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SUMMARY:Saint Anselme (1033 – 1109)
DESCRIPTION:Évêque\, Docteur de l’Église \nMesse : In medio \nOraison : « Dieu\, qui avez donné à votre peuple le bienheureux Anselme comme ministre du salut éternel\, faites\, nous vous en prions\, que nous ayons pour intercesseur dans le ciel celui qui fut pour nous sur la terre un docteur de vie. » \nDocteur de vie\, Anselme le fut et le demeure par ses exemples et sa doctrine. Moine austère\, archevêque\, intrépide défenseur des droits de l’Église\, au péril même de sa vie\, contre les usurpations du roi d’Angleterre\, Anselme offre à tous les regards une âme qui vit de Dieu. Il a compris l’inanité de la vie purement humaine et la grandeur de la vie surnaturelle\, celle qui vient de Dieu par la grâce et conduit à Dieu pour l’éternité. Aussi sa doctrine est basée sur l’Être divin\, source\, principe et fin de tout être créé. Qui a ce sens de Dieu est dans la vérité absolue. Mais il ne suffit pas de le posséder intellectuellement. Nos belles considérations sur l’Être de Dieu seraient vaines si\, le connaissant à la double lumière de la raison et de la foi\, nous laissions notre volonté aimer et désirer ce qui est contre Dieu. Quand l’esprit est en haut\, en haut doit être le cœur\, sinon il y a discordance dans l’âme. Le cœur doit suivre l’intelligence et monter aussi haut qu’elle. Montée douloureuse souvent\, comme la montée du Calvaire\, car nous sentons en notre chair une autre loi\, la loi de descente\, cet appel d’en bas qui nous harcèle de ses cris. Mais\, douloureuse ou non\, il faut monter quand même. La joie sera grande au sommet\, lorsque\, même après des chutes nombreuses\, nous arriverons purifiés\, essoufflés dans les bras de Dieu. Le repos y sera bon\, qui durera toujours. \nAnselme connut l’épuisement de la montée du Calvaire. Malgré tout\, il monta\, répandant sur sa route la lumière de sa doctrine. Et aujourd’hui encore\, il est pour l’Église un Docteur de vie.
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SUMMARY:Bienheureux Barthélemy de Cervère (1420 - 1466)
DESCRIPTION:Martyr de l’Ordre dominicain \nMesse :  Au Temps Pascal : Protexisti\n                Après la Trinité : Laetabitur \nOraison : « Dieu\, qui avez fait du bienheureux Barthélemy un insigne défenseur de la foi et l’avez glorifié par la couronne du martyre\, accordez-nous par ses mérites et son intercession de porter constamment notre croix\, afin que nous puissions participer avec lui à votre gloire. » \nBarthélemy naquit à Savigliano\, au diocèse de Turin\, de la noble famille des Cervère\, aux environs de 420. Dès son adolescence\, méprisant les vanités du monde\, il fit profession de la vie apostolique dans l’Ordre des Prêcheurs. Là il se livra avec une telle ferveur à l’exercice de toutes les vertus et à l’étude des sciences sacrées qu’il devint en peu de temps un exemple accompli de la perfection évangélique et qu’il acquit une grande connaissance des Saintes Écritures. En conséquence on lui confia la charge de professeur\, qu’il exerça quelque temps avec le plus grand succès\, et il fut admis au nombre des maîtres dans la faculté de théologie de Turin. Cette vertu et cette science si remarquables furent cause qu’à plusieurs reprises on lui confia la charge de prieur du couvent de Savigliano et celle alors très pénible d’Inquisiteur de la Foi\, qu’il devait exercer en rayonnant au loin autour de son cloître en Piémont et en Ligurie. \nUne fois entré en charge\, comme il avait une puissante éloquence\, il prêcha la parole de Dieu avec tant de sainteté et de fruit que partout on célébrait ses louanges. Mais précisément\, ce qui attirait l’estime des bons à l’infatigable prêcheur\, fut aussi ce qui provoqua une haine féroce de la part des hérétiques\, au point qu’ils complotèrent de le mettre à mort. Cela lui fut révélé d’avance et il sut que ses labeurs pour l’expansion de la religion seraient couronnés par le martyre. Un jour donc qu’il devait se rendre pour sa charge à Cervère\, aujourd’hui du diocèse de Fossano\, il se confessa à un confrère avec autant de piété et de soin que possible\, et à la fin il lui déclara ouvertement qu’en ce lieu même il allait perdre la vie. L’événement confirma la prophétie. En effet\, comme il se rendait là\, en traversant Bra\, à environ un demi-mille de distance\, il fut assailli par des hérétiques qui\, après avoir grièvement blessé son compagnon\, transpercèrent son ventre de leurs lances ; il ne leur opposa aucune résistance\, mais il reçut volontiers \n \nle martyre et priait pour ses meurtriers. \nC’était le 21 avril 1466. \nC’est comprendre à fond le sens de la Rédemption\, le sens du sacrifice de la messe que chaque jour le prêtre offre sur l’autel. Tout chrétien\, à plus forte raison\, tout prêtre\, \ndoit s’incorporer tellement à Notre-Seigneur qu’il sente en lui-même le désir sincère de coopérer par sa propre souffrance\, souffrance physique ou souffrance morale au salut des âmes. Puisque le Fils de Dieu est descendu du ciel et a voulu souffrir et mourir pour nous donner le ciel\, il est juste que\, de notre côté\, nous fassions quelque effort pour y arriver. Ce n’est pas à Dieu de tout donner\, nous pouvons bien donner un peu nous- mêmes. En fin de compte\, c’est nous qui sommes les bénéficiaires de la Rédemption. Recevoir sans rien donner ne serait ni juste\, ni honorable\, ni surtout aimable. \nIl fut béatifié par Pie IX\, le 22 septembre 1853.
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SUMMARY:Saint Georges († 303)
DESCRIPTION:Martyr \nMesse : Protexisti \nOraison : « Dieu\, qui nous réjouissez par les mérites et l’intercession du bienheureux Georges\, votre martyr\, accordez-nous avec bonté que les bienfaits que nous vous demandons par son entremise\, nous les obtenions par le don de votre grâce. » \nGeorges\, martyr en Cappadoce\, est devenu\, par la dévotion populaire\, comme l’idéal du soldat chrétien\, un chevalier du Christ. De sa vie nous ne savons rien si ce n’est qu’il était soldat et que\, pour rester fidèle à sa foi\, il mourut. C’était au temps de l’empereur Dioclétien\, temps où tout chrétien pouvait être obligé de confesser sa foi. \nDieu ne nous demande pas toujours cet acte héroïque. Mais ce qu’il exige de chaque baptisé\, c’est de vivre conformément à la foi de son baptême. Et c’est encore confesser sa foi que d’en remplir avec fermeté les obligations. Aussi l’Église ne craint pas d’appeler Confesseur\, celui qui\, sans donner son sang par une mort violente\, rend à Dieu le témoignage de sa foi par une vie sainte\, pleine de bonnes œuvres. Ce titre-là nous devons tous le mériter. Et ne croyons pas que ce soit chose tellement facile. Il n’y a pas que le bourreau qui puisse nous ôter la vie. \nLui\, il n’interrompt que la vie humaine\, tandis que nous portons en nous-mêmes des ennemis qui peuvent nous ôter la vie divine et rendre inutile pour nous la mort du Sauveur. Soyons donc prêts pour la lutte\, soyons courageux dans la résistance et\, comme les martyrs\, disons résolument à qui en veut à la vie de Dieu en nous : Non ! Dieu avant tout. \nOn vénère à Rome\, dans une vieille petite église\, près du Palatin\, la tête de saint Georges. L’église est consacrée à sa mémoire\, San Giorgio in velabro.
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SUMMARY:La Sainte Couronne d’Épines
DESCRIPTION:La Messe \nCe n’est pas une fête de la Passion\, qui solennise l’humiliation du Sauveur\, assis sur un escabeau\, vêtu d’un lambeau de pourpre\, coiffé d’une touffe d’épines\, un roseau à la main\, en guise de sceptre\, et que des soldats romains frappent durement. Scène sauvage que le Fils de Dieu voulut subir pour l’expiation de notre orgueil. \nAinsi comprise\, la fête de la Sainte Couronne aurait sa place au Temps de la Passion\, tandis que dans le Temps Pascal\, hors duquel elle ne doit jamais être célébrée\, elle est une solennité en l’honneur de la Sainte Couronne elle-même\, de la relique précieuse que saint Louis rapporta en France. Et c’est pourquoi cette fête est joyeuse. Il fallut bien cependant\, pour rappeler l’origine de la Sainte Couronne\, avoir recours aux textes évangéliques qui racontent le fait atroce de la Passion. Mais la joie domine. \nIntroït : « Réjouissons-nous dans le Seigneur\, en célébrant ce jour de fête en l’honneur de la Couronne du Seigneur\, dont la solennité réjouit les Anges et leur fait louer ensemble le Fils de Dieu\, alléluia\, alléluia\, alléluia. — Toutes les nations\, battez des mains\, chantez des hymnes de joie à Dieu. » \nOn devine à ces accents d’allégresse la joie du bon roi Louis\, quand les chrétiens de Palestine lui donnèrent\, en reconnaissance de ses bienfaits\, la précieuse Couronne. Sa \n \njoie\, il la traduisit à Paris\, par la construction de la Sainte Chapelle\, cette châsse merveilleuse dans laquelle il déposa son trésor. Et avec le bon roi Louis nous chantons à Dieu notre joie. \nOraison : « Accordez-nous\, nous vous en prions\, Dieu tout-puissant\, que nous qui\, en mémoire de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ\, vénérons sur terre sa Couronne d’épines\, nous méritions de recevoir de ses mains\, dans le ciel\, une couronne de gloire et d’honneur. » \nLe Seigneur Jésus a suivi la voie d’humiliation et de souffrance pour entrer dans la gloire. Sa voie doit être la nôtre. Toutes ces épines qui lui servirent de couronne dérisoire \net cruelle\, ce sont nos vanités de tous les jours\, notre orgueil non seulement devant ceux qui nous entourent\, mais devant Dieu lui-même. \nSe croire plus que les autres et en tirer gloire\, c’est vanité et sottise\, mais se redresser devant Dieu\, contre Dieu\, est criminel. Et c’est pour nous remettre à notre place de créature que le Christ a voulu subir cette humiliation. Lui\, le Roi des rois\, il a voulu être un roi ridicule\, un jouet misérable pour ces soldats qui le tournaient en dérision. Et il a voulu que tout le monde le vît\, le contemplât en cette posture humiliante. Pilate le présente à la foule\, son lambeau de pourpre sur les épaules\, le roseau dans ses pauvres mains\, la couronne d’épines ensanglantée sur sa tête : Voilà l’Homme\, dit le Romain. \n \nLecture du Livre de la Sagesse\, c. 3\, 4 : « Le lit de Salomon est entouré de soixante braves\, les plus vaillants d’Israël. Tous portent l’épée et sont très habiles à la guerre. Chacun d’eux a l’épée au côté et se tient en garde dans la crainte des surprises de la nuit.\nLe roi Salomon s’est fait une litière en bois du Liban. Les colonnes sont en argent\, le dossier en or\, le siège couvert de pourpre. Pour se rendre aimable aux filles de Jérusalem il a enrichi l’ensemble de pierres précieuses. Filles de Sion\, sortez donc et contemplez le roi Salomon avec le diadème que sa mère lui a mis sur la tête\, le jour de son mariage\, jour de joie pour son cœur. Que tu es belle\, mon amie\, que tu es belle l Tes yeux sont comme ceux de la colombe sans parler de ta beauté intérieure. Viens du Liban\, mon épouse\, viens du Liban\, viens\, tu seras couronnée. » \nSalomon et Jésus ! Salomon\, dans son opulente majesté\, Jésus dans sa honte affreuse. Et cependant ils se rejoignent. Salomon sur ce trône magnifique représente Jésus humilié d’abord\, puis couronné de gloire. Et devant l’humiliation de Jésus\, humiliation d’amour\, riche de gloire pour l’éternité\, qu’est le décor précieux de la litière de Salomon ! Elle est vanité comme toutes les richesses de la terre\, tellement vanité que personne ne saurait dire ce qu’elle est devenue. Le diadème de Bethsabée a disparu\, la couronne d’épines de Jésus demeure l’objet de notre vénération. Le diadème de Salomon était un symbole humain\, la couronne d’épines est un instrument de vie morale divine. \nQuand le peuple voyait Salomon dans la magnificence de sa cour\, il criait : Vive le Roi ! Et la vie de Salomon passa comme toutes les vies humaines ; quand Jésus apparut au balcon de Pilate\, dans le ridicule attirail de son humiliation\, le peuple cria : Qu’il soit crucifié ! Et la mort de Jésus est devenue la source unique du salut du monde. \nLa couronne d’épines fut vraiment pour Jésus le diadème de gloire posé sur sa tête\, le jour où son Cœur ressentit la plus grande joie\, la joie de mourir pour les hommes : In die laetitiae Cordis ejus. \nAlléluia\, alléluia : « Nous vénérons aujourd’hui le diadème d’épines dont les blessures confèrent la couronne de gloire. » \nÉvangile selon saint Jean\, c. 19 : « En ce temps-là\, Pilate s’empara de Jésus et le fit flageller. Et les soldats entrelaçant une couronne d’épines la lui mirent sur la tête ; et ils \n \nle revêtirent d’un vêtement de pourpre. Et s’approchant de lui ils disaient : Salut\, roi des Juifs. Et ils lui donnaient des soufflets. Pilate sortit donc de nouveau au dehors\, et il leur dit : Je vous l’amène dehors\, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif d’accusation. Jésus sortit donc\, il portait la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. » \nAinsi la foule le contempla à son aise ; ainsi nous le contemplons\, nous voyons le Fils de Dieu fait homme en cet état lamentable. Pour qui ? Pour nous\, Regardons-le bien et comprenons l’amour infini de celui qui a voulu\, par cette leçon effroyable\, nous rappeler à la vérité de notre misère de créature. Devant lui\, qui oserait se redresser ? \nOffertoire : « Vous l’avez couronné de gloire et d’honneur. Vous l’avez établi au-dessus de toutes les œuvres de vos mains\, Seigneur\, alléluia. » \nOui\, alléluia ! car Jésus l’a bien mérité. A sa suite\, tâchons de le mériter également. Mais il faut le suivre\, il faut lui ressembler. Que l’orgueil soit tué en nous\, dans ses racines les plus profondes\, alors nous aurons la plénitude de vérité devant Dieu\, la plénitude de conformité à Jésus couronné d’épines. \n \nSecrète : « Roi tout-puissant\, donnez plus de vaillance à vos soldats\, afin que ceux\, que la couronne de votre Fils unique réjouit dans ce stade de la vie mortelle\, reçoivent\, la course du combat terminée\, la palme de l’immortalité. » \nCeux qui courent dans le stade\, dit saint Paul\, ne courent pas au hasard\, mais ils courent pour atteindre le but et recevoir la couronne. C’est la vie chrétienne. Soldats de Dieu\, nous sommes dans le stade\, nous participons à la grande course\, la course qui conduit à l’éternité bienheureuse. Ne nous lassons pas\, ne fléchissons pas\, mais coureurs intrépides\, allons vaillamment jusqu’au bout de notre foi\, dussions-nous en mourir. \nCommunion : « Seigneur\, vous avez placé sur sa tête une couronne enrichie de pierres précieuses\, alléluia. » \nPostcommunion : « Nous vous demandons\, suppliants\, Dieu tout-puissant\, que ces Sacrements que nous avons reçus\, soient pour nous une force\, par la vertu de la très Sainte Couronne de votre Fils\, dont nous célébrons la solennité. »
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SUMMARY:Saint Marc († 68)
DESCRIPTION:Évangéliste \nMesse : Protexisti \nOraison : « Dieu qui avez glorifié le bienheureux Marc\, votre évangéliste\, par la grâce de la prédication évangélique\, nous vous demandons de profiter toujours de son enseignement et d’être protégés par sa prière. » \nMarc\, « l’interprète de Pierre » c’est son titre apostolique dans l’Église. Quel est-il au juste\, on ne le sait pas. Mais ce que l’on sait\, c’est qu’il accompagna Pierre à Rome et que\, à la demande des premiers disciples de l’Apôtre\, Chef de l’Église\, il écrivit ce que Pierre disait. Son évangile est donc l’évangile de Pierre. Quand nous le lisons\, c’est Pierre que nous entendons. Nous assistons à ses entretiens à Rome avec les fidèles\, avides d’entendre raconter la vie\, la doctrine\, les miracles de bonté\, les souffrances de Jésus. Et Marc a tout dit. Il a insisté sur le reniement de Pierre. On sent que c’est Pierre qui raconte\, qui veut que l’on sache et sa faute et ses larmes. Ses larmes ! On les voit couler sur sa figure vénérable\, au récit de Marc. \nLecture du Prophète Ézéchiel\, c. 1 : « L’apparence des quatre animaux était celle-ci : Il y avait une figure d’homme et de lion à droite\, une figure de bœuf à gauche et une \n \nfigure d’aigle au-dessus de leurs têtes. Leurs ailes s’étendaient au-dessus. Deux de ces ailes se rejoignaient et deux couvraient leurs corps. Chacun d’eux marchait devant soi. Ils allaient où le souffle de l’Esprit les poussait et ne revenaient jamais en arrière. Et les animaux paraissaient\, à les voir\, comme des charbons ardents\, comme des lampes allumées. On voyait courir au milieu des animaux\, des flammes de feu\, des éclairs qui sortaient du feu. Et les animaux allaient et revenaient comme des éclairs fulgurants. » \nOn applique aux quatre Évangélistes cette vision d’Ézéchiel. A saint Marc revient le lion\, comme à saint Matthieu\, l’homme\, à saint Luc\, le bœuf\, et à saint Jean\, l’aigle. Quiconque a vu Venise ne peut oublier le lion de saint Marc. C’est lui\, qui vous accueille sur la place célèbre que ferment d’un côté le palais des Doges et la basilique de Saint-Marc\, noble entre toutes\, par sa magnificence. \nCe qui domine dans cette vision d’Ézéchiel\, c’est la lumière et le feu\, les éclairs fulgurants qui illuminent la marche des quatre animaux symboliques. Et c’est bien la lumière et le feu que Marc a répandu sur le monde\, en écrivant son Évangile. Il a fait connaître celui qui a dit : Je suis la lumière du monde et celui qui a apporté le feu de la charité. Par ses récits\, nous vivons de cette lumière et de cette charité ; nous connaissons le Fils de Dieu fait homme\, Jésus\, notre Sauveur. \nAlléluia\, alléluia : « Moi\, qui suis le Premier\, je dirai à Sion : Me voici et je donnerai à Jérusalem un évangéliste. » \nC’est Dieu qui parle à Isaïe\, qui annonce sa présence à Jérusalem et lui promet quelqu’un qui lui fera connaître la bonne nouvelle. \n \nÉvangile : « En ce temps-là\, le Seigneur choisit soixante-douze autres disciples\, qu’il envoya devant lui\, deux à deux\, dans toutes les villes et dans tous les lieux où il devait aller lui-même\, et il leur disait : La moisson est grande\, mais il y a peu d’ouvriers : priez donc le maître de la moisson d’y envoyer des ouvriers. Allez\, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni sac\, ni bourse\, ni chaussure\, et ne saluez personne en chemin. En quelque maison que vous entriez\, dites d’abord : que la paix soit dans cette maison ; et s’il s’y trouve quelque enfant de paix\, votre paix reposera sur lui ; autrement elle reviendra sur vous. Demeurez dans la même maison\, mangeant et buvant ce que vous y trouverez ; car celui qui travaille mérite un salaire. Ne passez point d’une maison à une autre ; et dans quelque ville que vous alliez\, si l’on vous reçoit\, mangez ce qu’on vous présentera ; guérissez les malades qui s’y trouveront\, et dites- leur : Le royaume de Dieu est près de vous. »  \nOffertoire : « Nous fûmes remplis dès le matin par votre miséricorde\, et nous avons été dans la joie et nous en avons joui délicieusement. » \nQui donc eut cette joie de la miséricorde de Dieu\, dès le matin\, c’est-à-dire\, à la première heure ? Qui donc a joui le premier de la présence de Jésus\, en a savouré toute la douceur ? Cette joie fut celle des Apôtres et des disciples\, celle de Marc\, qui connurent le Maître\, qui vécurent avec lui\, qui entendirent sa parole\, qui furent témoins de sa bonté. Cette joie les posséda jusqu’à leur mort. Partout où qu’ils furent après leur dispersion\, les Apôtres\, les disciples de Jésus\, gardèrent le souvenir présent\, actuel de leur Maître. Jamais cette présence ne les quitta. Nous\, nous sommes de la joie du soir. Le Maître\, nous ne l’avons pas connu\, et cependant\, nous le possédons aussi dans l’Eucharistie\, voilé sans doute comme la lumière du crépuscule\, mais réellement. Et si nous le voulons\, jamais non plus nous ne perdrons sa présence intime en nous\, dans notre âme où quelquefois\, il soulève lui-même le voile\, laisse passer un rayon de sa gloire. Nos ténèbres en sont illuminées pour longtemps. \nSecrète : « Seigneur\, en vous offrant nos présents pour la solennité du bienheureux Marc\, votre évangéliste\, nous vous demandons\, que l’intercession de celui que la prédication évangélique a rendu glorieux\, nous fasse agréables à vos yeux par nos paroles et nos œuvres. » \nCommunion : « Je suis la vraie vigne et vous les rameaux. Celui qui demeure en moi et moi en lui\, porte beaucoup de fruits\, alléluia. » \nPostcommunion : « Nourris de l’aliment spirituel\, nous vous demandons\, Seigneur\, que\, par l’intercession du bienheureux évangéliste Marc\, ce que nous prenons dans le \n \nmystère\, nous le possédions un jour dans la pleine vérité. » \nCe que nous prenons dans le mystère eucharistique\, c’est Jésus lui-même\, mais Jésus voilé à nos yeux\, Jésus adoré\, ainsi servi dans la foi en sa présence. Un jour\, le voile disparaîtra\, l’ombre de la foi s’évanouira et nous posséderons en pleine vérité\, en pleine lumière\, celui que nous prenons sur terre sans le voir\, dans le mystère. Mais\, pour cela\, il faut être uni à Jésus comme le sarment au cep de vigne\, afin que la sève divine se répande en nos âmes et fasse que nous soyons un avec Jésus\, lui en nous et nous en lui. Cette union se fait dans le mystère de la foi sur terre\, mais elle aura sa perfection dans la pleine vérité du ciel. Ce ne seront pas deux unions différentes\, mais ce sera l’épanouissement total\, parfait de l’union de la terre. Et l’intimité de l’union du ciel sera proportionnée juste à notre union de la terre.
