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SUMMARY:Saint Pie V (1504 - 1572)
DESCRIPTION:Pape de l’ordre dominicain \nSaint Pie V naquit dans un bourg de Lombardie qu’on appelle Bosco\, mais il était originaire de Bologne\, de la noble famille des Ghisleri. Il entra à l’âge de quatorze ans dans l’Ordre des Prêcheurs. On remarquait en lui une admirable patience\, une profonde humilité\, une très grande austérité de vie\, une application continuelle à l’oraison\, et le zèle le plus ardent pour l’observance régulière et la gloire de Dieu. \nIl excella à tel point dans l’étude de la philosophie et de la théologie qu’il les enseigna pendant plusieurs années avec grand succès. Il fit\, en divers endroits\, des sermons qui furent exceptionnellement fructueux pour ses auditeurs. Il exerça longtemps\, avec une force d’âme inébranlable\, les fonctions d’Inquisiteur et préserva beaucoup de villes\, non sans péril pour sa vie\, de l’hérésie alors envahissante. \nPaul IV l’aimait beaucoup à cause de ses éminentes vertus ; il le promut d’abord à l’évêché de Népi et Sutri et\, deux ans après\, l’éleva au rang des Cardinaux Prêtres de l’Église Romaine. Transféré par Pie IV au siège de Mondovi dans le Piémont\, le saint fut frappé de tous les abus qui s’y étaient introduits\, et visita tout son diocèse. Y ayant rétabli l’ordre\, il revint à Rome où\, chargé de régler les affaires les plus importantes\, il prenait toujours\, avec une liberté et une conscience tout apostoliques\, ses décisions selon la justice. \nA la mort de Pie IV\, contre toute attente il fut élu Pape. Dieu le choisit lui-même\, on peut dire\, pour trois motifs principaux : mettre un saint sur la chaire de saint Pierre\, en face du Protestantisme ; abattre la puissance des Turcs et rendre à son Église\, pour sa vie intérieure\, une liturgie plus pure. \nExcepté son habit extérieur\, il ne changea rien à sa manière de vivre. Il eut toujours un grand zèle pour la propagation de la religion ; il travailla infatigablement à rétablir la discipline ecclésiastique ; il fit preuve d’une vigilance sans cesse en éveil pour extirper les hérésies\, d’une bonté inépuisable pour secourir et soulager les pauvres\, d’une force à toute épreuve pour maintenir les droits du Siège Apostolique. \nSaint pour lui-même\, Pie V voulut que l’Église se montrât Sainte elle-même. Et rien ne fut négligé par lui\, pour introduire partout les réformes nécessaires imposées par le Concile de Trente. C’était la vraie réforme\, la réponse authentique à la prétendue réforme de Luther. De plus\, des abus nombreux s’étaient glissés dans l’office divin\, ce culte officiel que l’Église rend à Dieu par le ministère de ses prêtres. Là encore\, Pie V porta toute sa sollicitude. Il voulait que la prière de l’Église\, son hommage incessant à la Majesté divine\, fût digne de cette Majesté. Sa réforme liturgique eut un heureux succès. \nIl y avait autre chose qui menaçait l’Église\, non plus au-dedans mais au-dehors\, c’était la puissance musulmane. Les Turcs faisaient assaut de toutes parts contre la chrétienté\, il fallait ou les briser\, ou disparaître. Pie V eut l’intrépidité de rassembler\, malgré toutes les difficultés\, une flotte nombreuse\, dirigée par un chef habile et vaillant. Le 7 octobre\, qui était le premier dimanche du mois\, Turcs et chrétiens se rencontrèrent dans le golfe de Lépante. Les Turcs furent écrasés. C’était le salut de la Chrétienté. Jamais ils ne se relevèrent de cette défaite. \nCe 7 octobre\, les Confréries du Rosaire faisaient dans toute l’Église leurs processions solennelles. Pie V\, qui avait imploré avec les instances les plus vives le secours de la Sainte Vierge\, vit à juste titre dans cette merveilleuse coïncidence la réponse de Marie à ses supplications. Pendant que la bataille navale se livrait\, inspiré par Dieu\, le Pontife ouvrit la fenêtre de son appartement\, comme regardant au loin\, et annonça à ceux qui l’entouraient la victoire des armées chrétiennes. \n \n( Explication de l’image : Tandis qu’au second plan\, une procession se dirigeant vers la gauche\, porte une statue de la Vierge Marie\, au premier plan\, le pape Pie V est en prière\, dans son oratoire. Agenouillé vers la droite\, devant un autel surmonté d’un crucifix. Il se tourne vers l’arrière\, un ange venant le visiter depuis le coin supérieur gauche. L’ange passe par-dessous la tenture à pompons qui théâtralise la scène. Il annonce au pape la victoire des forces chrétiennes à la bataille de Lépante. Cette bataille navale est figurée en arrière-plan\, dominée\, sur la droite\, par une apparition dans les cieux de la Vierge du Rosaire.) \nIl préparait une nouvelle expédition contre les Turcs\, lorsqu’il tomba gravement malade. Il supporta avec une patience admirable de cruelles douleurs. Quand il fut à l’extrémité\, il reçut les sacrements\, puis rendit son âme à Dieu dans une paix profonde\, l’an 1572\, dans sa soixante-huitième année\, après avoir régné six ans\, trois mois et vingt-quatre jours. Son corps\, dans la basilique de Sainte-Marie de la Crèche\, est entouré de grande vénération par les fidèles\, à cause des nombreux miracles obtenus par l’intercession du saint. \nAprès examen canonique de ces miracles\, Clément XI l’a inscrit au nombre des saints. \nLa Messe \nIntroït : « Il invoqua le Dieu tout-puissant et le Seigneur donna à sa droite la force de détruire un guerrier puissant dans la guerre et de glorifier sa nation\, alléluia alléluia. — Je vous aime\, Seigneur\, qui êtes ma force : le Seigneur est mon appui\, mon refuge\, mon libérateur. » \nCet introït belliqueux dépeint admirablement saint Pie V. Inquisiteur\, Pape\, ce grand homme fut un homme de combat. Dieu le créa pour la lutte. \nOraison : « Dieu\, qui pour briser les ennemis de votre Église et pour restaurer le culte divin\, avez daigné choisir pour Pontife suprême le bienheureux Pie\, faites que nous soyons protégés par son assistance et que\, nous attachant fortement à votre culte\, nous puissions\, toutes les embûches de nos ennemis étant détruites\, jouir de la paix éternelle. » \n \nLecture du Livre de la Sagesse\, c. 50 : « Voici le Grand-Prêtre qui pendant sa vie fut le soutien de la maison de Dieu et fortifia son temple. Il fit au temple des fondations profondes\, édifia une double enceinte et les hautes murailles du temple. Il prit soin de son peuple et le sauva de la ruine. Il eut la gloire d’agrandir la cité et rendit son peuple honorable par sa conduite. Il élargit l’entrée et le parvis du temple. Quand il montait à l’autel\, sa sainteté le couvrait comme d’un vêtement. Il se tenait près de l’autel\, pour recevoir les oblations des prêtres\, et\, autour de lui se trouvait une couronne de frères\, comme une plantation de cèdres sur le mont Liban. » \nAlléluia\, alléluia : « Le Seigneur est ma force et ma louange ; il fut mon Sauveur\, ce Dieu\, mon Dieu à moi\, je le glorifie. » \nÉvangile selon saint Luc\, c. 10 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples : celui qui vous écoute\, m’écoute\, et celui qui vous méprise\, me méprise. Mais qui me méprise\, méprise celui qui m’a envoyé. Or\, les soixante-douze disciples revinrent avec joie et ils disaient : Seigneur\, les démons même nous sont soumis en votre Nom. Et il leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme la foudre. Je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions\, de dominer toute puissance hostile\, et rien ne vous nuira. Mais\, ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont soumis ; réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. » \nDans le sens de cette fête\, Satan qui tombe du haut du ciel\, c’est la puissance turque\, l’ennemie du Christ\, brisée pour toujours à Lépante. \nN’est-ce pas chose providentielle que cette puissance qui était l’effroi de la chrétienté\, succombât\, grâce à l’énergie et à la prière d’un Pape dominicain\, un de ces « champions de la foi » prévus par le Pape Honorius III. \nSaint Thomas d’Aquin donne à l’Église sa doctrine théologique ; Pie V la délivre de son ennemi le plus redoutable\, et\, ce faisant\, le Docteur et le Pontife font l’œuvre essentiellement dominicaine\, qui est la défense de la foi. Le Docteur défend la foi par la lumière ; le Pontife\, par la prière du saint Rosaire : Lumière et prière qui sont les deux éléments les plus essentiels de l’Ordre et lui donnent toute sa vigueur. \nA nous aussi\, la lumière et la prière peuvent assurer notre victoire intime\, personnelle sur les ennemis de la foi en nous\, et autour de nous. C’est là la vraie victoire\, celle dont nous devons\, au dire du Maître\, nous réjouir le plus\, car c’est celle qui nous conduit au ciel. Réjouissez-vous surtout de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. Toute autre joie\, sans celle-là\, est inférieure\, vaine et stérile. \n \nOffertoire : « Seigneur\, qui peut habiter dans votre temple ? Qui peut fixer son séjour sur votre sainte montagne ? Celui-là seul qui se garde sans tache et pratique la justice. » \nSecrète : « Recevez\, nous vous en prions\, Seigneur\, les prières et les offrandes de votre Église\, afin que\, par l’intercession du bienheureux Pie\, votre confesseur et pontife\, elles montent vers vous comme un sacrifice d’agréable odeur. » \nCommunion : « Vous avez fait de mes bras comme un arc d’airain\, vous avez ceint mes reins pour le combat et vous avez abattu à mes pieds ceux qui se soulevaient contre moi. » \nPostcommunion : « Seigneur Dieu\, accordez avec bonté l’esprit de justice et de force à vos serviteurs\, que vous avez daigné protéger par le zèle et la constance du bienheureux Pie\, votre confesseur et pontife\, contre les assauts de tous leurs ennemis. » \nJustice et force\, c’est Pie V. Justice pour tous\, grands et petits\, sans jamais fléchir ; force contre les ennemis de l’Église\, ceux du-dedans et ceux du dehors. Double auréole qui illumine à jamais le front du saint Pontife.
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SUMMARY:Saint Monique (331 - 387)
DESCRIPTION:Veuve \nMesse : Gaudeamus\, sauf ce qui suit. \nOraison : « Dieu\, Consolateur des affligés\, et salut de ceux qui espèrent en vous\, vous qui avez recueilli avec bonté les pieuses larmes de la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin\, accordez-nous\, par l’intercession de tous les deux\, de pleurer nos péchés et d’obtenir l’indulgence de votre grâce. » \nMonique pleurait et Dieu recueillait ses larmes. Car les larmes de Monique n’étaient pas seulement des larmes de tristesse\, elles étaient des larmes de prière. « Pleure\, lui disait un évêque\, continue de pleurer\, le fils de pareilles larmes ne peut périr ». Monique pleurait et lui\, qui aimait sa mère\, cet Augustin\, prisonnier de l’ambition et de la chair\, la fuyait. Il la fuyait\, car il avait peur de ses larmes. Il eut beau fuir\, il eut beau s’embarquer pour Rome\, à son insu\, pendant qu’elle pleurait et priait dans une église\, le jour vint où les larmes de Monique triomphèrent de toutes ses résistances. Il l’avoue lui-même ingénument\, avec une reconnaissance infinie pour celle qui obtint en sa faveur le pardon de Dieu. \nLes larmes de Monique donnèrent à l’Église saint Augustin. Toute l’église lui en est redevable. \nÉpître de saint Paul à Thimothée\, c. 5 : « Très cher\, honore les veuves\, celles qui sont vraiment veuves. Si une veuve a des enfants\, qu’elle leur apprenne d’abord à gouverner leur maison et à rendre à leurs \n \nparents l’affection qu’ils leur doivent. C’est ce qui plaît à Dieu. La vraie veuve\, celle qui est désolée\, doit espérer en Dieu et s’adonner nuit et jour à la prière. Celle qui mène une vie dissipée\, paraît vivante\, mais elle est morte. Inculque-leur ces principes\, pour qu’elles soient sans reproche. Si quelqu’un ne prend pas soin des siens\, principalement de ceux qui vivent dans sa maison\, il a renié la foi\, et se trouve pire qu’un infidèle. Pour qu’une veuve soit inscrite comme telle\, elle doit avoir soixante ans\, n’avoir été mariée qu’une fois et jouir par ses œuvres d’une bonne réputation. Il faut voir si elle a bien élevé ses enfants\, si elle a exercé l’hospitalité\, si elle a lavé les pieds des Saints\, si elle a secouru les malheureux\, si elle a accompli toutes sortes de bonnes œuvres.  \nDe cette lettre de saint Paul\, il ressort que\, dans la primitive Église\, les veuves formaient une sorte d’association religieuse\, plus spécialement consacrée au service de Dieu et qui ne s’ouvrait que par un choix rigoureux dont l’Apôtre signale les conditions. \nIl trace aussi la ligne de vie très sainte que l’on doit suivre dans toute famille chrétienne : la sollicitude pour le bon gouvernement de la famille\, les devoirs réciproques des parents et des enfants. Une famille chrétienne doit veiller à son honneur social et la tenue d’une maison fait partie de cet honneur. En privé comme en public\, tout chrétien doit être sans reproche. Il n’y a pas deux morales : la morale pour l’homme privé et la morale pour l’homme public. Il n’y en a qu’une : la morale du Christ qui\, dans l’intérieur de la maison comme dans l’extérieur de la société doit diriger tous les actes\, ceux du dedans comme ceux du dehors. La vérité de Dieu et avec Dieu partout. \n \nÉvangile selon saint Luc\, c. 7 : « En ce temps-là\, Jésus se rendait dans une ville\, appelée Nairn. Ses disciples et une foule nombreuse l’accompagnaient. Comme ils approchaient de la porte de cette ville\, on portait en terre un défunt\, fils unique de sa mère. Et cette femme était veuve. Une foule considérable l’entourait. En la voyant\, le Seigneur\, ému de compassion pour elle\, lui dit : Ne pleure pas ! Il s’approcha\, toucha la civière (ceux qui la portaient s’étant arrêtés) et dit : Jeune homme\, je te l’ordonne\, lève-toi. Et celui qui était mort se redressa et se mit à parler. Et il le rendit à sa mère. La crainte les saisît tous et ils glorifiaient Dieu en disant : un grand prophète est apparu parmi nous. Dieu a visité son peuple. » \nIci\, le mort est Augustin. C’est lui\, bien vivant en apparence\, que les démons portaient en terre\, mort\, plus mort qu’il ne paraissait vivant\, car il était mort dans son âme\, ayant perdu Dieu. Qui ne vit pas de Dieu par la grâce est mort. Et cette mort est la plus terrible\, car elle conduit à la privation éternelle de Dieu. \nJésus passe\, il voit ce mort\, mais il entend les larmes suppliantes de sa mère\, et\, lui\, toujours bon\, il touche la civière\, il insinue ses grâces de lumière et de force et il dit le mot suprême : Lève-toi ! C’est le mot qu’entendit Augustin lorsque\, étendu sous le figuier\, il luttait contre Dieu. Lève-toi ! Viens\, ne t’inquiète plus des désirs de la terre\, viens\, suis-moi. \nMais ce sont les larmes de Monique qui firent passer Jésus près d’Augustin. \nForce toute-puissante de notre pauvre prière ! \nPrions sans nous lasser pour les âmes mortes que nous aimons\, pour celles même que nous ne connaissons pas. Notre prière fera passer Jésus auprès d’elles\, où qu’elles soient\, et il leur dira comme à l’adolescent de Naïm : Lève-toi I
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SUMMARY:Saint Athanase († 373)
DESCRIPTION:  \nÉvêque\, Docteur de l’Église \n\n\nMesse : ln medio (sauf ce qui suit) \n\n\nÉpitre de saint Paul aux Corinthiens\, II\, c. 4 : « Frères\, nous ne nous prêchons pas nous-mêmes\, mais bien Jésus-Christ\, Notre Seigneur. Nous\, nous sommes vos serviteurs en considération de Jésus-Dieu qui a dit à la lumière de briller dans les ténèbres est aussi celui qui a fait luire la lumière dans nos cœurs\, pour qu’y brille la connaissance de la gloire de Dieu qui est sur la face du Christ. Mais nous possédons ce trésor dans des vases de terre\, afin qu’il soit évident que cette force souveraine vient de Dieu et pas de nous. Nous sommes éprouvés de toutes les manières\, mais pas écrasés. Nous ressentons l’angoisse\, mais pas le découragement. Nous sommes persécutés\, mais pas abandonnés. Nous sommes abattus\, mais pas anéantis. Nous portons à tout instant dans notre corps la mort de Jésus\, mais pour que la vie de Jésus soit ainsi manifestée dans notre corps. Notre vie se passe à être livrés à la mort à cause de Jésus\, pour que la vie de Jésus se trouve manifestée dans notre corps mortel. C’est ainsi que la mort fait son œuvre en nous\, tandis que la vie s’épanouit en vous. Mais\, possédant le même esprit de foi dont il est écrit : « J’ai cru\, c’est pourquoi j’ai parlé ». Nous aussi\, nous croyons et c’est pour cela que nous parlons. Nous savons que celui qui a ressuscité Jésus\, nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et nous établira devant lui avec vous. » \n\n\nC’est toute la vie d’Athanase que nous raconte cette lettre de saint Paul : la vie d’un homme qui\, comme lui\, a donné à Dieu toutes les forces de son être pour faire connaître et aimer Jésus. N’étant encore que simple diacre à Alexandrie\, Athanase suivit son évêque au Concile de Nicée. C’est là\, dans cette auguste assemblée\, qu’il commença la lutte contre les Ariens\, ceux qui niaient la divinité de Jésus. Lutte qui ne cessera qu’avec la vie d’Athanase. Lutte\, pleine de périls\, qui lui vaudra des persécutions sans fin. Il sillonne toutes les routes de l’Europe pour fuir la colère des empereurs. Pendant cinq ans\, il se réfugie dans une citerne desséchée. A la mort de l’empereur Constance\, il ose reparaître à Alexandrie dont il était évêque. Julien l’apostat le veut mettre à mort. Athanase se cache pendant quatre mois dans le tombeau de sa famille. \n\n\nCe grand homme a l’honneur de subir toutes les haines de ceux qui ne sont pas catholiques. On dirait qu’à lui seul il représente le Christ\, le vrai Christ\, Dieu et homme. Et pendant ces exils\, ces marches forcées\, ces fuites incessantes\, Athanase lance dans la chrétienté ses traités doctrinaux sur la divinité de Jésus\, qui demeurent les immortels témoins de sa foi\, de sa vaillance et de ses douleurs. \n\n\nAlléluia\, alléluia : « J’ai mis mon secours sur un homme puissant ; j’ai exalté mon élu au-dessus de mon peuple. » \n \n\n\nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 10 : « En ce temps-là Jésus dit à ses disciples : s’ils vous persécutent dans une ville fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité\, vous ne passerez pas dans toutes les villes d’Israël\, avant que ne vienne le Fils de l’homme. Le disciple n’est pas au-dessus du docteur\, ni le serviteur au- dessus du maître. Il suffit au disciple de ressembler à son docteur\, et au serviteur à son maître. S’ils ont appelé Béelzebub le Père de famille à plus forte raison\, ses serviteurs\, ne les craignez donc point. Il n’y a rien de caché qui ne soit révélé\, rien de secret que l’on ne sache. Ce que je vous dis dans les ténèbres\, dites-le en plein jour et ce que vous entendez à votre oreille\, prêchez-le sur les toits. Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme. Craignez plutôt celui qui a le pouvoir de jeter le corps et l’âme dans la géhenne. » \n\n\nIl suffit au disciple d’être comme son docteur\, au serviteur comme son maître. Parole de suprême consolation pour ceux qui\, pour le Christ\, souffrent persécution. Souffrir pour lui\, c’est souffrir avec lui. Tout est bien. Ce qu’est Jésus nous devons l’être. Et quand il nous fait l’honneur insigne de souffrir pour lui\, nous devons l’en remercier à deux genoux. \n\n\nAthanase eut cette divine ressemblance\, et le Christ devait contempler avec joie ce vaillant défenseur de sa gloire. Après tant de combats\, toujours sur la brèche\, Athanase mourut dans son lit. Il avait gouverné l’Église d’Alexandrie pendant quarante-six ans. \n\n\nC’est sans doute\, à cause de ses luttes incessantes pour la foi que les Pères du Chapitre général de Salamanque\, en 1551\, parlant de ce grand homme\, l’appellent « Notre Père Athanase » (Cf. Mortier\, Histoire des Maîtres généraux de l’ordre\, T. 5\, P- 431).
