à savoir que malgré toutes les tentatives d’herméneutique de la continuité misérablement anéanties lors de la première confrontation avec la réalité de la crise actuelle, il est indéniable que depuis Vatican II, une église parallèle s’est formée, superposée et opposée à la véritable Église du Christ. Elle a progressivement occulté l’institution divine fondée par Notre Seigneur pour la remplacer par une entité fallacieuse, correspondant à la religion universelle souhaitée, dont la Franc-maçonnerie a été le premier théoricien. »

25 mai

Reprise des messes

Les messes du dimanche à 7h30, 9h et 11h reprendront à partir de ce dimanche 31 mai pour la fête de la Pentecôte.

Les règles du décret du 11 mai 2020 qui prévoit notamment le port du masque (à partir de 11 ans) et une distance minimale de 1 mètre entre les personnes seront respectées. Il n’y aura en conséquence de place que pour environ 40 personnes.

9 avril

Le silence de Jésus dans sa passion

Nous publions ici un beau texte extrait du magnifique livre du père Thiriet (L’Évangile médité avec les Pères). C’est le chapitre 114 du tome 5. Il traite du silence de Jésus dans sa passion. Les réflexions, bien que brèves, sont très riches et nourrissantes. Voyez notamment les deux derniers titres (“silence plein de menaces” et “prophétie”) : dans le contexte actuel, où Dieu semble se taire et abandonner le monde à ses pauvres lumières et à ses propres misères, il y a là des choses qui donnent à penser… et encouragent à prier !

LE SILENCE DE JÉSUS EST VOULU

Dans cette Passion du Sauveur où il y a tant de choses étranges, il y a une chose plus étrange peut- être que toutes les autres : c’est le silence qu’y garde Jésus. A part quelques réponses brèves quand il est sommé par l’autorité religieuse ou administrative de dire qui il est, et dans lesquelles il se montre docteur, le Messie attendu, Fils de Dieu, Roi, Jésus garde un silence constant.

Il se tait devant Caïphe. Jésus se taisait, nous dit S. Matthieu (26, 63).
Il se tait devant Pilate. Celui-ci était convaincu de son innocence : il le provoquait à parler, persuadé que ses paroles détruiraient toutes les calomnies (Euthymius, in Marc) : et Jésus se taisait, de sorte que le gouverneur en était dans un grand étonnement (Mt 27, 14).
Il se tait devant Hérode, et s’attire par là le mépris d’Hérode.
Il se tait sous les moqueries et les mauvais traitements des valets.
Il se tait devant les dérisions des soldats.
Il se tait quand il est condamné à mort.

7 avril

La prière de Jésus au jardin de Gethsémani

par le frère Louis-Hyacinthe Petitot O.P.

Le père Louis-Hyacinthe Petitot O.P. (1870-1934) a publié plu­sieurs excellentes vies de saints (notamment : saint Dominique, sainte Jeanne d’Arc, sainte Bernadette). Cette étude est parue en 1930 aux Éditions du Cerf sous le titre : La Passion. I. L’Agonie, ou l’Oraison de Jésus au jardin de Gethsémani.

Prélude

1.  – L’agonie de Jésus est avant tout une prière

Les hommes en général retiennent facilement ce qui frappe leur imagination ou émeut leur sensibilité, mais ils oublient volontiers ce qui est un exemple et un enseignement utiles à leur perfection morale. Tous les esprits quelque peu cultivés savent que Jésus immédiatement avant la passion a traversé les angoisses de l’agonie au jardin de Gethsémani, mais combien peu ont soin de se rappeler qu’alors il a surtout beaucoup et inlassablement prié.

30 mars

« Dans un monde qui s’écroule »

Il y a 27 ans, l’éditorial du numéro 4 du Sel de la terre (printemps 1993, p. 2) évoquait déjà la crise mondiale qui s’annonçait. Il n’est pas inintéressant de relire ces lignes, toujours actuelles puisqu’elles nous indiquent les causes de la crise et la source où nous pouvons trouver les remèdes.

ON NOUS ANNONCE DE DIVERS CÔTÉS QUE LE MONDE VA CONNAÎTRE PROCHAINEMENT UNE GRAVE CRISE. Pour celui qui a un peu lu et médité l’Apocalypse, il n’y a pas lieu de s’étonner. Le monde a abandonné Dieu, Dieu va laisser le monde se débrouiller tout seul…

Pie XII disait que notre monde était à refaire jusque dans ses fondations [1]. Si le monde s’écroule devant nous, il faut que nous soyons capables de lui proposer des fondations solides pour se relever. Autrement dit, il est capital de réfléchir sérieusement sur les principes de l’ordre temporel et de l’ordre surnaturel. On ne relève pas un bâtiment qui menace ruine en ravalant sa façade.

30 mars

Le sacrifice eucharistique en temps d’épidémie

Extrait du Liber Sacramentorum du cardinal Schuster, O.S.B. (avec quelques légères modifications).