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SUMMARY:Bienheureux Dominique et Grégoire (XIIIe siècle)
DESCRIPTION:  \nConfesseurs de l’Ordre dominicain \nMesse : Justus ut palma \nOraison : « Dieu\, dont la miséricorde n’a pas de borne\, nous vous prions humblement\, par l’intercession de vos confesseurs les bienheureux Dominique et Grégoire\, de nous délivrer du poids de nos péchés\, afin que nous obtenions la gloire qu’ils possèdent eux-mêmes. » \nCes deux Bienheureux vivaient à la fin du XIII” siècle\, dans la Province d’Espagne. Il leur arriva\, au cours de leurs prédications\, une singulière aventure. Ils se trouvaient en chemin\, à pied\, selon la règle\, lorsqu’un orage formidable éclata. Pour se mettre à l’abri\, ils se réfugièrent sous une roche. La foudre tomba dessus\, et les deux Bienheureux furent écrasés sous les pierres. Des signes merveilleux avertirent les habitants d’alentour\, qui déblayèrent les décombres et trouvèrent les deux corps. Dieu\, que Dominique et Grégoire servaient de tout leur cœur\, manifesta leur sainteté par des prodiges. \nLe Tout-Puissant ne permit pas que leur précieuse mort demeurât ignorée. En effet\, à l’apparition d’un signe merveilleux\, les habitants des environs accoururent\, déplacèrent les roches sous lesquelles gisaient les corps des bienheureux\, et trouvèrent leurs saintes dépouilles qu’ils transportèrent au bourg de Bésians\, dans le diocèse de Barbastro\, et ensevelirent avec honneur dans l’église paroissiale. A partir de ce moment\, les bienheureux Dominique et Grégoire furent honorés comme Saints\, et les habitants du pays commencèrent à invoquer leur patronage dans les difficultés. \nLe Souverain Pontife Pie IX\, sur avis de la Sacrée Congrégation des Rites\, approuva ce culte qui s’est développé sans interruption jusqu’à nos jours\, et accorda que leur fête\, avec office et messe\, fût célébrée chaque année par l’Ordre entier des Prêcheurs. \nIl lui plaît de prendre ses Saints comme il veut. Jourdain de Saxe se noie dans une tempête\, Dominique et Grégoire sont ensevelis par un coup de foudre. Le tout est d’être prêt. Le Maître ne nous a pas ménagé ses avertissements. Il nous répète à satiété dans l’Évangile : Soyez prêts ! Le Fils de l’homme viendra comme un voleur. Et\, de fait\, que de fois il vient sans qu’on l’attende. \nCeux-ci furent ensevelis sous les éboulis d’une roche par un coup de foudre\, d’autres périssent par des accidents imprévus. L’accident nous guette partout. Et l’accident c’est le voleur\, ministre inconscient de la volonté de Dieu. On ne voit que lui\, au-dehors\, et l’on oublie qu’en réalité\, dans le gouvernement de la Providence\, il n’y a pas d’accident. C’est l’instant décrété par elle de cette manière fortuite à nos yeux\, pas aux yeux de Dieu. Et même sans cet imprévu\, la mort subite\, ou la mort longuement préparée arrive quand nous y pensons le moins. Soyons prêts\, toujours prêts\, car le Seigneur est à la porte : un pas de plus et nous sommes avec lui. Il nous tend la main amicalement\, quand il lui plaît\, prenons-la avec joie. C’est la main de notre meilleur ami.
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SUMMARY:Saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1673 - 1713)
DESCRIPTION:Confesseur de l’Ordre dominicain \nMesse : Os justi \nOraison : « Dieu\, qui avez fait du bienheureux Louis-Marie\, votre confesseur\, un prédicateur illustre du mystère de la croix et du très saint Rosaire\, et qui\, par lui\, avez donné une nouvelle famille à votre Église\, accordez-nous\, par ses mérites et son intercession\, d’arriver à la récompense de la vie éternelle par la vie\, la mort et la résurrection de votre Fils unique. » \nÉvangile : « En ce temps-là\, le Seigneur choisit soixante-douze autres disciples\, qu’il envoya devant lui\, deux à deux\, dans toutes les villes et dans tous les lieux où il devait aller lui-même\, et il leur disait : La moisson est grande\, mais il y a peu d’ouvriers : priez donc le maître de la moisson d’y envoyer des ouvriers. Allez\, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni sac\, ni bourse\, ni chaussure\, et ne saluez personne en chemin. En quelque maison que vous entriez\, dites d’abord : que la paix soit dans cette maison ; et s’il s’y trouve quelque enfant de paix\, votre paix reposera sur lui ; autrement elle reviendra sur vous. Demeurez dans la même maison\, mangeant et buvant ce que vous y trouverez ; car celui qui travaille mérite un salaire. Ne passez point d’une maison à une autre ; et dans quelque ville que vous alliez\, si l’on vous reçoit\, mangez ce qu’on vous présentera ; guérissez les malades qui s’y trouveront\, et dites- leur : Le royaume de Dieu est près de vous. » \nLouis-Marie Grignion naquit de parents nobles et pieux\, le 31 janvier 1673\, en Bretagne\, au bourg de Montfort d’où il prit son nom. A l’âge de douze ans\, il fut mis au collège \n \ndes Jésuites à Rennes. Sa conduite y fut toujours telle que\, souvent\, ses maîtres le donnèrent en exemple à ses condisciples pour sa piété et son application. Après avoir achevé ses études de philosophie\, il fut reçu au petit séminaire de Saint-Sulpice à Paris et commença dès lors à être regardé comme un maître en toutes les vertus. \nÉlevé au sacerdoce\, il travailla aux missions et donna à Nantes\, à Paris et à Poitiers d’innombrables preuves de sa charité et de son zèle apostolique. Désireux de se dépenser davantage\, il résolut de prêcher le Christ aux peuples infidèles\, se rendit à Rome et s’ouvrit de son dessein à Clément XL Mais il entendit le Pape lui dire qu’il avait été élu par Dieu pour procurer le salut de la France\, plutôt que celui des peuples barbares\, et surtout pour lutter contre des erreurs grandissantes. Encouragé par ces paroles du Pontife et pourvu de la charge de Missionnaire Apostolique\, Louis-Marie revint en France où\, sa vie durant\, il se consacra à ce saint ministère. \nApôtre fameux de la Bretagne surtout\, saint Louis-Marie s’affilia par le Tiers Ordre à la famille dominicaine. Il prit à saint Dominique son mode apostolique de prédication et dans les innombrables missions qu’il prêchait\, il se servait avec le plus grand succès de la dévotion du saint Rosaire\, pour expliquer au peuple les mystères de la foi. Prédication simple\, mouvementée\, solide de doctrine\, ardente de piété qui secouait les âmes et les entraînait vers Dieu. A l’époque\, les Jansénistes rétrécissaient le Cœur de Dieu\, Louis-Marie\, lui\, l’élargit sans fin. Il montre au peuple la croix\, source de tous les pardons ; il leur montre le Rosaire\, appui inébranlable de toute espérance. Il est\, par sa vie\, par sa parole\, comme l’antithèse des Jansénistes. Ceux-ci ferment le ciel\, Louis-Marie l’ouvre à deux battants. Et c’est lui qui a le sens vrai de Dieu. \nDieu féconda si bien ces travaux apostoliques\, qu’il conduisit les pécheurs à la voie du salut\, les hérétiques au bercail du Christ\, les âmes pieuses aux chemins de la perfection\, les clercs à une discipline plus sainte\, en foules innombrables. Cependant\, pour assurer la durée aux fruits qu’il recueillait partout de ses labeurs\, il fonda deux Instituts : celui des « Missionnaires de la société de Marie »\, destinés à se consacrer aux missions ; et le second\, composé de pieuses vierges\, à qui il donna le nom « de la divine Sagesse »\, il le destina à porter secours aux pauvres dans tous leurs besoins. \n \nEnfin\, alors qu’il remplissait son ministère apostolique dans le village de Saint-Laurent-sur-Sèvre (situé autrefois dans le diocèse de La Rochelle et aujourd’hui dans celui de Luçon)\, il termina sa vie mortelle par une très sainte mort\, à l’âge de quarante-quatre ans\, le 28 avril 1716. Le renom de sainteté qu’il avait déjà de son vivant persista et\, après sa mort\, se répandit toujours davantage dans la France entière. Il s’y ajouta la gloire des miracles\, par lesquels la Toute-Puissance divine rendit son tombeau célèbre jusqu’à nos jours. \nC’est pourquoi Léon XIII\, en la cinquantième année de son Sacerdoce\, l’inscrivit solennellement au catalogue des Bienheureux le 22 janvier 1988 et Pie XII au catalogue des Saints le 20 juillet 1947. \nAvec la croix qui nous donne le Sang du Sauveur pour gage de salut ; avec le Rosaire\, qui nous assure de la protection maternelle de la Sainte Vierge\, qu’avons-nous à redouter ? Dieu nous tend les bras\, il les étend à l’infini. Qu’ils se referment sur nous ! Notre confiance doit demeurer inébranlable comme l’amour de Dieu. Son Cœur à lui n’a pas l’étroitesse du nôtre. La preuve en est que\, aussi misérables soyons-nous\, nous n’avons qu’à lui demander pardon pour obtenir sa miséricorde. Dieu nous aime\, il nous aime en Dieu\, sans mesure\, et non pas en Janséniste. C’est l’éternel honneur de saint Louis-Marie de l’avoir crié à tout venant.
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SUMMARY:Saint Pierre de Vérone (1203 - 1252)
DESCRIPTION:Martyr de l’Ordre dominicain \nLa Messe \nIntroït : « Dieu\, vous m’avez sauvé de l’assemblée des méchants\, alléluia ; de la foule de ceux qui commettent l’iniquité\, alléluia\, alléluia. — Dieu\, exaucez la prière que je vous adresse\, sauvez mon âme de la terreur de l’ennemi. » \nPierre de Vérone\, naquit en cette ville\, l’an 1203\, d’une famille hérétique. \nSous le nom de Vaudois\, Patarins\, Cathares\, de nombreux hérétiques s’étaient séparés de l’Église et infestaient de leurs doctrines perverses\, aussi immorales que fausses\, la Haute- Italie. Cependant il faut croire qu’au foyer familial de Pierre\, il y avait une influence catholique importante et active\, car il fut baptisé et instruit dans la doctrine catholique. Aussi l’introït est-il bien choisi pour ce futur martyr de la foi que la grâce de Dieu protégea dès son berceau et sauva de l’hérésie. \nA l’âge de 15 ans\, cette même influence qui nous est inconnue envoya Pierre à l’Université de Bologne. Il était sauvé. Car\, à 15 ans\, c’est l’heure où l’intelligence éveillée interroge\, où elle cherche\, où elle reçoit comme une cire vierge\, les premières impressions\, les plus profondes\, qui pourront se ternir sous la poussière du chemin mais qui\, à certains jours\, surtout aux derniers\, reparaissent plus nettes\, plus précises\, souvent plus aimées. C’est l’heure décisive où le sillon se referme sur le bon ou le mauvais grain : la moisson en dépend. Aussi\, comme les mères doivent choisir le semeur ! \nA Bologne\, outre l’étude salutaire\, Pierre trouva saint Dominique. Il bouleversait alors l’Université par sa parole de feu et entraînait à sa suite\, pour la défense de la foi\, les \n \nâmes généreuses. \nCette idée profondément évangélique s’empara de Pierre de Vérone. Enseigner la foi\, prêcher la foi\, dans la pauvreté et la pénitence\, avec la science sans limite\, fut pour lui l’idéal le plus parfait. La sainteté de Dominique\, sa simplicité\, sa bonté l’attirèrent. Il reçut de ses mains l’habit de l’Ordre nouveau. Pierre avait 18 ans. C’était en 1221\, peu avant le deuxième Chapitre général\, peu avant la mort de saint Dominique. De sorte que l’on peut dire que Pierre de Vérone fut le Benjamin du saint Patriarche. En tout cas\, en lui donnant l’habit de son Ordre\, Dominique consacrait de ses mains le Prince des Défenseurs de la foi. \nToute la vie de Pierre de Vérone se résume dans ce titre. \nOraison : « Accordez-nous\, Dieu tout-puissant\, que nous soyons vraiment dévoués à la foi du bienheureux Pierre\, votre martyr\, qui\, pour la propagation de cette même foi\, a mérité de recevoir la palme du martyre. » \nÉpitre de saint Paul à Timothée\, II\, c. 2 : « Très cher\, que personne combattant pour Dieu ne se préoccupe des occupations ordinaires de la vie civile\, s’il veut plaire à celui qui l’a pris à son service. Car celui qui combat dans l’arène ne peut être couronné que s’il a lutté selon les règles fixées. Le laboureur qui travaille jouit le premier des fruits de la récolte. Comprends bien ce que je dis. Le Seigneur te donnera du reste l’intelligence de tout. Rappelle-toi que le Seigneur Jésus-Christ\, né de la race de David\, est ressuscité des morts\, selon mon – évangile\, pour lequel je souffre jusqu’à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas enchaînée. Aussi je supporte tout à cause des élus\, afin que\, eux également\, puissent obtenir le salut et la gloire éternelle qui nous viennent du Christ Jésus. » \n« La parole de Dieu n’est pas enchaînée. » \nElle ne s’enchaîne pas. Pierre de Vérone en est une preuve éclatante. \n \nChargé de défendre la foi dans la Haute-Italie contre les entreprises violentes des hérétiques\, il accepta la lutte avec intrépidité. Rien ne put jamais le faire reculer. Partout il prêche\, dans les églises et les places publiques. Autour de lui la foule est souvent hostile : elle ne lui ferme pas la bouche. Les retours à la foi catholique sont si nombreux que les adversaires prennent peur : « Ce sera bien plus merveilleux encore après ma mort »\, leur crie Pierre de Vérone. Car il sait sa destinée. Et de fait\, un jour qu’il allait de Côme à Milan\, des assassins se postent sur la route pour le tuer. Il faut faire taire à tout prix ce redoutable prédicateur. Ils lui fendent le crâne d’un coup de hache et le martyr tombe baigné dans son sang. Mais\, avant de mourir\, Pierre se redresse\, il trempe son doigt dans son sang et écrit sur terre avec ce sang : Credo ! Je crois ! \nAlléluia\, alléluia : « Heureux\, celui qui\, par sa vertu a remporté trois fois le triomphe\, sous l’étendard de saint Dominique. » \nCe triple triomphe correspond aux trois couronnes dont la tête de Pierre de Vérone est ornée : il est docteur\, vierge et martyr. \nAinsi l’ont acclamé les foules au moyen âge ; ainsi l’ont représenté les peintres les plus célèbres. Car Pierre de Vérone\, ou comme l’on disait alors Pierre Martyr\, fut un des Saints les plus populaires du moyen âge. On le voit sur un nombre considérable de tableaux\, portant sur sa tête la hache qui le frappa. \nÉvangile selon saint Luc\, c. 9 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut me suivre\, qu’il se renonce soi-même\, qu’il porte sa croix tous les jours et me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; mais celui qui la perdra pour moi\, la sauvera. En effet\, que sert à l’homme de gagner l’univers s’il se perd lui-même et fait tort à sa personne ? Car celui qui rougira de moi et de mes paroles\, le Fils de l’homme rougira aussi de lui quand il viendra dans sa majesté\, la majesté de son Père et des saints Anges. » \nOn a le choix : Rougir du Christ\, pour sauver sa vie ou perdre la vie pour lui demeurer fidèle. Mais pour donner sa vie par le martyre\, il faut l’avoir donnée déjà par l’amour. Qui ne vit pas ordinairement de Dieu\, qui ne le préfère pas à tout dans sa conduite ordinaire\, comment pourra-t-il\, sans miracle\, mourir pour lui ? On meurt pour qui l’on aime. Et c’est pourquoi Notre-Seigneur unit les deux enseignements : le renoncement à soi-même pour lui et la mort pour lui. Les deux vont ensemble. \nOffertoire : « Seigneur\, vous avez posé sur sa tête une couronne enrichie de pierres précieuses. Il vous a demandé la vie\, vous la lui avez donnée\, alléluia. » \nVie pour vie ! Pierre de Vérone a donné sa vie humaine\, tout son sang pour Dieu. Dieu\, en retour\, lui donne sa vie divine pour l’éternité. \nCette tête « couronnée de pierres précieuses » je l’ai souvent vénérée\, à Milan\, dans l’ancienne église dominicaine de Saint-Eustorge. Relique vénérable devant laquelle \n \nl’âme s’absorbe dans la prière. Elle est placée dans un tabernacle sur l’autel. Mais\, devant\, dans la chapelle\, un splendide sarcophage contient les restes du vaillant martyr. \nMoins d’un an après son martyre\, Pierre de Vérone fut canonisé\, par le Pape Innocent IV\, à Pérouse\, le 9 mars 1253. \nSecrète : « Seigneur\, exaucez avec bonté\, par l’intercession du bienheureux Pierre\, votre martyr\, les prières que nous vous présentons et gardez sous votre protection les champions de la foi. » \nCes « pugiles fidei ou champions de la foi » sont les Prêcheurs\, les Frères de Pierre Martyr. Titre à jamais glorieux que leur donna prophétiquement le Pape Honorius III\, dans la bulle qui approuvait l’Ordre de Saint-Dominique. Que Pierre leur donne à tous sa vaillance de foi et de charité. \nCommunion : « Je suis la vraie vigne\, et vous les rameaux. Celui qui demeure en moi et moi en lui\, porte beaucoup de fruits\, alléluia. » \n \nPostcommunion : « Seigneur\, que les Sacrements que nous avons reçus\, protègent vos serviteurs et\, par l’intercession du bienheureux Pierre\, votre martyr\, qu’ils les gardent contre toute adversité. » \nSignalons un des fruits les plus magnifiques du martyre de Pierre de Vérone. \nC’est la conversion de son assassin Carino. Il s’enfuyait\, poursuivi par les officiers de la force publique\, quand il parvint à se réfugier comme un inconnu\, à l’hôpital de Forli. Bientôt réduit à l’extrémité\, il se confessa à un Père Dominicain. Pierre de Vérone le guérit miraculeusement et de cette âme de brute il fit un Saint. Carino\, toujours inconnu\, prit l’habit de l’Ordre à Forli même\, où il vécut pendant quarante ans dans la plus rigoureuse pénitence. Le peuple l’appelait le Bienheureux. On déposa même ses restes\, plus tard\, dans le sarcophage du bienheureux Marcolin. Mais on sut\, avant qu’il terminât ses jours\, qu’il était l’assassin\, depuis longtemps pardonné\, de Pierre de Vérone. \nA Saint-Eustorge même\, dans une fresque représentant un groupe de Bienheureux dominicains\, on voyait\, la tête environnée de rayons\, le bienheureux Carino\, avec ce titre Petricida\, le meurtrier de Pierre. A deux pas\, le saint martyr reposait dans la gloire.