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SUMMARY:Saint Joseph artisan
DESCRIPTION:La série des mystères du Temps pascal est suspendue aujourd’hui ; un autre objet attire pour un moment nos contemplations. La sainte Église nous propose de donner la journée au culte de l’Époux de Marie\, du Père nourricier du Fils de Dieu\, Patron de l’Église universelle. Au 19 mars déjà nous lui avons rendu notre hommage annuel ; mais il s’agit d’ériger par la piété du peuple chrétien un monument de reconnaissance à saint Joseph\, recours et appui de tous ceux qui l’invoquent avec confiance. \nHistoire du culte envers saint Joseph  \nLa dévotion à saint Joseph avait été réservée pour ces derniers temps. Son culte fondé sur l’Évangile même\, ne devait pas se développer dans les premiers siècles de l’Église ; non pas que les fidèles\, considérant le rôle de saint Joseph dans l’économie du mystère de l’Incarnation\, fussent entravés en quelque chose dans les honneurs qu’ils auraient voulu lui rendre ; mais la divine Providence avait ses raisons mystérieuses pour retarder le moment où la Liturgie devait prescrire chaque année les hommages publics à offrir à l’Époux de Marie. \nL’Orient précéda l’Occident\, ainsi qu’il est arrivé d’autres fois\, dans le culte spécial de saint Joseph ; mais au XVe siècle l’Église latine l’avait adopté tout entière ; et depuis lors il n’a cessé de progresser dans les âmes catholiques. Les grandeurs de saint Joseph ont été exposées au 19 mars ; le but de la présente fête n’est pas de revenir sur cet inépuisable sujet. Elle a son motif spécial d’institution qu’il est nécessaire de faire connaître. \nLa bonté de Dieu et la fidélité de notre Rédempteur à ses promesses s’unissent toujours plus étroitement de siècle en siècle\, pour protéger en ce monde l’étincelle de vie surnaturelle qu’il doit conserver jusqu’au dernier jour. Dans ce but miséricordieux\, une succession non interrompue de secours vient réchauffer\, pour ainsi dire\, chaque génération\, et lui apporter un nouveau motif de confiance dans la divine Rédemption. A partir du XIIIe siècle\, où le refroidissement du monde commença à se faire sentir\, ainsi que l’Église elle-même nous en rend témoignage (Frigescente mundo. Oraison de la fête des Stigmates de saint François.)\, chaque époque a vu s’ouvrir une nouvelle source de grâces. \nCe fut d’abord la fête du très saint Sacrement\, dont les développements ont produit successivement la Procession solennelle\, les Expositions\, les Saluts\, les Quarante Heures. Ce fut ensuite la dévotion au saint Nom de Jésus\, dont saint • Bernardin de Sienne fut le principal apôtre\, et celle du Via crucis ou Chemin de la Croix\, qui produit tant de fruits de componction dans les âmes. Le XVIe siècle vit renaître la fréquente communion\, par l’influence principale de saint Ignace de Loyola et de sa Compagnie. Au XVIIe fut promulgué le culte du sacré Cœur de Jésus\, qui s’établit dans le siècle suivant. Au XIXe\, la dévotion à la très sainte Vierge a pris des accroissements et une importance qui sont un des caractères surnaturels de notre temps. Le saint Rosaire\, le saint Scapulaire\, que nous avaient légués les âges précédents\, ont été remis en honneur ; les pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu\, suspendus par les préjugés jansénistes et rationalistes\, ont repris leur cours ; l’ Archiconfrérie du Saint-Cœur de Marie a étendu ses affiliations dans le monde entier ; des prodiges nombreux sont venus récompenser la foi rajeunie ; enfin pour terminer : le triomphe de l’immaculée Conception\, préparé et attendu dans des siècles moins favorisés. \nMais la dévotion envers Marie ne pouvait se développer ainsi sans amener avec elle le culte fervent de saint Joseph. Marie et Joseph ont une part trop intime dans le mystère de l’Incarnation\, l’une comme Mère du Fils de Dieu\, l’autre comme gardien de l’honneur de la Vierge et Père nourricier de !’Enfant-Dieu\, pour que l’on puisse les isoler l’un de l’autre. Une vénération particulière envers saint Joseph a donc été la suite du développement de la piété envers la très sainte Vierge. \nTitres de saint Joseph à notre dévotion \nMais la dévotion à l’égard de l’Époux de Marie n’est pas seulement un juste tribut que nous rendons à ses prérogatives ; elle est encore pour nous la source d’un secours nouveau aussi étendu qu’il est puissant\, \n \nayant été déposé entre les mains de saint Joseph par le Fils de Dieu lui-même. Écoutez le langage inspiré de l’Église dans la Liturgie : « O Joseph\, l’honneur des habitants du ciel\, l’espoir de notre vie ici-bas\, le soutien de ce monde » ! (Caelitum\, Joseph\, decus atque nostrae Certa spes vitae\, columenque mundi. : Hymne des Laudes de la Solennité de saint Joseph.)  Quel pouvoir dans un homme ! Mais aussi cherchez un homme qui ait eu avec le Fils de Dieu sur la terre des rapports aussi intimes que Joseph. Jésus daigna lui être soumis ici-bas ; au ciel\, il tient à glorifier celui dont il voulut dépendre\, et à qui il confia son enfance avec l’honneur de sa Mère. Il n’est donc pas de limites au pouvoir de saint Joseph ; et la sainte Église nous invite aujourd’hui à recourir avec une confiance absolue à ce toutpuissant Protecteur. Au milieu des agitations terribles auxquelles le monde est en proie\, que les fidèles l’invoquent avec foi\, et ils seront protégés. En tous les besoins de l’âme et du corps\, en toutes les épreuves et toutes les crises que le chrétien peut avoir à traverser\, dans l’ordre temporel comme dans l’ordre spirituel\, qu’il ait recours à saint Joseph\, et sa confiance ne sera pas trompée. Le roi de l’Egypte disait à ses peuples affamés : « Allez à Joseph » (1 Gen.\, XLI\, 55.) ; le Roi du ciel nous fait la même invitation ; et le fidèle gardien de Marie a plus de crédit auprès de lui que le fils de Jacob\, intendant des greniers de Memphis\, n’en eut auprès de Pharaon. \nLa révélation de ce nouveau refuge préparé pour les derniers temps a été d’abord communiquée\, selon l’usage que Dieu garde pour l’ordinaire\, à des âmes privilégiées auxquelles elle était confiée comme un germe précieux ; ainsi en fut-il pour l’institution de la fête du Saint Sacrement\, pour celle du sacré Cœur de Jésus\, et pour d’autres encore. Au XVIe siècle\, sainte Thérèse\, dont les écrits étaient appelés à se répandre dans le monde entier\, reçut dans un degré supérieur les communications divines à ce sujet\, et elle consigna ses sentiments et ses désirs dans sa Vie écrite par elle-même. \nSainte Thérèse et saint Joseph  \n \nVoici comment s’exprime sainte Thérèse : « Je pris pour avocat et pour protecteur le glorieux saint Joseph\, et je me recommandai très instamment à lui. Son secours éclata de la manière la plus visible. Ce tendre père de mon âme\, ce bien-aimé protecteur se hâta de me tirer de l’état où languissait mon corps\, comme il m’a arrachée à des périls plus grands d’un autre genre\, qui menaçaient mon honneur et mon salut éternel. Pour comble de bonheur\, il m’a toujours exaucée au delà de mes prières et de mes espérances. Je ne me souviens pas de lui avoir jamais rien demandé jusqu’à ce jour\, qu’il ne l’ait accordé. Quel tableau je mettrais sous les yeux\, s’il m’était donné de retracer les grâces insignes dont Dieu m’a comblée\, et les dangers\, tant de l’âme que du corps\, dont il m’a délivrée par la médiation de ce bienheureux saint ! Le Très-Haut donne seulement grâce aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph\, je le sais par expérience\, étend son pouvoir à tous. Notre-Seigneur veut nous faire entendre par là que\, de même qu’il lui fut soumis sur cette terre d’exil\, reconnaissant en lui l’autorité d’un père nourricier et d’un gouverneur\, de même il se plaît encore à faire sa volonté dans le ciel\, en exauçant toutes ses demandes. C’est ce qu’ont vu comme moi\, par expérience\, d’autres personnes auxquelles j’avais conseillé de se recommander à cet incomparable Protecteur ; aussi le nombre des âmes qui l’honorent commence-t-il à être grand\, et les heureux effets de sa médiation confirment de jour en jour la vérité de mes paroles » (Vie de sainte Thérèse. Traduction de Bouix\, p. 64.). \nC’est pour répondre à de nombreux désirs et à la dévotion du peuple chrétien que\, le ro septembre 1847\, Pie IX étendit à l’Église universelle la fête du Patronage de saint Joseph qui avait été concédée à l’Ordre des Carmes et à quelques Églises particulières. Plus tard\, Pie X devait élever cette fête au rang des plus grandes solennités en la dotant d’une Octave. \nMettons donc notre confiance dans le pouvoir de l’auguste Père du peuple chrétien\, Joseph\, sur qui tant de grandeurs ont été accumulées afin qu’il répandît sur nous\, dans une mesure plus abondante que les autres saints\, les influences du mystère de l’Incarnation dont il a été\, après Marie\, le principal ministre sur la terre. \nLa Messe \nEn cette fête dédiée à saint Joseph comme Protecteur des fidèles\, la sainte Église\, par !’Introït\, nous fait chanter les paroles dans lesquelles David exprime la confiance qu’il a placée dans la Protection du Seigneur. Saint Joseph est le ministre de cette protection divine\, et Dieu nous la promet\, si nous nous adressons à son incomparable serviteur. \nIntroït : « Le Seigneur est notre secours et notre protecteur ; en lui notre cœur se réjouira\, et nous avons espéré en son saint Nom. Alléluia\, alléluia. Ps. O vous qui régissez Israël\, jetez un regard sur nous ; c’est vous qui avez conduit Joseph comme votre brebis fidèle. Gloire au Père. Le Seigneur. » \nDans la Collecte\, l’Église relève le choix que Dieu a voulu faire de saint Joseph pour Époux de Marie\, et elle nous apprend que ce choix a eu pour effet de nous assurer en lui un Protecteur\, qui répondra toujours à nos hommages par son intercession toute-puissante. \nCollecte : « O Dieu\, qui\, par une providence ineffable\, avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être !’Époux de votre très sainte Mère ; faites\, s’il vous plaît\, que nous qui le vénérons comme notre Protecteur sur la terre\, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans les cieux ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen. » \nÉpître Lecture du livre de la Genèse (XLIX\, 22-26) : « Mon fils Joseph a été élevé en gloire ; sa puissance va toujours croissant ; il est beau et plein de charmes ; les jeunes filles ont couru sur les galeries pour \n \nle voir. Mais avant ses grandeurs\, ses frères l’avaient poursuivi avec malice\, et lui avaient suscité des rixes ; dans leur envie\, ils lui lançaient des traits. Mais son arc tendu est demeuré dans sa force ; les chaînes qui liaient ses bras et ses mains ont été déliées par la main du toutpuissant Dieu de Jacob ; et il est sorti de là pour être le pasteur d’un peuple et la force d’Israël. O mon fils\, le Dieu de ton père sera ton protecteur\, le Tout-Puissant te comblera de ses bénédictions du haut du ciel ; le sol que tu habiteras sera arrosé par les sources qui procèdent de l’abîme des eaux\, pour être aussi une bénédiction ; et tu seras béni également dans la fécondité des mères. Les bénédictions que répand sur toi ton père surpassent celles qu’il a reçues de ses aïeux ; et elles seront sur toi\, jusqu’à ce que s’accomplisse le désir des collines éternelles. Que ces bénédictions se répandent sur la tête de Joseph\, sur la tête de celui qui est comme le Nazaréen au milieu de ses frères. » \nCette magnifique prophétie de Jacob mourant\, et révélant à son fils Joseph le sort glorieux qui l’attend dans sa personne et dans ses enfants\, vient à propos en ce jour pour nous rappeler les relations que saint Bernard a si éloquemment relevées entre les deux Joseph. Nous les avons signalées au 19 mars\, et le lecteur a pu se convaincre que le premier Joseph fut le type du second. \nLe vieux Patriarche\, après avoir prophétisé la destinée de ses dix premiers enfants\, s’arrête avec complaisance sur le fils de Rachel. Après avoir loué sa beauté\, il rappelle les persécutions auxquelles il fut en butte de la part de ses frères\, et les voies merveilleuses par lesquelles Dieu le délivra de leurs mains\, et le conduisit à la puissance. De là Jacob montre ce fils de sa tendresse élevé en gloire\, et devenu le type du second Joseph. Qui a mérité plus que l’Époux de Marie\, le Protecteur des fidèles\, d’être appelé « le Pasteur d’un peuple et la force d’Israël » ? Nous sommes tous sa famille : il veille sur nous avec amour ; et dans nos tribulations\, nous pouvons appuyer sur lui notre confiance\, comme sur un roc inébranlable. L’héritage de saint Joseph est l’Église\, que les eaux du Baptême arrosent sans cesse et rendent féconde ; c’est là qu’il exerce son pouvoir bienfaisant sur ceux qui se confient en lui. Jacob promet au premier Joseph d’immenses bénédictions\, dont l’effet durera jusqu’au jour où le Sauveur promis « descendra des collines de l’éternité ». Alors commencera le ministère du second Joseph\, ministère de secours et de protection\, qui durera jusqu’au second avènement du Fils de Dieu. Enfin\, si le premier Joseph est présenté dans la prophétie comme Nazaréen\, c’est-à-dire consacré à Dieu et saint au milieu de ses frères\, le second remplira l’oracle plus littéralement encore ; car non seulement sa sainteté dépassera celle du fils de Jacob\, mais sa demeure sera Nazareth. C’est là qu’il habitera avec Marie\, là qu’il reviendra au retour de l’Égypte\, là qu’il achèvera sa sainte carrière ; enfin pour y avoir habité avec lui\, son fils adoptif\, Jésus\, Verbe éternel\, « sera appelé Nazaréen » (1 S. Matth.\, II\, 23.). \nDans le premier Verset alléluiatique on entend la voix de saint Joseph. Il invite les fidèles à recourir à lui\, et leur promet un prompt secours. Dans le second\, l’Église demande pour ses enfants qu’ils soient empressés à imiter la pureté de l’Époux de Marie\, en même temps qu’elle implore pour eux son Patronage. \nAlléluia\, alléluia : « De quelque tribulation qu’ils crient vers moi\, je les exaucerai\, et je serai leur protecteur à jamais. Alléluia.  \nFaites-nous\, ô Joseph\, couler une vie pure : qu’elle soit toujours en sureté sous votre patronage. Alléluia. » \n \nÉvangile\, suite du saint Évangile selon saint Luc (III\, 21-23) : « En ce temps-là\, il advint que dans les jours où tout le peuple venait recevoir le baptême de Jean\, Jésus lui-même\, ayant été baptisé et priant\, le ciel s’ouvrit ; et !’Esprit-Saint descendit sur lui sous la forme visible d’une colombe ; et une voix du ciel parla ainsi : « Vous êtes mon Fils bien-aimé ; en vous j’ai mis mes complaisances ». Et Jésus avait alors environ trente ans\, et il était regardé comme le fils de Joseph. » \n « Jésus était regardé comme le fils de Joseph » ! Ainsi l’amour filial de Jésus pour sa Mère\, les égards dus à l’honneur de la plus pure des vierges\, allèrent jusqu’à faire accepter au Fils de Dieu\, durant trente années\, le nom et l’extérieur de fils de Joseph. Joseph s’est entendu appeler père par le Verbe incréé dont le Père est éternel ; il a reçu d’un homme mortel les soins de l’enfance et les aliments dans ses premières années. Joseph a été le chef de la sainte famille de Nazareth\, et Jésus a reconnu son autorité. L’économie mystérieuse de l’Incarnation exigeait ces étonnantes relations entre le créateur et la créature. Mais si le Fils de Dieu assis à la droite de son Père a retenu la nature humaine indissolublement unie à sa personne divine\, il n’a pas non plus dépouillé les sentiments qu’il professa ici-bas envers les deux autres membres de la famille de Nazareth. Envers Marie sa Mère dans l’ordre de l’humanité\, sa tendresse filiale et ses égards n’ont fait que s’accroître ; mais nous ne pouvons douter que l’affection et la déférence qu’il eut pour son père d’adoption ne soient aussi représentées éternellement dans le cœur de l’Homme-Dieu. Nul mortel n’a eu avec Jésus des rapports aussi intimes et aussi familiers. Joseph\, par ses soins paternels envers le fils de Marie\, a fait ressentir la reconnaissance au Fils de l’Éternel ; il est juste de penser que des honneurs particuliers et un crédit supérieur dans le ciel ont acquitté cette reconnaissance. Telle est la croyance de l’Église\, telle est la confiance des âmes pieuses\, tel est le motif de l’institution de la solennité d’aujourd’hui. \nDans l’Offertoire formé des paroles du Psaume CXLVII\, Jérusalem\, c’est-à-dire l’Église\, est félicitée du soin que Dieu a pris d’elle\, en l’assurant contre ses ennemis par de forts remparts. La protection de saint Joseph est l’un des plus invincibles. \nOffertoire : « Jérusalem\, loue le Seigneur ; car c’est lui qui a fortifié les serrures de toutes tes portes\, qui a béni tes fils dans tes murs. Alléluia\, alléluia. » \n Dans la Secrète\, l’Église implore pour ses enfants la grâce d’imiter le détachement du charpentier de Nazareth. \nSecrète : « Soutenus par le patronage de !’Époux de votre très sainte Mère\, nous implorons\, Seigneur\, votre clémence\, afin que nos cœurs\, aidés de votre grâce\, arrivent à dédaigner toutes les choses terrestres\, et vous aiment d’une parfaite charité\, vous qui êtes le vrai Dieu\, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen. » \nL’Église suspend aujourd’hui la Préface du Temps pascal et la remplace par la formule d’action de grâces qu’elle emploie aux messes de saint Joseph. \nPréface : « Oui\, c’est pour nous une chose vraiment digne et juste\, équitable et salutaire\, de vous rendre grâces et toujours et partout\, ô Seigneur saint\, Père toutpuissant\, Dieu éternel : et tout spécialement de vous glorifier par les louanges qui conviennent\, de vous bénir\, de vous exalter\, en cette fête de saint Joseph\, l’homme juste que vous avez donné comme époux à la Vierge Mère de Dieu ; le serviteur et fidèle et prudent que vous avez établi sur votre propre famille\, pour veiller\, comme père\, sur votre Fils unique conçu sous l’ombre du Saint-Esprit\, le Christ Jésus notre Seigneur ; par qui les Anges louent votre majesté\, par qui les Dominations l’adorent\, les Puissances la révèrent en tremblant\, les Cieux et les Vertus des cieux ainsi que les Séraphins bienheureux la célèbrent de concert dans un commun transport ; eux tous à qui nous vous supplions de vouloir bien faire adjoindre nos voix\, vous disant en une confession de foi suppliante : Saint ! Saint ! Saint ! »  \nL’Antienne de la Communion est le passage de saint Matthieu dans lequel l’Évangéliste inscrit le titre glorieux de notre grand Protecteur : « Joseph\, époux de Marie »\, et le titre plus glorieux encore de Marie\, « de laquelle est né Jésus ». \nCommunion : « Jacob fut père de Joseph\, Époux de Marie\, de laquelle est né Jésus\, qui est appelé le Christ. Alléluia\, alléluia. » \nLa sainte Église demande dans la Postcommunion que saint Joseph\, notre Protecteur durant la vie présente\, veuille bien aussi intervenir dans l’intérêt de notre bonheur éternel. \nPostcommunion : « Ayant réparé nos forces à la source même du don divin\, nous vous demandons\, Seigneur notre Dieu\, qui nous faites jouir du patronage du bienheureux Joseph\, de nous rendre participants de la gloire céleste\, par ses mérites et son intercession. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. » \nPère et protecteur des fidèles\, glorieux Joseph\, nous bénissons notre mère la sainte Église qui\, dans ce déclin du monde\, nous a appris à espérer en vous. De longs siècles se sont écoulés sans que vos grandeurs \n \nfussent encore manifestées ; mais vous n’en étiez pas moins au ciel l’un des plus puissants intercesseurs du genre humain. Chef de la sainte famille dont un Dieu est membre\, vous poursuiviez votre ministère paternel à notre égard. Votre action cachée se faisait sentir pour le salut des peuples et des particuliers ; mais la terre éprouvait vos bienfaits\, sans avoir encore institué\, pour les reconnaître\, les hommages qu’elle vous offre aujourd’hui. Une connaissance plus étendue de vos grandeurs et de votre pouvoir\, la proclamation de votre Patronage\, de votre Protectorat sur tous nos besoins\, étaient réservées à ces temps malheureux où l’état du monde aux abois appelle des secours qui ne furent pas révélés aux âges précédents. Nous venons donc à vos pieds\, ô Joseph ! afin de rendre hommage en vous à une puissance d’intercession qui ne connaît pas de limites\, à une bonté qui embrasse tous les frères de Jésus dans une même adoption. \nNous savons\, ô Marie\, qu’il vous est agréable de voir honorer l’Époux que vous avez aimé d’une incomparable tendresse. Vous accueillez avec une faveur particulière nos demandes\, lorsqu’elles vous sont présentées par ses mains. Les liens formés par le ciel à Nazareth subsisteront éternellement entre vous et Joseph ; et l’amour sans bornes que vous portez à votre Fils divin resserre encore l’affection que votre cœur si aimant conserve pour jamais à celui qui fut en même temps le nourricier de Jésus et le gardien de votre virginité. 0 Joseph\, nous sommes aussi les fils de votre épouse Marie ; prenez dans vos bras tous ces nouveaux enfants\, souriez à cette nombreuse famille\, et daignez accepter nos instances que la sainte Église encourage\, et qui montent vers vous plus pressantes que jamais. \nVous êtes « le soutien du monde\, columen mundi »\, l’un des appuis sur lesquels il repose ; car le Seigneur\, en vue de vos mérites et par déférence à votre prière\, le souffre et le conserve malgré les iniquités qui le souillent. Votre effort est grand\, ô Joseph\, en ces temps « où les saints manquent\, où les vérités sont diminuées » (1 Ps. XI\, 1.) ; il vous faut peser de tout le poids de vos mérites\, pour que le fléau de la divine balance n’incline pas du côté de la justice. Daignez\, ô Protecteur universel\, ne pas vous lasser dans ce labeur ; l’Église vous en supplie aujourd’hui. Le sol miné par la liberté effrénée de l’erreur et du mal est\, à chaque instant\, sur le point de fondre sous ses pieds ; ne vous reposez pas un instant\, et par votre intervention paternelle\, hâtez-vous de lui préparer une situation plus calme. \nAucune de nos nécessités n’est étrangère à votre connaissance ni à votre pouvoir ; les moindres enfants de l’Église ont droit de recourir à vous jour et nuit\, assurés de rencontrer près de vous l’accueil d’un père tendre et compatissant. Nous ne l’oublierons pas\, ô Joseph ! Dans tous les besoins de nos âmes\, nous nous adresserons à vous. Nous vous demanderons de nous aider dans l’acquisition des vertus dont Dieu veut que notre âme soit ornée\, dans les combats que nous avons à soutenir contre notre ennemi\, dans les sacrifices que nous sommes si souvent appelés à faire. Rendez-nous dignes d’être appelés vos fils\, ô vous le Père des fidèles ! Mais votre souverain pouvoir ne s’exerce pas seulement dans les intérêts de la vie future ; l’expérience de tous les jours montre combien votre crédit est puissant pour nous obtenir la protection céleste dans les choses même du temps\, lorsque nos désirs ne sont pas contraires aux desseins de Dieu. Nous osons donc déposer entre vos mains tous nos intérêts de ce monde\, nos espérances\, nos vœux et nos craintes. Le soin de la maison de Nazareth vous fut confié ; veuillez être le conseil et le secours de tous ceux qui remettent entre vos mains leurs affaires temporelles. \n \nAuguste chef de la sainte Famille\, la famille chrétienne est placée sous votre garde spéciale ; veillez sur elle en nos temps malheureux. Répondez favorablement à ceux et à celles qui s’adressent à vous\, dans ces moments solennels où il s’agit pour eux de choisir l’aide avec lequel ils doivent traverser cette vie et préparer le passage à une meilleure. Maintenez entre les époux la dignité et le respect mutuel qui sont la sauvegarde de l’honneur conjugal ; obtenez-leur la fécondité\, gage des bénédictions célestes. Que vos clients\, ô Joseph\, aient en horreur ces infâmes calculs qui souillent ce qu’il y a de plus saint\, attirent la malédiction divine sur les races\, et menacent la société d’une ruine à la fois morale et matérielle. Dissipez des préjugés aussi honteux que coupables\, remettez en honneur cette sainte continence dont les époux chrétiens doivent toujours conserver l’estime\, et à laquelle ils sont tenus de rendre souvent hommage\, sous peine de ressembler à ces païens dont parle !’Apôtre\, « qui ne suivent que leurs appétits\, parce qu’ils ignorent Dieu » (I Thess.\, IV\, 5.). \nUne dernière prière encore\, ô glorieux Joseph ! Il est dans notre vie un moment suprême\, moment qui décide de tout pour l’éternité : c’est celui de notre mort. Nous nous sentons cependant portés à l’envisager avec moins d’inquiétude\, lorsque nous nous souvenons que la divine bonté en a fait l’un des principaux objets de votre souverain pouvoir. Vous avez été investi du soin miséricordieux de faciliter au chrétien qui recourt à vous le passage du temps à l’éternité. C’est à vous\, ô Joseph\, que nous devons nous adresser pour obtenir une bonne mort. Cette prérogative vous était due\, à vous dont l’heureuse mort\, entre les bras de Jésus et de Marie\, a fait l’admiration du ciel\, et l’un des plus sublimes spectacles qu’ait offert la terre. Soyez· donc notre recours\, ô Joseph\, à ce solennel et dernier instant de notre vie terrestre. Nous espérons en Marie\, que nous supplions chaque jour de nous être propice à l’heure de notre trépas ; mais nous savons que Marie se réjouit de la confiance que nous avons en vous\, et que là où vous êtes\, elle daigne être aussi. Fortifiés par l’espérance en votre paternelle bonté\, ô Joseph\, nous attendrons avec calme cette heure décisive ; car nous savons que si nous sommes fidèles à vous la recommander\, votre secours nous est assuré.