Parmi les diverses messes votives du Missel romain, il s’en trouve une ayant pour titre : pro vitanda mortalitate, vel tempore pestilenliæ (pour éviter une mortalité, ou en temps de peste). […]

Malgré ces imperfections, cette messe est dominée par un sentiment profond de foi et de confiance et, surtout dans sa première partie jusqu’à l’offertoire, elle a un caractère grandiose et tragique, particulièrement sensible à l’introït. L’enseignement général qu’on en peut retirer est celui-ci : le remède le plus efficace pour se préserver de la contagion c’est l’hygiène de l’âme, c’est une conscience pure de toute tache de péché. […]

Dans les anciens Sacramentaires, toutes les nécessités publiques et privées, tous les besoins de la vie des individus, des familles, des peuples, ont toujours leur expression définitive dans le Sacrifice eucharistique ; et tandis que dans l’Ancien Testament il y avait un grand nombre d’oblations, pour le péché, pour la purification, pour la pacification, pour la propitiation, etc., dans le Nouveau, au contraire, l’Hostie sainte de nos autels, en un sacrifice parfait, unique et définitif, comprend et renferme toutes les différentes significations que s’efforçaient partiellement d’exprimer ces autres sacrifices légaux. On peut dire que dans le Nouveau Testament la sainte Eucharistie est toute la religion du peuple fidèle.

30 mars

En temps d’épidémie

Ce n’est pas la première fois que l’Église est affrontée à une épidémie. Le Saint-Esprit qui ne cesse de l’assister, lui a inspiré dans sa prière publique ce qu’il fallait demander au Ciel et ce qu’il fallait faire pour qu’elles cessent. Lisons et commentons les belles oraisons de la messe votive en temps d’épidémie. Voici la collecte :

O Dieu, qui ne souhaitez pas la mort des pécheurs mais leur pénitence : regardez avec bienveillance le peuple qui se tourne vers vous et, tandis qu’il montre sa dévotion, détournez de lui avec miséricorde les fléaux de votre colère. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

L’Église, comme la sainte Écriture, parle de la colère de Dieu pour désigner sa justice vindicative. C’est évidemment une expression imagée, car il n’y a aucun mouvement passionnel en Dieu. Elle indique que les maux qui nous affligent sont le châtiment du péché. Ils sont justes en tant que conséquences du péché. Pour y échapper, ce n’est donc pas la justice de Dieu qu’il faut implorer, mais sa miséricorde.

21 mars

Actes pour la communion spirituelle pour les personnes privées de messes et de communion en ce temps de confinement

Acte de communion spirituelle
composée par le cardinal Merry del Val

À vos pieds, mon Jésus, je me prosterne, et je vous offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et dans votre sainte présence. Je vous adore dans le Sacrement de votre Amour, l’ineffable Eucharistie : je désire vous recevoir dans la pauvre demeure que vous offre mon âme. En attendant le bonheur de la Communion Sacramentelle, je veux vous posséder en esprit. Venez à moi, car je viens à vous, ô mon Jésus ! et que votre amour enflamme tout mon être pour la vie et pour la mort. Je crois en vous, j’espère en vous, je vous aime. Ainsi soit-il.

Autre acte pour la communion spirituelle
de saint Alphonse de Ligori

Adorable Jésus, je crois fermement que vous êtes réellement présent dans le saint sacrement ; je vous y adore et vous aime par-dessus toute chose, et vous désire de toute l’ardeur de mon âme ; mais, puisque je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement, venez du moins spirituellement dans mon cœur ; je m’unis à vous comme si vous étiez déjà venu en effet, et je me consacre tout à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

18 mars

Sanctification du dimanche en temps de crise et de persécution

En ces jours de confinement où l‘assistance à la messe est impossible pour beaucoup de fidèles, rappelons qu’il faut distinguer :

  • le commandement de Dieu, qui est général (Tu sanctifieras le jour du Seigneur)
  • et le commandement de l’Église qui vient préciser le commandement de Dieu en imposant l’assistance au saint sacrifice de la messe.

En temps normal, l’un et l’autre s’imposent, sous peine de faute grave, à tout baptisé ayant atteint l’âge de raison, mais des circonstances peuvent dispenser du commandement de l’Église (assistance à la messe) sans que cela dispense du commandement de Dieu.

Quand l’assistance à la messe est impossible, il faut sanctifier le dimanche autrement, en donnant du temps à la prière et à l’instruction chrétienne (au moins l’équivalent d’une messe basse dominicale, qui comprend, normalement, un sermon).

On peut, pour cela, lire les textes de la messe et méditer le chapelet ou le rosaire, si possible en famille.

Ceux qui le veulent peuvent aussi :

  • écouter les sermons du couvent en les téléchargeant sur notre site.
  • faire une lecture spirituelle, par exemple en reprenant des articles du Sel de la terre ou des plaquettes des éditions du sel.

Ces principes valent pour le dimanche et pour les fêtes d’obligation (qui sont au nombre de dix dans le Code de droit canon de l’Église universelle, mais ont été réduites à quatre pour la France, depuis le Concordat de 1801 : Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).