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SUMMARY:Sainte Catherine de Sienne (1347 – 1380)
DESCRIPTION:Vierge\, Tertiaire de l’Ordre dominicain \nLa Messe \nIntroït : « Il m’est doux de m’attacher à Dieu\, de mettre mon espérance dans le Seigneur Dieu. Ma chair et mon cœur en défaillent. Dieu est le Dieu de mon cœur\, ma part à moi pour l’éternité. — Que le Dieu d’Israël est bon pour ceux qui ont le cœur droit ! » \nNous saluons avec la plus tendre vénération notre bienheureuse mère\, sainte Catherine de Sienne. Notre mère à tous\, car\, par un dessein merveilleux de la Providence\, Catherine de Sienne\, une simple tertiaire\, fut suscitée de Dieu pour rendre à ¡’Ordre de Saint-Dominique\, une vie nouvelle\, la vie de sa première jeunesse. \nAussi porte-t-elle en son âme les deux caractères essentiels de la famille dominicaine : la contemplation et l’action. Et\, chez Catherine de Sienne\, ces deux caractères sont resplendissants. Elle les reproduit avec une telle intensité\, que les regards en sont éblouis. \nCatherine\, dès son plus jeune âge\, entend la voix de Jésus qui l’appelle à la vie intérieure\, qui la sollicite de se donner à lui sans réserve. Et en même temps\, il se montre à elle\, la tiare en tête\, revêtu des ornements pontificaux\, pour lui indiquer quel sera le fruit de cette vie intérieure : le salut de l’Église. Les deux paroles du Christ vont de pair : la parole du dedans qui forme l’âme de Catherine sur l’image de Jésus crucifié ; la parole du dehors qui lui dit : Va ! sauve les âmes\, voyage\, prêche\, aux Papes\, aux cardinaux\, ramène à Rome mon Vicaire. \nMission étonnante dans une humble fille\, mais mission conforme à ce qu’elle est comme tertiaire dominicaine. Tout l’esprit de saint Dominique repose dans l’âme de \n \nCatherine. Elle est\, à son époque\, tout l’Ordre des Prêcheurs. \nAussi quelle contemplation ! Comme Catherine s’attache à Dieu ! Comme elle vit de Dieu ! Qui eut plus qu’elle les tendresses de Jésus ? Il la forme lui-même\, il lui apprend à lire et à écrire ; il récite l’office divin avec elle ; il l’incorpore avec une violence inouïe à sa douloureuse Passion ; il imprime sur ses membres les stigmates de ses blessures ; il lui prend son cœur et met le sien à sa place ; il célèbre avec elle des noces mystérieuses\, symbole énergique de leur amour mutuel. Catherine en défaille de douceur. Sa vie\, cette vie qui n’est plus qu’une souffrance perpétuelle\, elle la répand goutte à goutte pour le salut de l’Église. Ce n’est vraiment plus elle qui vit\, c’est le Christ qui vit\, qui agit\, qui parle en elle. Aussi tout l’enfer l’assaille ; elle est en but à toutes les fureurs du démon\, qui voit en cette petite femme son adversaire le plus terrible. \nC’est pourquoi\, nous demandons dans l’oraison la force de le vaincre nous-mêmes\, pour faire triompher le Christ en nous et autour de nous. \n \nOraison : « Dieu\, qui avez décoré la bienheureuse Catherine du privilège spécial de la virginité et de la patience ; qui lui avez accordé de triompher des attaques des mauvais Esprits\, et de demeurer invincible dans l’amour de votre nom\, faites\, nous vous en prions\, que\, à son exemple\, foulant aux pieds l’iniquité du monde\, nous triomphions de toutes les embûches de nos ennemis et que nous arrivions en toute sécurité à jouir de votre gloire. » \nÉpître de saint Paul aux Galates\, c. 6 : « Frères\, pour moi\, puissé-je ne me glorifier en rien\, si ce n’est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ\, par lequel le monde a été crucifié pour moi et moi pour le monde. Car dans le Christ Jésus\, la circoncision n’est rien ni non plus l’incirconcision : il n’y a plus qu’une nouvelle créature. Tous ceux qui s’attacheront à cette règle\, paix sur eux et miséricorde\, ainsi que sur l’Israël de Dieu. Désormais\, que personne ne me cause d’ennuis. Car je porte dans mon corps les marques de Jésus. La grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit\, Frères. Amen. » \nC’est aux Judaïsants que Paul s’adresse\, à ceux qui voulaient continuer à observer la loi mosaïque\, tout en étant chrétiens. C’est fini ! dit saint Paul. Nous avons le Christ\, nous vivons du Christ. Notre marque distinctive à nous n’est pas la circoncision ou l’incirconcision\, c’est la Croix de Jésus. Cette marque\, je la porte\, ce sont les tourments que j’endure pour lui. Voilà les vrais stigmates du Christ\, les stigmates essentiels\, ceux que tout chrétien doit porter en lui- même\, selon les desseins de la Providence. Il faut\, pour être vraiment chrétien\, participer à la Passion de Jésus. C’est à tous que l’Apôtre écrit : Si vous voulez être glorifiés avec le Christ\, soyez crucifiés avec lui. Et les stigmates miraculeux de sainte Catherine\, comme de saint François\, ne sont que la consécration solennelle de l’incorporation déjà faite à Jésus crucifié. Ils ne la donnent pas\, si ce n’est comme signe extérieur\, ils la confirment et attestent au dehors la vie de souffrance intense\, de ceux qui en sont favorisés. \nGraduel\, en dehors du Temps Pascal : « Comme l’étoile du matin\, dans la brume légère\, comme le soleil resplendissant\, ainsi brilla Catherine dans le temple de Dieu. — \n \nAux jours de sa vie\, les sources d’eau jaillirent en abondance\, elles devinrent aussi vastes que les flots de la mer. » \nAlléluia\, alléluia : « Catherine est plus brillante que toutes les étoiles ; elle est l’honneur éternel des vierges. » \nTrait\, pour le Temps de la Septuagésime : « Ma chair et mon cœur défaillent\, Dieu de mon cœur\, vous êtes ma part\, ô Dieu\, pour l’éternité. — Mon âme s’est fondue de délices\, au son de la voix de mon Bien-aimé. — Il m’a introduite dans son cellier\, il m’a placée sous l’étendard de son amour. — Soutenez-moi avec des fleurs\, soutenez-moi avec des fruits\, car je languis d’amour. — Il a placé sa main gauche sous ma tête\, et sa main droite m’enlace. » \nDouceurs de l’amour de Dieu que savourait Catherine dans ses ravissements. Jamais\, nous ne saurons en ce monde la tendresse de Dieu. Si notre tendresse à nous\, chétives créatures\, nous émeut délicieusement jusqu’à nous faire oublier tout ce qui est en ce monde\, jusqu’à ravir notre pauvre cœur avec tant de joie qu’il pourrait en éclater\, que doit être la tendresse de Dieu ! La nôtre n’est qu’une image de la sienne\, et cependant elle nous semble déjà si douce. \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 13 : « En ce temps-là\, Jésus dit à la foule cette parabole : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé\, qu’un homme sème dans son champ. C’est la plus petite des semences\, mais quand elle croît\, elle devient le plus grand des légumes\, comme un arbre où les oiseaux du ciel viennent et se reposent sur ses branches.\nIl leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à la levure qu’une femme met dans trois mesures de farine\, jusqu’à ce que le tout soit levé\, Jésus leur dit toutes ces choses en paraboles\, et il ne leur parlait pas sans paraboles\, afin que fût accompli ce qui avait été dit par un prophète : je parlerai en paraboles et je révélerai les choses cachées depuis la création du monde.» \n \nCe grain de sénevé\, qui le fut plus que Catherine de Sienne ? Comment cette fille du teinturier de Sienne\, sans instruction\, sans ressources\, a-t-elle pu prendre dans l’Église\, dans les affaires les plus graves de l’Église\, une place prépondérante ? Car\, Catherine n’avait rien en elle pour cette mission inouïe et de plus\, elle suscita autour d’elle\, même chez les meilleurs\, toutes les contradictions. Mais\, précisément\, elle avait conscience d’être ce petit grain de sénevé\, c’est- à-dire rien. Toute sa force d’activité publique vient de là. Elle parle au nom du Christ\, elle voyage au nom du Christ\, elle enseigne au nom du Christ. Si elle va comme ambassadrice de Florence à Avignon\, auprès de Grégoire XI\, c’est au nom du Christ ; et quand\, malgré les fureurs de ses adversaires\, elle dit nettement à Grégoire XI que Dieu lui ordonne de retourner à Rome\, elle le fait au nom du Christ Rien ne la rebute\, rien ne l’arrête\, si bien que le Pape Urbain VI\, l’ayant entendue dans une réunion des cardinaux\, leur dit : Cette petite femme nous fait honte. Le Christ vit en Catherine\, elle disparaît en lui. Aussi quand elle voit la désolation de l’Église\, ce schisme qui allait ravager la chrétienté\, Catherine ne peut plus vivre. Tous les jours elle se rend au tombeau de saint Pierre et là\, effondrée devant les restes du premier Pape\, dévorée par la fièvre et la douleur\, si menue dans sa détresse et son agonie qu’elle ne paraît plus qu’une pauvre petite forme blanche\, elle s’offre en victime d’expiation. C’est le crucifiement pour Catherine ; c’est la mort angoissée comme celle de son Maître. Comme lui\, elle meurt pour le salut du monde\, là-bas\, dans une maison\, près de l’église de la Minerve\, l’église de son Ordre. \nOffertoire : « Je dis la vérité devant le Christ et je ne mens pas : ma tristesse est profonde et la douleur m’étreint continuellement le cœur. Je voudrais être anathème loin du Christ pour mes frères. » \nAnathème ! Séparée du Christ\, ô Catherine\, vous ne le pourriez pas. Votre cœur en mourrait. \nSecrète : « Recevez\, Seigneur\, avec bonté\, les offrandes que nous vous présentons en l’honneur de la bienheureuse vierge Catherine\, et\, par ses mérites et son intercession\, faites-nous parvenir à votre joie. » \nCommunion : « Ma fille\, vous êtes bénie par le Seigneur Dieu très haut\, au-dessus de toutes les femmes\, car il a glorifié si magnifiquement votre nom sur la terre\, que jamais votre louange ne cessera parmi les hommes. » \nEn effet\, après plusieurs siècles\, le nom de Catherine demeure aussi glorieux qu’au premier jour. Elle mourut le 29 avril 1380\, à l’âge de trente-trois ans. Ses restes\, inhumés \n \ndans le cimetière des Dominicains de la Minerve\, sauf sa tête que le bienheureux Raymond de Capoue\, son confesseur\, transporta lui-même à Sienne\, furent glorifiés par tant de miracles que l’Église plaça Catherine sur les autels. Elle repose aujourd’hui sous l’autel majeur de la Minerve. Mais le Saint-Siège\, se souvenant des services incomparables rendus par Catherine de Sienne à la papauté\, l’a déclarée patronne secondaire de Rome. \nC’est autour de Catherine de Sienne que se forma le premier groupe des Réformateurs de l’Ordre\, qui eut pour chef le bienheureux Raymond de Capoue\, son confesseur et son historien. \nA ce titre\, Catherine\, simple tertiaire\, est devenue comme une seconde fondatrice de l’Ordre. Et c’est ainsi que nous la vénérons. A son école tous\, Frères et Sœurs\, nous pouvons apprendre ce qu’est l’Ordre de Saint-Dominique : sa contemplation profonde\, sa pauvreté\, sa pénitence\, son activité incessante pour le salut des âmes\, pour l’enseignement et la défense de la foi. Les écrits de Catherine nous donnent ce sens profond de la vocation dominicaine. Que celui qui lit\, comprenne.
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SUMMARY:Saint Joseph artisan
DESCRIPTION:La série des mystères du Temps pascal est suspendue aujourd’hui ; un autre objet attire pour un moment nos contemplations. La sainte Église nous propose de donner la journée au culte de l’Époux de Marie\, du Père nourricier du Fils de Dieu\, Patron de l’Église universelle. Au 19 mars déjà nous lui avons rendu notre hommage annuel ; mais il s’agit d’ériger par la piété du peuple chrétien un monument de reconnaissance à saint Joseph\, recours et appui de tous ceux qui l’invoquent avec confiance. \nHistoire du culte envers saint Joseph  \nLa dévotion à saint Joseph avait été réservée pour ces derniers temps. Son culte fondé sur l’Évangile même\, ne devait pas se développer dans les premiers siècles de l’Église ; non pas que les fidèles\, considérant le rôle de saint Joseph dans l’économie du mystère de l’Incarnation\, fussent entravés en quelque chose dans les honneurs qu’ils auraient voulu lui rendre ; mais la divine Providence avait ses raisons mystérieuses pour retarder le moment où la Liturgie devait prescrire chaque année les hommages publics à offrir à l’Époux de Marie. \nL’Orient précéda l’Occident\, ainsi qu’il est arrivé d’autres fois\, dans le culte spécial de saint Joseph ; mais au XVe siècle l’Église latine l’avait adopté tout entière ; et depuis lors il n’a cessé de progresser dans les âmes catholiques. Les grandeurs de saint Joseph ont été exposées au 19 mars ; le but de la présente fête n’est pas de revenir sur cet inépuisable sujet. Elle a son motif spécial d’institution qu’il est nécessaire de faire connaître. \nLa bonté de Dieu et la fidélité de notre Rédempteur à ses promesses s’unissent toujours plus étroitement de siècle en siècle\, pour protéger en ce monde l’étincelle de vie surnaturelle qu’il doit conserver jusqu’au dernier jour. Dans ce but miséricordieux\, une succession non interrompue de secours vient réchauffer\, pour ainsi dire\, chaque génération\, et lui apporter un nouveau motif de confiance dans la divine Rédemption. A partir du XIIIe siècle\, où le refroidissement du monde commença à se faire sentir\, ainsi que l’Église elle-même nous en rend témoignage (Frigescente mundo. Oraison de la fête des Stigmates de saint François.)\, chaque époque a vu s’ouvrir une nouvelle source de grâces. \nCe fut d’abord la fête du très saint Sacrement\, dont les développements ont produit successivement la Procession solennelle\, les Expositions\, les Saluts\, les Quarante Heures. Ce fut ensuite la dévotion au saint Nom de Jésus\, dont saint • Bernardin de Sienne fut le principal apôtre\, et celle du Via crucis ou Chemin de la Croix\, qui produit tant de fruits de componction dans les âmes. Le XVIe siècle vit renaître la fréquente communion\, par l’influence principale de saint Ignace de Loyola et de sa Compagnie. Au XVIIe fut promulgué le culte du sacré Cœur de Jésus\, qui s’établit dans le siècle suivant. Au XIXe\, la dévotion à la très sainte Vierge a pris des accroissements et une importance qui sont un des caractères surnaturels de notre temps. Le saint Rosaire\, le saint Scapulaire\, que nous avaient légués les âges précédents\, ont été remis en honneur ; les pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu\, suspendus par les préjugés jansénistes et rationalistes\, ont repris leur cours ; l’ Archiconfrérie du Saint-Cœur de Marie a étendu ses affiliations dans le monde entier ; des prodiges nombreux sont venus récompenser la foi rajeunie ; enfin pour terminer : le triomphe de l’immaculée Conception\, préparé et attendu dans des siècles moins favorisés. \nMais la dévotion envers Marie ne pouvait se développer ainsi sans amener avec elle le culte fervent de saint Joseph. Marie et Joseph ont une part trop intime dans le mystère de l’Incarnation\, l’une comme Mère du Fils de Dieu\, l’autre comme gardien de l’honneur de la Vierge et Père nourricier de !’Enfant-Dieu\, pour que l’on puisse les isoler l’un de l’autre. Une vénération particulière envers saint Joseph a donc été la suite du développement de la piété envers la très sainte Vierge. \nTitres de saint Joseph à notre dévotion \nMais la dévotion à l’égard de l’Époux de Marie n’est pas seulement un juste tribut que nous rendons à ses prérogatives ; elle est encore pour nous la source d’un secours nouveau aussi étendu qu’il est puissant\, \n \nayant été déposé entre les mains de saint Joseph par le Fils de Dieu lui-même. Écoutez le langage inspiré de l’Église dans la Liturgie : « O Joseph\, l’honneur des habitants du ciel\, l’espoir de notre vie ici-bas\, le soutien de ce monde » ! (Caelitum\, Joseph\, decus atque nostrae Certa spes vitae\, columenque mundi. : Hymne des Laudes de la Solennité de saint Joseph.)  Quel pouvoir dans un homme ! Mais aussi cherchez un homme qui ait eu avec le Fils de Dieu sur la terre des rapports aussi intimes que Joseph. Jésus daigna lui être soumis ici-bas ; au ciel\, il tient à glorifier celui dont il voulut dépendre\, et à qui il confia son enfance avec l’honneur de sa Mère. Il n’est donc pas de limites au pouvoir de saint Joseph ; et la sainte Église nous invite aujourd’hui à recourir avec une confiance absolue à ce toutpuissant Protecteur. Au milieu des agitations terribles auxquelles le monde est en proie\, que les fidèles l’invoquent avec foi\, et ils seront protégés. En tous les besoins de l’âme et du corps\, en toutes les épreuves et toutes les crises que le chrétien peut avoir à traverser\, dans l’ordre temporel comme dans l’ordre spirituel\, qu’il ait recours à saint Joseph\, et sa confiance ne sera pas trompée. Le roi de l’Egypte disait à ses peuples affamés : « Allez à Joseph » (1 Gen.\, XLI\, 55.) ; le Roi du ciel nous fait la même invitation ; et le fidèle gardien de Marie a plus de crédit auprès de lui que le fils de Jacob\, intendant des greniers de Memphis\, n’en eut auprès de Pharaon. \nLa révélation de ce nouveau refuge préparé pour les derniers temps a été d’abord communiquée\, selon l’usage que Dieu garde pour l’ordinaire\, à des âmes privilégiées auxquelles elle était confiée comme un germe précieux ; ainsi en fut-il pour l’institution de la fête du Saint Sacrement\, pour celle du sacré Cœur de Jésus\, et pour d’autres encore. Au XVIe siècle\, sainte Thérèse\, dont les écrits étaient appelés à se répandre dans le monde entier\, reçut dans un degré supérieur les communications divines à ce sujet\, et elle consigna ses sentiments et ses désirs dans sa Vie écrite par elle-même. \nSainte Thérèse et saint Joseph  \n \nVoici comment s’exprime sainte Thérèse : « Je pris pour avocat et pour protecteur le glorieux saint Joseph\, et je me recommandai très instamment à lui. Son secours éclata de la manière la plus visible. Ce tendre père de mon âme\, ce bien-aimé protecteur se hâta de me tirer de l’état où languissait mon corps\, comme il m’a arrachée à des périls plus grands d’un autre genre\, qui menaçaient mon honneur et mon salut éternel. Pour comble de bonheur\, il m’a toujours exaucée au delà de mes prières et de mes espérances. Je ne me souviens pas de lui avoir jamais rien demandé jusqu’à ce jour\, qu’il ne l’ait accordé. Quel tableau je mettrais sous les yeux\, s’il m’était donné de retracer les grâces insignes dont Dieu m’a comblée\, et les dangers\, tant de l’âme que du corps\, dont il m’a délivrée par la médiation de ce bienheureux saint ! Le Très-Haut donne seulement grâce aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph\, je le sais par expérience\, étend son pouvoir à tous. Notre-Seigneur veut nous faire entendre par là que\, de même qu’il lui fut soumis sur cette terre d’exil\, reconnaissant en lui l’autorité d’un père nourricier et d’un gouverneur\, de même il se plaît encore à faire sa volonté dans le ciel\, en exauçant toutes ses demandes. C’est ce qu’ont vu comme moi\, par expérience\, d’autres personnes auxquelles j’avais conseillé de se recommander à cet incomparable Protecteur ; aussi le nombre des âmes qui l’honorent commence-t-il à être grand\, et les heureux effets de sa médiation confirment de jour en jour la vérité de mes paroles » (Vie de sainte Thérèse. Traduction de Bouix\, p. 64.). \nC’est pour répondre à de nombreux désirs et à la dévotion du peuple chrétien que\, le ro septembre 1847\, Pie IX étendit à l’Église universelle la fête du Patronage de saint Joseph qui avait été concédée à l’Ordre des Carmes et à quelques Églises particulières. Plus tard\, Pie X devait élever cette fête au rang des plus grandes solennités en la dotant d’une Octave. \nMettons donc notre confiance dans le pouvoir de l’auguste Père du peuple chrétien\, Joseph\, sur qui tant de grandeurs ont été accumulées afin qu’il répandît sur nous\, dans une mesure plus abondante que les autres saints\, les influences du mystère de l’Incarnation dont il a été\, après Marie\, le principal ministre sur la terre. \nLa Messe \nEn cette fête dédiée à saint Joseph comme Protecteur des fidèles\, la sainte Église\, par !’Introït\, nous fait chanter les paroles dans lesquelles David exprime la confiance qu’il a placée dans la Protection du Seigneur. Saint Joseph est le ministre de cette protection divine\, et Dieu nous la promet\, si nous nous adressons à son incomparable serviteur. \nIntroït : « Le Seigneur est notre secours et notre protecteur ; en lui notre cœur se réjouira\, et nous avons espéré en son saint Nom. Alléluia\, alléluia. Ps. O vous qui régissez Israël\, jetez un regard sur nous ; c’est vous qui avez conduit Joseph comme votre brebis fidèle. Gloire au Père. Le Seigneur. » \nDans la Collecte\, l’Église relève le choix que Dieu a voulu faire de saint Joseph pour Époux de Marie\, et elle nous apprend que ce choix a eu pour effet de nous assurer en lui un Protecteur\, qui répondra toujours à nos hommages par son intercession toute-puissante. \nCollecte : « O Dieu\, qui\, par une providence ineffable\, avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être !’