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SUMMARY:Sainte Catherine de Sienne (1347 – 1380)
DESCRIPTION:Vierge\, Tertiaire de l’Ordre dominicain \nLa Messe \nIntroït : « Il m’est doux de m’attacher à Dieu\, de mettre mon espérance dans le Seigneur Dieu. Ma chair et mon cœur en défaillent. Dieu est le Dieu de mon cœur\, ma part à moi pour l’éternité. — Que le Dieu d’Israël est bon pour ceux qui ont le cœur droit ! » \nNous saluons avec la plus tendre vénération notre bienheureuse mère\, sainte Catherine de Sienne. Notre mère à tous\, car\, par un dessein merveilleux de la Providence\, Catherine de Sienne\, une simple tertiaire\, fut suscitée de Dieu pour rendre à ¡’Ordre de Saint-Dominique\, une vie nouvelle\, la vie de sa première jeunesse. \nAussi porte-t-elle en son âme les deux caractères essentiels de la famille dominicaine : la contemplation et l’action. Et\, chez Catherine de Sienne\, ces deux caractères sont resplendissants. Elle les reproduit avec une telle intensité\, que les regards en sont éblouis. \nCatherine\, dès son plus jeune âge\, entend la voix de Jésus qui l’appelle à la vie intérieure\, qui la sollicite de se donner à lui sans réserve. Et en même temps\, il se montre à elle\, la tiare en tête\, revêtu des ornements pontificaux\, pour lui indiquer quel sera le fruit de cette vie intérieure : le salut de l’Église. Les deux paroles du Christ vont de pair : la parole du dedans qui forme l’âme de Catherine sur l’image de Jésus crucifié ; la parole du dehors qui lui dit : Va ! sauve les âmes\, voyage\, prêche\, aux Papes\, aux cardinaux\, ramène à Rome mon Vicaire. \nMission étonnante dans une humble fille\, mais mission conforme à ce qu’elle est comme tertiaire dominicaine. Tout l’esprit de saint Dominique repose dans l’âme de \n \nCatherine. Elle est\, à son époque\, tout l’Ordre des Prêcheurs. \nAussi quelle contemplation ! Comme Catherine s’attache à Dieu ! Comme elle vit de Dieu ! Qui eut plus qu’elle les tendresses de Jésus ? Il la forme lui-même\, il lui apprend à lire et à écrire ; il récite l’office divin avec elle ; il l’incorpore avec une violence inouïe à sa douloureuse Passion ; il imprime sur ses membres les stigmates de ses blessures ; il lui prend son cœur et met le sien à sa place ; il célèbre avec elle des noces mystérieuses\, symbole énergique de leur amour mutuel. Catherine en défaille de douceur. Sa vie\, cette vie qui n’est plus qu’une souffrance perpétuelle\, elle la répand goutte à goutte pour le salut de l’Église. Ce n’est vraiment plus elle qui vit\, c’est le Christ qui vit\, qui agit\, qui parle en elle. Aussi tout l’enfer l’assaille ; elle est en but à toutes les fureurs du démon\, qui voit en cette petite femme son adversaire le plus terrible. \nC’est pourquoi\, nous demandons dans l’oraison la force de le vaincre nous-mêmes\, pour faire triompher le Christ en nous et autour de nous. \n \nOraison : « Dieu\, qui avez décoré la bienheureuse Catherine du privilège spécial de la virginité et de la patience ; qui lui avez accordé de triompher des attaques des mauvais Esprits\, et de demeurer invincible dans l’amour de votre nom\, faites\, nous vous en prions\, que\, à son exemple\, foulant aux pieds l’iniquité du monde\, nous triomphions de toutes les embûches de nos ennemis et que nous arrivions en toute sécurité à jouir de votre gloire. » \nÉpître de saint Paul aux Galates\, c. 6 : « Frères\, pour moi\, puissé-je ne me glorifier en rien\, si ce n’est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ\, par lequel le monde a été crucifié pour moi et moi pour le monde. Car dans le Christ Jésus\, la circoncision n’est rien ni non plus l’incirconcision : il n’y a plus qu’une nouvelle créature. Tous ceux qui s’attacheront à cette règle\, paix sur eux et miséricorde\, ainsi que sur l’Israël de Dieu. Désormais\, que personne ne me cause d’ennuis. Car je porte dans mon corps les marques de Jésus. La grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit\, Frères. Amen. » \nC’est aux Judaïsants que Paul s’adresse\, à ceux qui voulaient continuer à observer la loi mosaïque\, tout en étant chrétiens. C’est fini ! dit saint Paul. Nous avons le Christ\, nous vivons du Christ. Notre marque distinctive à nous n’est pas la circoncision ou l’incirconcision\, c’est la Croix de Jésus. Cette marque\, je la porte\, ce sont les tourments que j’endure pour lui. Voilà les vrais stigmates du Christ\, les stigmates essentiels\, ceux que tout chrétien doit porter en lui- même\, selon les desseins de la Providence. Il faut\, pour être vraiment chrétien\, participer à la Passion de Jésus. C’est à tous que l’Apôtre écrit : Si vous voulez être glorifiés avec le Christ\, soyez crucifiés avec lui. Et les stigmates miraculeux de sainte Catherine\, comme de saint François\, ne sont que la consécration solennelle de l’incorporation déjà faite à Jésus crucifié. Ils ne la donnent pas\, si ce n’est comme signe extérieur\, ils la confirment et attestent au dehors la vie de souffrance intense\, de ceux qui en sont favorisés. \nGraduel\, en dehors du Temps Pascal : « Comme l’étoile du matin\, dans la brume légère\, comme le soleil resplendissant\, ainsi brilla Catherine dans le temple de Dieu. — \n \nAux jours de sa vie\, les sources d’eau jaillirent en abondance\, elles devinrent aussi vastes que les flots de la mer. » \nAlléluia\, alléluia : « Catherine est plus brillante que toutes les étoiles ; elle est l’honneur éternel des vierges. » \nTrait\, pour le Temps de la Septuagésime : « Ma chair et mon cœur défaillent\, Dieu de mon cœur\, vous êtes ma part\, ô Dieu\, pour l’éternité. — Mon âme s’est fondue de délices\, au son de la voix de mon Bien-aimé. — Il m’a introduite dans son cellier\, il m’a placée sous l’étendard de son amour. — Soutenez-moi avec des fleurs\, soutenez-moi avec des fruits\, car je languis d’amour. — Il a placé sa main gauche sous ma tête\, et sa main droite m’enlace. » \nDouceurs de l’amour de Dieu que savourait Catherine dans ses ravissements. Jamais\, nous ne saurons en ce monde la tendresse de Dieu. Si notre tendresse à nous\, chétives créatures\, nous émeut délicieusement jusqu’à nous faire oublier tout ce qui est en ce monde\, jusqu’à ravir notre pauvre cœur avec tant de joie qu’il pourrait en éclater\, que doit être la tendresse de Dieu ! La nôtre n’est qu’une image de la sienne\, et cependant elle nous semble déjà si douce. \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 13 : « En ce temps-là\, Jésus dit à la foule cette parabole : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé\, qu’un homme sème dans son champ. C’est la plus petite des semences\, mais quand elle croît\, elle devient le plus grand des légumes\, comme un arbre où les oiseaux du ciel viennent et se reposent sur ses branches.\nIl leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à la levure qu’une femme met dans trois mesures de farine\, jusqu’à ce que le tout soit levé\, Jésus leur dit toutes ces choses en paraboles\, et il ne leur parlait pas sans paraboles\, afin que fût accompli ce qui avait été dit par un prophète : je parlerai en paraboles et je révélerai les choses cachées depuis la création du monde.» \n \nCe grain de sénevé\, qui le fut plus que Catherine de Sienne ? Comment cette fille du teinturier de Sienne\, sans instruction\, sans ressources\, a-t-elle pu prendre dans l’Église\, dans les affaires les plus graves de l’Église\, une place prépondérante ? Car\, Catherine n’avait rien en elle pour cette mission inouïe et de plus\, elle suscita autour d’elle\, même chez les meilleurs\, toutes les contradictions. Mais\, précisément\, elle avait conscience d’être ce petit grain de sénevé\, c’est- à-dire rien. Toute sa force d’activité publique vient de là. Elle parle au nom du Christ\, elle voyage au nom du Christ\, elle enseigne au nom du Christ. Si elle va comme ambassadrice de Florence à Avignon\, auprès de Grégoire XI\, c’est au nom du Christ ; et quand\, malgré les fureurs de ses adversaires\, elle dit nettement à Grégoire XI que Dieu lui ordonne de retourner à Rome\, elle le fait au nom du Christ Rien ne la rebute\, rien ne l’arrête\, si bien que le Pape Urbain VI\, l’ayant entendue dans une réunion des cardinaux\, leur dit : Cette petite femme nous fait honte. Le Christ vit en Catherine\, elle disparaît en lui. Aussi quand elle voit la désolation de l’Église\, ce schisme qui allait ravager la chrétienté\, Catherine ne peut plus vivre. Tous les jours elle se rend au tombeau de saint Pierre et là\, effondrée devant les restes du premier Pape\, dévorée par la fièvre et la douleur\, si menue dans sa détresse et son agonie qu’elle ne paraît plus qu’une pauvre petite forme blanche\, elle s’offre en victime d’expiation. C’est le crucifiement pour Catherine ; c’est la mort angoissée comme celle de son Maître. Comme lui\, elle meurt pour le salut du monde\, là-bas\, dans une maison\, près de l’église de la Minerve\, l’église de son Ordre. \nOffertoire : « Je dis la vérité devant le Christ et je ne mens pas : ma tristesse est profonde et la douleur m’étreint continuellement le cœur. Je voudrais être anathème loin du Christ pour mes frères. » \nAnathème ! Séparée du Christ\, ô Catherine\, vous ne le pourriez pas. Votre cœur en mourrait. \nSecrète : « Recevez\, Seigneur\, avec bonté\, les offrandes que nous vous présentons en l’honneur de la bienheureuse vierge Catherine\, et\, par ses mérites et son intercession\, faites-nous parvenir à votre joie. » \nCommunion : « Ma fille\, vous êtes bénie par le Seigneur Dieu très haut\, au-dessus de toutes les femmes\, car il a glorifié si magnifiquement votre nom sur la terre\, que jamais votre louange ne cessera parmi les hommes. » \nEn effet\, après plusieurs siècles\, le nom de Catherine demeure aussi glorieux qu’au premier jour. Elle mourut le 29 avril 1380\, à l’âge de trente-trois ans. Ses restes\, inhumés \n \ndans le cimetière des Dominicains de la Minerve\, sauf sa tête que le bienheureux Raymond de Capoue\, son confesseur\, transporta lui-même à Sienne\, furent glorifiés par tant de miracles que l’Église plaça Catherine sur les autels. Elle repose aujourd’hui sous l’autel majeur de la Minerve. Mais le Saint-Siège\, se souvenant des services incomparables rendus par Catherine de Sienne à la papauté\, l’a déclarée patronne secondaire de Rome. \nC’est autour de Catherine de Sienne que se forma le premier groupe des Réformateurs de l’Ordre\, qui eut pour chef le bienheureux Raymond de Capoue\, son confesseur et son historien. \nA ce titre\, Catherine\, simple tertiaire\, est devenue comme une seconde fondatrice de l’Ordre. Et c’est ainsi que nous la vénérons. A son école tous\, Frères et Sœurs\, nous pouvons apprendre ce qu’est l’Ordre de Saint-Dominique : sa contemplation profonde\, sa pauvreté\, sa pénitence\, son activité incessante pour le salut des âmes\, pour l’enseignement et la défense de la foi. Les écrits de Catherine nous donnent ce sens profond de la vocation dominicaine. Que celui qui lit\, comprenne.
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SUMMARY:Saint Pierre de Vérone (1203 - 1252)
DESCRIPTION:Martyr de l’Ordre dominicain \nLa Messe \nIntroït : « Dieu\, vous m’avez sauvé de l’assemblée des méchants\, alléluia ; de la foule de ceux qui commettent l’iniquité\, alléluia\, alléluia. — Dieu\, exaucez la prière que je vous adresse\, sauvez mon âme de la terreur de l’ennemi. » \nPierre de Vérone\, naquit en cette ville\, l’an 1203\, d’une famille hérétique. \nSous le nom de Vaudois\, Patarins\, Cathares\, de nombreux hérétiques s’étaient séparés de l’Église et infestaient de leurs doctrines perverses\, aussi immorales que fausses\, la Haute- Italie. Cependant il faut croire qu’au foyer familial de Pierre\, il y avait une influence catholique importante et active\, car il fut baptisé et instruit dans la doctrine catholique. Aussi l’introït est-il bien choisi pour ce futur martyr de la foi que la grâce de Dieu protégea dès son berceau et sauva de l’hérésie. \nA l’âge de 15 ans\, cette même influence qui nous est inconnue envoya Pierre à l’Université de Bologne. Il était sauvé. Car\, à 15 ans\, c’est l’heure où l’intelligence éveillée interroge\, où elle cherche\, où elle reçoit comme une cire vierge\, les premières impressions\, les plus profondes\, qui pourront se ternir sous la poussière du chemin mais qui\, à certains jours\, surtout aux derniers\, reparaissent plus nettes\, plus précises\, souvent plus aimées. C’est l’heure décisive où le sillon se referme sur le bon ou le mauvais grain : la moisson en dépend. Aussi\, comme les mères doivent choisir le semeur ! \nA Bologne\, outre l’étude salutaire\, Pierre trouva saint Dominique. Il bouleversait alors l’Université par sa parole de feu et entraînait à sa suite\, pour la défense de la foi\, les \n \nâmes généreuses. \nCette idée profondément évangélique s’empara de Pierre de Vérone. Enseigner la foi\, prêcher la foi\, dans la pauvreté et la pénitence\, avec la science sans limite\, fut pour lui l’idéal le plus parfait. La sainteté de Dominique\, sa simplicité\, sa bonté l’attirèrent. Il reçut de ses mains l’habit de l’Ordre nouveau. Pierre avait 18 ans. C’était en 1221\, peu avant le deuxième Chapitre général\, peu avant la mort de saint Dominique. De sorte que l’on peut dire que Pierre de Vérone fut le Benjamin du saint Patriarche. En tout cas\, en lui donnant l’habit de son Ordre\, Dominique consacrait de ses mains le Prince des Défenseurs de la foi. \nToute la vie de Pierre de Vérone se résume dans ce titre. \nOraison : « Accordez-nous\, Dieu tout-puissant\, que nous soyons vraiment dévoués à la foi du bienheureux Pierre\, votre martyr\, qui\, pour la propagation de cette même foi\, a mérité de recevoir la palme du martyre. » \nÉpitre de saint Paul à Timothée\, II\, c. 2 : « Très cher\, que personne combattant pour Dieu ne se préoccupe des occupations ordinaires de la vie civile\, s’il veut plaire à celui qui l’a pris à son service. Car celui qui combat dans l’arène ne peut être couronné que s’il a lutté selon les règles fixées. Le laboureur qui travaille jouit le premier des fruits de la récolte. Comprends bien ce que je dis. Le Seigneur te donnera du reste l’intelligence de tout. Rappelle-toi que le Seigneur Jésus-Christ\, né de la race de David\, est ressuscité des morts\, selon mon – évangile\, pour lequel je souffre jusqu’à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas enchaînée. Aussi je supporte tout à cause des élus\, afin que\, eux également\, puissent obtenir le salut et la gloire éternelle qui nous viennent du Christ Jésus. » \n« La parole de Dieu n’est pas enchaînée. » \nElle ne s’enchaîne pas. Pierre de Vérone en est une preuve éclatante. \n \nChargé de défendre la foi dans la Haute-Italie contre les entreprises violentes des hérétiques\, il accepta la lutte avec intrépidité. Rien ne put jamais le faire reculer. Partout il prêche\, dans les églises et les places publiques. Autour de lui la foule est souvent hostile : elle ne lui ferme pas la bouche. Les retours à la foi catholique sont si nombreux que les adversaires prennent peur : « Ce sera bien plus merveilleux encore après ma mort »\, leur crie Pierre de Vérone. Car il sait sa destinée. Et de fait\, un jour qu’il allait de Côme à Milan\, des assassins se postent sur la route pour le tuer. Il faut faire taire à tout prix ce redoutable prédicateur. Ils lui fendent le crâne d’un coup de hache et le martyr tombe baigné dans son sang. Mais\, avant de mourir\, Pierre se redresse\, il trempe son doigt dans son sang et écrit sur terre avec ce sang : Credo ! Je crois ! \nAlléluia\, alléluia : « Heureux\, celui qui\, par sa vertu a remporté trois fois le triomphe\, sous l’étendard de saint Dominique. » \nCe triple triomphe correspond aux trois couronnes dont la tête de Pierre de Vérone est ornée : il est docteur\, vierge et martyr. \nAinsi l’ont acclamé les foules au moyen âge ; ainsi l’ont représenté les peintres les plus célèbres. Car Pierre de Vérone\, ou comme l’on disait alors Pierre Martyr\, fut un des Saints les plus populaires du moyen âge. On le voit sur un nombre considérable de tableaux\, portant sur sa tête la hache qui le frappa. \nÉvangile selon saint Luc\, c. 9 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut me suivre\, qu’il se renonce soi-même\, qu’il porte sa croix tous les jours et me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; mais celui qui la perdra pour moi\, la sauvera. En effet\, que sert à l’homme de gagner l’univers s’il se perd lui-même et fait tort à sa personne ? Car celui qui rougira de moi et de mes paroles\, le Fils de l’homme rougira aussi de lui quand il viendra dans sa majesté\, la majesté de son Père et des saints Anges. » \nOn a le choix : Rougir du Christ\, pour sauver sa vie ou perdre la vie pour lui demeurer fidèle. Mais pour donner sa vie par le martyre\, il faut l’avoir donnée déjà par l’amour. Qui ne vit pas ordinairement de Dieu\, qui ne le préfère pas à tout dans sa conduite ordinaire\, comment pourra-t-il\, sans miracle\, mourir pour lui ? On meurt pour qui l’on aime. Et c’est pourquoi Notre-Seigneur unit les deux enseignements : le renoncement à soi-même pour lui et la mort pour lui. Les deux vont ensemble. \nOffertoire : « Seigneur\, vous avez posé sur sa tête une couronne enrichie de pierres précieuses. Il vous a demandé la vie\, vous la lui avez donnée\, alléluia. » \nVie pour vie ! Pierre de Vérone a donné sa vie humaine\, tout son sang pour Dieu. Dieu\, en retour\, lui donne sa vie divine pour l’éternité. \nCette tête « couronnée de pierres précieuses » je l’ai souvent vénérée\, à Milan\, dans l’ancienne église dominicaine de Saint-Eustorge. Relique vénérable devant laquelle \n \nl’âme s’absorbe dans la prière. Elle est placée dans un tabernacle sur l’autel. Mais\, devant\, dans la chapelle\, un splendide sarcophage contient les restes du vaillant martyr. \nMoins d’un an après son martyre\, Pierre de Vérone fut canonisé\, par le Pape Innocent IV\, à Pérouse\, le 9 mars 1253. \nSecrète : « Seigneur\, exaucez avec bonté\, par l’intercession du bienheureux Pierre\, votre martyr\, les prières que nous vous présentons et gardez sous votre protection les champions de la foi. » \nCes « pugiles fidei ou champions de la foi » sont les Prêcheurs\, les Frères de Pierre Martyr. Titre à jamais glorieux que leur donna prophétiquement le Pape Honorius III\, dans la bulle qui approuvait l’Ordre de Saint-Dominique. Que Pierre leur donne à tous sa vaillance de foi et de charité. \nCommunion : « Je suis la vraie vigne\, et vous les rameaux. Celui qui demeure en moi et moi en lui\, porte beaucoup de fruits\, alléluia. » \n \nPostcommunion : « Seigneur\, que les Sacrements que nous avons reçus\, protègent vos serviteurs et\, par l’intercession du bienheureux Pierre\, votre martyr\, qu’ils les gardent contre toute adversité. » \nSignalons un des fruits les plus magnifiques du martyre de Pierre de Vérone. \nC’est la conversion de son assassin Carino. Il s’enfuyait\, poursuivi par les officiers de la force publique\, quand il parvint à se réfugier comme un inconnu\, à l’hôpital de Forli. Bientôt réduit à l’extrémité\, il se confessa à un Père Dominicain. Pierre de Vérone le guérit miraculeusement et de cette âme de brute il fit un Saint. Carino\, toujours inconnu\, prit l’habit de l’Ordre à Forli même\, où il vécut pendant quarante ans dans la plus rigoureuse pénitence. Le peuple l’appelait le Bienheureux. On déposa même ses restes\, plus tard\, dans le sarcophage du bienheureux Marcolin. Mais on sut\, avant qu’il terminât ses jours\, qu’il était l’assassin\, depuis longtemps pardonné\, de Pierre de Vérone. \nA Saint-Eustorge même\, dans une fresque représentant un groupe de Bienheureux dominicains\, on voyait\, la tête environnée de rayons\, le bienheureux Carino\, avec ce titre Petricida\, le meurtrier de Pierre. A deux pas\, le saint martyr reposait dans la gloire.
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SUMMARY:Saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1673 - 1713)
DESCRIPTION:Confesseur de l’Ordre dominicain \nMesse : Os justi \nOraison : « Dieu\, qui avez fait du bienheureux Louis-Marie\, votre confesseur\, un prédicateur illustre du mystère de la croix et du très saint Rosaire\, et qui\, par lui\, avez donné une nouvelle famille à votre Église\, accordez-nous\, par ses mérites et son intercession\, d’arriver à la récompense de la vie éternelle par la vie\, la mort et la résurrection de votre Fils unique. » \nÉvangile : « En ce temps-là\, le Seigneur choisit soixante-douze autres disciples\, qu’il envoya devant lui\, deux à deux\, dans toutes les villes et dans tous les lieux où il devait aller lui-même\, et il leur disait : La moisson est grande\, mais il y a peu d’ouvriers : priez donc le maître de la moisson d’y envoyer des ouvriers. Allez\, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni sac\, ni bourse\, ni chaussure\, et ne saluez personne en chemin. En quelque maison que vous entriez\, dites d’abord : que la paix soit dans cette maison ; et s’il s’y trouve quelque enfant de paix\, votre paix reposera sur lui ; autrement elle reviendra sur vous. Demeurez dans la même maison\, mangeant et buvant ce que vous y trouverez ; car celui qui travaille mérite un salaire. Ne passez point d’une maison à une autre ; et dans quelque ville que vous alliez\, si l’on vous reçoit\, mangez ce qu’on vous présentera ; guérissez les malades qui s’y trouveront\, et dites- leur : Le royaume de Dieu est près de vous. » \nLouis-Marie Grignion naquit de parents nobles et pieux\, le 31 janvier 1673\, en Bretagne\, au bourg de Montfort d’où il prit son nom. A l’âge de douze ans\, il fut mis au collège \n \ndes Jésuites à Rennes. Sa conduite y fut toujours telle que\, souvent\, ses maîtres le donnèrent en exemple à ses condisciples pour sa piété et son application. Après avoir achevé ses études de philosophie\, il fut reçu au petit séminaire de Saint-Sulpice à Paris et commença dès lors à être regardé comme un maître en toutes les vertus. \nÉlevé au sacerdoce\, il travailla aux missions et donna à Nantes\, à Paris et à Poitiers d’innombrables preuves de sa charité et de son zèle apostolique. Désireux de se dépenser davantage\, il résolut de prêcher le Christ aux peuples infidèles\, se rendit à Rome et s’ouvrit de son dessein à Clément XL Mais il entendit le Pape lui dire qu’il avait été élu par Dieu pour procurer le salut de la France\, plutôt que celui des peuples barbares\, et surtout pour lutter contre des erreurs grandissantes. Encouragé par ces paroles du Pontife et pourvu de la charge de Missionnaire Apostolique\, Louis-Marie revint en France où\, sa vie durant\, il se consacra à ce saint ministère. \nApôtre fameux de la Bretagne surtout\, saint Louis-Marie s’affilia par le Tiers Ordre à la famille dominicaine. Il prit à saint Dominique son mode apostolique de prédication et dans les innombrables missions qu’il prêchait\, il se servait avec le plus grand succès de la dévotion du saint Rosaire\, pour expliquer au peuple les mystères de la foi. Prédication simple\, mouvementée\, solide de doctrine\, ardente de piété qui secouait les âmes et les entraînait vers Dieu. A l’époque\, les Jansénistes rétrécissaient le Cœur de Dieu\, Louis-Marie\, lui\, l’élargit sans fin. Il montre au peuple la croix\, source de tous les pardons ; il leur montre le Rosaire\, appui inébranlable de toute espérance. Il est\, par sa vie\, par sa parole\, comme l’antithèse des Jansénistes. Ceux-ci ferment le ciel\, Louis-Marie l’ouvre à deux battants. Et c’est lui qui a le sens vrai de Dieu. \nDieu féconda si bien ces travaux apostoliques\, qu’il conduisit les pécheurs à la voie du salut\, les hérétiques au bercail du Christ\, les âmes pieuses aux chemins de la perfection\, les clercs à une discipline plus sainte\, en foules innombrables. Cependant\, pour assurer la durée aux fruits qu’il recueillait partout de ses labeurs\, il fonda deux Instituts : celui des « Missionnaires de la société de Marie »\, destinés à se consacrer aux missions ; et le second\, composé de pieuses vierges\, à qui il donna le nom « de la divine Sagesse »\, il le destina à porter secours aux pauvres dans tous leurs besoins. \n \nEnfin\, alors qu’il remplissait son ministère apostolique dans le village de Saint-Laurent-sur-Sèvre (situé autrefois dans le diocèse de La Rochelle et aujourd’hui dans celui de Luçon)\, il termina sa vie mortelle par une très sainte mort\, à l’âge de quarante-quatre ans\, le 28 avril 1716. Le renom de sainteté qu’il avait déjà de son vivant persista et\, après sa mort\, se répandit toujours davantage dans la France entière. Il s’y ajouta la gloire des miracles\, par lesquels la Toute-Puissance divine rendit son tombeau célèbre jusqu’à nos jours. \nC’est pourquoi Léon XIII\, en la cinquantième année de son Sacerdoce\, l’inscrivit solennellement au catalogue des Bienheureux le 22 janvier 1988 et Pie XII au catalogue des Saints le 20 juillet 1947. \nAvec la croix qui nous donne le Sang du Sauveur pour gage de salut ; avec le Rosaire\, qui nous assure de la protection maternelle de la Sainte Vierge\, qu’avons-nous à redouter ? Dieu nous tend les bras\, il les étend à l’infini. Qu’ils se referment sur nous ! Notre confiance doit demeurer inébranlable comme l’amour de Dieu. Son Cœur à lui n’a pas l’étroitesse du nôtre. La preuve en est que\, aussi misérables soyons-nous\, nous n’avons qu’à lui demander pardon pour obtenir sa miséricorde. Dieu nous aime\, il nous aime en Dieu\, sans mesure\, et non pas en Janséniste. C’est l’éternel honneur de saint Louis-Marie de l’avoir crié à tout venant.
