Nov 26

26 novembre – Le bienheureux Jacques de Benefactis

Confesseur, Pontife, de l’Ordre dominicain 

MESSE : Statuit

Oraison : « Dieu qui avez accordé au bienheureux Jacques, votre Confesseur et Pontife, de remplir fidèlement les devoirs d’un bon Pasteur, accordez-nous par son intercession de suivre la voie de vos commandements, afin de mériter d’être mis un jour au nombre des brebis de votre pâturage. »

Jacques se présente à nous sous l’aimable figure du bon Pasteur. Né de noble famille à Mantoue, il dit adieu, dès sa jeunesse, à l’opulence qui l’entourait. Il préféra se faire très humble, très pauvre dans !’Ordre des Prêcheurs. Doué d’une belle intelligence, il fit de brillantes études, qui le conduisirent à la chaire des maîtres. C’était dans les débuts du XIVe siècle. Nicolas Boccasini l’eut pour camarade d’étude. Devenu Pape sous le nom de Benoît XI, il n’oublia point l’ami et l’émule de sa jeunesse. II lui confia le siège épiscopal de Mantoue. Rude charge, à l’époque. Mantoue, comme toutes les villes de la Haute-Italie, était divisée en deux fractions adverses. Les uns, partisans de l’empereur d’Allemagne, le suivaient dans toutes ses erreurs et ses cruautés ; les autres, soumis au Saint-Siège, s’efforçaient de maintenir la foi catholique et la charité chrétienne. Guerre de tous les instants qui, de chaque côté, allait jusqu’aux pires excès. La paix ! ce fut, le mot d’ordre de Jacques. La paix au-dessus de tout. A Mantoue il fit œuvre de paciaire infatigable, comme la faisaient tant d’autres de ses frères dans les villes d’Italie. La paix du Christ ! A force de prières, de pénitences, à force d’instances et de souplesse administrative, à force surtout de bonté, Jacques parvint à la rétablir solidement dans Mantoue. Ce fut le grand labeur de ses dix-huit ans d’épiscopat.

Bon ouvrier du Christ, Jacques mourut, pleuré des pauvres en 1332. Ses restes mortels reposent glorieusement dans sa cathédrale. Ils disent toujours ce que sans cesse Jacques répétait à tous, riches et pauvres : la Paix ! C’est le bien suprême du christianisme, car la paix est fille de l’amour. Qui aime Dieu et son prochain, jouit de la paix en soi-même et la répand autour de lui. Elle rend à Dieu ce qui est à Dieu, aux hommes ce qui est aux hommes, dans la justice et la charité. Mais pour la posséder en soi-même et la donner aux autres, il faut d’abord réaliser les renoncements personnels de passion et d’intérêt, les plus nuisibles ennemis de toute paix.