Époux de votre très sainte Mère ; faites\, s’il vous plaît\, que nous qui le vénérons comme notre Protecteur sur la terre\, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans les cieux ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen. » \nÉpître Lecture du livre de la Genèse (XLIX\, 22-26) : « Mon fils Joseph a été élevé en gloire ; sa puissance va toujours croissant ; il est beau et plein de charmes ; les jeunes filles ont couru sur les galeries pour \n \nle voir. Mais avant ses grandeurs\, ses frères l’avaient poursuivi avec malice\, et lui avaient suscité des rixes ; dans leur envie\, ils lui lançaient des traits. Mais son arc tendu est demeuré dans sa force ; les chaînes qui liaient ses bras et ses mains ont été déliées par la main du toutpuissant Dieu de Jacob ; et il est sorti de là pour être le pasteur d’un peuple et la force d’Israël. O mon fils\, le Dieu de ton père sera ton protecteur\, le Tout-Puissant te comblera de ses bénédictions du haut du ciel ; le sol que tu habiteras sera arrosé par les sources qui procèdent de l’abîme des eaux\, pour être aussi une bénédiction ; et tu seras béni également dans la fécondité des mères. Les bénédictions que répand sur toi ton père surpassent celles qu’il a reçues de ses aïeux ; et elles seront sur toi\, jusqu’à ce que s’accomplisse le désir des collines éternelles. Que ces bénédictions se répandent sur la tête de Joseph\, sur la tête de celui qui est comme le Nazaréen au milieu de ses frères. » \nCette magnifique prophétie de Jacob mourant\, et révélant à son fils Joseph le sort glorieux qui l’attend dans sa personne et dans ses enfants\, vient à propos en ce jour pour nous rappeler les relations que saint Bernard a si éloquemment relevées entre les deux Joseph. Nous les avons signalées au 19 mars\, et le lecteur a pu se convaincre que le premier Joseph fut le type du second. \nLe vieux Patriarche\, après avoir prophétisé la destinée de ses dix premiers enfants\, s’arrête avec complaisance sur le fils de Rachel. Après avoir loué sa beauté\, il rappelle les persécutions auxquelles il fut en butte de la part de ses frères\, et les voies merveilleuses par lesquelles Dieu le délivra de leurs mains\, et le conduisit à la puissance. De là Jacob montre ce fils de sa tendresse élevé en gloire\, et devenu le type du second Joseph. Qui a mérité plus que l’Époux de Marie\, le Protecteur des fidèles\, d’être appelé « le Pasteur d’un peuple et la force d’Israël » ? Nous sommes tous sa famille : il veille sur nous avec amour ; et dans nos tribulations\, nous pouvons appuyer sur lui notre confiance\, comme sur un roc inébranlable. L’héritage de saint Joseph est l’Église\, que les eaux du Baptême arrosent sans cesse et rendent féconde ; c’est là qu’il exerce son pouvoir bienfaisant sur ceux qui se confient en lui. Jacob promet au premier Joseph d’immenses bénédictions\, dont l’effet durera jusqu’au jour où le Sauveur promis « descendra des collines de l’éternité ». Alors commencera le ministère du second Joseph\, ministère de secours et de protection\, qui durera jusqu’au second avènement du Fils de Dieu. Enfin\, si le premier Joseph est présenté dans la prophétie comme Nazaréen\, c’est-à-dire consacré à Dieu et saint au milieu de ses frères\, le second remplira l’oracle plus littéralement encore ; car non seulement sa sainteté dépassera celle du fils de Jacob\, mais sa demeure sera Nazareth. C’est là qu’il habitera avec Marie\, là qu’il reviendra au retour de l’Égypte\, là qu’il achèvera sa sainte carrière ; enfin pour y avoir habité avec lui\, son fils adoptif\, Jésus\, Verbe éternel\, « sera appelé Nazaréen » (1 S. Matth.\, II\, 23.). \nDans le premier Verset alléluiatique on entend la voix de saint Joseph. Il invite les fidèles à recourir à lui\, et leur promet un prompt secours. Dans le second\, l’Église demande pour ses enfants qu’ils soient empressés à imiter la pureté de l’Époux de Marie\, en même temps qu’elle implore pour eux son Patronage. \nAlléluia\, alléluia : « De quelque tribulation qu’ils crient vers moi\, je les exaucerai\, et je serai leur protecteur à jamais. Alléluia.  \nFaites-nous\, ô Joseph\, couler une vie pure : qu’elle soit toujours en sureté sous votre patronage. Alléluia. » \n \nÉvangile\, suite du saint Évangile selon saint Luc (III\, 21-23) : « En ce temps-là\, il advint que dans les jours où tout le peuple venait recevoir le baptême de Jean\, Jésus lui-même\, ayant été baptisé et priant\, le ciel s’ouvrit ; et !’Esprit-Saint descendit sur lui sous la forme visible d’une colombe ; et une voix du ciel parla ainsi : « Vous êtes mon Fils bien-aimé ; en vous j’ai mis mes complaisances ». Et Jésus avait alors environ trente ans\, et il était regardé comme le fils de Joseph. » \n « Jésus était regardé comme le fils de Joseph » ! Ainsi l’amour filial de Jésus pour sa Mère\, les égards dus à l’honneur de la plus pure des vierges\, allèrent jusqu’à faire accepter au Fils de Dieu\, durant trente années\, le nom et l’extérieur de fils de Joseph. Joseph s’est entendu appeler père par le Verbe incréé dont le Père est éternel ; il a reçu d’un homme mortel les soins de l’enfance et les aliments dans ses premières années. Joseph a été le chef de la sainte famille de Nazareth\, et Jésus a reconnu son autorité. L’économie mystérieuse de l’Incarnation exigeait ces étonnantes relations entre le créateur et la créature. Mais si le Fils de Dieu assis à la droite de son Père a retenu la nature humaine indissolublement unie à sa personne divine\, il n’a pas non plus dépouillé les sentiments qu’il professa ici-bas envers les deux autres membres de la famille de Nazareth. Envers Marie sa Mère dans l’ordre de l’humanité\, sa tendresse filiale et ses égards n’ont fait que s’accroître ; mais nous ne pouvons douter que l’affection et la déférence qu’il eut pour son père d’adoption ne soient aussi représentées éternellement dans le cœur de l’Homme-Dieu. Nul mortel n’a eu avec Jésus des rapports aussi intimes et aussi familiers. Joseph\, par ses soins paternels envers le fils de Marie\, a fait ressentir la reconnaissance au Fils de l’Éternel ; il est juste de penser que des honneurs particuliers et un crédit supérieur dans le ciel ont acquitté cette reconnaissance. Telle est la croyance de l’Église\, telle est la confiance des âmes pieuses\, tel est le motif de l’institution de la solennité d’aujourd’hui. \nDans l’Offertoire formé des paroles du Psaume CXLVII\, Jérusalem\, c’est-à-dire l’Église\, est félicitée du soin que Dieu a pris d’elle\, en l’assurant contre ses ennemis par de forts remparts. La protection de saint Joseph est l’un des plus invincibles. \nOffertoire : « Jérusalem\, loue le Seigneur ; car c’est lui qui a fortifié les serrures de toutes tes portes\, qui a béni tes fils dans tes murs. Alléluia\, alléluia. » \n Dans la Secrète\, l’Église implore pour ses enfants la grâce d’imiter le détachement du charpentier de Nazareth. \nSecrète : « Soutenus par le patronage de !’Époux de votre très sainte Mère\, nous implorons\, Seigneur\, votre clémence\, afin que nos cœurs\, aidés de votre grâce\, arrivent à dédaigner toutes les choses terrestres\, et vous aiment d’une parfaite charité\, vous qui êtes le vrai Dieu\, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen. » \nL’Église suspend aujourd’hui la Préface du Temps pascal et la remplace par la formule d’action de grâces qu’elle emploie aux messes de saint Joseph. \nPréface : « Oui\, c’est pour nous une chose vraiment digne et juste\, équitable et salutaire\, de vous rendre grâces et toujours et partout\, ô Seigneur saint\, Père toutpuissant\, Dieu éternel : et tout spécialement de vous glorifier par les louanges qui conviennent\, de vous bénir\, de vous exalter\, en cette fête de saint Joseph\, l’homme juste que vous avez donné comme époux à la Vierge Mère de Dieu ; le serviteur et fidèle et prudent que vous avez établi sur votre propre famille\, pour veiller\, comme père\, sur votre Fils unique conçu sous l’ombre du Saint-Esprit\, le Christ Jésus notre Seigneur ; par qui les Anges louent votre majesté\, par qui les Dominations l’adorent\, les Puissances la révèrent en tremblant\, les Cieux et les Vertus des cieux ainsi que les Séraphins bienheureux la célèbrent de concert dans un commun transport ; eux tous à qui nous vous supplions de vouloir bien faire adjoindre nos voix\, vous disant en une confession de foi suppliante : Saint ! Saint ! Saint ! »  \nL’Antienne de la Communion est le passage de saint Matthieu dans lequel l’Évangéliste inscrit le titre glorieux de notre grand Protecteur : « Joseph\, époux de Marie »\, et le titre plus glorieux encore de Marie\, « de laquelle est né Jésus ». \nCommunion : « Jacob fut père de Joseph\, Époux de Marie\, de laquelle est né Jésus\, qui est appelé le Christ. Alléluia\, alléluia. » \nLa sainte Église demande dans la Postcommunion que saint Joseph\, notre Protecteur durant la vie présente\, veuille bien aussi intervenir dans l’intérêt de notre bonheur éternel. \nPostcommunion : « Ayant réparé nos forces à la source même du don divin\, nous vous demandons\, Seigneur notre Dieu\, qui nous faites jouir du patronage du bienheureux Joseph\, de nous rendre participants de la gloire céleste\, par ses mérites et son intercession. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. » \nPère et protecteur des fidèles\, glorieux Joseph\, nous bénissons notre mère la sainte Église qui\, dans ce déclin du monde\, nous a appris à espérer en vous. De longs siècles se sont écoulés sans que vos grandeurs \n \nfussent encore manifestées ; mais vous n’en étiez pas moins au ciel l’un des plus puissants intercesseurs du genre humain. Chef de la sainte famille dont un Dieu est membre\, vous poursuiviez votre ministère paternel à notre égard. Votre action cachée se faisait sentir pour le salut des peuples et des particuliers ; mais la terre éprouvait vos bienfaits\, sans avoir encore institué\, pour les reconnaître\, les hommages qu’elle vous offre aujourd’hui. Une connaissance plus étendue de vos grandeurs et de votre pouvoir\, la proclamation de votre Patronage\, de votre Protectorat sur tous nos besoins\, étaient réservées à ces temps malheureux où l’état du monde aux abois appelle des secours qui ne furent pas révélés aux âges précédents. Nous venons donc à vos pieds\, ô Joseph ! afin de rendre hommage en vous à une puissance d’intercession qui ne connaît pas de limites\, à une bonté qui embrasse tous les frères de Jésus dans une même adoption. \nNous savons\, ô Marie\, qu’il vous est agréable de voir honorer l’Époux que vous avez aimé d’une incomparable tendresse. Vous accueillez avec une faveur particulière nos demandes\, lorsqu’elles vous sont présentées par ses mains. Les liens formés par le ciel à Nazareth subsisteront éternellement entre vous et Joseph ; et l’amour sans bornes que vous portez à votre Fils divin resserre encore l’affection que votre cœur si aimant conserve pour jamais à celui qui fut en même temps le nourricier de Jésus et le gardien de votre virginité. 0 Joseph\, nous sommes aussi les fils de votre épouse Marie ; prenez dans vos bras tous ces nouveaux enfants\, souriez à cette nombreuse famille\, et daignez accepter nos instances que la sainte Église encourage\, et qui montent vers vous plus pressantes que jamais. \nVous êtes « le soutien du monde\, columen mundi »\, l’un des appuis sur lesquels il repose ; car le Seigneur\, en vue de vos mérites et par déférence à votre prière\, le souffre et le conserve malgré les iniquités qui le souillent. Votre effort est grand\, ô Joseph\, en ces temps « où les saints manquent\, où les vérités sont diminuées » (1 Ps. XI\, 1.) ; il vous faut peser de tout le poids de vos mérites\, pour que le fléau de la divine balance n’incline pas du côté de la justice. Daignez\, ô Protecteur universel\, ne pas vous lasser dans ce labeur ; l’Église vous en supplie aujourd’hui. Le sol miné par la liberté effrénée de l’erreur et du mal est\, à chaque instant\, sur le point de fondre sous ses pieds ; ne vous reposez pas un instant\, et par votre intervention paternelle\, hâtez-vous de lui préparer une situation plus calme. \nAucune de nos nécessités n’est étrangère à votre connaissance ni à votre pouvoir ; les moindres enfants de l’Église ont droit de recourir à vous jour et nuit\, assurés de rencontrer près de vous l’accueil d’un père tendre et compatissant. Nous ne l’oublierons pas\, ô Joseph ! Dans tous les besoins de nos âmes\, nous nous adresserons à vous. Nous vous demanderons de nous aider dans l’acquisition des vertus dont Dieu veut que notre âme soit ornée\, dans les combats que nous avons à soutenir contre notre ennemi\, dans les sacrifices que nous sommes si souvent appelés à faire. Rendez-nous dignes d’être appelés vos fils\, ô vous le Père des fidèles ! Mais votre souverain pouvoir ne s’exerce pas seulement dans les intérêts de la vie future ; l’expérience de tous les jours montre combien votre crédit est puissant pour nous obtenir la protection céleste dans les choses même du temps\, lorsque nos désirs ne sont pas contraires aux desseins de Dieu. Nous osons donc déposer entre vos mains tous nos intérêts de ce monde\, nos espérances\, nos vœux et nos craintes. Le soin de la maison de Nazareth vous fut confié ; veuillez être le conseil et le secours de tous ceux qui remettent entre vos mains leurs affaires temporelles. \n \nAuguste chef de la sainte Famille\, la famille chrétienne est placée sous votre garde spéciale ; veillez sur elle en nos temps malheureux. Répondez favorablement à ceux et à celles qui s’adressent à vous\, dans ces moments solennels où il s’agit pour eux de choisir l’aide avec lequel ils doivent traverser cette vie et préparer le passage à une meilleure. Maintenez entre les époux la dignité et le respect mutuel qui sont la sauvegarde de l’honneur conjugal ; obtenez-leur la fécondité\, gage des bénédictions célestes. Que vos clients\, ô Joseph\, aient en horreur ces infâmes calculs qui souillent ce qu’il y a de plus saint\, attirent la malédiction divine sur les races\, et menacent la société d’une ruine à la fois morale et matérielle. Dissipez des préjugés aussi honteux que coupables\, remettez en honneur cette sainte continence dont les époux chrétiens doivent toujours conserver l’estime\, et à laquelle ils sont tenus de rendre souvent hommage\, sous peine de ressembler à ces païens dont parle !’Apôtre\, « qui ne suivent que leurs appétits\, parce qu’ils ignorent Dieu » (I Thess.\, IV\, 5.). \nUne dernière prière encore\, ô glorieux Joseph ! Il est dans notre vie un moment suprême\, moment qui décide de tout pour l’éternité : c’est celui de notre mort. Nous nous sentons cependant portés à l’envisager avec moins d’inquiétude\, lorsque nous nous souvenons que la divine bonté en a fait l’un des principaux objets de votre souverain pouvoir. Vous avez été investi du soin miséricordieux de faciliter au chrétien qui recourt à vous le passage du temps à l’éternité. C’est à vous\, ô Joseph\, que nous devons nous adresser pour obtenir une bonne mort. Cette prérogative vous était due\, à vous dont l’heureuse mort\, entre les bras de Jésus et de Marie\, a fait l’admiration du ciel\, et l’un des plus sublimes spectacles qu’ait offert la terre. Soyez· donc notre recours\, ô Joseph\, à ce solennel et dernier instant de notre vie terrestre. Nous espérons en Marie\, que nous supplions chaque jour de nous être propice à l’heure de notre trépas ; mais nous savons que Marie se réjouit de la confiance que nous avons en vous\, et que là où vous êtes\, elle daigne être aussi. Fortifiés par l’espérance en votre paternelle bonté\, ô Joseph\, nous attendrons avec calme cette heure décisive ; car nous savons que si nous sommes fidèles à vous la recommander\, votre secours nous est assuré.
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SUMMARY:Saint Athanase († 373)
DESCRIPTION:  \nÉvêque\, Docteur de l’Église \n\n\nMesse : ln medio (sauf ce qui suit) \n\n\nÉpitre de saint Paul aux Corinthiens\, II\, c. 4 : « Frères\, nous ne nous prêchons pas nous-mêmes\, mais bien Jésus-Christ\, Notre Seigneur. Nous\, nous sommes vos serviteurs en considération de Jésus-Dieu qui a dit à la lumière de briller dans les ténèbres est aussi celui qui a fait luire la lumière dans nos cœurs\, pour qu’y brille la connaissance de la gloire de Dieu qui est sur la face du Christ. Mais nous possédons ce trésor dans des vases de terre\, afin qu’il soit évident que cette force souveraine vient de Dieu et pas de nous. Nous sommes éprouvés de toutes les manières\, mais pas écrasés. Nous ressentons l’angoisse\, mais pas le découragement. Nous sommes persécutés\, mais pas abandonnés. Nous sommes abattus\, mais pas anéantis. Nous portons à tout instant dans notre corps la mort de Jésus\, mais pour que la vie de Jésus soit ainsi manifestée dans notre corps. Notre vie se passe à être livrés à la mort à cause de Jésus\, pour que la vie de Jésus se trouve manifestée dans notre corps mortel. C’est ainsi que la mort fait son œuvre en nous\, tandis que la vie s’épanouit en vous. Mais\, possédant le même esprit de foi dont il est écrit : « J’ai cru\, c’est pourquoi j’ai parlé ». Nous aussi\, nous croyons et c’est pour cela que nous parlons. Nous savons que celui qui a ressuscité Jésus\, nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et nous établira devant lui avec vous. » \n\n\nC’est toute la vie d’Athanase que nous raconte cette lettre de saint Paul : la vie d’un homme qui\, comme lui\, a donné à Dieu toutes les forces de son être pour faire connaître et aimer Jésus. N’étant encore que simple diacre à Alexandrie\, Athanase suivit son évêque au Concile de Nicée. C’est là\, dans cette auguste assemblée\, qu’il commença la lutte contre les Ariens\, ceux qui niaient la divinité de Jésus. Lutte qui ne cessera qu’avec la vie d’Athanase. Lutte\, pleine de périls\, qui lui vaudra des persécutions sans fin. Il sillonne toutes les routes de l’Europe pour fuir la colère des empereurs. Pendant cinq ans\, il se réfugie dans une citerne desséchée. A la mort de l’empereur Constance\, il ose reparaître à Alexandrie dont il était évêque. Julien l’apostat le veut mettre à mort. Athanase se cache pendant quatre mois dans le tombeau de sa famille. \n\n\nCe grand homme a l’honneur de subir toutes les haines de ceux qui ne sont pas catholiques. On dirait qu’à lui seul il représente le Christ\, le vrai Christ\, Dieu et homme. Et pendant ces exils\, ces marches forcées\, ces fuites incessantes\, Athanase lance dans la chrétienté ses traités doctrinaux sur la divinité de Jésus\, qui demeurent les immortels témoins de sa foi\, de sa vaillance et de ses douleurs. \n\n\nAlléluia\, alléluia : « J’ai mis mon secours sur un homme puissant ; j’ai exalté mon élu au-dessus de mon peuple. » \n \n\n\nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 10 : « En ce temps-là Jésus dit à ses disciples : s’ils vous persécutent dans une ville fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité\, vous ne passerez pas dans toutes les villes d’Israël\, avant que ne vienne le Fils de l’homme. Le disciple n’est pas au-dessus du docteur\, ni le serviteur au- dessus du maître. Il suffit au disciple de ressembler à son docteur\, et au serviteur à son maître. S’ils ont appelé Béelzebub le Père de famille à plus forte raison\, ses serviteurs\, ne les craignez donc point. Il n’y a rien de caché qui ne soit révélé\, rien de secret que l’on ne sache. Ce que je vous dis dans les ténèbres\, dites-le en plein jour et ce que vous entendez à votre oreille\, prêchez-le sur les toits. Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme. Craignez plutôt celui qui a le pouvoir de jeter le corps et l’âme dans la géhenne. » \n\n\nIl suffit au disciple d’être comme son docteur\, au serviteur comme son maître. Parole de suprême consolation pour ceux qui\, pour le Christ\, souffrent persécution. Souffrir pour lui\, c’est souffrir avec lui. Tout est bien. Ce qu’est Jésus nous devons l’être. Et quand il nous fait l’honneur insigne de souffrir pour lui\, nous devons l’en remercier à deux genoux. \n\n\nAthanase eut cette divine ressemblance\, et le Christ devait contempler avec joie ce vaillant défenseur de sa gloire. Après tant de combats\, toujours sur la brèche\, Athanase mourut dans son lit. Il avait gouverné l’Église d’Alexandrie pendant quarante-six ans. \n\n\nC’est sans doute\, à cause de ses luttes incessantes pour la foi que les Pères du Chapitre général de Salamanque\, en 1551\, parlant de ce grand homme\, l’appellent « Notre Père Athanase » (Cf. Mortier\, Histoire des Maîtres généraux de l’ordre\, T. 5\, P- 431).