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SUMMARY:Bienheureux Dominique et Grégoire (XIIIe siècle)
DESCRIPTION:  \nConfesseurs de l’Ordre dominicain \nMesse : Justus ut palma \nOraison : « Dieu\, dont la miséricorde n’a pas de borne\, nous vous prions humblement\, par l’intercession de vos confesseurs les bienheureux Dominique et Grégoire\, de nous délivrer du poids de nos péchés\, afin que nous obtenions la gloire qu’ils possèdent eux-mêmes. » \nCes deux Bienheureux vivaient à la fin du XIII” siècle\, dans la Province d’Espagne. Il leur arriva\, au cours de leurs prédications\, une singulière aventure. Ils se trouvaient en chemin\, à pied\, selon la règle\, lorsqu’un orage formidable éclata. Pour se mettre à l’abri\, ils se réfugièrent sous une roche. La foudre tomba dessus\, et les deux Bienheureux furent écrasés sous les pierres. Des signes merveilleux avertirent les habitants d’alentour\, qui déblayèrent les décombres et trouvèrent les deux corps. Dieu\, que Dominique et Grégoire servaient de tout leur cœur\, manifesta leur sainteté par des prodiges. \nLe Tout-Puissant ne permit pas que leur précieuse mort demeurât ignorée. En effet\, à l’apparition d’un signe merveilleux\, les habitants des environs accoururent\, déplacèrent les roches sous lesquelles gisaient les corps des bienheureux\, et trouvèrent leurs saintes dépouilles qu’ils transportèrent au bourg de Bésians\, dans le diocèse de Barbastro\, et ensevelirent avec honneur dans l’église paroissiale. A partir de ce moment\, les bienheureux Dominique et Grégoire furent honorés comme Saints\, et les habitants du pays commencèrent à invoquer leur patronage dans les difficultés. \nLe Souverain Pontife Pie IX\, sur avis de la Sacrée Congrégation des Rites\, approuva ce culte qui s’est développé sans interruption jusqu’à nos jours\, et accorda que leur fête\, avec office et messe\, fût célébrée chaque année par l’Ordre entier des Prêcheurs. \nIl lui plaît de prendre ses Saints comme il veut. Jourdain de Saxe se noie dans une tempête\, Dominique et Grégoire sont ensevelis par un coup de foudre. Le tout est d’être prêt. Le Maître ne nous a pas ménagé ses avertissements. Il nous répète à satiété dans l’Évangile : Soyez prêts ! Le Fils de l’homme viendra comme un voleur. Et\, de fait\, que de fois il vient sans qu’on l’attende. \nCeux-ci furent ensevelis sous les éboulis d’une roche par un coup de foudre\, d’autres périssent par des accidents imprévus. L’accident nous guette partout. Et l’accident c’est le voleur\, ministre inconscient de la volonté de Dieu. On ne voit que lui\, au-dehors\, et l’on oublie qu’en réalité\, dans le gouvernement de la Providence\, il n’y a pas d’accident. C’est l’instant décrété par elle de cette manière fortuite à nos yeux\, pas aux yeux de Dieu. Et même sans cet imprévu\, la mort subite\, ou la mort longuement préparée arrive quand nous y pensons le moins. Soyons prêts\, toujours prêts\, car le Seigneur est à la porte : un pas de plus et nous sommes avec lui. Il nous tend la main amicalement\, quand il lui plaît\, prenons-la avec joie. C’est la main de notre meilleur ami.
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SUMMARY:Saint Marc († 68)
DESCRIPTION:Évangéliste \nMesse : Protexisti \nOraison : « Dieu qui avez glorifié le bienheureux Marc\, votre évangéliste\, par la grâce de la prédication évangélique\, nous vous demandons de profiter toujours de son enseignement et d’être protégés par sa prière. » \nMarc\, « l’interprète de Pierre » c’est son titre apostolique dans l’Église. Quel est-il au juste\, on ne le sait pas. Mais ce que l’on sait\, c’est qu’il accompagna Pierre à Rome et que\, à la demande des premiers disciples de l’Apôtre\, Chef de l’Église\, il écrivit ce que Pierre disait. Son évangile est donc l’évangile de Pierre. Quand nous le lisons\, c’est Pierre que nous entendons. Nous assistons à ses entretiens à Rome avec les fidèles\, avides d’entendre raconter la vie\, la doctrine\, les miracles de bonté\, les souffrances de Jésus. Et Marc a tout dit. Il a insisté sur le reniement de Pierre. On sent que c’est Pierre qui raconte\, qui veut que l’on sache et sa faute et ses larmes. Ses larmes ! On les voit couler sur sa figure vénérable\, au récit de Marc. \nLecture du Prophète Ézéchiel\, c. 1 : « L’apparence des quatre animaux était celle-ci : Il y avait une figure d’homme et de lion à droite\, une figure de bœuf à gauche et une \n \nfigure d’aigle au-dessus de leurs têtes. Leurs ailes s’étendaient au-dessus. Deux de ces ailes se rejoignaient et deux couvraient leurs corps. Chacun d’eux marchait devant soi. Ils allaient où le souffle de l’Esprit les poussait et ne revenaient jamais en arrière. Et les animaux paraissaient\, à les voir\, comme des charbons ardents\, comme des lampes allumées. On voyait courir au milieu des animaux\, des flammes de feu\, des éclairs qui sortaient du feu. Et les animaux allaient et revenaient comme des éclairs fulgurants. » \nOn applique aux quatre Évangélistes cette vision d’Ézéchiel. A saint Marc revient le lion\, comme à saint Matthieu\, l’homme\, à saint Luc\, le bœuf\, et à saint Jean\, l’aigle. Quiconque a vu Venise ne peut oublier le lion de saint Marc. C’est lui\, qui vous accueille sur la place célèbre que ferment d’un côté le palais des Doges et la basilique de Saint-Marc\, noble entre toutes\, par sa magnificence. \nCe qui domine dans cette vision d’Ézéchiel\, c’est la lumière et le feu\, les éclairs fulgurants qui illuminent la marche des quatre animaux symboliques. Et c’est bien la lumière et le feu que Marc a répandu sur le monde\, en écrivant son Évangile. Il a fait connaître celui qui a dit : Je suis la lumière du monde et celui qui a apporté le feu de la charité. Par ses récits\, nous vivons de cette lumière et de cette charité ; nous connaissons le Fils de Dieu fait homme\, Jésus\, notre Sauveur. \nAlléluia\, alléluia : « Moi\, qui suis le Premier\, je dirai à Sion : Me voici et je donnerai à Jérusalem un évangéliste. » \nC’est Dieu qui parle à Isaïe\, qui annonce sa présence à Jérusalem et lui promet quelqu’un qui lui fera connaître la bonne nouvelle. \n \nÉvangile : « En ce temps-là\, le Seigneur choisit soixante-douze autres disciples\, qu’il envoya devant lui\, deux à deux\, dans toutes les villes et dans tous les lieux où il devait aller lui-même\, et il leur disait : La moisson est grande\, mais il y a peu d’ouvriers : priez donc le maître de la moisson d’y envoyer des ouvriers. Allez\, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni sac\, ni bourse\, ni chaussure\, et ne saluez personne en chemin. En quelque maison que vous entriez\, dites d’abord : que la paix soit dans cette maison ; et s’il s’y trouve quelque enfant de paix\, votre paix reposera sur lui ; autrement elle reviendra sur vous. Demeurez dans la même maison\, mangeant et buvant ce que vous y trouverez ; car celui qui travaille mérite un salaire. Ne passez point d’une maison à une autre ; et dans quelque ville que vous alliez\, si l’on vous reçoit\, mangez ce qu’on vous présentera ; guérissez les malades qui s’y trouveront\, et dites- leur : Le royaume de Dieu est près de vous. »  \nOffertoire : « Nous fûmes remplis dès le matin par votre miséricorde\, et nous avons été dans la joie et nous en avons joui délicieusement. » \nQui donc eut cette joie de la miséricorde de Dieu\, dès le matin\, c’est-à-dire\, à la première heure ? Qui donc a joui le premier de la présence de Jésus\, en a savouré toute la douceur ? Cette joie fut celle des Apôtres et des disciples\, celle de Marc\, qui connurent le Maître\, qui vécurent avec lui\, qui entendirent sa parole\, qui furent témoins de sa bonté. Cette joie les posséda jusqu’à leur mort. Partout où qu’ils furent après leur dispersion\, les Apôtres\, les disciples de Jésus\, gardèrent le souvenir présent\, actuel de leur Maître. Jamais cette présence ne les quitta. Nous\, nous sommes de la joie du soir. Le Maître\, nous ne l’avons pas connu\, et cependant\, nous le possédons aussi dans l’Eucharistie\, voilé sans doute comme la lumière du crépuscule\, mais réellement. Et si nous le voulons\, jamais non plus nous ne perdrons sa présence intime en nous\, dans notre âme où quelquefois\, il soulève lui-même le voile\, laisse passer un rayon de sa gloire. Nos ténèbres en sont illuminées pour longtemps. \nSecrète : « Seigneur\, en vous offrant nos présents pour la solennité du bienheureux Marc\, votre évangéliste\, nous vous demandons\, que l’intercession de celui que la prédication évangélique a rendu glorieux\, nous fasse agréables à vos yeux par nos paroles et nos œuvres. » \nCommunion : « Je suis la vraie vigne et vous les rameaux. Celui qui demeure en moi et moi en lui\, porte beaucoup de fruits\, alléluia. » \nPostcommunion : « Nourris de l’aliment spirituel\, nous vous demandons\, Seigneur\, que\, par l’intercession du bienheureux évangéliste Marc\, ce que nous prenons dans le \n \nmystère\, nous le possédions un jour dans la pleine vérité. » \nCe que nous prenons dans le mystère eucharistique\, c’est Jésus lui-même\, mais Jésus voilé à nos yeux\, Jésus adoré\, ainsi servi dans la foi en sa présence. Un jour\, le voile disparaîtra\, l’ombre de la foi s’évanouira et nous posséderons en pleine vérité\, en pleine lumière\, celui que nous prenons sur terre sans le voir\, dans le mystère. Mais\, pour cela\, il faut être uni à Jésus comme le sarment au cep de vigne\, afin que la sève divine se répande en nos âmes et fasse que nous soyons un avec Jésus\, lui en nous et nous en lui. Cette union se fait dans le mystère de la foi sur terre\, mais elle aura sa perfection dans la pleine vérité du ciel. Ce ne seront pas deux unions différentes\, mais ce sera l’épanouissement total\, parfait de l’union de la terre. Et l’intimité de l’union du ciel sera proportionnée juste à notre union de la terre.
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SUMMARY:La Sainte Couronne d’Épines
DESCRIPTION:La Messe \nCe n’est pas une fête de la Passion\, qui solennise l’humiliation du Sauveur\, assis sur un escabeau\, vêtu d’un lambeau de pourpre\, coiffé d’une touffe d’épines\, un roseau à la main\, en guise de sceptre\, et que des soldats romains frappent durement. Scène sauvage que le Fils de Dieu voulut subir pour l’expiation de notre orgueil. \nAinsi comprise\, la fête de la Sainte Couronne aurait sa place au Temps de la Passion\, tandis que dans le Temps Pascal\, hors duquel elle ne doit jamais être célébrée\, elle est une solennité en l’honneur de la Sainte Couronne elle-même\, de la relique précieuse que saint Louis rapporta en France. Et c’est pourquoi cette fête est joyeuse. Il fallut bien cependant\, pour rappeler l’origine de la Sainte Couronne\, avoir recours aux textes évangéliques qui racontent le fait atroce de la Passion. Mais la joie domine. \nIntroït : « Réjouissons-nous dans le Seigneur\, en célébrant ce jour de fête en l’honneur de la Couronne du Seigneur\, dont la solennité réjouit les Anges et leur fait louer ensemble le Fils de Dieu\, alléluia\, alléluia\, alléluia. — Toutes les nations\, battez des mains\, chantez des hymnes de joie à Dieu. » \nOn devine à ces accents d’allégresse la joie du bon roi Louis\, quand les chrétiens de Palestine lui donnèrent\, en reconnaissance de ses bienfaits\, la précieuse Couronne. Sa \n \njoie\, il la traduisit à Paris\, par la construction de la Sainte Chapelle\, cette châsse merveilleuse dans laquelle il déposa son trésor. Et avec le bon roi Louis nous chantons à Dieu notre joie. \nOraison : « Accordez-nous\, nous vous en prions\, Dieu tout-puissant\, que nous qui\, en mémoire de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ\, vénérons sur terre sa Couronne d’épines\, nous méritions de recevoir de ses mains\, dans le ciel\, une couronne de gloire et d’honneur. » \nLe Seigneur Jésus a suivi la voie d’humiliation et de souffrance pour entrer dans la gloire. Sa voie doit être la nôtre. Toutes ces épines qui lui servirent de couronne dérisoire \net cruelle\, ce sont nos vanités de tous les jours\, notre orgueil non seulement devant ceux qui nous entourent\, mais devant Dieu lui-même. \nSe croire plus que les autres et en tirer gloire\, c’est vanité et sottise\, mais se redresser devant Dieu\, contre Dieu\, est criminel. Et c’est pour nous remettre à notre place de créature que le Christ a voulu subir cette humiliation. Lui\, le Roi des rois\, il a voulu être un roi ridicule\, un jouet misérable pour ces soldats qui le tournaient en dérision. Et il a voulu que tout le monde le vît\, le contemplât en cette posture humiliante. Pilate le présente à la foule\, son lambeau de pourpre sur les épaules\, le roseau dans ses pauvres mains\, la couronne d’épines ensanglantée sur sa tête : Voilà l’Homme\, dit le Romain. \n \nLecture du Livre de la Sagesse\, c. 3\, 4 : « Le lit de Salomon est entouré de soixante braves\, les plus vaillants d’Israël. Tous portent l’épée et sont très habiles à la guerre. Chacun d’eux a l’épée au côté et se tient en garde dans la crainte des surprises de la nuit.\nLe roi Salomon s’est fait une litière en bois du Liban. Les colonnes sont en argent\, le dossier en or\, le siège couvert de pourpre. Pour se rendre aimable aux filles de Jérusalem il a enrichi l’ensemble de pierres précieuses. Filles de Sion\, sortez donc et contemplez le roi Salomon avec le diadème que sa mère lui a mis sur la tête\, le jour de son mariage\, jour de joie pour son cœur. Que tu es belle\, mon amie\, que tu es belle l Tes yeux sont comme ceux de la colombe sans parler de ta beauté intérieure. Viens du Liban\, mon épouse\, viens du Liban\, viens\, tu seras couronnée. » \nSalomon et Jésus ! Salomon\, dans son opulente majesté\, Jésus dans sa honte affreuse. Et cependant ils se rejoignent. Salomon sur ce trône magnifique représente Jésus humilié d’abord\, puis couronné de gloire. Et devant l’humiliation de Jésus\, humiliation d’amour\, riche de gloire pour l’éternité\, qu’est le décor précieux de la litière de Salomon ! Elle est vanité comme toutes les richesses de la terre\, tellement vanité que personne ne saurait dire ce qu’elle est devenue. Le diadème de Bethsabée a disparu\, la couronne d’épines de Jésus demeure l’objet de notre vénération. Le diadème de Salomon était un symbole humain\, la couronne d’épines est un instrument de vie morale divine. \nQuand le peuple voyait Salomon dans la magnificence de sa cour\, il criait : Vive le Roi ! Et la vie de Salomon passa comme toutes les vies humaines ; quand Jésus apparut au balcon de Pilate\, dans le ridicule attirail de son humiliation\, le peuple cria : Qu’il soit crucifié ! Et la mort de Jésus est devenue la source unique du salut du monde. \nLa couronne d’épines fut vraiment pour Jésus le diadème de gloire posé sur sa tête\, le jour où son Cœur ressentit la plus grande joie\, la joie de mourir pour les hommes : In die laetitiae Cordis ejus. \nAlléluia\, alléluia : « Nous vénérons aujourd’hui le diadème d’épines dont les blessures confèrent la couronne de gloire. » \nÉvangile selon saint Jean\, c. 19 : « En ce temps-là\, Pilate s’empara de Jésus et le fit flageller. Et les soldats entrelaçant une couronne d’épines la lui mirent sur la tête ; et ils \n \nle revêtirent d’un vêtement de pourpre. Et s’approchant de lui ils disaient : Salut\, roi des Juifs. Et ils lui donnaient des soufflets. Pilate sortit donc de nouveau au dehors\, et il leur dit : Je vous l’amène dehors\, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif d’accusation. Jésus sortit donc\, il portait la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. » \nAinsi la foule le contempla à son aise ; ainsi nous le contemplons\, nous voyons le Fils de Dieu fait homme en cet état lamentable. Pour qui ? Pour nous\, Regardons-le bien et comprenons l’amour infini de celui qui a voulu\, par cette leçon effroyable\, nous rappeler à la vérité de notre misère de créature. Devant lui\, qui oserait se redresser ? \nOffertoire : « Vous l’avez couronné de gloire et d’honneur. Vous l’avez établi au-dessus de toutes les œuvres de vos mains\, Seigneur\, alléluia. » \nOui\, alléluia ! car Jésus l’a bien mérité. A sa suite\, tâchons de le mériter également. Mais il faut le suivre\, il faut lui ressembler. Que l’orgueil soit tué en nous\, dans ses racines les plus profondes\, alors nous aurons la plénitude de vérité devant Dieu\, la plénitude de conformité à Jésus couronné d’épines. \n \nSecrète : « Roi tout-puissant\, donnez plus de vaillance à vos soldats\, afin que ceux\, que la couronne de votre Fils unique réjouit dans ce stade de la vie mortelle\, reçoivent\, la course du combat terminée\, la palme de l’immortalité. » \nCeux qui courent dans le stade\, dit saint Paul\, ne courent pas au hasard\, mais ils courent pour atteindre le but et recevoir la couronne. C’est la vie chrétienne. Soldats de Dieu\, nous sommes dans le stade\, nous participons à la grande course\, la course qui conduit à l’éternité bienheureuse. Ne nous lassons pas\, ne fléchissons pas\, mais coureurs intrépides\, allons vaillamment jusqu’au bout de notre foi\, dussions-nous en mourir. \nCommunion : « Seigneur\, vous avez placé sur sa tête une couronne enrichie de pierres précieuses\, alléluia. » \nPostcommunion : « Nous vous demandons\, suppliants\, Dieu tout-puissant\, que ces Sacrements que nous avons reçus\, soient pour nous une force\, par la vertu de la très Sainte Couronne de votre Fils\, dont nous célébrons la solennité. »
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SUMMARY:Saint Georges († 303)
DESCRIPTION:Martyr \nMesse : Protexisti \nOraison : « Dieu\, qui nous réjouissez par les mérites et l’intercession du bienheureux Georges\, votre martyr\, accordez-nous avec bonté que les bienfaits que nous vous demandons par son entremise\, nous les obtenions par le don de votre grâce. » \nGeorges\, martyr en Cappadoce\, est devenu\, par la dévotion populaire\, comme l’idéal du soldat chrétien\, un chevalier du Christ. De sa vie nous ne savons rien si ce n’est qu’il était soldat et que\, pour rester fidèle à sa foi\, il mourut. C’était au temps de l’empereur Dioclétien\, temps où tout chrétien pouvait être obligé de confesser sa foi. \nDieu ne nous demande pas toujours cet acte héroïque. Mais ce qu’il exige de chaque baptisé\, c’est de vivre conformément à la foi de son baptême. Et c’est encore confesser sa foi que d’en remplir avec fermeté les obligations. Aussi l’Église ne craint pas d’appeler Confesseur\, celui qui\, sans donner son sang par une mort violente\, rend à Dieu le témoignage de sa foi par une vie sainte\, pleine de bonnes œuvres. Ce titre-là nous devons tous le mériter. Et ne croyons pas que ce soit chose tellement facile. Il n’y a pas que le bourreau qui puisse nous ôter la vie. \nLui\, il n’interrompt que la vie humaine\, tandis que nous portons en nous-mêmes des ennemis qui peuvent nous ôter la vie divine et rendre inutile pour nous la mort du Sauveur. Soyons donc prêts pour la lutte\, soyons courageux dans la résistance et\, comme les martyrs\, disons résolument à qui en veut à la vie de Dieu en nous : Non ! Dieu avant tout. \nOn vénère à Rome\, dans une vieille petite église\, près du Palatin\, la tête de saint Georges. L’église est consacrée à sa mémoire\, San Giorgio in velabro.
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SUMMARY:Bienheureux Barthélemy de Cervère (1420 - 1466)
DESCRIPTION:Martyr de l’Ordre dominicain \nMesse :  Au Temps Pascal : Protexisti\n                Après la Trinité : Laetabitur \nOraison : « Dieu\, qui avez fait du bienheureux Barthélemy un insigne défenseur de la foi et l’avez glorifié par la couronne du martyre\, accordez-nous par ses mérites et son intercession de porter constamment notre croix\, afin que nous puissions participer avec lui à votre gloire. » \nBarthélemy naquit à Savigliano\, au diocèse de Turin\, de la noble famille des Cervère\, aux environs de 420. Dès son adolescence\, méprisant les vanités du monde\, il fit profession de la vie apostolique dans l’Ordre des Prêcheurs. Là il se livra avec une telle ferveur à l’exercice de toutes les vertus et à l’étude des sciences sacrées qu’il devint en peu de temps un exemple accompli de la perfection évangélique et qu’il acquit une grande connaissance des Saintes Écritures. En conséquence on lui confia la charge de professeur\, qu’il exerça quelque temps avec le plus grand succès\, et il fut admis au nombre des maîtres dans la faculté de théologie de Turin. Cette vertu et cette science si remarquables furent cause qu’à plusieurs reprises on lui confia la charge de prieur du couvent de Savigliano et celle alors très pénible d’Inquisiteur de la Foi\, qu’il devait exercer en rayonnant au loin autour de son cloître en Piémont et en Ligurie. \nUne fois entré en charge\, comme il avait une puissante éloquence\, il prêcha la parole de Dieu avec tant de sainteté et de fruit que partout on célébrait ses louanges. Mais précisément\, ce qui attirait l’estime des bons à l’infatigable prêcheur\, fut aussi ce qui provoqua une haine féroce de la part des hérétiques\, au point qu’ils complotèrent de le mettre à mort. Cela lui fut révélé d’avance et il sut que ses labeurs pour l’expansion de la religion seraient couronnés par le martyre. Un jour donc qu’il devait se rendre pour sa charge à Cervère\, aujourd’hui du diocèse de Fossano\, il se confessa à un confrère avec autant de piété et de soin que possible\, et à la fin il lui déclara ouvertement qu’en ce lieu même il allait perdre la vie. L’événement confirma la prophétie. En effet\, comme il se rendait là\, en traversant Bra\, à environ un demi-mille de distance\, il fut assailli par des hérétiques qui\, après avoir grièvement blessé son compagnon\, transpercèrent son ventre de leurs lances ; il ne leur opposa aucune résistance\, mais il reçut volontiers \n \nle martyre et priait pour ses meurtriers. \nC’était le 21 avril 1466. \nC’est comprendre à fond le sens de la Rédemption\, le sens du sacrifice de la messe que chaque jour le prêtre offre sur l’autel. Tout chrétien\, à plus forte raison\, tout prêtre\, \ndoit s’incorporer tellement à Notre-Seigneur qu’il sente en lui-même le désir sincère de coopérer par sa propre souffrance\, souffrance physique ou souffrance morale au salut des âmes. Puisque le Fils de Dieu est descendu du ciel et a voulu souffrir et mourir pour nous donner le ciel\, il est juste que\, de notre côté\, nous fassions quelque effort pour y arriver. Ce n’est pas à Dieu de tout donner\, nous pouvons bien donner un peu nous- mêmes. En fin de compte\, c’est nous qui sommes les bénéficiaires de la Rédemption. Recevoir sans rien donner ne serait ni juste\, ni honorable\, ni surtout aimable. \nIl fut béatifié par Pie IX\, le 22 septembre 1853.
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SUMMARY:Saint Anselme (1033 – 1109)
DESCRIPTION:Évêque\, Docteur de l’Église \nMesse : In medio \nOraison : « Dieu\, qui avez donné à votre peuple le bienheureux Anselme comme ministre du salut éternel\, faites\, nous vous en prions\, que nous ayons pour intercesseur dans le ciel celui qui fut pour nous sur la terre un docteur de vie. » \nDocteur de vie\, Anselme le fut et le demeure par ses exemples et sa doctrine. Moine austère\, archevêque\, intrépide défenseur des droits de l’Église\, au péril même de sa vie\, contre les usurpations du roi d’Angleterre\, Anselme offre à tous les regards une âme qui vit de Dieu. Il a compris l’inanité de la vie purement humaine et la grandeur de la vie surnaturelle\, celle qui vient de Dieu par la grâce et conduit à Dieu pour l’éternité. Aussi sa doctrine est basée sur l’Être divin\, source\, principe et fin de tout être créé. Qui a ce sens de Dieu est dans la vérité absolue. Mais il ne suffit pas de le posséder intellectuellement. Nos belles considérations sur l’Être de Dieu seraient vaines si\, le connaissant à la double lumière de la raison et de la foi\, nous laissions notre volonté aimer et désirer ce qui est contre Dieu. Quand l’esprit est en haut\, en haut doit être le cœur\, sinon il y a discordance dans l’âme. Le cœur doit suivre l’intelligence et monter aussi haut qu’elle. Montée douloureuse souvent\, comme la montée du Calvaire\, car nous sentons en notre chair une autre loi\, la loi de descente\, cet appel d’en bas qui nous harcèle de ses cris. Mais\, douloureuse ou non\, il faut monter quand même. La joie sera grande au sommet\, lorsque\, même après des chutes nombreuses\, nous arriverons purifiés\, essoufflés dans les bras de Dieu. Le repos y sera bon\, qui durera toujours. \nAnselme connut l’épuisement de la montée du Calvaire. Malgré tout\, il monta\, répandant sur sa route la lumière de sa doctrine. Et aujourd’hui encore\, il est pour l’Église un Docteur de vie.
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SUMMARY:Sainte Agnès de Montepulciano (1268 - 1317)
DESCRIPTION:Vierge de l’Ordre dominicain \nMESSE \nIntroït : « Réjouissons-nous dans le Seigneur\, en célébrant ce jour de fête en l’honneur de la bienheureuse vierge Agnès\, dont la solennité réjouit les anges et les fait louer ensemble le Fils de Dieu\, alléluia\, alléluia. — Mon cœur dit une parole aimable : au Roi je consacre toutes mes œuvres. » \nOraison : « Dieu\, qui avez souvent baigné d’une céleste rosée la bienheureuse Agnès\, votre vierge\, et qui avez orné de fleurs subitement épanouies les lieux où elle priait\, accordez-nous avec bonté\, par son intercession\, de recevoir toujours la rosée de votre bénédiction\, afin de mériter de recueillir les fruits de l’éternité. » \nAgnès se réjouit en Dieu\, et nous\, avec les anges\, nous nous réjouissons de célébrer sa mémoire. Mémoire pleine de fraîcheur\, mémoire fleurie\, car Agnès est une de ces âmes privilégiées que Dieu garde pour lui seul. Il ne permet pas au mal de les effleurer. Ames pures\, âmes vierges\, elles demeurent les lis parfumés du jardin du Maître très aimant. \nTelle fut Agnès\, toute sa vie\, sur cette colline de Montepulciano\, où elle fonda son monastère de Tertiaires régulières. Il est placé comme le Couvent de Flavigny\, sur un promontoire qui donne à pic au-dessus de la plaine. La ressemblance est frappante. \nDes flambeaux allumés miraculeusement dans la chambre de sa mère signalèrent la naissance de la vierge très pure que fut Agnès de Montepulciano\, de l’Ordre de Saint-Dominique. Elle entra au cloître à l’âge de neuf ans. Elle n’avait pas encore achevé sa quinzième année quand\, sur l’ordre du Souverain Pontife\, elle fut placée contre son gré à la tête des moniales. \nLa terre nue fut son lit ; une pierre\, son oreiller ; et pendant quinze ans elle jeûna au pain et à l’eau. Souvent\, durant sa prière\, alors qu’elle n’avait pas encore dépassé \n \nquatorze ans\, elle était soulevée de terre de la hauteur d’une coudée ; sa chape se couvrait d’une blanche rosée dont les gouttes avaient la forme d’une croix ; et le lieu où elle avait posé ses genoux était soudain orné de fleurs splendides. Tandis qu’elle était en oraison\, elle reçut dans ses bras\, de l’auguste Mère de Dieu\, Jésus sous l’apparence d’un petit enfant ; l’ayant pressé quelque temps sur son cœur\, elle détacha une petite croix qu’un fil léger retenait au cou de l’enfant. \nPar miracle également\, elle reçut de la terre que le Christ avait baignée de son sang pendant sa Passion\, et un morceau du bassin où Jésus tout petit avait été lavé par la Vierge Mère. De plus\, les saints Apôtres Pierre et Paul lui offrirent aussi\, comme présents magnifiques\, des parcelles de leurs vêtements. Très souvent elle reçut l’Eucharistie de la main d’un Ange. \nAux yeux du monde que fit-elle ? Rien. Mais aux yeux de Dieu\, son œuvre de rédemption fut immense. Et c’est Dieu l’unique Juge du bon travail de ses serviteurs. Nous admirons\, et justement\, l’activité merveilleuse de sainte Catherine de Sienne\, son dévouement inlassable au service de l’Église\, et nous serions tentés de penser et de dire que la vie la plus féconde pour l’Église et la plus glorieuse pour Dieu fut\, non pas celle d’Agnès\, mais bien celle de Catherine. Devant Dieu\, le Juge suprême de l’amour\, ces deux vies sont égales en amour\, et la preuve\, c’est qu’un jour\, devant le tombeau d’Agnès\, Catherine apprit par la révélation du Saint-Esprit\, qu’elle aurait dans le ciel une gloire pareille à celle d’Agnès. Aurions-nous jugé ainsi ? Lorsque sainte Catherine de Sienne vint visiter son corps conservé intact et sans corruption dans le tombeau\, elle voulut lui baiser les pieds. Agnès\, alors\, souleva son pied jusqu’aux lèvres de Catherine. Comme celle-ci revenue une autre fois s’inclinait vers la tête d’Agnès\, une manne qui ressemblait à de la neige commença à pleuvoir en ce lieu. \n \nAgnès mourut en 1317. Son corps est demeuré dans le monastère où elle se sanctifia. Mais ses filles\, depuis longtemps\, n’y sont plus. Et quand on veut vénérer ses restes précieux\, on se trouve au milieu d’étrangers. Cependant\, pour le peuple de Montepulciano\, Agnès est toujours la Santa\, la Sainte. \nEnfin\, Benoît XIII\, de l’Ordre des Frères Prêcheurs\, inscrivit au nombre des saintes vierges la bienheureuse Agnès\, rendue illustre par ses miracles. \nÉpître de saint Paul aux Corinthiens\, II\, c. 10 et 11 : « Frères\, que celui qui se glorifie\, se glorifie dans le Seigneur. Ce n’est pas\, en effet\, celui qui se loue soi-même qui est estimé\, mais celui que le Seigneur loue. Ah ! si vous consentiez à me laisser déraisonner un peu ! Mais de fait vous me supportez. J’éprouve à votre égard la jalousie de Dieu. Car je vous ai fiancés à un seul homme comme une vierge pure au Christ. » \nCe texte se rapporte à tout ce que saint Paul raconte de lui-même aux Corinthiens. Ne pensez pas\, leur dit-il\, que je me loue pour le plaisir de me louer. Aucune louange n’est bonne que celle de Dieu. Mais\, laissez-moi parler quand même comme ceux qui déraisonnent en se louant eux- mêmes. Je le fais pour votre bien. Je suis jaloux de vous donner à Dieu. Je vous ai présentés au Christ\, je vous ai fiancés à lui\, unis à lui comme une vierge pure. Restez sans tache. J’ai le plus vif désir que vous gardiez au Christ la plus parfaite fidélité. \n« Alléluia\, alléluia\, ô bienheureuse Agnès\, unie à l’Agneau\, votre époux\, vous l’avez suivi et vous avez reçu la palme. » \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 13 : « En ce temps-là\, Jésus dit au peuple cette parabole : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme sème dans son champ. C’est la graine la plus petite parmi les semences\, mais quand elle se développe\, elle devient la plus élevée entre les légumes\, comme un arbre\, et sur ses branches les oiseaux viennent se reposer. Il leur dit encore une autre parabole. Le royaume de Dieu est semblable à la levure qu’une femme met dans trois mesures de farine\, jusqu’à ce que tout soit levé. Jésus disait toutes ces choses au peuple en paraboles et il ne leur parlait pas sans paraboles\, afin que s’accomplît ce que le Prophète avait dit : Je parlerai en paraboles et je révélerai les choses cachées depuis la création du monde. » \nCe grain de sénevé nous donne le sens parfait de la vie d’Agnès. \nLe grain de sénevé\, dans la parabole\, c’est Jésus lui-même. Jésus\, Fils de Dieu\, ayant pris chair\, s’étant abaissé au plus bas\, pauvre à Bethléem\, plus que pauvre ; pauvre en \n \nÉgypte où il s’enfuit comme s’il avait peur d’un Hérode ; pauvre à Nazareth\, où il vit comme un simple ouvrier\, gagnant son pain par son travail ; pauvre même pendant ses trois ans de vie publique\, puisqu’il n’avait pas où reposer sa tête dans une maison à lui. Il s’en va ainsi\, et les miracles mêmes qu’il opère\, sont imputés à la puissance du démon. Il s’entoure de gens pauvres comme lui\, sans prestige\, sans instruction\, dont on se moque. Il vit avec les pécheurs\, ceux que l’on méprise. Jésus n’est rien pendant sa vie et quand il meurt\, il est moins que rien : un condamné\, qui a subi tous les outrages\, toutes les tortures et agonise\, cloué comme une bête malfaisante sur un gibet. \nC’est le grain de sénevé\, le plus petit de tous les grains. On ne peut pas trouver plus petit. \nEt de plus\, il envoie pour propager ses idées\, pour établir la religion nouvelle\, des hommes ignorants et ignorés\, sans prestige aucun\, des Juifs\, que l’on méprisait. Voilà ses prédicateurs. Et que prêchent-ils ? Ils prêchent en face de la majesté du peuple romain\, de sa puissance\, de ses institutions et de ses dieux\, qu’il n’y a qu’un Dieu et qu’en ce Dieu unique il y a trois Personnes. Ils prêchent que le Fils de Dieu\, la seconde Personne de cette Trinité\, s’est fait homme comme nous\, qu’il a vécu dans la pauvreté\, qu’il est mort sur une croix\, qu’il est ressuscité\, qu’il est remonté au ciel et que par lui seul toute créature peut arriver à posséder Dieu. Et ils prêchent que\, à son exemple\, il faut mépriser les choses de la terre\, combattre ses passions\, s’aimer les uns les autres. Les fous ! c’est saint Paul qui le dit\, les fous I voilà le grain de sénevé jeté dans la boue de l’Empire romain… Et ce grain de sénevé a germé\, il s’est développé\, il a étouffé tous les dieux romains\, il est devenu le grand arbre qu’est l’Eglise catholique. \nEh bien ! la vie de sainte Agnès est\, à sa manière et en proportion de sa personne\, un grain de sénevé. Elle a aimé Dieu\, elle l’a prié\, elle l’a servi et ce qu’elle a fait ainsi à l’ombre de son monastère\, sans bruit\, sans éclat\, a\, vis-à-vis de Dieu\, la même valeur que l’activité prodigieuse et l’amour extatique d’une Catherine de Sienne. \nForce inouïe du grain de sénevé\, vivifié par la force même de Dieu. Il faut l’être ce grain de sénevé pour faire l’œuvre de Dieu. \nOffertoire : « La grâce est répandue sur vos lèvres\, car Dieu vous a bénie pour l’éternité\, pour les siècles des siècles. » \n \nSecrète : « Seigneur\, soyez apaisé par ces offrandes\, et\, de même que vous avez décoré la bienheureuse vierge Agnès de l’étendard de la Sainte Croix\, faites que\, par ses mérites\, nous participions à l’holocauste que vous avez offert sur l’autel de la croix. » \nCe texte fait allusion à un fait de la vie de sainte Agnès. Un jour\, la Sainte Vierge lui apparut portant sur ses bras l’Enfant Jésus. Une petite croix pendait au cou du divin Enfant. Agnès la détacha et la conserva comme un trésor. \nCommunion : « La grâce est répandue sur vos lèvres\, car Dieu vous a bénies pour l’éternité. » \nPostcommunion : « Seigneur\, sanctifiés par l’offrande de votre Corps très saint et de votre Sang\, accordez-nous que le cours de cette vie étant joyeusement terminé\, nous méritions de posséder\, par l’intercession de la bienheureuse Agnès\, cette vierge si agréable à vos yeux\, les joies éternelles. »
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SUMMARY:Bienheureuse Claire Gambacorta (1362 – 1419)
DESCRIPTION:Veuve\, de l’Ordre dominicain \nMesse : Gaudeamus \nOraison : « Accordez-nous\, Dieu plein de miséricorde\, l’esprit d’oraison et de pénitence afin que\, suivant les traces de la bienheureuse Claire\, nous méritions d’obtenir la couronne qu’elle a gagnée elle-même. » \nClaire naquit à Pise. Elle avait pour père Pierre Gambacorta\, homme de grande noblesse. Toute jeune\, bien que belle et d’esprit vif\, elle s’adonna aux pratiques de religion et de dévotion au point d’y mettre toute son application\, et de s’adonner au jeûne non sans de grandes fatigues d’estomac. Elle appelait auprès d’elle des fillettes de son âge\, les formait et les encourageait à la piété. Dans sa miséricorde\, elle s’affligeait de la misère des pauvres\, leur faisait d’abondantes aumônes et parfois même leur donnait ses propres vêtements. \nA l’âge de douze ans\, elle fut donnée en mariage à un jeune homme de Pise\, illustre par sa fortune autant que par sa noblesse\, à qui son père l’avait fiancée dès sa septième année. En avançant en âge\, elle s’enflamma davantage d’amour pour Dieu et pour le prochain. En effet\, très souvent\, devant l’image du Crucifié ou à l’élévation de l’hostie sainte\, elle exprimait son désir de se consacrer tout entière à Dieu\, le jour où cela lui serait permis. Elle dédaignait les vêtements précieux et les parures féminines\, et\, lorsqu’il lui fallait en porter\, elle cachait dessous un rude cilice. Trois ans environ après son mariage\, son mari trouva la mort dans un lointain voyage. \nLorsqu’elle apprit la mort de son époux\, elle coupa sa chevelure pour accomplir ce qu’elle avait toujours désiré. Dans cette vue\, à l’insu de ses parents\, elle se retira au monastère de Saint-Martin\, de l’Ordre des Clarisses ; là\, elle changea son nom de Thora pour celui de Claire. Son père et ses frères s’y refusèrent\, l’enlevèrent par la force des armes et l’enfermèrent dans un cachot de leur maison. Là\, privée de tout soulagement\, elle manquait même du nécessaire. Mais Dieu\, qui est le consolateur des affligés\, \n \nne cessa de réconforter sa servante par des délices spirituelles. Enfin\, sa mère\, émue de son épreuve\, persuada au père de lui rendre la liberté et d’acquiescer à son désir. \nC’est ainsi que Claire entra au monastère de Sainte-Croix\, de l’Ordre de Saint Dominique\, où elle reçut l’habit religieux avec la plus grande joie. Au comble de ses vœux\, elle s’appliqua à acquérir toutes les vertus. Très amie de la pauvreté\, elle portait les vêtements laissés par les autres. Elle choisissait pour elle-même les plus basses occupations\, pratiquant les autres œuvres qui conviennent à l’humilité religieuse. \nAprès quatre ans passés dans ce monastère\, désireuse d’une plus stricte observance\, elle obtint de son père qu’il lui construisît un couvent où la discipline régulière pût être plus exactement gardée. Entrée dans ce nouveau monastère\, elle se donna tout entière à l’oraison et à la pratique de la Règle. A l’exemple du saint Père Dominique\, elle ne parlait qu’avec Dieu ou de Dieu\, si bien que personne ne la quittait sans être devenu meilleur. \nPlacée à la tête de la communauté\, elle veillait à ce que les malades aient non seulement le nécessaire\, mais encore tous les soulagements possibles. C’est avec la plus grande douceur qu’elle blâmait ou punissait\, selon le cas\, les manquements de ses filles. Elle supporta vaillamment le meurtre de son père et de ses deux frères\, et reçut dans son monastère\, où elle les combla de bienfaits\, la veuve du meurtrier et ses deux filles. \nEnfin\, parvenue au terme de son existence\, elle reçut les sacrements avec la plus grande piété et\, les mains jointes\, répétant le doux nom de Jésus\, elle rendit son âme à Dieu le 17 avril 1419\, entourée de ses filles en larmes. \nChâsse de Claire Gambacorta dans l’Église sainte Catherine d’Alexandrie de Pise\nLes anciens documents rapportent que les moniales\, récitant selon la coutume de l’Ordre les Psaumes autour de sa dépouille mortelle\, répétaient toujours\, à la fin de chacun d’eux et malgré toute leur application\, le verset Gloria Patri au lieu de Requiem. Le peuple vint en foule vénérer son corps. Après treize ans\, celui-ci fut retiré de son tombeau\, (la langue paraissait vivante) et transféré au-dessus du maître-autel. Là\, il reçut un culte ininterrompu que le Souverain Pontife Pie VIII\, approuva dans les règles\, après avoir consulté la Sacrée Congrégation des Rites. Aussi accorda-t-il que l’office pût être récité et la messe célébrée en l’honneur de la bienheureuse Claire\, dans la ville et le diocèse de Pise et dans tout l’Ordre des Prêcheurs. \nEsprit d’oraison\, esprit de pénitence\, esprit de pardon\, telle fut Claire Gambacorta. Son cœur se montra large comme celui de Dieu\, parce qu’elle avait compris son infinie bonté. Elle pouvait dire en toute sincérité : Père\, pardonnez nos offenses\, comme nous pardonnons ! Mais\, pour avoir cette largeur de cœur\, il faut être détaché de tout intérêt humain et ne plus voir que Dieu. C’est le fruit de l’oraison\, qui nous permet de comprendre mieux ce qu’est Dieu et ce que nous sommes.
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SUMMARY:Bienheureux Pierre Gonzalez (Saint Telme) (1180 – 1246)
DESCRIPTION:Confesseur de l’Ordre dominicain \nLa Messe \nIntroït : « Le Seigneur dit : Mes paroles que j’ai placées dans ta bouche\, n’en sortiront pas\, et tes offrandes seront agréées sur mon autel. — Seigneur\, exaucez ma prière\, que mon cri monte jusqu’à vous. » \nOraison : « Dieu\, qui faites sentir l’assistance du bienheureux Pierre à ceux qui sont en danger sur la mer\, accordez-nous\, par son intercession\, que la lumière de votre grâce brille sans cesse au milieu des tempêtes de cette vie et nous fasse parvenir au port du salut éternel. » \nPierre Gonzales\, appelé communément saint Telme\, naquit en Espagne à Fromesta près de Palencia\, de parents nobles et pieux. Dans sa jeunesse il étudia les arts libéraux et la philosophie sous la direction de l’évêque de Palencia\, son oncle\, avec un esprit capable de grandes choses. Cependant\, élevé à la dignité de chanoine\, et bientôt même à celle de doyen de cette Église\, entraîné par sa jeunesse dans les séductions des honneurs et des richesses\, il en vint à trop de complaisance pour les vanités du siècle. Mais il arriva que le jour même de Noël\, alors que sur un cheval luxueusement harnaché il parcourait toute la ville\, en folâtrant sans aucune retenue avec des camarades\, sa monture glissa tout à coup dans une boue profonde ; il fut lui-nième renversé et\, tout couvert de fange\, il dut subir les rires et les moqueries des spectateurs. Rempli d’une honte extrême\, il réfléchit à l’outrage que lui faisait un monde auquel il s’était efforcé de plaire\, et il décida de mépriser à son tour ce qui le méprisait. C’est pourquoi\, peu après\, à la stupeur générale\, il se retira dans l’Ordre des Prêcheurs. Là\, il dépouilla le vieil homme et ses œuvres\, revêtit l’homme nouveau\, et posa les fondements d’une éminente sainteté. \nAux diverses vertus dans lesquelles il excella bientôt\, il ajouta une charité très désireuse du salut du prochain. C’est pourquoi\, après avoir achevé le cycle de ses études théologiques\, prenant pour modèle le saint Père Dominique\, il s’adonna tout entier à la prédication. Ce qu’il demandait à Dieu avec le plus d’ardeur\, c’était de devenir capable \n \nde ramener les âmes égarées dans la voie du salut. Conformément à la règle apostolique\, il pratiqua ce ministère avec une très austère pauvreté. Quelle que fût la maison qui le reçût\, il n’en sortait pas avant d’avoir purifié tous ses habitants par la sainte confession. Sa parole était vivante et efficace. Elle pénétrait à ce point les cœurs que\, dans les provinces d’Espagne qu’il parcourut par zèle apostolique\, il amena à la pénitence d’innombrables pécheurs. \nDans plusieurs expéditions contre les Maures il suivit le roi Ferdinand\, surnommé le Saint\, et l’aida merveilleusement par ses conseils\, son exemple et ses prières. Il repoussa avec force des femmes élégantes qui s’étaient éprises de lui\, et d’autres\, plus impudentes\, envoyées pour tendre des pièges à sa pureté ; et même\, il les convertit à une vie meilleure. \nPrès de Ribadavia\, il jeta\, par une sorte de miracle\, un grand pont très utile aux voyageurs sur le Minho\, fleuve fort\, large et rapide. Pour la construction de cet ouvrage\, il avait fait venir une importante équipe d’ouvriers. Comme parfois les provisions leur manquaient\, Pierre appelait autant de poissons qu’il était nécessaire pour leur nourriture\, les prenait avec la main et les leur donnait. Une autre fois\, comme ses compagnons de voyage défaillaient presque de fatigue et d’inanition\, il les réconforta avec du pain et du vin miraculeusement fournis. De son vivant même\, il apparaissait dans la tempête aux marins qui l’invoquaient\, comme une flamme ardente et les conduisait au port. Aussi le représente-t-on un cierge à la main. Il est pour les marins saint Telme\, le Saint du feu\, le Saint de la lumière\, mais ce qui est très curieux\, pour les marins de mers espagnoles. Là surtout\, saint Telme montre sa puissance. Il demeure un Protecteur national. \nPar une inspiration prophétique\, il annonça d’avance beaucoup d’événements futurs\, notamment le jour de sa mort. A l’approche de cette date\, il se retira dans la ville de Tuy en Galicie. Là\, comblé de travaux et de mérites\, il fit une sainte mort. Son corps fut enseveli par l’évêque de Tuy dans un tombeau honorable. La tradition rapporte qu’il en coula une huile merveilleusement parfumée\, très bienfaisante aux malades. La renommée de ses miracles s’étendant jusqu’aux contrées lointaines de l’Amérique\, il commença à être dévotement invoqué et honoré par une foule de gens\, et d’abord par les marins qui\, ayant expérimenté son aide secourable dans la tempête\, l’adoptèrent pour Patron sous le nom de saint Telme. \nBenoît XIV approuva son culte qui s’était sans cesse étendu\, le 13 décembre 1741\, et accorda à l’Ordre entier des Prêcheurs ainsi qu’au clergé de Palencia et de Tuy de célébrer par un office et une messe la fête du bienheureux Pierre. \nÉpitre de saint Paul aux Thessaloniciens\, I\, c. 2 : « Frères\, confiant en notre Dieu nous avons annoncé l’Évangile avec beaucoup de sollicitude. Notre enseignement n’avait pour objet ni l’erreur\, ni l’impureté ; nous ne vous l’avons pas donné par ruse\, mais en toute simplicité comme nous l’avons reçu de Dieu lui-même. Nous ne parlons pas pour plaire aux hommes mais à Dieu\, qui connaît à fond notre cœur. Nous ne vous avons jamais dit des paroles de flatterie\, vous le savez ; nous n’avons pas montré une conduite intéressée Dieu en est témoin. Nous ne recherchons aucune gloire parmi les hommes\, ni chez vous\, ni chez les autres. Nous aurions pu en qualité d’apôtres du Christ\, nous présenter comme un personnage. Mais nous fûmes au milieu de vous tout petits nous vous avons traités comme une mère traite ses enfants. Ainsi du même amour\, nous étions prêt à vous donner non seulement l’évangile de Dieu\, mais notre vie même tellement vous nous étiez devenus chers. » \n \nGraduel : « Seigneur\, vous l’avez comblé des bénédictions de la douceur ; vous avez placé sur sa tête une couronne enrichie de pierres précieuses. » \nTrait : « Heureux celui qui craint le Seigneur\, qui demeure ferme dans ses commandements. Sa puissance sera grande sur terre : toute bénédiction est pour ceux qui ont le cœur droit. La gloire et la richesse abondent dans sa maison\, sa sainteté demeure éternellement. » \nAu Temps Pascal : « Alléluia\, alléluia. Le Seigneur l’a aimé et l’a orné de ses dons\, il l’a revêtu d’un vêtement glorieux. » \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 10 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples : Allez et prêchez\, dites : le royaume de Dieu est proche. Guérissez les malades\, ressuscitez les morts\, purifiez les lépreux\, chassez les démons. Ces pouvoirs vous les recevrez gratuitement\, usez-en gratuitement. Ne possédez ni or\, ni argent\, ni monnaie dans vos ceintures. Ne portez pas de sac en voyage\, ni deux tuniques\, ni chaussures\, ni bâton. L’ouvrier gagne sa nourriture. » \nDans l’épître et dans l’évangile\, nous avons le tableau idéal de l’Apôtre\, semblable au Christ\, réalisé par Pierre Gonzalez. Il faut prêcher l’évangile de Dieu\, en toute vérité\, en toute simplicité\, sans le défigurer\, sans l’amoindrir pour plaire aux hommes. Ce n’est pas notre parole à nous mais la parole de Dieu que nous disons. Disons-la comme Dieu la dit lui-même. Qu’on ne sente en nous aucune vaine gloire\, aucun intérêt humain\, le profit de l’argent surtout. \nVous avez tout reçu gratuitement\, dit le Maître\, donnez gratuitement\, n’ayez crainte ! Si vous êtes vraiment pauvres\, détachés\, si l’on sent en vous une âme d’apôtre\, vous n’aurez besoin ni d’argent\, ni de provisions\, ni de bâton\, on vous donnera de bon cœur\, largement\, car l’ouvrier\, le bon ouvrier mérite son salaire. Au-dessus de tout\, le souci \n \ndes âmes ; l’autre\, Dieu s’en charge\, et il s’en charge d’autant plus qu’on n’y pense pas soi-même. \nOffertoire : « Il les a sauvés de leurs détresses : il a changé la tempête en brise agréable et les flots se sont apaisés. Ils se réjouirent de cet apaisement. Il les a conduits au port où ils voulaient arriver. » \nSecrète : « Seigneur\, soyez-nous propice\, afin que ceux que vous restaurez par ces salutaires sacrements\, vous les joigniez\, par l’intercession du bienheureux Pierre\, votre confesseur\, à la société des Saints. » \nCommunion : « Vous dominez la puissance de la mer\, vous apaisez la fureur de ses flots. » \nPostcommunion : « Seigneur\, illuminez nos cœurs par la splendeur de votre grâce\, afin que\, instruits par votre parole de salut\, soutenus par la prière du bienheureux Pierre\, votre confesseur\, nous évitions tout ce qui est nuisible et puissions accomplir ce qui est droit. » \nIl n’y a pas que les flots de la mer à dominer\, il y en a d’autres\, plus impétueux\, plus violents\, qui souvent engloutissent les volontés les meilleures\, j’entends la révolte de notre nature mauvaise contre la loi de Dieu. Notre âme ressemble souvent à une mer furieuse et nous avons peine à trouver le port\, car nous ne voyons plus le phare directeur\, la lumière de la foi. A saint Telme\, demandons l’énergie qui dompte le mal\, le feu qui consume en nous ce qu’il y a de mauvais\, la lumière qui nous éclaire malgré toutes les tempêtes. Ces sauvetages d’âme sont plus beaux que les sauvetages de la mer.