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SUMMARY:Saint Monique (331 - 387)
DESCRIPTION:Veuve \nMesse : Gaudeamus\, sauf ce qui suit. \nOraison : « Dieu\, Consolateur des affligés\, et salut de ceux qui espèrent en vous\, vous qui avez recueilli avec bonté les pieuses larmes de la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin\, accordez-nous\, par l’intercession de tous les deux\, de pleurer nos péchés et d’obtenir l’indulgence de votre grâce. » \nMonique pleurait et Dieu recueillait ses larmes. Car les larmes de Monique n’étaient pas seulement des larmes de tristesse\, elles étaient des larmes de prière. « Pleure\, lui disait un évêque\, continue de pleurer\, le fils de pareilles larmes ne peut périr ». Monique pleurait et lui\, qui aimait sa mère\, cet Augustin\, prisonnier de l’ambition et de la chair\, la fuyait. Il la fuyait\, car il avait peur de ses larmes. Il eut beau fuir\, il eut beau s’embarquer pour Rome\, à son insu\, pendant qu’elle pleurait et priait dans une église\, le jour vint où les larmes de Monique triomphèrent de toutes ses résistances. Il l’avoue lui-même ingénument\, avec une reconnaissance infinie pour celle qui obtint en sa faveur le pardon de Dieu. \nLes larmes de Monique donnèrent à l’Église saint Augustin. Toute l’église lui en est redevable. \nÉpître de saint Paul à Thimothée\, c. 5 : « Très cher\, honore les veuves\, celles qui sont vraiment veuves. Si une veuve a des enfants\, qu’elle leur apprenne d’abord à gouverner leur maison et à rendre à leurs \n \nparents l’affection qu’ils leur doivent. C’est ce qui plaît à Dieu. La vraie veuve\, celle qui est désolée\, doit espérer en Dieu et s’adonner nuit et jour à la prière. Celle qui mène une vie dissipée\, paraît vivante\, mais elle est morte. Inculque-leur ces principes\, pour qu’elles soient sans reproche. Si quelqu’un ne prend pas soin des siens\, principalement de ceux qui vivent dans sa maison\, il a renié la foi\, et se trouve pire qu’un infidèle. Pour qu’une veuve soit inscrite comme telle\, elle doit avoir soixante ans\, n’avoir été mariée qu’une fois et jouir par ses œuvres d’une bonne réputation. Il faut voir si elle a bien élevé ses enfants\, si elle a exercé l’hospitalité\, si elle a lavé les pieds des Saints\, si elle a secouru les malheureux\, si elle a accompli toutes sortes de bonnes œuvres.  \nDe cette lettre de saint Paul\, il ressort que\, dans la primitive Église\, les veuves formaient une sorte d’association religieuse\, plus spécialement consacrée au service de Dieu et qui ne s’ouvrait que par un choix rigoureux dont l’Apôtre signale les conditions. \nIl trace aussi la ligne de vie très sainte que l’on doit suivre dans toute famille chrétienne : la sollicitude pour le bon gouvernement de la famille\, les devoirs réciproques des parents et des enfants. Une famille chrétienne doit veiller à son honneur social et la tenue d’une maison fait partie de cet honneur. En privé comme en public\, tout chrétien doit être sans reproche. Il n’y a pas deux morales : la morale pour l’homme privé et la morale pour l’homme public. Il n’y en a qu’une : la morale du Christ qui\, dans l’intérieur de la maison comme dans l’extérieur de la société doit diriger tous les actes\, ceux du dedans comme ceux du dehors. La vérité de Dieu et avec Dieu partout. \n \nÉvangile selon saint Luc\, c. 7 : « En ce temps-là\, Jésus se rendait dans une ville\, appelée Nairn. Ses disciples et une foule nombreuse l’accompagnaient. Comme ils approchaient de la porte de cette ville\, on portait en terre un défunt\, fils unique de sa mère. Et cette femme était veuve. Une foule considérable l’entourait. En la voyant\, le Seigneur\, ému de compassion pour elle\, lui dit : Ne pleure pas ! Il s’approcha\, toucha la civière (ceux qui la portaient s’étant arrêtés) et dit : Jeune homme\, je te l’ordonne\, lève-toi. Et celui qui était mort se redressa et se mit à parler. Et il le rendit à sa mère. La crainte les saisît tous et ils glorifiaient Dieu en disant : un grand prophète est apparu parmi nous. Dieu a visité son peuple. » \nIci\, le mort est Augustin. C’est lui\, bien vivant en apparence\, que les démons portaient en terre\, mort\, plus mort qu’il ne paraissait vivant\, car il était mort dans son âme\, ayant perdu Dieu. Qui ne vit pas de Dieu par la grâce est mort. Et cette mort est la plus terrible\, car elle conduit à la privation éternelle de Dieu. \nJésus passe\, il voit ce mort\, mais il entend les larmes suppliantes de sa mère\, et\, lui\, toujours bon\, il touche la civière\, il insinue ses grâces de lumière et de force et il dit le mot suprême : Lève-toi ! C’est le mot qu’entendit Augustin lorsque\, étendu sous le figuier\, il luttait contre Dieu. Lève-toi ! Viens\, ne t’inquiète plus des désirs de la terre\, viens\, suis-moi. \nMais ce sont les larmes de Monique qui firent passer Jésus près d’Augustin. \nForce toute-puissante de notre pauvre prière ! \nPrions sans nous lasser pour les âmes mortes que nous aimons\, pour celles même que nous ne connaissons pas. Notre prière fera passer Jésus auprès d’elles\, où qu’elles soient\, et il leur dira comme à l’adolescent de Naïm : Lève-toi I
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SUMMARY:Saint Pie V (1504 - 1572)
DESCRIPTION:Pape de l’ordre dominicain \nSaint Pie V naquit dans un bourg de Lombardie qu’on appelle Bosco\, mais il était originaire de Bologne\, de la noble famille des Ghisleri. Il entra à l’âge de quatorze ans dans l’Ordre des Prêcheurs. On remarquait en lui une admirable patience\, une profonde humilité\, une très grande austérité de vie\, une application continuelle à l’oraison\, et le zèle le plus ardent pour l’observance régulière et la gloire de Dieu. \nIl excella à tel point dans l’étude de la philosophie et de la théologie qu’il les enseigna pendant plusieurs années avec grand succès. Il fit\, en divers endroits\, des sermons qui furent exceptionnellement fructueux pour ses auditeurs. Il exerça longtemps\, avec une force d’âme inébranlable\, les fonctions d’Inquisiteur et préserva beaucoup de villes\, non sans péril pour sa vie\, de l’hérésie alors envahissante. \nPaul IV l’aimait beaucoup à cause de ses éminentes vertus ; il le promut d’abord à l’évêché de Népi et Sutri et\, deux ans après\, l’éleva au rang des Cardinaux Prêtres de l’Église Romaine. Transféré par Pie IV au siège de Mondovi dans le Piémont\, le saint fut frappé de tous les abus qui s’y étaient introduits\, et visita tout son diocèse. Y ayant rétabli l’ordre\, il revint à Rome où\, chargé de régler les affaires les plus importantes\, il prenait toujours\, avec une liberté et une conscience tout apostoliques\, ses décisions selon la justice. \nA la mort de Pie IV\, contre toute attente il fut élu Pape. Dieu le choisit lui-même\, on peut dire\, pour trois motifs principaux : mettre un saint sur la chaire de saint Pierre\, en face du Protestantisme ; abattre la puissance des Turcs et rendre à son Église\, pour sa vie intérieure\, une liturgie plus pure. \nExcepté son habit extérieur\, il ne changea rien à sa manière de vivre. Il eut toujours un grand zèle pour la propagation de la religion ; il travailla infatigablement à rétablir la discipline ecclésiastique ; il fit preuve d’une vigilance sans cesse en éveil pour extirper les hérésies\, d’une bonté inépuisable pour secourir et soulager les pauvres\, d’une force à toute épreuve pour maintenir les droits du Siège Apostolique. \nSaint pour lui-même\, Pie V voulut que l’Église se montrât Sainte elle-même. Et rien ne fut négligé par lui\, pour introduire partout les réformes nécessaires imposées par le Concile de Trente. C’était la vraie réforme\, la réponse authentique à la prétendue réforme de Luther. De plus\, des abus nombreux s’étaient glissés dans l’office divin\, ce culte officiel que l’Église rend à Dieu par le ministère de ses prêtres. Là encore\, Pie V porta toute sa sollicitude. Il voulait que la prière de l’Église\, son hommage incessant à la Majesté divine\, fût digne de cette Majesté. Sa réforme liturgique eut un heureux succès. \nIl y avait autre chose qui menaçait l’Église\, non plus au-dedans mais au-dehors\, c’était la puissance musulmane. Les Turcs faisaient assaut de toutes parts contre la chrétienté\, il fallait ou les briser\, ou disparaître. Pie V eut l’intrépidité de rassembler\, malgré toutes les difficultés\, une flotte nombreuse\, dirigée par un chef habile et vaillant. Le 7 octobre\, qui était le premier dimanche du mois\, Turcs et chrétiens se rencontrèrent dans le golfe de Lépante. Les Turcs furent écrasés. C’était le salut de la Chrétienté. Jamais ils ne se relevèrent de cette défaite. \nCe 7 octobre\, les Confréries du Rosaire faisaient dans toute l’Église leurs processions solennelles. Pie V\, qui avait imploré avec les instances les plus vives le secours de la Sainte Vierge\, vit à juste titre dans cette merveilleuse coïncidence la réponse de Marie à ses supplications. Pendant que la bataille navale se livrait\, inspiré par Dieu\, le Pontife ouvrit la fenêtre de son appartement\, comme regardant au loin\, et annonça à ceux qui l’entouraient la victoire des armées chrétiennes. \n \n( Explication de l’image : Tandis qu’au second plan\, une procession se dirigeant vers la gauche\, porte une statue de la Vierge Marie\, au premier plan\, le pape Pie V est en prière\, dans son oratoire. Agenouillé vers la droite\, devant un autel surmonté d’un crucifix. Il se tourne vers l’arrière\, un ange venant le visiter depuis le coin supérieur gauche. L’ange passe par-dessous la tenture à pompons qui théâtralise la scène. Il annonce au pape la victoire des forces chrétiennes à la bataille de Lépante. Cette bataille navale est figurée en arrière-plan\, dominée\, sur la droite\, par une apparition dans les cieux de la Vierge du Rosaire.) \nIl préparait une nouvelle expédition contre les Turcs\, lorsqu’il tomba gravement malade. Il supporta avec une patience admirable de cruelles douleurs. Quand il fut à l’extrémité\, il reçut les sacrements\, puis rendit son âme à Dieu dans une paix profonde\, l’an 1572\, dans sa soixante-huitième année\, après avoir régné six ans\, trois mois et vingt-quatre jours. Son corps\, dans la basilique de Sainte-Marie de la Crèche\, est entouré de grande vénération par les fidèles\, à cause des nombreux miracles obtenus par l’intercession du saint. \nAprès examen canonique de ces miracles\, Clément XI l’a inscrit au nombre des saints. \nLa Messe \nIntroït : « Il invoqua le Dieu tout-puissant et le Seigneur donna à sa droite la force de détruire un guerrier puissant dans la guerre et de glorifier sa nation\, alléluia alléluia. — Je vous aime\, Seigneur\, qui êtes ma force : le Seigneur est mon appui\, mon refuge\, mon libérateur. » \nCet introït belliqueux dépeint admirablement saint Pie V. Inquisiteur\, Pape\, ce grand homme fut un homme de combat. Dieu le créa pour la lutte. \nOraison : « Dieu\, qui pour briser les ennemis de votre Église et pour restaurer le culte divin\, avez daigné choisir pour Pontife suprême le bienheureux Pie\, faites que nous soyons protégés par son assistance et que\, nous attachant fortement à votre culte\, nous puissions\, toutes les embûches de nos ennemis étant détruites\, jouir de la paix éternelle. » \n \nLecture du Livre de la Sagesse\, c. 50 : « Voici le Grand-Prêtre qui pendant sa vie fut le soutien de la maison de Dieu et fortifia son temple. Il fit au temple des fondations profondes\, édifia une double enceinte et les hautes murailles du temple. Il prit soin de son peuple et le sauva de la ruine. Il eut la gloire d’agrandir la cité et rendit son peuple honorable par sa conduite. Il élargit l’entrée et le parvis du temple. Quand il montait à l’autel\, sa sainteté le couvrait comme d’un vêtement. Il se tenait près de l’autel\, pour recevoir les oblations des prêtres\, et\, autour de lui se trouvait une couronne de frères\, comme une plantation de cèdres sur le mont Liban. » \nAlléluia\, alléluia : « Le Seigneur est ma force et ma louange ; il fut mon Sauveur\, ce Dieu\, mon Dieu à moi\, je le glorifie. » \nÉvangile selon saint Luc\, c. 10 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples : celui qui vous écoute\, m’écoute\, et celui qui vous méprise\, me méprise. Mais qui me méprise\, méprise celui qui m’a envoyé. Or\, les soixante-douze disciples revinrent avec joie et ils disaient : Seigneur\, les démons même nous sont soumis en votre Nom. Et il leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme la foudre. Je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions\, de dominer toute puissance hostile\, et rien ne vous nuira. Mais\, ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont soumis ; réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. » \nDans le sens de cette fête\, Satan qui tombe du haut du ciel\, c’est la puissance turque\, l’ennemie du Christ\, brisée pour toujours à Lépante. \nN’est-ce pas chose providentielle que cette puissance qui était l’effroi de la chrétienté\, succombât\, grâce à l’énergie et à la prière d’un Pape dominicain\, un de ces « champions de la foi » prévus par le Pape Honorius III. \nSaint Thomas d’Aquin donne à l’Église sa doctrine théologique ; Pie V la délivre de son ennemi le plus redoutable\, et\, ce faisant\, le Docteur et le Pontife font l’œuvre essentiellement dominicaine\, qui est la défense de la foi. Le Docteur défend la foi par la lumière ; le Pontife\, par la prière du saint Rosaire : Lumière et prière qui sont les deux éléments les plus essentiels de l’Ordre et lui donnent toute sa vigueur. \nA nous aussi\, la lumière et la prière peuvent assurer notre victoire intime\, personnelle sur les ennemis de la foi en nous\, et autour de nous. C’est là la vraie victoire\, celle dont nous devons\, au dire du Maître\, nous réjouir le plus\, car c’est celle qui nous conduit au ciel. Réjouissez-vous surtout de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. Toute autre joie\, sans celle-là\, est inférieure\, vaine et stérile. \n \nOffertoire : « Seigneur\, qui peut habiter dans votre temple ? Qui peut fixer son séjour sur votre sainte montagne ? Celui-là seul qui se garde sans tache et pratique la justice. » \nSecrète : « Recevez\, nous vous en prions\, Seigneur\, les prières et les offrandes de votre Église\, afin que\, par l’intercession du bienheureux Pie\, votre confesseur et pontife\, elles montent vers vous comme un sacrifice d’agréable odeur. » \nCommunion : « Vous avez fait de mes bras comme un arc d’airain\, vous avez ceint mes reins pour le combat et vous avez abattu à mes pieds ceux qui se soulevaient contre moi. » \nPostcommunion : « Seigneur Dieu\, accordez avec bonté l’esprit de justice et de force à vos serviteurs\, que vous avez daigné protéger par le zèle et la constance du bienheureux Pie\, votre confesseur et pontife\, contre les assauts de tous leurs ennemis. » \nJustice et force\, c’est Pie V. Justice pour tous\, grands et petits\, sans jamais fléchir ; force contre les ennemis de l’Église\, ceux du-dedans et ceux du dehors. Double auréole qui illumine à jamais le front du saint Pontife.
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SUMMARY:Saint Jean devant la Porte Latine
DESCRIPTION:La Messe  \nIntroït : In medio  \nOraison : « Dieu\, qui voyez combien les maux nous assiègent de toutes parts\, -accordez-nous que l’intercession glorieuse du bienheureux Jean\, votre Apôtre et Evangéliste\, nous soit une protection. »  \nLecture du Livre de la Sagesse\, c. 5 : Stabunt justi  \nAlléluia\, alléluia : « C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses\, et nous savons que son témoignage est véridique\, alléluia. » \nCe disciple ? Le bienheureux Évangéliste\, Jean\, le bien-aimé\, celui qui reposa sa tête sur la poitrine de Jésus\, câlinement\, comme un ami sûr du cœur de son ami. C’est lui qui\, de tous les Évangélistes\, rendit le témoignage le plus lumineux à la divinité de Jésus. On sent qu’il veut mettre Jésus dans la pleine vérité de ce qu’il est et qu’il l’aime ainsi dans sa vérité de Dieu\, lui\, le fils de Zébédée. \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 20 : « En ce temps-là\, la mère des fils de Zébédée\, s’approcha de Jésus avec ses fils\, l’adora comme quelqu’un qui demande un faveur. Il lui dit : Que voulez-vous ? Elle répondit : Dites que mes deux fils soient assis dans votre royaume\, l’un à votre droit l’autre à votre gauche. Jésus leur répondit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je boira moi-même ? Ils dirent : Nous le pouvons. Il leur dit : En effet\, vous boirez mon calice\, mais quant à être assis à ma droite ou à ma gauche\, ce n’est pas à moi de vous l’accorder. Ces places reviennent à ceux que mon Père à choisis ». \nC’est la mère qui demande\, mais elle demande à l’instigation de ses enfants. Jésus le sait et c’est à eux qu’il répond. Réponse plutôt sévère. Jean n’est pas encore devenu l’ami préféré. Il ne comprend pas\, il ne sait pas ce qu’il demande. Pour lui\, Jésus va devenir le Roi d’Israël et la place convoitée est celle des princes qui l’entoureront. \nPauvre Jean ! Il saura un jour. Le Maître lui laisse entrevoir les souffrances qui lui sont réservées. Avant de s’asseoir à sa droite ou à sa gauche\, Jean devra souffrir\, mais alors il aura vu Jésus sur sa croix\, il aura assisté à son agonie et ses yeux seront ouverts. Quand Domitien le fait mettre dans une chaudière d’huile bouillante\, devant la Porte Latine\, Jean ne défaille pas. La pensée de Jésus domine cette épreuve que Jésus lui- même adoucit pour son ami. \n \nC’est par ce fait que nous savons que Jean\, le bien-aimé\, alla à Rome. En cette ville\, qui devait rester la capitale du monde chrétien\, à côté de Pierre\, le Chef suprême\, à côté de Paul\, le Docteur des nations\, il fallait que Jean fût présent. \nJean\, c’est le symbole de l’amour\, de la tendresse pour Dieu. Amour et tendresse sont nécessaires pour diriger dans la bonté\, pour enseigner dans la vérité. Pierre\, Paul et Jean : l’autorité\, la doctrine\, l’amour s’unissent à Rome pour gouverner l’Église de Dieu. Sans amour l’autorité serait rude ; sans amour\, la doctrine serait sèche. Jean porta son cœur à Rome et il l’y laissa avec le cœur de son divin Ami. \nOffertoire : « Le matin\, nous fûmes remplis de votre miséricorde\, et nous avons exulté de joie\, nous avons goûté toutes les délices. » \nLe matin\, c’est-à-dire\, pour Jean\, ces années où il vécut dans l’amitié du Seigneur. Vieux\, très vieux\, ne pouvant plus ni marcher\, ni parler\, Jean vivait encore de cette tendresse matinale. Son cœur débordait d’amour ! Mes enfants\, disait-il\, aimez-vous les uns les autres. C’est le précepte du Seigneur. Ce précepte d’amour\, Jean l’avait puisé dans le cœur de son divin Ami\, quand sa tête reposait doucement sur ce Cœur. \nSecrète : « Seigneur\, agréez nos offrandes et nos prières\, purifiez-nous par ces célestes mystères et exaucez-nous avec bonté. » \nCommunion : « Je suis la vraie vigne\, et vous vous êtes les rameaux. Celui qui demeure en moi et moi en lui\, porte beaucoup de fruits. Alléluia. » \nPostcommunion : « Seigneur\, restaurés par ce pain céleste\, faites que nous soyons nourris pour la vie éternelle. » \nC’est la fruit de l’union avec Jésus\, dans l’Eucharistie : Lui en nous\, nous en lui pour l’éternité. Lui\, le cep de vigne\, nous les sarments. Jean a si bien connu cette vie intime\, cette vie de cœur avec Jésus.
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SUMMARY:Saint Stanislas (1030 - 1079)
DESCRIPTION:Martyr \nIntroït : Laetatibur \nMesse : Protexisti \nOraison : « Dieu\, pour l’honneur duquel le glorieux Pontife Stanislas est tombé sous le glaive des impies\, accordez-nous que tous ceux qui implorent son secours\, obtiennent l’effet salutaire de leurs demandes. » \nNous sommes en Pologne à Cracovie\, où il fut chanoine\, puis évêque\, au XI’ siècle. Homme de Dieu\, pénétré des devoirs de sa charge\, il en fut le martyr. \nStanislas avait en face de lui un roi\, Boleslas- le-Grand\, grand par ses exploits\, mais de mœurs déplorables. Le saint évêque lui fit des remontrances\, car sa conduite était un scandale pour les fidèles. Plus on est haut placé\, plus on est regardé\, et si le regard des humbles tombe sur une misère morale publique\, le scandale est plus dangereux. Pourquoi exiger des pauvres une morale que les riches et les puissants ne gardent pas ? Il y va de la vérité de la foi. Un seul Dieu\, un seul Sauveur\, une seule manière d’aller à Dieu. Il n’y a pas deux routes : la route fleurie pour ceux qui peuvent se la payer et la route pierreuse pour ceux qui sont dénués des biens de la terre. A tous\, riches et pauvres\, princes et sujets\, la route de la croix. C’est ce que comprenait Stanislas ; ce qu’il voulut faire comprendre\, vainement\, du reste\, à Boleslas. \nFatigué d’entendre cette voix austère\, le roi accuse Stanislas d’avoir pris possession d’un champ qui ne lui appartenait pas. Il voulait le déshonorer. Or ce champ\, l’évêque l’avait acheté et payé à son propriétaire mort depuis. Aucun autre témoin. Stanislas protesta de son innocence et annonça solennellement au roi que\, tel jour\, devant les juges\, le propriétaire lui-même\, auquel il avait payé ce champ\, viendrait témoigner en sa faveur. Or il était mort depuis trois ans. Boleslas rit de tout son cœur\, de ce mauvais rire qui sent la haine. \n \nAu jour dit\, Stanislas\, après avoir célébré la messe\, ordonna à son vendeur\, appelé Pierre\, de sortir du tombeau et de venir au tribunal. Il sortit vivant\, et suivit l’évêque. Il dit qu’il avait vendu ce champ à Stanislas et qu’il en avait reçu le prix\, puis il mourut de nouveau. \nBoleslas fut stupéfait\, mais sa passion l’emporta. Un jour que Stanislas célébrait la messe\, il le poignarda à l’autel même\, fit couper son corps par morceaux et jeter à travers champs. Les chanoines de Cracovie recueillirent les restes épars du saint martyr et tout à coup ces restes se réunirent miraculeusement\, sans que le corps redevenu complet gardât la moindre trace de blessures. \nLa passion n’a pas de frein\, cette passion de la chair qui trouble l’esprit\, asservit la volonté. Elle ne connaît rien ni Dieu\, ni famille\, ni honneur\, elle\, elle seule à satisfaire. Qui se livre à elle est esclave. Elle est capable de toutes les hontes et de tous les crimes. \nQue le saint martyr Stanislas\, victime de cette fureur\, donne à nos âmes la force de lui résister.
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SUMMARY:L'apparition de saint Michel
DESCRIPTION:LA MESSE \nIntroït : « Tous les anges\, bénissez le Seigneur\, vous qui êtes puissants\, qui accomplissez toutes ses volontés\, qui écoutez toutes ses paroles. – Mon âme bénit le Seigneur\, que tout mon être bénisse son Saint Nom. » \nOraison : « Dieu qui ordonnez avec une sagesse admirable le ministère des Anges et des hommes\, accordez avec bonté que notre vie soit protégée sur terre par ceux qui vous assistent et vous servent dans le Ciel. » \nDans l’infini des mondes créés par Dieu\, nous sommes sur terre de chétives créatures. Nous sommes au-dessus de tous les êtres matériels vivants ou inertes\, mais au-dessus de nous dans le monde invisible\, il y a des millions d’êtres qui par leur essence\, leur grandeur\, leur puissance nous sont supérieurs. Ce sont les Esprits\, les Anges\, êtres de lumière et de feu\, que la matière n’alourdit pas. De sorte que l’homme composé d’esprit et de chair est comme le trait d’union entre le monde invisible des Esprits et le monde matériel. II est Esprit avec les Anges\, il est matière avec son corps. \nMais ce qui le rabaisse le plus\, c’est que coupable devant Dieu\, par la chute originelle\, l’homme est diminué dans son intelligence d’esprit\, vicié dans sa volonté. Son âme et sa chair sont sujettes à la corruption morale et physique. Cette déchéance ravale l’homme au plus bas. \nOr Dieu\, dans sa bonté\, a permis des relations entre les Anges et les hommes. Nous fêtons aujourd’hui une de ces relations\, la visite sur terre du Prince de la Milice Céleste\, Saint Michel. Il descendit – car pour un Ange entrer en relation avec l’humanité\, c’est toujours descendre – il descendit donc sur le mont Gargan\, dans les Pouilles\, en Italie et\, par différents prodiges\, il manifesta sa volonté d’être honoré en ce lieu. \n \nC’est sur la cime des monts que I’ Archange Michel veut être honoré. En France également\, nous avons la Merveille\, le mont Saint-Michel au péril de la mer\, où le bienheureux Archange préside aux destinées de notre patrie. Il préside de haut\, comme il convient au Prince du Ciel. Mais quand le péril est grand\, Michel se fait petit\, il vient même trouver une enfant\, et il cause avec elle familièrement. Jeanne d’Arc s’est entretenue avec le Prince d’En-Haut. C’est que Michel est le Prince des humbles\, le Premier des humbles. A lui\, l’être le plus beau et le plus puissant des êtres angéliques\, à. lui l’honneur d’avoir rendu à Dieu\, souverain créateur\, la gloire qui lui est due. Moi\, dit-il\, je ne suis rien par moi-même\, j’ai tout reçu de Dieu. Qui est comme Dieu ? \nSur la cime des monts\, Michel garde cette attitude essentielle de créature : Tout à Dieu\, tout de Dieu\, tout par Dieu. \nLecture de I’ Apocalypse de saint Jean\, c. 1 : « En ces jours-là\, Dieu fit connaître ce qui devait arriver bientôt\, en envoyant son Ange à Jean\, son serviteur\, qui a rendu témoignage à la parole de Dieu et à Jésus-Christ\, en disant ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit et entend ce que dit cette prophétie\, celui qui observe ce qui s’y trouve écrit : car le temps est proche. Jean\, aux sept Églises qui sont en Asie. La grâce et la paix soient avec vous\, par celui qui est\, qui était\, et qui doit venir\, par les sept Esprits qui sont devant sa face\, par Jésus-Christ\, qui est le témoin fidèle\, le premier-né d’entre les morts\, le prince des rois de la terre\, qui nous a aimés et qui a lavé nos péchés dans son sang. » \nAlléluia\, Alléluia : « Je chante vos louanges\, Seigneur mon Dieu\, en face des Anges. Alléluia. » \n \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 18 : « En ce temps-là\, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : qui\, pensez-vous\, sera le plus grand dans ‘le royaume des cieux ? Jésus appela un enfant\, le plaça au milieu d’eux et dit ; En vérité je vous le dis\, si vous ne changez pas\, si vous ne devenez pas comme cet enfant\, vous n’entrerez dans le royaume des cieux. Celui qui se fait petit comme cet enfant est le plus grand dans le royaume des cieux. Et celui qui prendra soin d’un de ces enfants\, en mon nom\, prendra soin de moi\, mais celui qui scandalisera un de ces tout petits qui croient en moi\, il vaudrait mieux qu’on lui pendît au cou une meule de moulin et qu’on le jetât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales. Il est nécessaire que les scandales arrivent\, mais malheur à l’homme de qui les scandales viennent. Si ta main ou ton pied te scandalisent\, coupe-les et jette-les loin de toi. Il est meilleur pour toi d’entrer dans la vie éternelle\, infirme ou boiteux\, que d’avoir deux mains et deux pieds et d’être envoyé dans le feu éternel. Et si ton œil te scandalise\, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est meilleur pour toi d’entrer dans la vie avec un œil\, que d’avoir deux yeux et d’être plongé dans la géhenne de feu. Pensez à ne pas mépriser un de ces tout petits. Je vous dis que leurs anges\, dans le ciel\, contemplent sans cesse la face de mon Père\, qui est dans le ciel. » \nOn voit la scène. Aux disciples que l’ambition humaine tourmente encore Jésus ne répond pas directement. Il appelle un enfant\, il le place au milieu d’eux\, il leur dit : Regardez bien ce tout petit\, si vous voulez être grands dans le royaume des Cieux\, il faut vous faire tout petits comme lui. Leçon profonde d’humilité\, qui nous montre dans la splendeur du ciel la place de Saint Michel\, le prince des humbles. Le démon\, l’ange révolté veut se grandir à l’égal de Dieu et il tombe écrasé par sa propre folie ; Michel avoue son propre néant et il monte surélevé par sa propre vérité. Aux orgueilleux\, la honte ; aux humbles\, la gloire. \nEt Notre-Seigneur prend sous sa protection les tout petits. Que personne ne touche à leur innocence ! Que personne ne les porte au mal ! Ces tout petits sont ses préférés\, il les garde jalousement. Plutôt se couper un pied ou la main\, plutôt s’arracher un œil que de faire du mal aux tout petits. Grande\, sévère et salutaire leçon ! A nous de la comprendre et d’éviter de faire du mal à qui que ce soit par nos paroles ou nos actes. Nous sommes responsables de nous et des autres. \nOffertoire : « L’Ange se tint debout près de I’ Autel du temple. Il avait à la main un encensoir d’or\, il y mit de nombreux parfums et la fumée des parfums monta vers Dieu. » \n \nSecrète : « Nous vous offrons\, Seigneur\, des victimes de louange afin que\, grâce à l’intercession des Anges\, vous les acceptiez avec bonté et les fassiez servir à notre salut. » \nCommunion : « Tous les Anges\, bénissez le Seigneur\, chantez-lui un hymne et glorifiez-le pendant tous les siècles\, Alléluia. » \nPostcommunion : « Soutenus par l’intercession du bienheureux Archange Michel\, nous vous prions\, Seigneur\, très humblement\, que ce que nous demandons par nos lèvres\, nous l’obtenions dans notre âme. » \nC’est toujours à l’intérieur qu’il faut revenir. Nos formules n’ont pas d’autre sens\, et si elles restent simplement formules\, elles n’aboutissent à rien. C’est le dedans qu’il faut sanctifier. C’est là qu’est l’encensoir d’or. Nous aurons beau multiplier nos encensements au dehors\, ils n’iront pas à Dieu\, si notre cœur\, l’encensoir d’or\, ne lui appartient pas tout entier.