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SUMMARY:Bienheureuse Marguerite de Castello (1287 – 1320)
DESCRIPTION:Vierge de l’Ordre dominicain \nMesse : Gaudeamus \nMarguerite naquit aveugle à Métola\, bourg du diocèse de Città di Castello\, de parents honorables. Ceux-ci la portèrent en ville\, à l’église Saint-François\, pour y vénérer le corps d’un Bienheureux. Déçus dans leur espoir de lui voir recouvrer la vue\, ses parents l’y abandonnèrent. Mais Marguerite fut reçue dans la maison d’une pieuse femme et y passa son jeune âge dans une merveilleuse sainteté. \nUne fois grandelette\, elle embrassa le Tiers-Ordre du saint Patriarche Dominique. Par des jeûnes fréquents\, des prières\, oraisons\, flagellations et méditations\, avec persévérance elle réduisit son jeune corps en servitude. Elle jeûnait quatre fois par semaine\, et\, le vendredi\, se contentait de pain et d’eau. Elle gardait inviolablement les constitutions de son Ordre et le jeûne ininterrompu de la fête de la sainte Croix à Pâques. Trois fois par nuit\, elle se mettait en sang par une dure discipline. Presque chaque jour\, elle fortifiait son âme par le recours aux sacrements. Elle avait l’habitude de réciter de mémoire tout le Psautier\, dont elle avait reçu d’en-haut l’intelligence et dont elle expliquait des passages avec une élévation et une science admirables. \nToujours brûlant d’amour pour Dieu et de tendresse envers la divine Mère\, Marguerite était\, par la contemplation\, si unie au mystère de l’Incarnation du Seigneur que\, par un éclatant miracle\, on trouva dans le cœur de la vierge après sa mort trois petits globes : l’un portait l’image de l’Enfant-Jésus reposant dans la crèche ; le second\, de la Vierge Mère ; et l’autre\, de Joseph le père nourricier\, avec Marguerite agenouillée à ses côtés et une colombe suspendue au-dessus d’eux. \nBienheureuse Marguerite de Castello 02\nAprès avoir achevé sa trente-troisième année\, fortifiée par les sacrements de l’Église\, Marguerite passa heureusement vers son Époux immortel en 1320\, le 13 avril. Tandis que le corps de la vierge était transporté par des religieux de son Ordre à la sépulture commune\, le peuple accourut en foule et les citoyens décidèrent\, à cause du mérite de cette vie angélique et du nombre de ses miracles\, que son corps serait honoré à part\, par un tombeau plus digne. \nAlors que la sainte dépouille était encore exposée sur la civière\, on fit approcher une jeune fille paralysée et muette depuis de nombreuses années. La vierge défunte\, lui prenant la main\, lui rendit une parfaite santé. Aussi la miraculée\, publiant devant tous ce prodige\, reçut elle-même dévotement l’habit de saint Dominique. Tandis qu’on embaumait le corps de Marguerite\, son côté ouvert fit couler en si grande abondance un liquide odoriférant comme le baume\, qu’on en remplit un grand nombre d’ampoules\, dont quelques-unes ont été conservées jusqu’à nos jours. \nEn l’an 1588\, on ouvrit le tombeau\, et le corps de Marguerite fut retrouvé entièrement conservé\, comme s’il venait d’être enseveli\, et exhalant un merveilleux parfum. C’est pourquoi le prieur du couvent\, avec l’autorisation de ses Supérieurs\, le revêtit d’habits neufs et\, escorté par le Gouverneur de la ville\, le Chapitre de l’église cathédrale\, les magistrats\, et un grand concours de peuple\, le transporta dans un lieu plus honorable. Là\, le nombre des miracles grandit encore. Alors les habitants de Città di Castello\, animés d’une ardente reconnaissance envers leur protectrice\, se présentèrent à trois Chapitres Généraux de l’Ordre des Prêcheurs\, pour les supplier de faire instance auprès du Siège Apostolique afin que la bienheureuse Marguerite fût solennellement inscrite au catalogue des Saints. \n \nEnfin Dieu permit que le Souverain Pontife Paul V\, le 19 octobre 1609\, agréant les vœux de tant de suppliants\, autorisa qu’on célébrât chaque année\, à Città di Castello\, la fête de la bienheureuse Marguerite avec office et messe du Commun d’une vierge. Dans la suite\, le Souverain Pontife Clément X\, à la prière du Maître Général de !’Ordre\, étendit avec bonté cette faveur à la famille tout entière du bienheureux Patriarche Dominique. \nSeigneur\, soyez la lumière de nos yeux ! que nous sommes donc aveugles nous-mêmes ! Nous nous laissons prendre aux miroitements des choses de la terre\, à leurs illusions et nous ne voyons pas que la vraie vie n’est pas là. Nous ne voyons pas que la réalité du bonheur n’est pas sur terre ni de la terre. Pour le voir\, pour le comprendre\, il faut la lumière du dedans\, la lumière de l’Esprit-Saint qui nous fait estimer le monde à sa juste valeur. C’est lui qui nous met au point vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis du monde. Précieuse lumière\, sans laquelle on va sur terre\, comme l’aveugle qui égare ses pas\, perd la route et tombe dans le fossé. Seigneur\, soyez la lumière de nos yeux ! Faites-nous voir la vérité de ce que nous sommes et guidez-nous vous-même vers la lumière éternelle. Seigneur\, faites-moi voir\, disait l’aveugle de Jéricho.
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SUMMARY:Saint Léon le Grand († 461)
DESCRIPTION:Pape\, Docteur de l’Église \nMesse : In medio \nOraison : « Dieu\, qui avez donné à votre peuple le bienheureux Léon comme ministre de votre salut\, accordez-nous\, nous vous en prions\, que celui que nous avons sur terre comme docteur de vie\, nous l’ayons au ciel pour intercesseur. » \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 16 : « En ce temps-là\, Jésus se rendit dans la contrée de Césarée de Philippe\, et il posa à ses disciples cette question : Qui\, dit-on\, qu’est le Fils de l’homme ? Ils répondirent : les uns disent qu’il est Jean le Baptiste\, les autres\, Elie\, ou encore Jérémie ou quelqu’autre prophète. Jésus leur dit : Et vous\, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Vous êtes le Christ\, Fils du Dieu vivant\, Et Jésus lui dit : tu es bien heureux\, Simon\, fils de Jean\, car ce ne sont point la chair et le sang qui te l’ont révélé\, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi\, je te dis que tu es Pierre\, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les puissances de l’Enfer ne l’emporteront pas sur elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel. » \nGlorieux Pontife qui illustra le siège de saint Pierre par sa sainteté\, sa doctrine\, son éloquence et la force de son caractère. \nSi le style représente l’homme\, Léon le Grand devait avoir une majesté extérieure\, dont Attila\, subit l’influence. Car\, dans ses écrits\, dans les homélies qu’il faisait au peuple \n \nromain\, se déploient de magnifiques périodes\, puissantes en idées\, sûres de doctrine dont l’ampleur devait charmer son auditoire. Tel\, du reste\, il se présenta à Attila\, ce fléau de Dieu. Aquilée venait d’être saccagée par les hordes de ce barbare. Craignant le même sort pour la ville de Rome\, redoutant la profanation du tombeau des Apôtres\, Léon alla à la rencontre du féroce vainqueur. Il portait en lui\, comme on disait autrefois\, la majesté du peuple romain. Il vit Attila\, il lui parla avec tant d’éloquence\, que le barbare recula et retourna en Pannonie. Ses soldats lui demandèrent pourquoi il avait cédé au Pape de Rome. Il répondit : Pendant que Léon me parlait je voyais au-dessus de lui\, quelqu’un revêtu des habits pontificaux\, un glaive à la main\, qui me menaçait de mort\, si je n’écoutais pas le Pape de Rome. \nSur son tombeau\, le chevalier d’Arpin\, en un magnifique bas-relief\, a représenté cette scène tragique. \nAussi\, à la messe\, on lit l’évangile qui rappelle la Confession de saint Pierre et le don de la puissance de lier et de délier que lui conféra Notre- Seigneur : Que dit-on de moi\, demandait Jésus à ses disciples\, pour qui me prend-on ? Pour Elie\, pour Jean-Baptiste\, pour un prophète. Mais. Pierre\, éclairé de Dieu\, répondit hardiment : Vous êtes le Christ\, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus à son tour : Toi\, tu es Pierre\, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église et les puissances de l’enfer ne l’emporteront pas sur elle. \nAttila était une de ces puissances de l’enfer. Il arrivait\, sûr de la victoire\, quand occurrit ei Leo\, quand le Lion vint à sa rencontre et eut raison de lui. Leo\, lion\, la liturgie ne recule pas devant cette application qui s’adapte merveilleusement à Léon le Grand. \n \nIl fut un vaillant défenseur de la foi et de l’Église. \nDans la basilique de Saint-Pierre\, on aime à s’agenouiller devant le sarcophage qui contient ses restes vénérables. Quand on l’y transporta\, après la reconstruction de la basilique\, on ouvrit ce sarcophage et ceux qui étaient présents virent un instant Léon le Grand\, revêtu de ses habits pontificaux. \nCe ne fut qu’une vision rapide\, car au contact de l’air\, tout tomba en poussière. \nLes ennemis de l’Église ne manquent pas. S’ils n’ont pas la férocité d’Attila\, ils en ont la haine\, plus grande peut-être que celle de ce barbare. A saint Léon\, nous devons demander de protéger l’Église. L’Église c’est tout pour nous\, car c’est elle qui nous donne Dieu\, parce que seule elle le possède. Si l’Église disparaissait nous n’aurions plus la possibilité de vivre de Dieu\, nous n’aurions plus la Sainte Eucharistie\, ni le pardon de nos fautes par la pénitence. Nous serions\, comme autrefois les païens\, sans Dieu en ce monde.
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SUMMARY:Bienheureux Antoine Neyrot (1425 - 1460)
DESCRIPTION:Martyr de l’Ordre dominicain \nMesse :\nEn dehors du Temps Pascal : Laetabitur\nAu Temps Pascal : Protexisti \nOraison : « Dieu\, qui avez rappelé par miséricorde le bienheureux Antoine à la lumière de la vérité et lui avez donné la gloire du martyre\, faites que\, par son intercession\, nous soyons fermes dans notre foi et généreux dans l’action. » \nC’est tout un drame poignant que la vie et la mort d’Antoine Neyrot. Il était religieux du couvent de Saint-Marc\, à Florence\, et il avait pour Prieur\, saint Antonin. Bon religieux\, de ferveur ordinaire\, il demanda\, pour des raisons assez mal connues\, à aller en Sicile. Saint Antonin lui déconseilla ce voyage. Antoine le fit quand même. Au retour\, avant d’arriver à Naples\, le bateau qui le portait fut pris par des pirates de Tunis et Antoine Neyrot\, fait prisonnier\, fut conduit à Tunis comme esclave. L’intuition de saint Antonin se réalisait terrible pour le pauvre Père. Pendant quelque temps\, il supporta avec assez de patience les mauvais traitements dont il était l’objet. Sa qualité de prêtre chrétien\, de religieux\, ne faisait que les multiplier. Un jour\, à bout de force\, cédant aux sollicitations et aux promesses de son maître musulman\, il renia sa foi et se fit musulman lui-même. Ce ne pouvait être par conviction\, mais bien par faiblesse. Quatre mois s’écoulèrent\, quatre mois de tortures morales. \nEnfin\, vaincu par la grâce de Dieu\, qui le harcelait de remords\, Antoine Neyrot rejeta l’islamisme et pendant quelques mois\, il s’habitua dans la souffrance et les pénitences volontaires à une plus grande patience. \nIl savait que le jour approchait où il faudrait choisir entre la vie et la mort. Il était soutenu\, sans s’en douter\, par la prière incessante de saint Antonin qui\, de loin\, intercédait auprès de Dieu pour la brebis égarée. \nAntoine se confessa\, reçut la sainte communion\, se revêtit de l’habit de son Ordre et\, confiant dans la bonté de Dieu\, se rendit auprès du Bey de Tunis. Devant une foule immense\, il regretta sa faute\, proclama la vérité de la foi chrétienne et malgré les promesses et les menaces\, il demeura inébranlable. Pendant trois jours\, dans la prison où on l’avait jeté\, il fut sollicité de revenir sur sa décision. Vainement\, du reste. Rien ne put le fléchir. Antoine fut lapidé et mourut courageusement pour le Christ. C’était en 1460. Des marchands génois qui faisaient le commerce à Tunis rachetèrent son corps. Le Bienheureux prince Amédée III\, de Savoie\, le fit ensevelir avec honneur à Rivoli\, en 1469. \nLa mémoire du martyre d’Antoine Neyrot demeure en Tunisie. Une église consacre le lieu où il souffrit sa glorieuse passion. \nLe bon Pasteur Jésus passa par Tunis. C’est lui qui\, à la prière de son serviteur Antonin\, sollicita Antoine Neyrot. Il lui rappela sa croix\, il lui tendit les bras\, il lui dit : Je suis toujours lâ. Tu m’as renié\, mais ce n’est pas ton cœur\, ton vrai cœur qui m’a renié. Tu as eu peur\, tu as oublié que j’étais là toujours pour te soutenir. Ne crains rien I Reviens\, me voici. Je suis le bon Pasteur. \nCombien d’entre nous\, non pas de la même manière\, mais avec la même faiblesse\, devant la tentation\, devant la convoitise mauvaise\, tournent le dos au Maître ! Il le voit\, souvent il se plaint en nous et nous sentons l’âpre remords qui nous poursuit. \nC’est la voix du bon Pasteur. Écoutons-la\, revenons à lui. Ne le laissons pas passer sans lui prendre la main… Qui sait ? Peut-être ne passera-t-il plus. Alors\, ce serait la mort éternelle. Bon Pasteur Jésus\, ne vous lassez pas de passer\, de parler\, de tendre vos mains très douces. Si je suis lent à vous entendre\, asseyez-vous et attendez. Quaerens me\, sedisti\, lassus !
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SUMMARY:Bienheureux Antoine Pavonio (1325 – 1374)
DESCRIPTION:Martyr de l’Ordre dominicain \nMesse :\nEn dehors du Temps Pascal : Laetabitur\nAu Temps Pascal : Protexisti \nOraison : « Ô Dieu\, qui\, pour promouvoir l’unité de la foi\, avez donné au bienheureux Antoine\, votre Martyr\, une force d’âme invincible\, accordez-nous\, s’il vous plaît\, de suivre si bien ses traces que nous obtenions le salut des âmes\, qui est le but de notre foi. » \nAntoine Pavonio naquit au XIVe siècle\, d’une famille noble\, à Savigliano\, au diocèse de Turin. Dès sa jeunesse\, il renonça au monde et embrassa !’Ordre des Prêcheurs. Enrôlé dans cette milice sainte\, il tourna toutes ses pensées et tous ses efforts vers l’acquisition des plus hautes vertus et la connaissance des saintes Lettres\, pour pouvoir dans la suite mener les combats du Seigneur avec un zèle éclairé. C’est pourquoi\, lorsqu’il atteignit la maturité\, à cause de la grande réputation de sainteté et de doctrine dont il jouissait\, il fut nommé non seulement prieur du couvent de Savigliano\, mais encore inquisiteur de la Foi pour la Lombardie du Nord et la Ligurie. Cet office de défense et de propagation de la foi qu’on lui confiait en des temps si calamiteux lui procura des occasions sans nombre de pratiquer la vertu\, et on ne le vit jamais y manquer. En effet\, par le ministère persévérant de la parole\, il corrigea l’ignorance de la loi divine et la corruption des mœurs\, habituellement génératrices d’hérésies. Il réprima les erreurs\, déjoua les ruses des hérétiques et\, victorieusement\, les empêcha de disperser le troupeau du Seigneur. \nIl plut à la divine bonté de couronner\, par la gloire encore plus excellente du martyre\, les nombreux mérites d’une vie si sainte et si utile. On rapporte que\, grâce à une inspiration divine\, le bienheureux connut le fait d’avance et l’annonça. En effet\, en 1374\, arrivant à Bricherasio\, cité appartenant autrefois au diocèse de Turin mais aujourd’hui à celui de Pignerol\, en vue de ramener à l’unité catholique les malheureux séduits par les hérétiques\, il demanda les services d’un barbier et l’avertit de faire soigneusement la toilette d’un homme invité à des noces qui devaient avoir lieu dans le village. Comme celui-ci objectait qu’aucune noce n’était prévue dans le pays\, le saint homme lui dit : Ne sois pas incrédule\, car je dis vrai. \nLe dimanche suivant\, jour octave de la Résurrection du Seigneur\, le bienheureux célébra la Messe dans l’église du bourg et\, par la parole de Dieu annoncée du haut de la chaire\, réfuta les erreurs des hérétiques. Sept d’entre eux\, poussés par l’esprit mauvais\, se jetèrent\, munis d’armes diverses\, sur le bon médecin de leurs âmes qui sortait de l’église et allait\, le visage joyeux\, au-devant du martyre\, et sur place ils le massacrèrent horriblement. C’est ainsi qu’après avoir lavé sa robe dans le sang de l’Agneau\, il mérita d’avoir part à ses noces. \nOn rapporte que la dépouille mortelle du martyr\, rapportée au couvent de Savigliano\, fut illustrée par tant de miracles\, qu’au siècle suivant on décida de lui donner une sépulture plus glorieuse. La solennelle exécution de ce dessein revint à son successeur\, le bienheureux Aimon Taparelli. Celui-ci\, sous les yeux de toute la population de Savigliano\, retira de son humble tombe le glorieux corps du martyr et le transporta sous un autel de l’église\, en la Nativité du Seigneur de l’année 1468. Or\, à partir de ce moment-là\, les fidèles ne cessèrent de rendre un culte au bienheureux martyr. On raconte qu’ils apportaient à son tombeau de nombreux ex-voto\, et qu’ils imploraient son aide principalement pour retrouver les objets égarés. Mais dans la grande tourmente du début du XIXe siècle\, comme les maisons religieuses furent indignement souillées\, les os du bienheureux martyr furent soustraits à la profanation de l’église et du couvent et\, enfin\, transportés dans l’église de Racconigi quand l’Ordre y eut été rétabli. \nLe Souverain Pontife Pie IX approuva le culte rendu à l’illustre martyr\, et permit que sa fête fût célébrée par l’office propre et la messe dans tout l’Ordre des Prêcheurs et dans les diocèses de Turin et de Pignerol.
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SUMMARY:Saint Vincent Ferrier (1350 – 1419)
DESCRIPTION:Confesseur de l’ordre dominicain \nLa Messe  \nIntroït : « Dieu a ouvert sa bouche au milieu de l’Église\, et l’a rempli de l’Esprit de sagesse et d’intelligence. Il l’a revêtu d’un vêtement glorieux. — Il a ramassé en lui un trésor de joie et d’allégresse. » \nOraison : « Dieu qui\, par la prédication admirable du bienheureux Vincent\, votre confesseur\, avez daigné ramener à la connaissance de votre Nom une multitude de peuples\, accordez à nos prières que nous méritions d’avoir pour nous récompenser dans le ciel\, Celui qu’il annonça comme le Juge à venir sur la terre. » \nVincent Ferrier « a ouvert sa bouche dans l’Église »\, mais il l’a ouverte\, sous l’inspiration de Dieu\, d’une façon prophétique. Il est le grand prophète du Jugement dernier. Pour comprendre cette mission unique\, il faut se mettre dans la situation de saint Vincent\, au milieu des calamités effrayantes pour la foi que produisait le schisme d’Occident. Les peuples chrétiens ne savaient plus qui était le Chef légitime de l’Église. Il y avait deux\, trois Papes\, qui se disputaient la tiare. Quel était le successeur de Pierre\, le Vicaire authentique de Jésus-Christ ? L’unité de l’Église était en péril. \nLes rois\, les cardinaux\, des Saints s’occupaient activement de revenir à cette unité. Mais la réalité se présentait terrifiante pour la foi\, pour la discipline chrétienne. De sorte \n \nque le schisme d’Occident apparaît comme une des calamités les plus douloureuses et les plus menaçantes qui aient pesé sur les destinées de l’Église. A ce titre\, le schisme est une prophétie éclatante de la fin du monde. \nDieu prophétise par des actes comme par des paroles. Et la suprême calamité de la fin du monde se trouve figurée\, annoncée par les calamités mondiales antérieures\, comme la prise et la destruction de Jérusalem\, qui dispersa le peuple juif ; comme la chute de l’Empire romain qui permit aux Barbares de transformer les nations ; comme le schisme d’Occident qui mit en péril l’Église elle-même\, symbole de l’antéchrist à la fin des temps… \nVincent paraît pendant la période la plus aiguë de ce schisme\, quand tout semble désespéré. Il entre dans cette prophétie\, il en fait partie\, elle s’incarne pour ainsi dire en lui. Et c’est pourquoi Vincent prêche à tous la venue prochaine du souverain Juge. Craignez Dieu\, dit-il\, car l’heure de son jugement est arrivée. Heure prophétique encore mais si menaçante que les peuples\, terrifiés par les accents de l’homme de Dieu\, se convertissaient en masse. On écoutait Vincent\, on le suivait et l’on vit à travers l’Europe cette « Compagnie » qui ne le quittait pas\, avide de l’entendre. C’est pourquoi aussi Vincent convertit à la foi tant de Juifs\, dont le retour au vrai Messie ajoutait un caractère de \n \nplus à la prophétie du Jugement dernier. \nAussi la liturgie consacre officiellement cette mission extraordinaire de saint Vincent Ferrier. \nLecture du Livre de l’Apocalypse de l’apôtre saint Jean\, c. 1 : « En ces jours-là\, je vis un autre Ange qui volait au milieu du ciel. Il portait l’Évangile éternel\, pour le faire connaître à tous les habitants de la terre\, à toute nation\, à toute tribu\, à toute langue et à tout peuple. Il disait d’une voix éclatante : Craignez le Seigneur et rendez-lui gloire car l’heure de son jugement est venue. Adorez celui qui a fait le ciel et la terre\, la mer et les sources des eaux. » \nUn jour\, saint Vincent prêchait devant une multitude\, à Salamanque ; il faisait le tableau du Jugement dernier et citait ces paroles de l’Ange\, lorsque tout à coup il s’arrêta. Une lumière intime\, divine\, envahit son intelligence\, il eut conscience de lui-même et d’une voix forte\, avec l’assurance de la révélation surnaturelle qui le dominait\, il s’écria : Je suis moi-même cet Ange vu par saint Jean. L’affirmation était hardie. Il y eut des murmures\, la foule devint houleuse. Vincent\, fort de la lumière reçu\, ne recule pas. Une femme était morte dans une maison voisine\, il fait apporter le cadavre : Lève-toi\, lui dit-il\, et déclare à ce peuple si oui ou non je suis l’ange qui doit prêcher à tous le Jugement dernier. — « Père\, vous êtes cet Ange ! » Le cadavre s’était levé\, il avait parlé. \nL’Église a authentiqué cette mission providentielle tant dans la bulle de canonisation de saint Vincent que dans la liturgie. \nGraduel : « La bouche du Juste est pleine de sagesse\, sa langue dit ce qui est juste. — La loi de Dieu est dans son cœur\, ses pas sont assurés. » \nTrait : « Il est comme l’étoile du matin dans la brume légère\, comme la lune au plein de ses jours. — Et comme un soleil resplendissant\, il brille dans la maison de Dieu. — Il \n \nest comme l’arc-en-ciel qui illumine de sa gloire les nuées du ciel et comme un parterre de roses aux jours du printemps. — Comme les lis qui s’élèvent sur le bord de l’eau\, comme le parfum de l’encens aux jours d’été. — Comme un feu étincelant\, comme l’encens sur un brasier ardent. — Comme un vase d’or massif\, orné de pierres précieuses. » \n  \nAu Temps pascal : « Alléluia\, alléluia\, ô Vincent\, glorieux Père\, illustre enfant de l’Ordre de Dominique\, offrez vos prières au souverain Juge\, pour tous les peuples qui vous vénèrent. » \nÉvangile selon saint Matthieu\, c. 5 : « En ce temps-là\, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel perd sa force\, avec quoi salera- t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée\, et on n’allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau ; mais on la met sur un chandelier\, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi\, que votre lumière brille devant les hommes\, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres\, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les Cieux. Ne pensez pas que je sois venu détruire la loi et les Prophètes : je ne suis pas venu les détruire\, mais les accomplir ; car je vous le dis en vérité\, le ciel et la terre ne passeront point sans que tout ce qui est dans la loi soit accompli parfaitement\, jusqu’à un seul iota et à un seul point. Celui donc qui violera le moindre de ces commandements\, et qui apprendra aux hommes à le violer\, sera le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui fera et enseignera\, sera grand dans le royaume des cieux. »  \nOffertoire : « Ma miséricorde et ma vérité seront avec lui\, et sa puissance croîtra par la vertu de mon nom. » \n \nSecrète : « Seigneur\, nous vous offrons les présents de notre piété\, mais pour qu’ils vous soient agréables et qu’ils soient salutaires pour nous\, que le bienheureux Vincent\, votre confesseur\, rendu si glorieux sur terre par vos dons\, devienne notre intercesseur auprès de votre clémence. » \nCommunion : « Je donnerai au vainqueur à manger de l’arbre de vie qui est dans le Paradis de mon Dieu. » \nVincenti dabo… Il y a un jeu de mots sur le nom de Vincent que le français ne peut rendre.  \nPostcommunion : « Rassasiés\, Seigneur\, par les dons divins\, nous vous demandons que\, par les mérites glorieux du bienheureux Vincent\, votre confesseur\, nous ressentions en nous l’effet désiré de la Victime du salut. » \nCraignez le Seigneur\, car son Jugement est proche. L’heure vient\, elle sonne à tout instant autour de nous. Elle atteint notre voisin : aujourd’hui pour moi\, demain pour toi ! \n \nJugement personnel\, mais irrévocable dont le suprême\, l’universel le public ne sera que la confirmation solennelle. Le livre de notre vie\, dont pas une syllabe n’est perdue\, sera ouvert devant nous\, en pleine lumière de vérité. Qu’aurons-nous écrit sur ces pages ? Notre conscience lira elle-même et portera la sentence. Car au Jugement de Dieu on est\, en somme\, sous la lumière implacable de la vérité\, son propre juge. On se voit jusqu’au fond\, d’un coup d’œil\, et l’on porte soi-même la sentence : digne de Dieu ou indigne. Le tout est là. Digne de Dieu par sa miséricorde qui nous aura sauvés\, purifiés au moins pour l’essentiel\, le reste est la chose du Purgatoire ; mais même avec le Purgatoire\, c’est le salut certain\, la possession éternelle de Dieu assurée. \nEt puis\, il y a l’autre sentence\, l’affreuse\, celle où l’on se dit : je suis perdu ! \nPerdu par ma faute\, car on voit avec une cruelle certitude que l’on est perdu par sa propre faute. Là\, aucune rémission. De son propre poids\, on descend au lieu de monter ; on descend dans l’abîme éternel. Et chacun de nous\, à l’heure où souvent il y pense le moins\, paraît au Jugement de Dieu : Craignez le Seigneur\, car l’heure de son jugement vient. \nAprès vingt ans de cet apostolat inouï\, pour compléter en sa personne la figure expressive de la fin des Temps\, Vincent Ferrier mourait à Vannes\, en Bretagne\, l’Occident du monde. Sa mort\, comme sa vie garde le caractère prophétique de sa mission.
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SUMMARY:Saint Isidore († 636)
DESCRIPTION:Confesseur\, Docteur de l’Église \nMesse : In medio \nGrand homme\, s’il en fut\, par sa science et plus grand encore par sa sainteté. Il est\, en Espagne\, le Docteur le plus illustre\, le maître de saint Ildefonse\, le défenseur de la divinité de Jésus-Christ\, contre l’arianisme qui dominait parmi les Goths. Grégoire le Grand le regardait comme le rempart de l’Église. Il fit même de lui\, quand il eut pris le gouvernement de l’Église de Séville\, son vicaire pour toute l’Espagne. \nSon activité doctrinale était incessante. Pour maintenir la foi dans les provinces\, il fonda de nombreux monastères\, foyers de science et de sainteté évangélique. Lui-même ne dédaignait pas d’instruire les disciples qui demandaient ses leçons. Quand il mourut\, en prédisant la dévastation de l’Espagne par les Sarrasins\, il laissait à ses successeurs et à toute la nation espagnole un trésor de sainteté et de science. Elle lui fut reconnaissante. Son corps était resté\, après la conquête de Séville par les Sarrasins\, entre les mains de ces infidèles. Ferdinand Premier\, roi de Castille et de Léon\, le racheta à grand prix et Isidore rentra triomphalement en terre chrétienne. Il fut enseveli à Léon où une église s’éleva dans la suite pour glorifier sa présence. \nSaint national de l’Espagne\, Isidore n’en est pas moins comme écrivait son disciple\, saint Ildefonse\, un docteur admirable et un ornement de l’Église universelle. Au moyen- \n \nâge\, les écrits de saint Isidore furent en grand honneur et nous les trouvons cités et commentés dans les ouvrages de saint Thomas d’Aquin et des plus illustres maîtres. \nScience et sainteté\, double couronne qui rend l’homme parfait. La science seule\, humaine\, a le mérite de ce qu’elle vaut selon la raison\, telle quelle elle rend gloire à Dieu\, lumière de toute intelligence ; mais son influence sur la perfection morale de la volonté est à peu près nulle. A la science\, qui connaît Dieu\, il faut joindre l’amour qui s’attache à lui pour lui ressembler. De cette sorte\, la lumière et l’amour concourent à rendre l’homme agréable à Dieu. Mais à la science qui vient de l’étude\, il faut joindre la lumière intérieure qui est l’œuvre de l’Esprit-Saint. On ne connaît pas Dieu pour l’aimer et on ne l’aime pas pour le connaître davantage sans cette lumière intérieure\, don de la miséricorde de Dieu. C’est Dieu qui se révèle pour se faire aimer.
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SUMMARY:Saint François de Paule (1416 - 1507)
DESCRIPTION:Confesseur\, Fondateur des Minimes. \nMesse : Justus ut palma \nOraison : « Dieu\, grandeur des humbles\, qui avez élevé dans la gloire le bienheureux François\, votre confesseur\, accordez-nous par ses mérites et à son exemple de posséder un jour la récompense promise aux humbles. » \nFrançois de Paule s’est mis au plus bas. Ermite d’abord en Calabre\, de vie rude\, il s’imposait les plus dures austérités. Elles n’arrêtèrent pas les âmes généreuses que sa parole ardente attirait auprès de lui. Ses disciples devinrent si nombreux qu’il dut les réunir\, leur donner une règle\, sévère comme sa vie à lui-même\, et leur bâtir un couvent. Mais il avait un tel mépris de lui-même qu’il voulut que sa famille religieuse fût dans l’Église\, la plus petite. Il appela ses fils les Minimes\, ceux qui ne sont rien\, au plus bas. \nMais la Providence\, qui aime à exalter les humbles\, le fit connaître du roi de France\, Louis XI. Ce fin personnage\, rusé compère\, crut trouver en cet ermite célèbre de la \n \nCalabre\, l’homme inspiré dont il avait besoin pour diriger sa politique et un peu son âme. C’était une rude tâche. François se laissa emmener. Il quitta ses montagnes pour se diriger vers les plaines fertiles de la Loire. C’est à Tours qu’il se fixa\, Louis XI le reçut avec les plus grands honneurs\, mais sur l’humble et rigide Calabrais\, les honneurs ne firent aucune impression. Il dit à Louis XI ce qu’il devait dire pour le mettre dans la voie droite. Puis\, comme les Saints qui vivent de Dieu le trouvent partout\, il continua sa vie pénitente jusqu’à l’âge de 91 ans et mourut à Tours\, en 1507. \nÊtre minime de nom seulement serait peu. Il faut l’être de volonté. Il faut se mettre devant Dieu\, le regarder et se regarder soi-même. Que l’on se trouve petit\, chétif\, vraiment minime si ce double regard est sincère ! Créature de rien\, impuissante\, faible d’intelligence et de volonté\, faible de corps\, obligée de lutter continuellement pour maintenir et défendre sa vie. Et nous nous croyons quelque chose ! Nous oublions que nous valons juste ce que Dieu nous estime\, rien de plus. Et lui nous pèse au juste poids. Que pesons- nous dans sa main ?
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SUMMARY:Impression des stigmates de Sainte Catherine de Sienne
DESCRIPTION:Catherine\, la vierge de Sienne\, après avoir reçu l’habit du bienheureux Dominique que portent les Sœurs de la Pénitence\, enflammée d’amour divin\, nourrissait continuellement son âme de prière et de pieuses méditations. Elle avait surtout l’habitude de méditer les mystères sacrés de la Passion du Seigneur ; elle y était portée par un tel élan qu’elle y demeurait chaque jour pendant plusieurs heures. Après avoir reçu la Communion\, ce qui lui arrivait presque chaque jour\, avec grande ferveur\, elle paraissait bientôt élevée de terre. Pendant qu’elle se rassasiait de cette divine contemplation\, elle bénéficia de plusieurs grâces et fut même marquée des sacrés stigmates. \nSainte Catherine de Sienne se trouvait à Pise\, quand\, un dimanche\, dans la petite église de Sainte-Christine\, après avoir reçu la sainte communion\, elle fut ravie en extase. Le Seigneur lui apparut\, crucifié\, entouré d’une lumière splendide. Des rayons s’échappaient sanglants de ses mains\, de ses pieds\, de son côté et frappaient le corps de Catherine aux mêmes endroits. Elle comprit le grand mystère qui s’accomplissait en elle et\, humblement\, elle supplia son bon maître de ne pas permettre que ces plaies parussent au dehors sur ses membres. Jésus l’exauça et aussitôt les rayons perdirent leur couleur de sang pour se faire lumineux. Mais la douleur ressentie par Catherine fut si aiguë qu’elle en serait morte si Dieu ne l’avait assistée. \nCe phénomène surnaturel fit de Catherine comme un Christ vivant. Elle souffrait toutes les tortures des plaies sacrées\, sans qu’elles fussent visibles. \nCatherine avait compris le mystère de la Passion de Jésus. Elle savait que rien ne se fait de bon pour le salut des âmes sans cette douloureuse Passion\, et\, elle qui avait \n \npour sauver l’Église\, elle devait plus que toute autre participer aux souffrances du Rédempteur. Jamais nous ne serons assez convaincus de cette nécessité de l’incorporation réelle à Jésus crucifié\, pour notre salut personnel et celui des autres. Et plus on veut sauver d’âmes par sa parole ou par ses œuvres\, plus on doit s’unir réellement aux souffrances de Notre-Seigneur. Nous le savons en principe\, mais nous avons peine à mettre ce beau principe en action. Sainte Catherine fut crucifiée avec Jésus\, et c’est pourquoi elle eut tant d’influence sur les destinées de l’Église. Ce ne sont pas ses paroles qui ramenèrent le Pape à Rome\, c’est son sang uni à celui du Sauveur. Aussi avait-elle le culte de ce sang précieux. Dans toutes ses lettres\, elle s’écrie : O sang ! parce qu’elle en connaissait la précieuse efficacité. Pas de rémission sans l’effusion du sang\, dit saint Paul\, pas d’influence sérieuse sur les âmes sans effusion du sang\, selon les volontés de la Providence sur chacun de nous.
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SUMMARY:Semaine Sainte  2026
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SUMMARY:Bienheureux Venturin de Bergame
DESCRIPTION:Confesseur de l’Ordre dominicain \nLe Bienheureux Venturin de Bergame est né le 9 avril 1304 à Bergame\, en Lombardie. Son père\, Laurent\, était maître de grammaire et de logique et lui enseigna les lettres humaines. Dès son enfance\, Venturin fit preuve d’une grande charité envers les pauvres\, un trait qui marquera toute sa vie​. \nSon entrée dans l’Ordre dominicain et ses débuts \nVers l’âge de 15 ans\, après un prodige où des morceaux de pain qu’il transportait en cachette pour les pauvres se transformèrent en pommes devant son père\, il décida d’entrer dans l’Ordre des Frères Prêcheurs (dominicains) à Bergame​. Son père s’y opposa d’abord\, mais finit par lui donner sa bénédiction. \nCependant\, après un noviciat fervent\, il passa par une période de relâchement spirituel\, qu’il qualifiera plus tard de temps perdu. Il était alors en proie à l’orgueil et la vanité\, se voyant destiné à de grandes choses​. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’il revint à une vie de rigoureuse ascèse\, prenant saint Dominique comme modèle et s’engageant pleinement dans la pauvreté\, l’humilité et la charité​. \nSon ministère et son apostolat \nOrdonné prêtre\, il commença à prêcher dès 1329\, à 26 ans. Il attira immédiatement d’immenses foules\, jusqu’à 50 000 auditeurs\, et de nombreuses conversions furent attribuées à sa parole inspirée​. Sa prédication était marquée par une grande simplicité évangélique\, excluant toute ostentation intellectuelle. \nEn 1334\, il revint à Bergame et y prêcha avec un tel succès qu’il provoqua un mouvement de conversion massive. Il organisa alors un grand pèlerinage de pénitence à Rome\, réunissant plusieurs milliers de personnes\, qu’il conduisit au carême 1335​. Ce pèlerinage fit une telle impression que certains soupçonnèrent Venturin de chercher à s’opposer au pape Benoît XII ou même à briguer la papauté. Il fut convoqué par le pape et exilé dans un couvent du Gévaudan\, en France\, où il resta huit ans en prière et en solitude​. \nEn 1345\, il reprit son ministère et participa à une expédition pour prêcher la croisade contre les Turcs. Il embarqua avec une flotte de croisés et arriva à Smyrne le 1er mars 1346​. Il y poursuivit son apostolat\, prodiguant ses soins aux malades et prêchant la foi. \nÉpuisé par son dévouement\, il tomba malade le 15 mars 1346 et mourut le 28 mars 1346\, à 42 ans​. Son visage s’illumina d’une lumière céleste après sa mort\, signe de la \n \ngloire divine. \nSa spiritualité et ses vertus \nVenturin de Bergame se distinguait par : \n\nSa charité : Il fut un ardent défenseur des pauvres et des pécheurs.\nSon humilité et sa pénitence : Il menait une vie de pauvreté extrême\, refusant toute richesse et préférant mendier son pain​.\nSon zèle missionnaire : Il désirait évangéliser jusqu’en Orient et fut actif dans la prédication des croisades.\nSes dons mystiques : Des phénomènes surnaturels accompagnèrent son ministère\, comme des lumières célestes et des visions​.
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SUMMARY:Saint Jean Damascène († 754)
DESCRIPTION:Docteur de l’Église \nSaint Jean Damascène\, aussi appelé Mansour ou Chrysorroas\, est le dernier des Pères grecs et l’écrivain le plus remarquable du VIIIe siècle. \nNé en Syrie\, à Damas\, sous domination sarrasine\, il est issu d’une famille chrétienne influente. Son père\, ministre du calife\, sauve un moine italien\, Cosme\, condamné à mort\, et en fait le précepteur de son fils. Jean reçoit ainsi une formation exceptionnelle en philosophie\, mathématiques\, théologie et autres sciences. \nComme en ce temps\, l’empereur Léon l’Isaurien avait déclaré une guerre impie au culte des saintes images\, Jean\, sur l’invitation du Pontife romain Grégoire III\, défendit avec ardeur par sa parole et ses écrits la sainteté de ce culte. Ce zèle suscita contre lui les haines de l’empereur à ce point que celui-ci\, par l’artifice de fausses lettres\, le fit accuser de trahison auprès du calife de Damas dont Jean était le conseiller et le ministre. Le prince\, trompé par cette fourberie\, ordonna de couper la main droite de Jean\, qui protestait avec serment contre cette infâme calomnie. Mais la Vierge bénie vint au secours de son fidèle serviteur\, qui lui avait adressé de ferventes prières\, et vengea son innocence. Par un insigne bienfait de sa part\, la main qui avait été coupée lui fut rendue et si bien unie au bras qu’il ne restait aucune trace de la séparation. Profondément touché de ce miracle\, Jean résolut d’accomplir le dessein qu’il avait conçu depuis longtemps. Ayant obtenu\, quoiqu’avec peine\, son congé du calife\, il distribua tous ses biens aux pauvres et donna la liberté à ses esclaves. Il parcourut en pèlerin les lieux saints de la Palestine et se retira enfin avec Cosme\, son ancien maître\, près de Jérusalem\, dans la laure de saint Sabbas\, où il fut ordonné Prêtre. \nDans la carrière de la vie religieuse\, il donna aux autres moines d’illustres exemples de toutes les vertus\, particulièrement de l’humilité et de l’obéissance. Il revendiquait \n \ncomme son droit les emplois les plus vils du monastère\, et s’y appliquait avec ardeur. Ayant eu l’ordre d’aller vendre de petites corbeilles à Damas\, la ville où naguère il avait reçu les plus grands honneurs\, il y recueillait avec une sainte avidité les dérisions et les moqueries de la multitude. Il pratiquait si bien l’obéissance que\, non seulement il se rendait au moindre signe des supérieurs mais encore qu’il ne se crut jamais permis de rechercher les motifs des ordres qu’il recevait\, quelque difficiles et insolites qu’ils parussent être. Au milieu des exercices de ces vertus\, il ne cessa jamais de défendre avec zèle le dogme catholique du culte des saintes images. Aussi fut-il en butte à la haine et aux vexations de Constantin Copronyme\, comme il l’avait été auparavant à celles de l’empereur Léon ; d’autant plus qu’il reprenait avec liberté l’arrogance de ces empereurs\, assez hardis pour traiter des choses de la foi et prononcer à leur gré sur ces matières. \nOn ne peut voir sans étonnement le grand nombre des écrits en prose et en vers que Jean Damascène a composés pour la défense de la foi et l’augmentation de la piété\, digne assurément des éloges que le deuxième concile de Nicée lui a décernés et du surnom de Chrysorrhoas\, c’est-à-dire de fleuve d’or\, qui lui fut donné à cause de son éloquence. Non seulement il défendit la foi orthodoxe contre les Iconoclastes\, mais il combattit avec zèle presque tous les hérétiques\, principalement les Acéphales\, les Monothélites\, les Patripassiens. Il revendiqua les droits et la puissance de l’Église ; il affirma hautement la primauté du prince des Apôtres ; il le nomma le soutien des Églises\, la pierre qui ne peut être brisée\, le docteur et l’arbitre de l’univers. Tous ses écrits se distinguent non seulement par la science et la doctrine\, mais encore respirent un profond sentiment de piété\, surtout lorsqu’il adresse ses louanges à la Mère de Dieu\, à laquelle il rendait un culte et un amour singuliers. Mais ce qui fait son plus grand mérite\, c’est qu’il fut le premier à embrasser dans un ordre suivi toute la théologie\, et qu’il ouvrit la voie à saint Thomas pour exposer ainsi méthodiquement la doctrine sacrée. Enfin cet homme très saint\, rempli de mérites\, et dans un âge avancé\, s’endormit dans la paix du Christ vers l’an sept cent cinquante-quatre. Le souverain Pontife Léon XIII a concédé à l’Église universelle l’Office et la Messe de saint Jean Damascène avec l’addition du titre de Docteur.