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SUMMARY:Saint Grégoire de Nazianze (329 – 390)
DESCRIPTION:Pontife et Docteur \nMesse \nIntroït : Statuit \nla suite\, Messe : In Medio\, sauf ce qui suit. \nLecture du livre de la Sagesse\, c. 39 : « Le juste livre son cœur\, dès le matin\, au Seigneur\, qui l’a créé et répand sa prière devant le Très-Haut. Il ouvre ses lèvres pour prier et implore le pardon de ses fautes. Si le Seigneur\, le seul grand\, le veut\, il remplira son âme d’intelligence et le juste répandra\, comme une pluie serrée\, les paroles de sa sagesse. Il glorifiera Dieu par sa prière. Le Seigneur le dirigera par ses conseils\, lui enseignera la discipline et les secrets de sa prudence. Le juste montrera publiquement sa doctrine et mettra son honneur à demeurer fidèle à la loi du Seigneur. Beaucoup loueront sa sagesse\, et elle demeurera dans tous les siècles. Sa mémoire ne périra point et son nom sera connu de génération en génération. Les peuples se diront sa sagesse et dans les assemblées\, on publiera ses louanges. » \nGrégoire de Nazianze est ce juste qui\, dès le matin de sa vie\, avec Basile son ami de cœur\, se livre au Seigneur. Il lui resta fidèle. Il est doux et réconfortant de voir cette amitié chrétienne\, qui s’ébauche dans l’étude des Lettres\, se poursuivre jusqu’à la dernière heure\, au milieu des plus graves vicissitudes de la vie. Poète\, philosophe\, théologien\, Grégoire fut une des colonnes de l’Église. Jamais\, rien ne put ébranler sa foi. Ardent défenseur de la divinité de Jésus\, il résista à toutes les flatteries et à toutes les menaces pour garder intact et défendre avec fermeté ce précieux dépôt. C’est un lutteur qui\, comme saint Athanase\, mais avec un caractère plus doux dans l’action\, assura à la Sainte Église la vérité de la foi. \n \nA ce titre\, Grégoire repose dans la Basilique Vaticane\, face à l’autre Grégoire\, celui de Rome\, Grégoire le Grand. Mais non loin de son tombeau\, une pensée touchante a placé une magnifique mosaïque représentant la majesté de Basile offrant les saints mystères. Près du tombeau de saint Pierre\, les deux amis sont unis pour protéger l’Église de Dieu. \nLa foi de Pierre fut la joie comme le tourment de leur vie. Ils en comprenaient l’importance capitale et\, vivant eux-mêmes de cette foi\, ils voulurent\, au péril de leur vie\, la transmettre aux autres. Nous n’y pensons pas assez. Et quand nous récitons le Credo\, nous ne réfléchissons pas à ce que chaque mot de ce Credo a coûté de travail\, de luttes\, de souffrances\, de sang aux Docteurs et aux Apôtres qui nous l’ont transmis. Nous vivons\, inconscients\, de leur foi\, sans leur dire le merci que nous leur devons. Au moins quand la Liturgie nous rappelle leurs noms\, aimons à les louer\, et à les glorifier comme ils le méritent. Ils sont en toute vérité nos Pères dans la foi\, car c’est par eux qu’elle nous a été gardée intacte.
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SUMMARY:Saint Antonin (1389 – 1459)
DESCRIPTION:Confesseur\, Évêque de l’Ordre dominicain \nLa Messe : Statuit\, sauf ce qui suit : \nOraison : « Seigneur\, faites que nous soyons secourus par les mérites de saint Antonin\, votre Confesseur et Pontife\, afin que\, en vous proclamant admirable en lui\, nous puissions nous glorifier de votre miséricorde en nous. » \nOn voit le parallèle : En saint Antonin nous proclamons et admirons la grandeur et la sainteté de Dieu ; en nous\, nous glorifions sa miséricorde. \nC’était un tout petit homme\, frêle d’aspect\, plutôt souffreteux d’apparence. Il était né à Florence. Mais sous cet extérieur chétif\, il y avait un caractère supérieur\, \nAu centre de l’image\, le portrait en buste d’Antonin de Florence s’inscrit dans un octogone plus haut que large. L’archevêque porte simplement le pallium sur son habit dominicain et sa tête est auréolée d’un disque placé verticalement. Le religieux est de trois quarts\, tourné vers la gauche. Une bande portant le titre et faisant le tour de l’octogone offre une transition avec le décor où sont figurés\, dans un cadre ovale\, les pauvres qui furent aidés par le prélat. Des têtes de putti remplissent les écoinçons.\ndécidé\, généreux. Tout jeune\, il se présente à Jean Dominici\, Prieur de Santa Maria Novella\, le grand couvent des Dominicains à Florence\, et lui demande l’habit de l’ordre. Cet homme austère\, qui voulait introduire la réforme de l’observance\, regarde cet adolescent maigrelet et\, ne voulant pas lui faire de peine par un refus absolu\, lui demande ce qu’il fait. — J’étudie le droit\, dit l’enfant. — Eh bien ! quand vous saurez le Digeste\, de mémoire\, vous reviendrez. C’était lui dire : Allez ! je ne puis pas vous accepter. Il me faut des hommes plus robustes que vous pour pratiquer l’observance. \nMais le petit homme avait de la tête\, lui aussi. \nUn an après\, il revenait son Digeste dans sa mémoire\, et ce n’est pas peu dire ! Émerveillé\, Jean Dominici l’accepta. Il avait compris que dans ce corps frêle\, il y avait une volonté. Il y avait plus : la sainteté\, ce don complet de soi à Dieu. \nAntonin apprit à lui seul\, sans aucun maître\, les sciences humaines et divines. Au milieu des bouleversements suscités par le schisme d’Occident\, ballotté avec son tendre ami Fra Angelico\, d’un couvent à l’autre\, jamais il ne perd de temps. Il a le goût de la science\, qu’il estime nécessaire à un Frère Prêcheur. Sans relâche\, il lit\, il étudie\, il écrit. Son esprit est large\, mais son austérité religieuse demeure rigoureuse. Il bâtit à Florence pour les observants le fameux couvent de Saint-Marc\, aux cellules étroites\, aux fenêtres petites\, mais toutes illuminées par les fresques joyeuses de Fra Angelico. Antonin bâtit\, Angelico décore. Mais si l’austérité enserre les religieux dans une observance rigide\, Antonin veut que leur esprit se développe à l’aise. Il accepte que dans son couvent il y ait une magnifique bibliothèque au service des Frères. Il veut même — et c’est probablement la première fois — que cette bibliothèque soit ouverte au public. \nNous avons ainsi la physionomie authentique de saint Antonin : observant rigide\, travailleur acharné\, joignons-y la bonté. \nQuand\, bien malgré lui\, il est nommé archevêque de Florence\, cette bonté de cœur se manifeste immédiatement par la fondation d’une société\, sorte de société de Saint-Vincent de Paul\, dont les membres avaient pour mission de découvrir et de secourir les pauvres honteux\, ceux qui souffrent et par pudeur sociale\, ne le disent pas. \nMais\, très bon pour les petites gens\, Antonin savait\, à l’occasion\, montrer aux Autorités de la République la limite de leurs droits. Inaccessible à toute flatterie\, dédaigneux de toute menace\, il en imposait à tous par sa droiture. \n \nEt cependant\, même dans le palais des archevêques de Florence\, Antonin restait l’humble et pauvre Frère de Saint-Marc. Obligé d’aller à Rome pour complimenter le Pape Pie II de son élection\, au nom de la République de Florence\, Antonin laisse partir son fastueux cortège et\, seul avec un compagnon de son Ordre\, monté sur un âne\, il fait son entrée dans la ville éternelle. Ce qui ne l’empêcha point de dire à Pie II de fortes vérités\, comme il savait les dire\, avec une bonté très habile. \nPlus tard\, quand Pie II passa à Florence pour se rendre au concile de Mantoue\, Antonin était à l’agonie. Le Pape voulut le voir et lui donna une suprême bénédiction. \nIl mourut le 2 mai 1459. \nNoble et douce figure de saint religieux et de saint Pontife dont la vie parle toute seule\, sans que l’on ait besoin de la commenter. Idéal du Frère Prêcheur dans la pauvreté\, dans l’étude\, dans 4’observance\, dans la fermeté d’âme. Inclinons-nous avec respect devant ses restes vénérables qui reposent en son cher couvent de Saint-Marc. On dirait que Fra Angelico\, le bienheureux peintre\, fit de ce couvent une châsse pour honorer la mémoire de son ami. \nAlléluia\, Alléluia\, Antonin\, Pontife choisi de Dieu\, Vierge et Docteur\, doit être glorifié\, alléluia. \nDans un paysage où se distinguent\, à gauche\, une ville fortifiée\, à droite\, une église\, Antonin de Florence est présenté en pied\, légèrement tourné vers la gauche. Il est vêtu de l’habit de son Ordre. Il porte également une mitre et le pallium. De la main gauche\, il tient une crosse à l’aide d’un panisellus  et\, de la droite\, il déverse le contenu d’une bourse sur le sol\, rappelant ainsi sa charité envers les plus démunis\, dont les jeunes filles sans dot.\nÉvangile : Vigilate \nOffertoire : « Je médite sans cesse vos commandements que j’aime avec ardeur et je mets les mains pour les observer\, car je les aime. » \nC’est le vrai prêtre ! Celui qui\, uni à l’unique Prêtre\, le Seigneur Jésus\, s’offre avec lui à la gloire de Dieu. Et non pas seulement en formule\, mais dans la réalité de tout son être. Ne vivre que pour Dieu\, comme Jésus\, fut la règle sacerdotale de saint Antonin. \nCommunion : « Il fut le serviteur fidèle et prudent que le Seigneur établit sur sa famille pour distribuer à chacun\, en temps opportun\, la mesure de froment. » \nPostcommunion : « Restaurés par cette nourriture vivifiante\, nous vous remercions\, Seigneur\, et nous vous demandons que ce que nous avons absorbé à la gloire de votre saint évêque Antonin devienne\, par son intercession\, un secours contre les attaques de l’ennemi. » \nAntonin fut canonisé solennellement par le Pape Adrien VI\, le 31 mai 1523 en la fête de la Sainte Trinité. Il y a donc\, ce jour où sont écrites ces lignes\, 400 ans. Il repose depuis lors\, revêtu de ses ornements pontificaux\, sous un autel de son église de Saint-Marc. Florence ne l’a pas oublié. Sa statue est sur la façade du Dôme et de magnifiques portraits sur toile ou en terre cuite perpétuent le souvenir de cette physionomie si frêle et si sainte.
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SUMMARY:Saint Philippe († 80) et saint Jacques († 57)
DESCRIPTION:Apôtres \nLa Messe \n\n\nIntroït : « Ils ont crié vers vous\, Seigneur\, au temps de leur affliction et du haut du ciel vous les avez exaucés\, Alléluia\, alléluia. — Justes\, réjouissez-vous dans le Seigneur\, la louange convient à ceux qui ont le cœur droit. » \n\n\nOraison : « Dieu\, qui nous réjouissez par la solennité annuelle de vos Apôtres Philippe et Jacques\, accordez-nous\, nous vous en supplions\, d’être instruits par les exemples de ceux dont les mérites nous mettent en joie. » \n\n\nPhilippe et Jacques\, Apôtres du Seigneur\, de ceux que le Seigneur Jésus choisit pour compagnons de sa vie mortelle\, pour propagateurs de son œuvre. Rien que ce choix du Maître nous les rend aimables et vénérables. \n\n\nPhilippe était de Betsaïde\, sur les bords du lac de Tibériade. Avec plusieurs de ses compatriotes\, il s’était rendu auprès de Jean-Baptiste et il l’avait entendu qui disait en montrant Jésus de Nazareth au milieu de la foule : Voici l’Agneau de Dieu. Déjà André et un autre s’étaient présentés à Jésus. Ils le suivaient sans rien dire\, intimidés. Jésus se retourna vers eux et leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui demandèrent : Où habitez-vous ? — Venez avec moi\, et vous le verrez. Ils passèrent ce jour avec Jésus. Vers les dix heures\, André rencontra son frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé le Messie ; et il l’amena à Jésus. Jésus le regarda : Tu t’appelles Simon\, fils de Jean\, lui dit-il\, désormais tu t’appelleras Cephas\, c’est-à-dire\, Pierre. Jésus n’en dit pas davantage. Mais quelle joie dans son cœur en regardant Pierre ! Si celui-ci avait pu savoir… \n\n\nLe lendemain\, le Maître se disposait à se rendre en Galilée\, quand il rencontra Philippe. Jésus lui dit : Suis-moi ! C’est simple. Il ne demande pas à Philippe s’il veut le suivre\, \n \ns’il peut le suivre. Maître des volontés\, lisant à livre ouvert au fond des âmes\, Jésus dit avec autorité et cette bonté de sa voix et de son regard : Suis-moi ! Philippe ne recule pas. Il était de Betsaïde\, lui aussi. Pas d’objections\, pas d’étonnement\, il accepte et\, tout de suite\, il se fait apôtre. Rencontrant un ami\, Nathanaël\, pêcheur comme lui\, il lui dit : Nous connaissons le Messie\, le Promis\, celui qu’annoncent Moïse et les prophètes\, Jésus\, fils de Joseph\, de Nazareth. Nathanaël riposte\, incrédule et moqueur : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe ne se froisse pas : C’est bien simple\, viens avec moi et regarde-le. \n\n\nOr\, Jésus vit Nathanaël qui venait à lui\, et il dit de lui : Voilà un bon Israélite\, dont l’âme ne connaît pas la ruse. Surpris\, Nathanaël réplique : Où m’avez-vous connu ? Et Jésus de répondre : Avant que Philippe ne t’appelle\, je t’ai vu\, quand tu étais sous le figuier. Nathanaël répondit : Alors\, vous êtes vraiment Maître\, le Fils de Dieu\, le Roi d’Israël… Que se passa-t-il sous ce figuier ? nous n’en savons rien. Mais il faut croire que le fait était grave\, inconnu de tous\, pour que Nathanaël tirât cette conclusion. Dieu seul avait pu lire à ce moment dans sa conscience. Et voilà Philippe\, apôtre de Jésus. A plusieurs reprises\, on le voit aux côtés de Jésus. Il ne le quitte plus. \n\n\n \nJacques était un parent du Seigneur\, son cousin germain\, son frère\, comme on disait. Sa vocation est familiale. C’était un Juif rigide\, fidèle à la loi\, dur à lui-même. A la suite du Maître il garde ce caractère. Il a peine à laisser les observances judaïques\, et l’entrée des païens dans l’Église du Christ ne se fait pas sans qu’il pose quelques conditions. Évêque de Jérusalem\, le premier\, il prêche la divinité de Jésus avec une telle fermeté qu’on l’arrête. Lapidé d’abord\, puis conduit sur un lieu très élevé du Temple\, il est jeté en bas. A moitié mort\, il tend ses mains vers le ciel\, et\, comme Jésus\, il dit : Seigneur\, pardonnez-leur\, ils ne savent pas ce qu’ils font. Enfin\, frappé durement à la tête\, Jacques meurt\, martyr de son amour pour le Christ. \n\n\nLecture du Livre de la Sagesse\, c. 5 : « Les justes garderont une constance invincible devant ceux qui les persécuteront\, qui leur refuseront le prix de leurs travaux. Et ce voyant\, les persécuteurs seront saisis d’une horrible frayeur ; ils seront stupéfaits de voir les justes arriver au salut. Ils se diront en eux-mêmes pleins de regrets et gémissant d’angoisse : Voici donc ceux que nous avons tant de fois raillés\, que nous avons méprisés. Insensés que nous étions\, nous tenions leur vie comme une folie et nous pensions que leur mort était une honte. Et les voilà maintenant devenus les enfants de Dieu : ils font partie de l’assemblée des Saints. » \n\n\nRegrets tardifs ! Regrets inutiles ! Car l’heure est passée de la miséricorde de Dieu. Que ce soit notre consolation en ce monde pervers. Qu’il se moque de nous tant qu’il le voudra\, nous\, nous avons la vérité\, nous savons- où nous allons\, le ciel est pour nous. \n\n\nCe devait être la grande joie des Apôtres dispersés dans le monde païen. Portant en eux la vérité de Dieu\, la présence de leur Maître aimé\, adoré\, ils savaient l’inanité des dieux du paganisme et au milieu de ce monde idolâtre\, ils passaient annonçant aux âmes privilégiées la vérité du Christ Sauveur. Et tranquillement\, sans crainte pour l’avenir\, forts de la pensée de leur Sauveur\, ils mouraient. Ce n’était pas leur œuvre qu’ils faisaient\, mais la sienne. Après eux\, les premiers semeurs\, d’autres viendraient travailler le champ du Père de famille. \n\n\nAlléluia\, alléluia : « Les Justes garderont une constance invincible en face de leurs persécuteurs. Alléluia. » \n \n\n\nÉvangile selon saint Jean\, c. 1 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples : que votre cceur ne se trouble pas. Vous croyez en Dieu\, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père\, il y a beaucoup de demeures. S’il en était autrement\, je vous le dirais puisque je vais préparer votre place. Et quand je serai parti\, quand j’aurai préparé votre place\, je reviendrai et je vous emmènerai avec moi\, afin que\, où je serai vous soyez aussi. Et vous savez où je vais\, et vous savez aussi la route qui y conduit. Thomas lui dit : Maître\, nous ne savons pas où vous allez\, comment pourrions-nous savoir la route ? Jésus dit : Je suis la voie\, et la vérité et la vie. Personne ne vient au Père si ce n’est par moi. Si vous me connaissiez\, vous connaîtriez aussi mon Père. Et bientôt vous le connaîtrez\, vous l’avez déjà vu du reste. Philippe lui dit : Maître\, faites-nous voir le Père et cela nous suffira. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que vous êtes avec moi et vous ne me connaissez pas ! Philippe\, qui me voit\, voit mon Père. Comment donc peux-tu dire : Faites-nous voir le Père ? Vous ne croyez donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je dis\, je ne les dis pas de moi-même\, c’est le Père qui\, demeurant en moi\, fait tout ce que je fais. Vous ne croyez pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Du moins\, croyez à cause des œuvres que je fais. Je vous le dis en vérité : Celui qui croit en moi\, fera les œuvres que je fais\, il en fera encore de plus grandes\, car je vais à mon Père. Et tout ce que vous demanderez à mon Père\, en mon Nom\, je le ferai. » \n\n\nNous sommes à la dernière Cène. Jésus va partir\, il va mourir. Il explique une dernière fois ce qu’il est\, où il va après sa mort. Mais ces pauvres gens qui l’écoutent ne comprennent pas. C’était dur à comprendre\, du reste. Aussi le Maître est indulgent. A peine sent-on un reproche attristé dans son insistance. Les Apôtres avaient été les témoins de tant de prodiges ! Ils auraient pu lui faire crédit de leur foi\, même sans comprendre. \n\n\nThomas\, toujours positif\, veut des précisions sur le lieu où va Jésus\, sur la route à suivre. Philippe\, lui\, demande ingénument de voir enfin ce Père dont parle Jésus. Et il s’attire pour son bien et le nôtre\, cette douloureuse réponse : il y a si longtemps que je suis avec vous et vous ne me connaissez pas encore ! \n\n\n \nMon Dieu ! que peu d’âmes arrivent à vous connaître ! J’entends cette connaissance intime\, lumineuse\, affectueuse qui vient du dedans. Sans doute\, on connaît Jésus par le dehors\, par l’Église\, par l’étude\, mais\, cette connaissance n’atteint pas nécessairement l’âme\, n’influe pas sur le cœur\, encore moins sur la volonté. On vit de longues années côte à côte avec Jésus ; on le reçoit dans la sainte Communion\, souvent\, tous les jours\, et il semble qu’il est toujours\, non pas étranger\, mais lointain ; il ne fait pas partie de nous-mêmes. C’est comme une pensée du dehors\, un vêtement surajouté. Et l’on va ainsi\, sans le voir à fond\, sans l’aimer totalement jusqu’au bout\, jusqu’à l’instant où cette vie vulgaire qui nous le cache disparaissant par la mort\, on se trouve face à face\, dans la réalité de ce qu’il est et de ce que nous sommes. Quel regret de ne pas avoir connu Jésus\, quand il était si près de nous\, en nous ! Seigneur\, faites resplendir votre visage sur votre serviteur. \n\n\nOffertoire : « Les cieux racontent vos merveilles\, Seigneur\, ils disent la vérité de votre être dans l’assemblée des Saints\, alléluia\, alléluia. »  \n\n\nSecrète : « Recevez\, Seigneur\, avec bonté les offrandes que nous vous présentons en la solennité de vos Apôtres Philippe et Jacques\, et détournez de nous les maux que nous méritons. » \n\n\nCommunion : « Il y a si longtemps que je suis avec vous\, et vous ne me connaissez pas ! Philippe\, celui qui me voit\, voit aussi mon Père\, alléluia. Tu ne crois pas que je suis \n \ndans le Père et que le Père est en moi\, alléluia\, alléluia. » \n\n\nQui voit le Fils voit le Père\, car le Père est ce qu’est le Fils\, et le Fils est ce qu’est le Père : même nature\, même grandeur\, même puissance\, même bonté. L’égalité divine est parfaite entre les trois Personnes de la Sainte Trinité\, qui ne font qu’un seul et même Dieu. Donc\, en voyant Jésus\, on voyait le Père\, en entendant Jésus\, on entendait le Père. Les actes de Jésus comme ses paroles étaient les actes et les paroles du Père\, en tant que Fils de Dieu\, un avec le Père. \n\n\nPostcommunion : « Seigneur\, rassasiés des mystères salutaires\, nous vous demandons d’être secourus par la prière de ceux dont nous célébrons la solennité. » \n\n\nA Rome\, dans la belle crypte de la basilique des Douze-Apôtres\, à l’endroit le plus honorable\, sous le Maître-Autel\, se trouvent les corps des Apôtres Philippe et Jacques\, ces deux amis et témoins du Christ Dans un reliquaire à part\, on voit un pied de saint Philippe\, et dans un autre un ossement de saint Jacques. Le sarcophage occupe le fond de l’Arcosolium. Et c’est avec émotion que l’on vénère les restes sacrés de ces deux Apôtres de Jésus\, dont l’un était son cousin germain selon la chair.
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SUMMARY:Bienheureuse Jeanne de Portugal (1452 – 1490)
DESCRIPTION:Vierge de l’Ordre dominicain \nMesse : Gaudeamus \nOraison : « Dieu qui au milieu des plaisirs d’une cour royale et des illusions du monde avez fortifié par la vertu de fermeté la bienheureuse Jeanne\, votre Vierge\, faites\, par son intercession\, que vos serviteurs méprisent les choses de la terre et aspirent sans cesse à celles du ciel. » \nLa princesse Jeanne est la fille du roi Alphonse V de Portugal\, de la dynastie d’Aviz\, et de Dona Isabel\, reine. Elle naquit à Lisbonne le 6 février 1452. \nSans transition nous passons de la pauvre maison d’Albert de Bergame au palais du roi de Portugal. Dieu prend et forme ses saints où il veut\, à la charrue comme dans un palais. Son action à lui ne s’occupe pas du milieu. \nUn frère\, João\, naît le 3 mars 1455. À la mort de son père\, en 1481\, il monta sur le trône sous le nom de Jean II et le surnom de Prince Parfait et mourut en 1495. \nLa mère de Jeanne meurt alors qu’elle n’a que trois ans. En 1471\, Jeanne est régente pendant que son père conquiert les côtes africaines. Réputée pour sa beauté\, elle est plusieurs fois demandée en mariage mais refuse toute avance\, souhaitant se consacrer à Dieu.\nElle y décède le 12 mai 1490. \nDès sa plus tendre enfance\, Jeanne fut éprise des charmes de l’amour de Dieu. Elle avait un culte pour la douloureuse Passion du Sauveur. Et c’était chose très édifiante que de voir cette enfant royale s’adonner\, comme elle le pouvait\, aux plus rudes pénitences\, afin d’être conforme à Jésus crucifié. \nMalgré les plus vives oppositions de son père\, elle obtient de celui-ci la permission d’entrer au monastère de Jesus des dominicaines d’Aveiro où elle prend l’habit en 1475 pour consacrer sa vie à servir Dieu dans la pauvreté et la souffrance. Mais son esprit apostolique la porta à s’occuper des Maures\, réduits en captivité\, pour les gagner à Jésus-Christ. Ce faisant\, elle était entièrement dans l’esprit de saint Dominique. \nTertiaires séculières\, tertiaires régulières\, sœurs du second ordre\, toutes doivent se dévouer par la prière\, par la pénitence\, par la parole\, si l’occasion se présente\, par les œuvres de charité au salut du prochain. Dans l’ordre\, il est interdit de garder Dieu pour soi\, il faut\, chacun à sa manière le donner aux autres. C’est notre moyen propre de sanctification. Qui le néglige n’est pas foncièrement de l’ordre. \nJeanne mourut à Lisbonne\, le 12 mai 1490. Elle n’avait que trente-neuf ans. \nLe premier procès en béatification et canonisation de Jeanne est initié par l’évêque de Coimbra\, D. João Manuel (1625-1633). Il attribue déjà quatorze miracles à l’intercession de Jeanne.\nLa béatification est accordée le 4 avril 1693 par le pape Innocent XII.
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SUMMARY:Bienheureuse Imelda (1322 – 1333)
DESCRIPTION:Vierge de l’Ordre dominicain \nMesse : Gaudeamus \nOraison : « Dieu qui\, après avoir embrasé du feu de votre amour la bienheureuse Vierge Imelda\, l’avez nourrie miraculeusement de l’Hostie immaculée et reçue dans le ciel\, faites que\, par son intercession\, nous ayons la même ferveur pour approcher de la sainte table\, et le désir de mourir pour être avec vous. » \nChère petite sainte\, dont la vie se confond avec son amour de Jésus dans la sainte Eucharistie. \nImelda naquit à Bologne de la noble lignée des Lambertini. Elle parlait à peine\, que déjà elle montrait des sentiments surhumains et trahissait un naturel imprégné de vertu. Lorsqu’elle sortait seulement de l’enfance\, un oratoire construit par elle\, le psautier de David et d’autres petits livres de piété remplaçaient pour elle les jouets. Enfin\, lorsqu’elle atteignit sa dixième année\, prenant conscience des attraits du monde et du luxe de la demeure paternelle\, elle résolut aussitôt de s’en éloigner pour embrasser la pauvreté volontaire\, la chasteté et l’obéissance. Elle décida donc de passer dans une maison religieuse\, et s’enrôla dans la glorieuse famille de saint Dominique. \nDans cette nouvelle situation\, on ne peut dire avec quelle ardeur elle pratiqua les exercices de la discipline religieuse\, à quelles austérités corporelles elle avait recours\, comment elle s’appliquait à la répression de ses mouvements intérieurs\, quels étaient son zèle pour l’oraison et sa générosité pour faire face à ses autres devoirs si inaccoutumés et si rudes. Il est sûr et certifié qu’elle fut toujours un lumineux modèle pour les autres religieuses\, qui la dépassaient par l’âge et par l’entraînement. \n \nRien ne lui était plus doux que de rendre un culte tout spécial à l’adorable sacrement de l’Eucharistie. Jamais elle n’assistait au saint Sacrifice de la Messe\, ce qui arrivait chaque jour\, sans méditer d’une âme très attentive les profondeurs de ce mystère\, sans que des larmes ne trahissent son amour\, et des gémissements son désir. Mais sa douleur était au comble lorsque les autres sœurs étaient nourries du Pain céleste\, alors qu’elle-même se voyait contrainte à cause de son âge de s’en abstenir. Telle était\, en effet\, la décision de ses confesseurs\, qui prenaient en considération non la vertu\, la piété\, la modestie\, la sagesse de cette vierge\, mais le petit nombre de ses années. \nMais celui qui recherche Dieu d’un fervent amour n’est pas longtemps déçu dans son espoir. Car Dieu\, lui\, avec bien plus de justice\, mit sur le même pied que les autres Imelda\, écartée en raison de son âge\, non de ses vertus. Bien plus\, par un éclatant prodige dépassant toutes ses espérances\, il manifesta qu’elle était plus digne que les autres. Alors que toutes les religieuses\, au jour fixé\, s’approchaient de la sainte Table\, l’accès en était interdit à Imelda. Celle-ci cependant y aspirait de toutes ses forces\, par sa douleur\, ses prières\, ses larmes\, ses gémissements. Et voici que soudain on vit une hostie descendue du ciel rester suspendue dans l’air au-dessus de la tête de la vierge. Alors quels sentiments chez cette dernière ! Quels soupirs\, quels colloques répétés ! C’est inutile d’y insister. \n \nLes Sœurs ses compagnes\, émues par l’étrangeté du fait\, demeuraient immobiles\, ayant peine à en croire leurs yeux. Enfin\, elles font part de l’événement au prêtre qui les dirige. Celui-ci arrive\, il voit\, reçoit sur la patène la sainte Hostie ; puis\, ayant reconnu la volonté et le bon plaisir de Dieu\, il la donne à Imelda. Ce fut ainsi que l’enfant\, eu égard à sa prière et à son désir\, fut nourrie du Pain des Anges. Cependant sa joie croissait tellement qu’Imelda n’était plus capable de la supporter. Alors\, fermant doucement les yeux comme si elle s’abandonnait au sommeil\, elle rendit son âme au Christ son Époux\, car elle ne pouvait porter plus longtemps de telles jouissances dans un corps mortel. La renommée de ce prodige\, répandue de tous côtés\, rendit très célèbre le nom de la vierge. Celle-ci\, transportée dans un tombeau placé en évidence\, fut toujours vénérée comme une sainte. Et Dieu très bon et très grand accorda de tout temps\, au nom de la vierge\, des bienfaits aux hommes\, ainsi que le rapportent des documents historiques. \n \nCes faits ayant été dûment établis\, le Souverain Pontife Léon XII\, sur décision de la Sacrée Congrégation des Rites\, approuva en 1826 le culte rendu à la bienheureuse Imelda\, et accorda avec bonté à l’Ordre entier des Prêcheurs le pouvoir de célébrer la messe et de réciter l’office en son honneur. \nElle fut déclarée patronne des premiers communiants en 1910 par le pape Pie X qui\, cette année-là\, décréta que les enfants pouvaient faire leur première communion à un âge plus précoce. \nC’est toute la vie d’Imelda. Elle vécut et mourut d’amour pour Jésus dans l’Eucharistie. \nLe surprenant n’est ni cette vie\, ni cette mort ; le surprenant\, c’est notre vie à nous\, près de Jésus dans l’Eucharistie. Nous savons que le Maître est là : quel cas en faisons-nous ? Sans doute\, nous croyons en sa présence\, mais cette foi elle-même nous condamne. Nous croyons qu’il est là\, et nous vivons auprès de lui comme s’il n’y était pas. Quelques minutes par jour\, c’est tout ou à peu près. Nos communions\, que sont-elles ? Bonnes\, essentiellement\, mais en tirons-nous le profit qui devrait en sortir pour nous ? Pourquoi ? Parce que notre foi est aveugle\, notre amour éteint. Nous vivons avec Jésus\, comme avec un étranger. Ce sera\, un jour\, notre grand regret. Nous ne comprenons pas\, nous n’aimons pas\, et notre vie demeure vulgaire\, terre à terre\, sans élan. \n \nBienheureuse Imelda\, chère petite sainte\, priez pour que nous comprenions ! \nSes restes sont vénérés dans une église de Bologne. Ses petits ossements d’enfant reposent dans une châsse et au-dessus est étendue une statue habillée en dominicaine. On ne peut la voir sans être profondément ému.
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SUMMARY:Bienheureux Gilles de Santarem (†1265)
DESCRIPTION:Confesseur de l’Ordre dominicain \nMesse : Os justi \nOraison : « Dieu\, nous implorons en suppliant\, votre miséricorde\, afin que\, de même que par sa prévenance\, vous avez fait rentrer le bienheureux Gilles dans la voie de la justice et de la sainteté\, ainsi vous nous fassiez passer de la servitude et de la mort du péché à la liberté parfaite et à la vie. » \nGilles naquit d’une famille illustre à Vaozela\, petite ville du diocèse de Viseu en Portugal. Après avoir reçu dès son enfance une instruction élémentaire\, il se donna tout entier à l’étude de la philosophie et de la médecine\, et il s’acquit dans ces sciences une grande réputation. \nDésireux d’approfondir encore ses connaissances\, il partit pour l’Université de Paris ; mais là\, entraîné par une licence effrénée\, il se laissa aller à tous les vices\, à toutes les voluptés. Or\, tandis qu’oublieux de son salut\, il se précipitait aveuglément dans la damnation éternelle\, il fut soudain éclairé par une telle lumière de la grâce divine qu’il en fut comme transformé en un autre homme. \nIl dépouilla aussitôt le vieil homme dans sa conduite\, distribua ses biens à ses amis et aux pauvres\, puis entra dans l’Ordre des Prêcheurs. Il était tellement pris par le goût de la contemplation et le désir des biens éternels qu’il ne désirait rien avec plus d’ardeur que de s’anéantir et d’être avec le Christ. Il lui arrivait dans l’oraison de merveilleuses et longues extases\, au cours desquelles parfois il s’élevait au-dessus de terre ; ou bien\, au seul nom de Jésus\, il défaillait\, rempli d’une ineffable suavité. \nSes visions\, ses prophéties\, ses nombreux miracles répandirent au loin sa renommée\, et\, de son vivant\, il jouit d’une réputation de grande sainteté. Le jour de sa mort lui ayant été révélé\, il l’attendit avec allégresse ; atteint d’une légère maladie\, il reçut avec une extrême dévotion les sacrements de l’Église et voulut être étendu sur un cilice. Voyant ses frères attristés\, il les consola par de douces paroles et mourut paisiblement\, plus qu’octogénaire\, l’an du salut 1265. \nSon corps\, qui dégageait un parfum exquis\, produisit aussitôt de nombreux miracles\, et fut en Portugal l’objet d’un culte ininterrompu. Benoît XIV approuva ce culte le 9 mai 1748 et autorisa les diocèses de Lisbonne et de Viseu\, ainsi que !’Ordre des Prêcheurs\, à célébrer l’office et la messe du bienheureux Gilles. \nLivrons-nous sans réserve à l’action de Dieu. Ce qui retarde notre marche vers lui\, c’est notre hésitation pratique à lui abandonner tout nous- mêmes. Nous lui donnons une part de nous- mêmes ; c’est tout qu’il veut\, c’est l’abandon total. Qui se donne ainsi court dans la voie de la perfection ; qui fait des réserves se traîne et n’arrive que péniblement. Dieu nous porte heureusement\, mais la charge lui pèse. Aux cœurs vaillants sacrifiés\, la joie de Dieu. Eût-on offensé longtemps\, gravement sa bonté\, que l’on se donne et tout est oublié. Ce n’est plus l’ascension de la montagne de Dieu\, c’est le vol de l’aigle qui d’un coup d’aile arrive au sommet. Mais où sont les aigles ?
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SUMMARY:Saint Jean-Baptiste de la Salle (1651 - 1719)
DESCRIPTION:Confesseur \nMESSE : Os justi\, sauf ce qui suit : \nOraison : « Dieu\, qui avez suscité le saint confesseur Jean-Baptiste pour enseigner les pauvres et affermir la jeunesse dans la voie de la vérité\, et qui avez par lui réuni une nouvelle famille dans l’Église\, accordez-nous que\, par son intercession et à son exemple\, nous soyons fervents pour le souci de votre gloire en procurant le salut des âmes\, afin de participer un jour dans le ciel à sa couronne. » \nToute la vie de Jean-Baptiste de la Salle est dans cette oraison. Il fut suscité par Dieu pour instruire les enfants pauvres et affermir dans la foi la jeunesse confiée à ses soins. Noble vocation\, nécessaire vocation\, au XVIIIe siècle et de nos jours. C’est à Reims qu’il naquit\, à Reims qu’il fut élevé dans la piété\, qu’il devint chanoine de la cathédrale. Mais Dieu l’appelait plus haut qu’une stalle de chanoine. Toute cette formation cléricale\, grave\, austère\, avait pour but la fondation d’un institut religieux qui se répandrait dans le monde entier pour instruire les enfants\, les pauvres surtout\, et pour les former à une vie chrétienne sérieuse. \nPour réaliser une pensée si apostolique\, il fallait à Jean-Baptiste de la Salle une confiance absolue dans la grâce de Dieu. Car si lui était prêtre\, ses fils ne devaient point l’être. Et c’était un projet hardi de lancer à travers le monde des religieux qui n’auraient pour se soutenir dans leur idéal ni la science ni la grâce du sacerdoce. Aussi le saint Fondateur donna-t-il à ses fils un code religieux très austère. Il fut approuvé par le Pape dominicain Benoît XIII. Et quand Jean-Baptiste de la Salle mourut\, ses fils\, nombreux et fervents\, se dressaient déjà dans le monde contre la perversité des ennemis de la foi. Leur œuvre fut merveilleuse\, elle continue de l’être\, là où la liberté d’aimer et d’instruire les enfants leur est laissée. Le démon leur fit une guerre acharnée\, qui dure toujours\, car il sait le bien qu’ils font. Quand le démon s’agite contre une œuvre avec cette violence\, c’est bon signe. C’est que Dieu est en cause\, et lorsque Dieu est en cause\, il ne faut jamais désespérer. La victoire est proche. \n \nŒuvre apostolique cette éducation chrétienne de la jeunesse\, une des plus nécessaires et que chacun doit promouvoir par tous les moyens à sa disposition. Il faut soustraire l’enfant\, ces petits que Jésus aimait si tendrement\, à l’influence mauvaise. Ne pas le faire quand on le peut\, négliger de s’en préoccuper est une trahison vis-à-vis de Dieu. L’enfer s’en préoccupe\, lui. Sa force\, le plus souvent\, vient de notre faiblesse. \nNotre-Seigneur n’a-t-il pas été jusqu’à dire : « celui qui prend soin d’un de ces petits en mon nom prend soin de moi. » \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 18. « En ce temps-là\, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : qui pensez-vous être le plus grand dans le royaume des cieux ? Et Jésus\, appelant un petit enfant\, le plaça au milieu d’eux et dit : Je vous le dis en vérité\, si vous ne vous transformez pas et si vous ne devenez pas comme ces petits enfants\, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Celui qui s’abaissera au niveau de cet enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et celui qui prendra soin d’un de ces petits en mon nom\, prendra soin de moi. » \nC’est clair. Jésus prend la place de l’enfant. Qui s’occupe de lui\, qui le soigne\, qui veille sur lui\, tout cela\, c’est comme s’il le faisait à Jésus lui-même. \nEt c’est pourquoi l’œuvre de Jean-Baptiste de la Salle a soulevé contre elle toutes les puissances de l’enfer. Dans les enfants\, c’est Jésus que l’École chrétienne forme et sauve ; dans les enfants\, c’est contre Jésus que l’enfer travaille.
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SUMMARY:Saint Jean Népomucène (1345 - 1393)
DESCRIPTION:Martyr \nMesse : Laetabitur\, au Temps Pascal\, \nMesse : Protexisti \nOraison : « Dieu\, qui par le silence sacramentel invincible du bienheureux Jean avez glorifié votre Église d’une nouvelle couronne de martyre\, accordez-nous par son intercession et son exemple de surveiller soigneusement notre langue et de supporter plutôt\, en ce monde\, tous les maux\, que de nuire à notre âme. » \nIl s’agit ici du silence de la confession. \nChacun sait que le confesseur est tenu sous les peines les plus graves\, dont la suprême est la damnation éternelle\, à garder le secret le plus absolu sur tout ce qui regarde la confession. Or\, il arriva qu’un saint prêtre de Bohême\, Jean\, homme très instruit et très austère\, devenu chanoine de la cathédrale de Prague\, eut à diriger la conscience de la reine. Le roi Wenceslas le prit d’abord en grande estime. Puis\, pour des raisons intimes de dépravation morale\, Wenceslas prétendit connaître les confessions de la reine. Il voulait savoir ce qu’elle disait en se confessant. Jean\, stupéfait d’une pareille prétention\, lui opposa la plus vive résistance. Rien ne put le fléchir\, si bien que pour se venger de son silence\, le roi le fit jeter dans la Moldau. \n \nJean devenait ainsi le premier martyr du silence sacramentel. Il est resté\, pour tous\, le patron du silence\, ce bien précieux\, préservateur de tant de fautes. On se repent rarement d’avoir gardé le silence\, et le plus souvent on se reproche d’avoir parlé. Enlevez toutes les fautes de la langue : les médisances\, les calomnies\, les colères\, les propos inconvenants\, les injures et les moqueries\, tout ce venin pervers et pernicieux qu’elle distille sans relâche et vous aurez la paix intérieure\, qui vous permettra de vous unir à Dieu\, et la paix extérieure d’une réelle fraternité. La langue est notre grande ennemie ; le silence notre ami le plus sûr. Qui garde sa langue est un sage ; qui lui donne toute liberté un imprudent\, souvent un sot. Savoir se taire est une science rare\, même chez les meilleurs. C’est pourquoi dans l’ordre le silence est une des observances les plus graves. Rien de beau\, dans un couvent\, comme la cérémonie ordinaire du silence. C’est ce qui donne à une maison religieuse son caractère sacré. Silentium\, pater Praedicatorum : le silence est le Père des Prêcheurs\, car c’est lui qui leur permet de contempler les choses de Dieu\, pour les communiquer aux autres.
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SUMMARY:Bienheureux André Abellon (1375 - 1450)
DESCRIPTION:Confesseur de l’Ordre dominicain \nMesse : Os justi \nOraison : « Dieu\, qui avez accordé au bienheureux André votre Confesseur\, de prêcher pat l’exemple et la parole l’Évangile de la paix\, faites que\, par son intercession\, nous recevions votre loi avec un cœur parfait et que nous l’accomplissions par une sainte conduite. » \nAndré Abellon naquit de parents honorables au bourg de Saint-Maximin\, qui faisait autrefois partie du diocèse d’Aix et maintenant de celui de Fréjus. Après avoir· passé sa prime jeunesse dans l’innocence\, il obtint d’être agrégé en ce même lieu aux Frères Prêcheurs\, gardiens de la dépouille sacrée de sainte Marie-Madeleine. Il brilla bientôt parmi ses compagnons non seulement par sa piété\, mais aussi par d’heureux dons intellectuels qui le rendaient apte à toutes les disciplines. Aussi\, lorsqu’il eut achevé son noviciat\, après avoir étudié les arts libéraux et les saintes Lettres\, il fut envoyé par les chefs de son Ordre dans les plus célèbres universités de France. Il s’y acquit un tel renom de doctrine que\, jeune encore\, il reçut le titre de Maître en théologie. \nRevenu à son couvent d’origine\, il fut d’abord appelé par les Supérieurs à partager les soucis du gouvernement et\, dans la suite\, le vote unanime des électeurs le plaça à la tête de ses Frères. Mais ce gouvernement que\, grâce à des privilèges pontificaux et royaux\, il eût pu exercer sa vie durant et qui lui fut deux fois confié\, par deux fois\, après l’avoir exercé pendant quelques années\, il y renonça de sa propre volonté. \n \nBarthélemy Texier\, Maître Général de l’Ordre\, lui ayant prescrit de relever la discipline régulière dans le couvent d’Arles\, c’est par la longanimité et l’exemple de ses vertus\, plutôt que par des ordres impatients\, qu’il inclina le cœur de ses religieux à une vie plus sainte. Ainsi le joug de la Règle\, qu’il n’imposait pas encore aux autres\, il le porta lui-même avec ardeur dès le début. Il s’abstenait totalement de viande\, et unissait l’austérité de la vie à un zèle assidu pour la prédication. Il rivalisait de zèle avec saint Vincent Ferrier\, dont le souvenir était très vivace en France\, et il s’acquitta\, jusqu’à l’âge le plus avancé\, du ministère de la prédication à travers la Provence\, pour le plus grand bien de ses auditeurs. Peintre habile\, ce n’est pas seulement par la parole\, mais aussi par de pieuses images qu’il s’efforçait de porter les âmes des fidèles vers les choses d’en-haut. \n \nCependant survint sa dernière maladie\, qui l’obligea à cesser de parler et d’agir\, tandis qu’il avait été appelé à Aix pour consoler les habitants\, frappés par une peste cruelle. Il attendit avec ferveur l’arrivée de son Seigneur. Sa bienheureuse mort eut lieu dans cette ville d’Aix le 15 mai\, en l’an de grâce 1450. Dès sa mort\, il fut glorifié par des miracles tels qu’on lui rendit aussitôt les honneurs attribués aux Bienheureux. Léon XIII\, sur l’avis de la Sacrée Congrégation des Rites\, approuva et confirma ce culte le 19 août 1902\, vingt-cinquième année de son pontificat. Il accorda à l’Ordre des Prêcheurs et aux diocèses d’Aix\, Marseille et Fréjus\, le pouvoir de célébrer l’office et la messe en l’honneur du bienheureux André. \nFigure aimable de Prêcheur\, qui a la compréhension de son ordre et qui\, malgré les décadences locales\, possède assez d’énergie pour rester fidèle à sa règle et\, par son exemple et sa bonté\, réussit à la faire observer autour de lui. C’est l’apostolat en famille\, que chacun peut exercer par sa propre régularité. Mais il faut y joindre la douceur dans la manière. Une trop grande sévérité rebute les âmes. Pour les ramener au bien\, il faut les attirer\, sans brusquer leurs habitudes. La vue du bien\, la persuasion par la charité\, une certaine latitude accordée au bon vouloir aidèrent André Abellon à faire refleurir l’observance. Ces mêmes moyens peuvent servir toujours à la maintenir ou à la restaurer.
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SUMMARY:Saint Venant († 250)
DESCRIPTION:Martyr \n\n\nMesse : Protexisti \n\n\nOraison : « Dieu\, qui avez consacré ce jour par le triomphe du bienheureux Venant\, votre martyr\, exaucez les prières de votre peuple et faites que\, en vénérant ses mérites\, nous imitions la fermeté de sa foi. » \n\n\nTout jeune martyr de quinze ans à Camerino. Accusé d’être chrétien comme d’un crime\, il se présenta lui-même au Préfet de la ville\, représentant de l’empereur Dèce\, un des plus cruels persécuteurs de l’Église. Ce Préfet multiplia vainement les menaces et les supplices\, Venant fut invincible. Il eut la tête tranchée. \n \n\n\nCette fermeté dans la foi est vraiment chose merveilleuse. A nous qui n’avons à affronter aucun supplice\, garder la foi ne semble pas très difficile. Mais un enfant de quinze ans\, que l’on torture affreusement\, et qui\, malgré toutes les souffrances\, crie à Dieu son amour et meurt de cet amour\, voilà qui peut nous faire réfléchir. Si Dieu nous demandait pareil sacrifice\, serions-nous prêts à le lui donner avec cette fermeté et cette joie ? Certes ! Nous aurions comme Venant la grâce pour nous assister\, car\, avec nos pauvres forces nous ne serions pas capables de résister à la douleur. Mais n’est-il pas bon de mettre notre âme\, par nos sacrifices quotidiens\, dans cette disposition de préférer Dieu à tout ? Cet amour de préférence\, qui peut aller jusqu’au martyre\, n’est en somme que la charité essentielle\, ses degrés se développent à l’infini\, jusqu’au suprême qui est de donner sa vie. Habituons-nous à donner moins pour arriver à donner tout\, même notre sang. Qui n’a pas souffert\, dit saint Paul\, sait-il s’il aime vraiment ? Que les souffrances physiques\, morales\, ce martyre de la vie ordinaire\, soient acceptées\, supportées\, j’allais dire aimées dans la patience et ce désir si chrétien de ressembler par elles à Jésus crucifié !
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SUMMARY:Saint Pierre Célestin († 432)
DESCRIPTION:Pape \nMesse : Statuit \nOraison : « Dieu\, qui avez élevé le bienheureux Pierre Célestin au sommet du souverain Pontificat et qui lui avez enseigné de le placer après l’humilité\, accordez-nous avec bonté de mépriser\, à son exemple\, tous les biens de la terre\, afin de mériter un jour la récompense promise aux humbles. » \nC’était un ermite\, rude d’aspect\, qui vivait dans les montagnes\, loin des vains bruits du monde\, adonné à la contemplation des choses divines. Sa pénitence était rigoureuse. Des compagnons attirés par sa vertu s’unirent à lui et il forma avec ce noyau d’âmes ferventes un ordre qui prit\, dans la suite\, de son nom de Pape\, celui de Célestin. Cet ordre se rattachait à la grande famille bénédictine. \nA la mort du Pape Nicolas IV\, le siège de saint Pierre resta vacant pendant plus de deux ans. Les cardinaux ne pouvaient s’entendre. Finalement\, le cardinal dominicain Latino Malabranca\, doyen du sacré collège\, proposa l’élection de ce saint homme. Quand les députés du Conclave se présentèrent pour lui annoncer son élection\, il prit la fuite. On parvint cependant à le convaincre que le bien de l’Église exigeait son acceptation. Pierre la donna. Mais\, quand il se rendit à Aquila pour y être couronné\, il fit son entrée monté sur un âne. Cette vie nouvelle\, trop fastueuse pour son austérité\, trop affairée pour son besoin de contemplation\, lui déplut. Au bout de cinq mois\, aidé du reste par des conseils très intéressés\, Pierre Célestin donna sa démission de Pape et se hâta de retourner à son ermitage. On ne l’y laissa pas en paix. Par crainte d’un changement de volonté de sa part\, Boniface VIII le fit enfermer et garder à vue. C’est tout ce qu’il gagna en acceptant la tiare. Pierre Célestin mourut comme un saint. \n \nC’est le seul Pape avant Benoît XVI qui ait donné sa démission. Du reste\, pour la paix de l’Église\, la démission d’un Pape peut être dangereuse. Je mets hors de cause les Papes discutés\, qui\, pendant le schisme d’Occident\, donnèrent aussi leur démission. Ce qui est à retirer de cette vie mouvementée\, c’est le magnifique exemple d’humilité de Pierre Célestin. Avant tout\, avant les honneurs de la tiare\, l’humilité\, vertu fondamentale\, qui met toute créature à sa vraie place devant son Créateur. Célestin l’a compris admirablement. Vicaire du Christ\, le plus humble de tous\, il prit pour lui cette vertu et laissa à d’autres la gloire de représenter son autorité. Il lui fallut une grandeur d’âme au-dessus de la plus haute dignité et cette lumière intime de l’Esprit- Saint qui fait comprendre ce qu’est Dieu et ce que nous sommes. \nBoniface VIII désira la papauté et descendit ? du siège de saint Pierre avec le soufflet de Sciarra. Célestin V déposa la tiare volontairement et fut élevé sur les autels. Grande leçon de choses pour ceux qui savent réfléchir.
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SUMMARY:Bienheureuse Colombe de Rieti (1466 – 1505)
DESCRIPTION:Vierge de l’Ordre dominicain \nMesse : Gaudeamus \nOraison : « Dieu\, qui avez illuminé de clartés célestes la bienheureuse Colombe\, votre vierge\, toute blanche de pureté et d’innocence\, accordez-nous par son intercession de vous servir sur la terre avec des cœurs purs et de mériter ainsi de jouir dans le ciel de la splendeur de votre gloire. » \nColombe naquit en Ombrie\, à Rieti\, de parents honorables. Son nom lui vint de ce que\, lors de son baptême\, une colombe apparut au-dessus de sa tête. C’était la figure douce et tendre de l’Esprit- Saint\, qui prenait cette âme pour lui et en fermait la porte à l’ennemi. Dès le berceau elle fit heureusement présager ce que serait sa vie entière. Entre autres signes annonçant dès lors sa future sainteté\, chaque vendredi\, elle ne prenait qu’une seule fois le lait maternel. \nDans la suite\, tandis qu’elle grandissait en âge\, ses vertus et ses bonnes œuvres grandirent\, elles aussi. Adonnée à la piété et à l’oraison\, elle n’avait que dix ans lorsqu’elle consacra sa virginité à l’Époux des vierges. Elle refusa courageusement le mariage que lui offraient ses parents\, et supporta patiemment leurs avanies. Sans trembler\, elle mit aussi en déroute les démons qui s’efforçaient\, en suscitant dans son esprit des images impures\, de la détourner de sa résolution. Enfin\, après être sortie victorieuse de ces multiples combats\, elle reçut\, transportée de joie\, l’habit du Tiers-Ordre de St-Dominique\, qu’elle avait longtemps désiré. \n \nRevêtue des saintes livrées de l’Ordre\, toute pénétrée de la rosée céleste\, Colombe tendit de toutes ses forces à vivre pour le Christ\, son unique amour. Fortifiée par le secours particulier de Notre-Dame de la Quercia qu’elle alla implorer\, elle quitta sa patrie\, vint à Pérouse et y fonda sous le vocable de Sainte-Catherine de Sienne un monastère destiné à l’éducation des jeunes filles nobles. Là\, désireuse de s’unir plus étroitement à son Bien-aimé\, elle s’imposa le port d’un rude cilice\, de bracelets et de chaînes de fer. Elle ne prenait qu’un court sommeil\, sur la terre nue ou sur des planches\, parfois sur des branches épineuses ; même lorsqu’elle était malade\, trois fois par nuit\, elle mettait en sang son pauvre corps avec ·une discipline de fer. C’est les pieds nus\, même en hiver\, que fréquemment elle visitait les églises. Adonnée jour et nuit à la prière\, elle méditait assidûment la Passion du Seigneur. Elle avait d’abord accoutumé de jeûner au pain et à l’eau ; puis\, laissant là le pain\, elle se nourrit seulement\, et encore avec parcimonie\, de fruits verts et de raisins acides. \n \nToute prise par la douceur de la contemplation divine\, et très souvent ravie en extase\, Colombe était fortifiée par des visions célestes. Elle eut un jour à se présenter devant le Pape Alexandre VI\, qui n’était pas un modèle de vertu. Simple\, comme toujours\, Colombe se mit à genoux devant lui pour solliciter pour elle et ses filles la bénédiction. C’était le Pape. Mais à peine à ses pieds qu’elle prit dans ses mains\, elle tomba en extase\, et l’extase fut longue. Que vit-elle devant Alexandre ? Quelle prière sortit de son cœur pour lui et la Sainte Église ? Colombe ne l’a pas dit. Mais impatienté\, Alexandre essayait en vain de délivrer ses pieds. Colombe partit enfin avec son secret. \nChaque jour elle nourrissait son âme par la sainte Communion ; elle était alors ou inondée de larmes de joie ou languissante\, à cause de l’ardeur trop grande de son amour. Dieu lui-même voulut manifester aux yeux du monde la pureté de cette vierge ; il l’indiquait tantôt par des étoiles brillant d’en-haut\, tantôt par des flammes et des rayons lumineux qui ornaient sa tête. Mue par l’esprit de prophétie\, Colombe prédit beaucoup d’événements à venir et connut\, par une révélation du Seigneur\, quel serait le jour de sa mort. \n \nEnfin\, remplie de vertus et de mérites\, le 20 mai 1501\, à Pérouse\, elle passa au Seigneur ; elle entrait dans sa trente-quatrième année. On rapporte que pendant sa vie et après sa mort\, Colombe s’illustra par de nombreux miracles. Le Pape Urbain VIII approuva son culte\, et Benoît XIII\, de l’Ordre des Prêcheurs\, accorda que l’office et la messe en l’honneur de la bienheureuse Colombe pussent être célébrés dans l’Ordre entier des Prêcheurs\, ainsi que par tout le clergé des villes de Pérouse et de Rieti. \nBienheureux les cœurs purs\, car ils verront Dieu ! Jamais nous n’approfondirons trop cette béatitude. Si en ce monde\, nous voulons « voir Dieu »\, c’est-à-dire pénétrer plus avant dans les mystères de notre Rédemption\, comprendre avec plus de vérité Notre-Seigneur Jésus-Christ et estimer à leur juste valeur les choses de Dieu et celles de la terre\, purifions notre cœur. Délivrons-le de toute convoitise malsaine\, de toute attache humaine. Et plus notre cœur se clarifiera\, plus nous aurons le sens de Dieu. La fumée terrestre obscurcit notre âme et nous empêche de voir le visage ami de Jésus. Faisons la pleine lumière en nous\, et nous le verrons tel qu’il est.
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SUMMARY:Translation de saint Dominique (1233)
DESCRIPTION:Messe : In medio\, sauf ce qui suit : \nOraison : « Dieu\, qui avez daigné illuminer votre Église par les mérites et les enseignements du bienheureux Dominique\, votre Confesseur\, notre Père\, accordez que\, par son intercession\, elle ne soit jamais dépourvue des secours temporels et fasse sans cesse des progrès spirituels. » \nGraduel : « Alléluia\, alléluia\, Dominique\, Père très bon\, souvenez-vous de votre œuvre. Demeurez debout devant le Juge souverain en priant pour la société de vos pauvres. » \nDans l’oraison\, on prie pour l’Église universelle. Dominique n’a vécu que pour la défense de l’Église. Ce fut sa passion. L’Église s’en souvient et elle lui demande de lui assurer deux secours : le secours temporel et le secours spirituel. Dominique a travaillé personnellement\, pendant sa vie mortelle\, pour donner à l’Église ce double secours\, le spirituel surtout\, par sa doctrine et sa sainteté. Il a fondé un ordre qui fut pour l’Église une assistance puissante dans la défense de la foi. A Dominique de continuer cette œuvre en assurant à ses fils sa paternelle protection. Il les a voulus pauvres\, dénués des biens terrestres\, qu’il se souvienne d’eux ! Que son cœur les suive partout ! Que sa main s’ouvre libéralement pour subvenir à leurs besoins. Alors\, ils pourront comme lui\, travailler de façon désintéressée\, purement évangélique\, au soutien de l’Église par leur doctrine\, leur prédication\, leur influence morale. \nSépulcre de saint Dominique\nSéquence : \nCe n’est que la finale de la grande séquence que l’on chante le 4 août\, en la fête même du saint Patriarche. \nChantons donc les louanges\nde l’admirable Dominique\nà pleine voix \nCrie vers lui en demandant son secours\ntoi qui suis ses voies\,\npeuple indigent. \nEt Vous\, Père très doux\, bon\, Pasteur\ndu troupeau et son Patron\,\nque votre prière instante \nplaide en tout temps à la\ncour du grand roi la cause\ndu troupeau que vous avez quitté \nAlléluia. \n \nEn ce jour\, nous fêtons la translation des restes vénérables de notre Père. Il mourut à Bologne\, le 6 août 1221. Ses fils l’ensevelirent comme l’un d’eux dans le cimetière commun du couvent\, sans honneurs spéciaux. Il arriva même que\, par suite de nouvelles constructions\, le tombeau du saint Patriarche demeura à découvert sans abri\, en plein air. Les Frères\, mal inspirés par la crainte de paraître attirer la vénération des peuples autour de leur Père et de poursuivre ainsi un but intéressé\, ne voulaient pas même que l’on pariât des miracles que Dieu multipliait à l’intercession de saint Dominique. Ils brisaient les ex-voto que l’on déposait par reconnaissance sur son humble tombeau. C’était plus qu’exagéré. On n’arrête pas la marche de Dieu. \nJourdain de Saxe\, successeur du saint Patriarche\, s’émut de cette aberration. D’autres Frères la réputèrent injurieuse à la mémoire de leur Père et dénoncèrent les faits à Grégoire IX\, l’ancien ami de Dominique. Il en fut outré et une lettre partit de Rome qui reprochait durement aux Frères leur incurie. De plus\, il ordonna de relever ses restes précieux pour les placer dans un tombeau plus honorable. La cérémonie eut lieu le 24 mai 1233. Grégoire eût voulu la présider lui-même\, mais les devoirs de sa charge l’en empêchant\, il délégua l’archevêque de Ra- venne pour le remplacer. Jourdain de Saxe accourut\, une multitude des Frères se rendit à Bologne. Et en ce jour\, devant une foule immense venue de tous les pays d’alentour\, on souleva l’humble\, très humble cercueil qui contenait les restes de Dominique. Les Bolonais\, en armes\, pour parer à toute tentative d’enlèvement\, surveillaient l’opération. Subitement\, dès que le cercueil fut ouvert\, un parfum délicieux se répand\, envahit l’assemblée\, s’attache aux vêtements\, aux mains\, avec une telle force\, une telle intensité\, une telle suavité\, qu’on ne peut ni l’éviter\, ni s’en rassasier. La foule acclame. Les évêques tombent à genoux\, glorifiant la bonté de Dieu en son serviteur Dominique. \n \n« J’ai senti moi-même cette délicieuse odeur\, écrit Jourdain de Saxe\, et j’en rends témoignage. Pendant de longues heures je suis resté près du corps\, sans jamais me lasser de ce parfum dont les senteurs pénétrantes embaumaient suavement mon âme. » (Mortier\, Histoire des Maîtres généraux\, I\, p. 249.) \nEnfin les restes sacrés furent déposés dans un sarcophage de marbre. Un an après\, le 3 juillet 1234\, Grégoire IX canonisait solennellement Dominique. Cet homme que lui-même avait connu\, admiré\, aimé\, soutenu de son influence pour la fondation de la Prédication Universelle\, Grégoire le présentait à l’Église comme un modèle éminent de sainteté. \n \nMais\, même après sa glorification\, les Frères ne se pressèrent pas de rendre plus d’honneurs aux reliques de leur Père. Pendant trente ans elles demeurèrent dans le modeste sarcophage où les mains filiales de Jourdain de Saxe les avaient placées. Maître Jean de Verceil\, un de ses successeurs\, estima qu’elles méritaient de plus grands honneurs. Il confia l’exécution d’une châsse de marbre à un célèbre sculpteur\, Nicolas de Pise\, auquel s’adjoignit un religieux de l’ordre\, Frère Guillelmo Agnelli\, son ancien élève. \nCette châsse de marbre existe encore\, avec ses bas-reliefs représentant quelques épisodes de la vie de saint Dominique. Mais elle n’est plus soutenue comme au sortir des mains de Nicolas de Pise par des anges. Jean de Verceil y déposa les reliques de saint Dominique\, aux fêtes de la Pentecôte 3 juin 1267. Plus de cinq cents Frères assistèrent à cette translation. \nPlus tard d’autres artistes\, dont Michel-Ange\, achevèrent l’œuvre commencée. On la voit aujourd’hui\, dans son idéale pureté\, avec ce charme de simplicité qui caractérise le saint Patriarche. Le tombeau de saint Dominique repose en une magnifique chapelle lumineuse et pure comme lui. C’est avec une émotion profonde que l’on s’approche pour vénérer ses restes et leur demander un peu de l’esprit qui les anima dans sa vie mortelle.
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SUMMARY:Saint Urbain († 230)
DESCRIPTION:Pape\, martyr \n\n\nMesse : Protexisti \n\n\nOraison : « Accordez-nous\, Dieu tout-puissant\, d’être secourus par l’intercession du bienheureux Urbain\, votre martyr et pontife\, dont nous célébrons la solennité. » \n\n\nC’est un de ces Pontifes primitifs\, qui étaient voués\, par leur charge même\, au martyre. Il vécut sous l’empereur Alexandre Sévère et tint le suprême pontificat pendant six ans et sept mois. Il eut la joie de connaître Cécile et ce fut lui qui baptisa Valérien et Tiburce. Son nom est comme auréolé d’une gloire plus lumineuse par ces illustres confesseurs de la foi\, ses enfants. Lui-même subit le martyre et fut enseveli à la catacombe de Prétextât\, de l’autre côté de la Via Appia\, en face de la catacombe de Calixte où reposait Cécile. \n \n\n\nGrands et forts souvenirs qui nous rappellent tout ce que nos Pères\, les premiers\, ont souffert pour garder intacte et nous transmettre la foi du Christ. C’est de leurs mains vénérables que nous recevons le Christ Jésus. Ce sont eux qui l’ont connu\, aimé\, servi jusqu’à la mort et qui\, par leur mort sanglante\, nous l’ont transmis en héritage. Nous vivons de leur foi et de leur sang. Quand on circule dans les catacombes et que l’on voit de ses yeux les lieux où furent ensevelis les martyrs\, on comprend mieux le prix de notre foi. Et ce qui frappe le plus\, c’est que\, en ces galeries souterraines\, il n’y a aucune trace de tristesse. La mort est passée là\, elle y est passée pleine de sang mais joyeuse. Sur ces tombeaux encore entr’ouverts\, sur ces plaques de marbre un nom\, une palme\, une colombe\, une brève inscription\, une orante qui prie les mains étendues\, comme le prêtre prie toujours à l’autel\, mais pas une larme ! Vivas in X ! Vis dans le Christ ! En cette nécropole il n’est question que de vie. Leçon suprême pour nous\, chrétiens\, si éloignés de ces âmes jeunes\, vigoureuses dans la foi\, pour qui le Christ était tout.
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