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SUMMARY:L'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie
DESCRIPTION:LA MESSE \nIntroït : « Cieux\, versez votre rosée et que les nues fassent pleuvoir le juste. Que la terre s’ouvre et germe le Sauveur. – Et que la justice naisse avec lui : c’est moi\, le Seigneur\, qui l’ai créé ! » \nLa rosée du ciel\, cette pluie bienfaisante des nues\, ce germe qui s’élève de la terre\, c’est le Fils de Dieu fait homme. Il descend du ciel\, mais la terre doit le recevoir et par la terre\, il prend la vie humaine. Cette terre bénie est le sein de la bienheureuse Vierge Marie. C’est en elle que la rosée d’en haut se répand. Jésus est à la fois du ciel et de la terre : du ciel comme seconde Personne de la Sainte Trinité\, Fils de Dieu ; de la terre comme homme\, fils de la Sainte Vierge. C’est bien le Médiateur : par le ciel il peut nous donner Dieu\, par la terre nous faire remonter à Dieu. \nOraison : « Dieu\, qui avez voulu qu’à la parole de I’ Ange votre Verbe prît chair dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie\, accordez à nos humbles supplications que nous qui croyons qu’elle est vraiment la Mère de Dieu\, nous soyons secourus auprès de vous par son intercession. » \nNotre acte de foi est absolu. Nous croyons et nous confessons que la Sainte Vierge est vraiment la Mère de Dieu. Et nous croyons et nous confessons que Marie\, en devenant la Mère de Dieu\, est demeurée Vierge. Sa maternité est divine et ne touche en rien sa virginité. Telle est la foi de l’Église\, la vérité pour Marie et pour Jésus. Vérité prophétisée de longue date par Isaïe. \nLecture du prophète Isaïe\, c. 7 : « En ces jours-là\, le Seigneur parla à Achaz et lui dit : Demande un signe au Seigneur\, ton Dieu\, soit dans les profondeurs de l’abîme\, soit dans les hauteurs du ciel. Achaz répondit : je ne demanderai rien\, je ne veux pas tenter le Seigneur. Et (Isaïe) reprit : Écoutez donc\, Maison de David\, Il vous est peu sans doute de lasser la patience des hommes\, pour que vous lassiez aussi celle de Dieu. Aussi le Seigneur vous donnera lui-même un signe. La Vierge concevra et enfantera un Fils dont le nom sera Emmanuel. Il mangera le beurre et le miel jusqu’à l’âge où il pourra discerner le mal du bien. » \nEn cette prophétie\, Isaïe annonce qu’un jour viendra où une vierge\, la Vierge par excellence\, concevra\, en restant vierge\, un fils et lui donnera le jour en demeurant toujours \n \nvierge. Ce Fils sera par essence l’Emmanuel\, c’est-à-dire Dieu avec nous. Mais tout en étant Dieu avec nous\, il sera homme comme nous et\, comme les enfants\, il croîtra en âge\, mangera du beurre et du miel et paraîtra comme tout le monde\, au-dehors\, grandir de corps et de raison\, vrai homme comme les autres hommes. Ainsi fut Jésus enfant\, Jésus adolescent\, Jésus ouvrier. Au dehors\, il était ce que sont les hommes. Vérité de Dieu\, vérité d’homme. En ce jour de I’ Annonciation\, la prophétie d’lsaïe s’accomplit. Le signe de Dieu est apparu. \nGraduel : « Princes\, ouvrez les portes\, portes éternelles\, ouvrez-vous\, et le Roi de gloire fera son entrée. – Qui peut gravir la montagne du Seigneur ? Qui peut se tenir debout dans son temple ? Celui qui a les mains et le cœur purs. » \nDéjà\, on chante le retour du roi de gloire\, du Roi qui descendu a pris chair et maintenant ramène cette chair dans le ciel bienheureux. Lui seul\, par ses propres forces\, peut monter au sommet de la montagne de Dieu\, lui seul peut y fixer sa demeure\, car seul il est le Pur\, il est le Saint. Ses frères le suivront\, qui par lui auront aussi les mains et le cœur purs. \nTrait : « Je vous salue\, Marie\, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. – Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de votre sein est béni. – L’Esprit-Saint descendra en vous et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. – C’est pourquoi\, le Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. » \nAu Temps Pascal : « Alléluia\, alléluia\, le tronc de Jessé a fleuri\, la Vierge a enfanté un Dieu-Homme. Dieu a fait la paix\, il a réconcilié en sa personne la bassesse et la grandeur. Alléluia. »  \nL’Incarnation fait cette œuvre merveilleuse. Jésus prend ce qu’il y a de plus bas\, notre chair misérable\, et lui donne le baiser de paix. Désormais\, l’union est rétablie en lui et par lui entre Dieu et l’homme. Et cette union est si parfaite que le Fils de Dieu et la nature humaine ne font en Jésus qu’une seule personne. Quand Jésus parle\, agit\, il parle et agit en Dieu et en homme. Ses paroles sont divines\, ses actes divins. Ima summis ! Le plus bas ne fait qu’une personne avec le plus haut. \n \nÉvangile selon saint Luc\, c. I\, : « En ce temps-là\, l’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée\, dont le nom est Nazareth\, à une vierge qui avait épousé un homme appelé Joseph\, descendant de la famille de David\, et le nom de la Vierge était Marie. L’ange entra auprès d’elle et dit : Je vous salue\, pleine de grâce\, le Seigneur est avec vous\, vous êtes bénie entre toutes les femmes. En l’entendant\, elle fut troublée par ses paroles et elle pensait en elle-même ce que pouvait bien signifier ce salut. L’Ange lui dit : Ne craignez point\, Marie\, vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez dans votre sein\, que vous enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand\, il sera appelé le Fils du Très-Haut\, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David\, son père. Et il régnera éternellement sur la maison de Jacob\, et son règne n’aura point de fin. Mais Marie dit à l’Ange : Comment cette chose pourra-t-elle se réaliser\, puisque je ne connais point d’homme ? Et l’Ange lui répondit\, en disant : Le Saint-Esprit descendra en vous et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre\, C’est pourquoi ce qui naîtra saint de vous\, sera appelé Je Fils de Dieu. Et voilà que votre cousine Elisabeth a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse. Et celle que l’on appelait stérile est dans son sixième mois\, car rien n’est impossible à Dieu. Marie lui dit : Voici la servante du Seigneur\, qu’il me soit fait selon votre parole. » \nCet évangile de I’ Annonciation nous révèle l’humble et auguste Vierge Marie\, Mère de Dieu. \nQui pensait à cette jeune fille\, pauvre\, de Nazareth ? Le monde suivait son cours\, les événements heureux ou malheureux se succédaient en Palestine\, en Galilée\, à Rome\, dans le monde entier\, sans que personne s’occupât de celle qui\, de toute éternité\, avait été choisie pour être la Mère de Dieu\, du Sauveur du monde. A Nazareth même\, où elle vivait\, Marie ne se distinguait des autres jeunes filles que par sa vertu. Elle vivait à l’écart\, silencieuse\, pure. Mais quelqu’un la couvait du regard\, le Père qui est dans les cieux. Cette Vierge\, il l’avait comblée\, à son insu\, des plus hauts privilèges\, il lui avait donné le plus haut de tous\, en la préservant\, elle seule\, du péché originel. Et le Père la suivait\, attendant l’heure décrétée par sa sagesse. Il faut que I’ Ange Gabriel descende\, qu’il dise à Marie des choses si extraordinaires qu’elle se refuse d’abord à les comprendre. On lui dit qu’elle est pleine de grâce\, que le Seigneur est avec elle\, qu’elle est bénie entre toutes les femmes. Ce langage l’étonne\, elle qui devant Dieu\, devant tous\, se faisait si petite. On voit ses beaux yeux effarés\, son humilité troublée\, elle se dit : Il se trompe ! Je ne suis qu’une pauvre jeune fille. Ce trouble est délicieux. Si grande\, sans le savoir\, si près de Dieu sans penser à s’en apercevoir. Et devant I’ Ange qui lui parle\, Marie se baisse encore plus bas\, afin que le Fils de Dieu ait encore à descendre Comme elle devait plaire ainsi à celui qui allait faire cette descente prodigieuse. Elle\, elle n’était malgré tout qu’une créature et en s’anéantissant devant Dieu\, elle se remettait et avec elle toute l’humanité\, à sa vraie place devant son Créateur. \nVous serez comme des dieux\, avait dit à Adam et Eve !’Esprit mauvais\, Marie lui répond en ce jour et répond à l’humanité révoltée\, en ne sachant même plus\, tant elle descend\, si elle est encore quelque chose. Il fallait ce mouvement infini d’abaissement pour que I’ Ange continuât son message. Le lieu était prêt. Il dit : Vous concevrez un fils\, vous l’enfanterez et ce fils que vous appellerez Jésus\, sera le Fils de Dieu et le vôtre. \nLe grand mystère est dévoilé. Il n’éblouit pas Marie. On lui propose – car elle a bien compris – d’être la Mère du Messie\, l’Espérance d’Israël. Mais Vierge elle est\, Vierge elle veut demeurer Que Dieu veuille bien allier cette virginité à la maternité qu’il lui demande. \nQu’à cela ne tienne ! Le Tout-Puissant y a pensé. Ce Fils\, le sien\, sera uniquement le Fils de Dieu\, sans père sur la terre. Alors\, l’humble vierge s’incline\, elle dit simplement : je suis la servante du Seigneur. A lui\, le Maître de commander ; à moi\, petite créature infime\, d’obéir. Et cet acte d’humilité absolue attire en son sein le Fils de Dieu. \nComme la Vierge Marie est vraie ! Et comme elle condamne par cette vérité de son être devant Dieu\, nos sottes vanités\, notre orgueil miséreux. Nous nous redressons ! C’est la chose la plus pitoyable de l’humanité. Que nous ayons des faiblesses de chair\, des passions d’âme\, notre misère les explique\, mais que\, chétives créatures\, nous nous persuadions que nous sommes quelque chose\, que nous relevions la tête contre Dieu\, c’est la pire des insanités. Apprenons à être humbles\, en comprenant ce que nous sommes et ce qu’est Dieu. Apprenons-le de l’humble Vierge Marie\, la petite servante du Seigneur\, et cependant sa Mère. \nOffertoire : « Je vous salue\, Marie\, pleine de grâce\, le Seigneur est avec vous\, vous êtes bénie entre toutes les femmes\, et le fruit de votre sein est béni. » \nSecrète : « Seigneur\, affermissez en nos âmes les sacrements de la vraie foi\, afin qu’après avoir confessé que véritablement un Dieu-Homme a été conçu par la Vierge\, nous puissions parvenir par la puissance salutaire de sa Résurrection à la joie éternelle. » \nCommunion : « Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel. » \nC’est son nom essentiel\, le nom qui dit son Incarnation\, cette union intime entre sa nature divine et la nature humaine en sa personne : Dieu avec nous\, Dieu uni à nous. Ce \n \nn’est plus le Dieu Très-Haut\, le Dieu inaccessible\, le Dieu qu’on ne peut voir sans mourir\, non ! Notre Dieu à nous\, notre Emmanuel\, se fait tout petit\, aussi petit que nous. Il prend la dernière place\, tellement bas qu’on ne peut prendre plus bas. \nAlors nous n’avons plus peur d’approcher de lui\, de lui parler. Il est l’un de nous. Nous pouvons nous entretenir avec lui et si nous souffrons\, nous souffrirons avec lui. Il a pris tout de nos misères\, !’Emmanuel\, sauf ce qui lui est essentiellement opposé\, le péché. Gardons notre Emmanuel\, fêtons-le de toutes nos forces\, car c’est le don suprême de Dieu. Il ne peut pas donner plus que lui-même. \nPostcommunion : « Seigneur\, nous vous en prions\, répandez votre grâce dans nos âmes\, afin que nous\, qui savons par l’annonce de I’ Ange l’Incarnation du Christ\, votre Fils\, nous arrivions par sa passion et sa croix à la gloire de la Résurrection. » \nC’est pour cette gloire que !’Emmanuel est descendu. Il suivra le premier la voie douloureuse et avec lui\, après lui\, ceux qui croiront en lui\, par cette même voie arriveront comme lui à la gloire éternelle. La voie c’est lui\, !’Emmanuel\, Mais ne craignons rien\, si notre croix est lourde\, la sienne fut plus pesante encore\, et la nôtre\, si nous le prions avec foi\, il la portera de moitié et plus. Il en a l’habitude.
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SUMMARY:Saint Gabriel
DESCRIPTION:  \n \nArchange \nLA MESSE \nNous ne sommes plus sur la terre. L’être que nous fêtons aujourd’hui n’est pas de notre race. Nous le connaissons par la révélation divine\, mais ce qu’il est en lui-même\, cet Esprit qui descendit un jour sur l’ordre de Dieu auprès de l’humble Vierge Marie\, nous ne le soupçonnons même pas. Il est venu sous forme humaine\, il a parlé le langage humain\, sans que rien d’humain ne fût en lui. Mais ce qu’il est venu faire\, ce qu’il a dit intéresse toute l’humanité. \nGabriel annonce au monde la grande nouvelle\, la venue du Fils de Dieu. Celui que l’on attend depuis la création et la chute de nos premiers parents\, le Messie\, le Christ\, le Rédempteur\, celui que les Prophètes ont sans cesse appelé\, Gabriel\, par ordre de Dieu\, vient déclarer enfin son arrivée. Il dit : Le voici ! C’est lui. Cette annonce c’est tout Gabriel. De toute éternité il a eu cette mission\, il se confond avec elle. Et c’est pourquoi\, avec lui\, avec tous les Esprits célestes\, avec toutes les créatures humaines\, tous les êtres visibles et invisibles\, nous bénissons la bonté de Dieu. Car au-dessus de tous les biens créés\, sortis de la volonté de Dieu\, Jésus\, Sauveur\, est le bien suprême\, la bonté de Dieu incarnée. Il la représente et la donne entière. En lui et par lui\, nous benissons cette bonté. \nIntroït : « Tous les Anges\, bénissez le Seigneur\, vous tous qui êtes puissants\, qui accomplissez sa volonté\, qui écoutez sa parole. – Mon âme\, bénis le Seigneur\, que mon être entier bénisse son saint Nom. » \nOraison : « Dieu tout-puissant\, Dieu éternel\, dont des milliers d’anges sont les serviteurs\, accordez-nous\, nous vous en prions\, qu’en vénérant sur terre le bienheureux \n  \nArchange Gabriel\, le ministre principal de la réparation du monde\, nous obtenions par ses suffrages\, de jouir dans le ciel du fruit de notre rédemption. »  \nEn annonçant Jésus au monde\, Gabriel annonce l’ouverture définitive du ciel. C’est le ciel qu’il apporte à tous avec Jésus. Aussi\, c’est le ciel que nous lui demandons. La porte en est à jamais ouverte. En descendant\, Gabriel ne l’a plus refermée. \nLecture du Prophète Daniel\, c. 9 : « En ces jours-là\, Gabriel que j’avais vu en vision\, dès le commencement\, vola rapidement vers moi et me toucha\, au moment du sacrifice du soir. Il m’instruisit et me dit : Daniel\, je suis venu maintenant pour t’instruire et te faire comprendre. Dès le commencement de ta prière\, l’ordre m’en fut donné. Je suis donc venu pour t’instruire\, car tu es un homme de désirs. Donc fais attention à mes paroles et comprends cette vision. Dieu a abrégé le temps de la délivrance à soixante-dix semaines\, en faveur de ton peuple\, de la Ville Sainte afin que les prévarications soient terminées\, que le péché prenne fin\, que l’iniquité soit supprimée\, que la justice éternelle paraisse\, que toutes les visions et les prophéties soient accomplies et que le Saint des Saints reçoive l’onction. Sache donc et écoute bien : Depuis l’ordre qui sera donné pour rebâtir Jérusalem jusqu’au Chef\, le Christ\, il y aura sept semaines et soixante-deux semaines. Et de nouveau\, les places\, les murailles seront bâties dans des temps difficiles. Et après ces soixante-deux semaines\, le Christ sera mis à mort\, et le peuple\, qui doit le renier\, ne sera plus son peuple. Un peuple\, avec le chef qui doit venir\, détruira la ville et le temple. Pour finir\, tout sera saccagé et après la fin de cette guerre ce sera la désolation permanente\, qui a été décrétée. »  \nDaniel\, « l’homme des désirs »\, qui attend\, qui espère\, qui implore l’heure\, la grande heure de la descente du Fils de Dieu\, est merveilleusement éclairé\, rassuré par l’Archange Gabriel. \nGabriel est ainsi de tout temps\, de toute éternité\, l’Ange du Messie. Force de Dieu veut dire son nom\, car en cette œuvre de la Rédemption\, Dieu montre plus de puissance qu’en celle de la création. L’amour qui fait l’Incarnation et le salut du monde par le sang du Fils de Dieu-Homme est plus fort que l’amour qui a créé les êtres\, tous les êtres. Par cette œuvre inouïe\, Dieu atteint l’infini de son amour en dehors de lui-même. Et c’est Gabriel qui a la charge de cet amour. \nGraduel : « Tous les Anges de Dieu\, bénissez le Seigneur\, vous qui êtes les puissants\, qui accomplissez sa volonté. – Mon âme\, bénis le Seigneur\, que mon être tout entier bénisse le Nom du Seigneur. »  \nTrait : « Je vous salue\, Marie\, vous qui êtes pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. – Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de votre sein est béni. Vous concevrez et vous enfanterez un fils\, et vous l’appellerez Emmanuel. – Le Saint-Esprit descendra en vous et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. Aussi celui qui naîtra de vous\, le Saint\, sera appelé le Fils de Dieu. » \nAu Temps Pascal : « Alléluia\, alléluia\, Dieu rend ses anges rapides comme le vent\, il fait de ses ministres une flamme de feu. »  \nÊtres de lumière\, êtres invisibles\, que nous ne pouvons estimer par nos sens\, êtres de feu par leur amour\, les Anges sont devant Dieu\, par milliers et milliers\, une louange à sa grandeur et à sa bonté. En eux tout est louange\, car de tout leur être\, sans la moindre réserve\, ils glorifient l’auguste Trinité. Nous aussi\, chétives créatures\, nous devons remonter vers Dieu du bas-fond de notre misère et faire en sorte que de tout notre être purifié\, surélevé\, nous soyons une louange parfaite à la bonté de Dieu. \nÉvangile selon saint Luc\, c. 1 : « En ce temps-là\, l’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée\, dont le nom est Nazareth\, à une vierge qui avait épousé un homme appelé Joseph\, descendant de la famille de David\, et le nom de la Vierge était Marie. L’ange entra auprès d’elle et dit : Je vous salue\, pleine de grâce\, le Seigneur est avec vous\, vous êtes bénie entre toutes les femmes. En l’entendant\, elle fut troublée par ses paroles et elle pensait en elle-même ce que pouvait bien signifier ce salut. L’Ange lui dit : Ne craignez point\, Marie\, vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez dans votre sein\, que vous enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand\, il sera appelé le Fils du Très-Haut\, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David\, son père. Et il régnera éternellement sur la maison de Jacob\, et son règne n’aura point de fin. Mais Marie dit à l’Ange : Comment cette chose pourra-t-elle se réaliser\, puisque je ne connais point d’homme ? Et l’Ange lui répondit\, en disant : Le Saint-Esprit descendra en vous et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre\, C’est pourquoi ce qui naîtra saint de vous\, sera appelé Je Fils de Dieu. Et voilà que votre cousine Elisabeth a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse. Et celle que l’on appelait stérile est dans son sixième mois\, car rien n’est impossible à Dieu. Marie lui dit : Voici la servante du Seigneur\, qu’il me soit fait selon votre parole. » \nLe bel entretien de Gabriel avec l’humble Vierge Marie ! \nIl entre simplement dans le lieu où se trouve celle qui a été choisie de Dieu. Il se présente comme l’ambassadeur de sa souveraine Bonté. Il sait où il va et ce qu’il apporte. Brusquement\, mais avec un respect infini\, il salue Marie. Car Gabriel connaît le grand mystère qui glorifie cette humble fille\, son Immaculée Conception\, et de la voir si petite au dehors\, en cette maison pauvre\, il sent en lui-même une plus grande louange à la bonté de Dieu. Il salue Marie\, sa Souveraine\, très bas. Car elle est « pleine de grâce » et lui\, I’ Ange de lumière\, il sait ce qu’est en Marie cette plénitude de grâce. Aucune plénitude angélique ne l’égale. Tout Dieu s’est comme déversé en Marie\, Gabriel s’incline : le Seigneur est avec vous ! Vous êtes la préférée du Très Haut\, vous êtes l’unique au-dessus de toutes les femmes. \n \nEt devant le trouble de Marie\, qui ne comprend pas\, qui se demande ce que signifient les paroles de ce visiteur inattendu\, Gabriel s’explique. Il n’attend même pas que Marie ait parlé : Oh ! n’ayez pas peur\, Marie. Gabriel se fait familier. Il appelle cette jeune fille par son nom et la lumière intérieure de !’Esprit-Saint dit à Marie\, qui est le visiteur qui lui parle. Non ! n’ayez pas peur ! Vous avez toutes les faveurs\, tous les privilèges de Dieu. Et alors\, expliquant clairement sa mission\, le bienheureux Archange\, avec une joie indicible\, révèle à Marie le grand mystère. L’heure est venue\, le Promis\, le Messie va descendre en vous\, vous serez sa mère\, non pas une mère ordinaire\, mais une mère qui aura reçu son Fils de Dieu lui-même\, l’unique Père. Et ce Fils\, le Fils de Dieu et le vôtre\, ô Marie\, vous l’appellerez Jésus. C’est la première fois que sur terre le nom de Jésus\, Fils de Dieu et de Marie\, est prononcé. Avec quel respect\, quelle adoration\, quel amour Gabriel dit ce Nom : Jésus ! le Sauveur\, le Souverain par amour\, celui que\, pendant l’éternité entière\, tous les êtres bienheureux salueront comme leur Chef suprême. \nEt I’ Archange annonce en même temps une autre naissance prochaine\, celle du Précurseur. Il est en avance de six mois puisque son rôle est de précéder\, de préparer les voies. \nEt Gabriel se tait\, il attend en silence la décision de Marie. Devant l’humble vierge\, debout\, silencieux\, le grand Archange et avec lui dans le monde invisible\, tout le ciel\, I’ Auguste Trinité elle-même attend : Que votre parole s’accomplisse\, dit Marie\, je suis la servante du Seigneur. Soudain\, la grande œuvre se réalise et bienheureux\, I’ Archange disparaît en adorant le Fils de Dieu fait homme. \nOffertoire : « L’Ange se plaça debout près de l’autel du temple\, portant en sa main un encensoir d’or. On le remplit d’une abondance de parfums et la fumée de ces parfums monta jusqu’à Dieu. » \nSecrète : « Seigneur\, que l’offrande de nos hommages vous soit agréable avec la prière du bienheureux Archange Gabriel\, afin que\, vénéré par nous sur la terre\, il soit notre avocat auprès de vous dans le ciel. » \nNos prières sont cette abondance de parfums qui remplit l’encensoir d’or\, que l’Ange tient à la main. Lui-même les porte vers Dieu\, et nos prières présentées par Gabriel sont \n \nplus favorablement accueillies. Il est venu sur notre terre\, il nous a annoncé la grande joie\, il nous connaît\, pour ainsi dire\, de plus près. Nous pouvons lui rappeler l’heure joyeuse de sa mission et par cette joie qui est nôtre et qui est sienne\, cette joie commune\, lui demander d’intercéder pour nous. Il est comme notre avocat naturel auprès de Marie et de Jésus. \nCommunion : « Tous les Anges du Seigneur\, bénissez le Seigneur\, chantez un hymne en son honneur\, glorifiez-le dans tous les siècles. »  \nIl y a un rapport évident entre les Anges et les hommes dans l’Incarnation du Fils de Dieu. La Trinité Sainte aurait pu réaliser ce grand mystère directement\, sans l’intervention de Gabriel. Jusqu’où va ce rapport ? Jésus\, Fils de Dieu fait homme\, est-il le Sauveur des Anges comme il est celui des hommes ? Michel et les Anges fidèles qui le suivirent\, reçurent-ils par anticipation la grâce de leur fidélité des mérites de la Passion du Sauveur ? Graves questions dont la solution demeure discutée dans l’École. Mais\, de toutes manières\, soit comme Sauveur\, soit simplement comme Chef suprême de tous les êtres\, Jésus est le Souverain unique des anges et des hommes. Et à ce titre le rapport des anges et des hommes dans l’Incarnation est profond\, essentiel même. Gabriel prononce le premier\, et avec lui tous les Esprit célestes\, le Nom de Jésus. Après lui et après eux\, les hommes le prononcent à leur tour en le prenant sur les lèvres de leur souveraine\, l’humble Vierge Marie\, Mère de Dieu. \nPostcommunion : « Après avoir participé aux mystères de votre corps et de votre sang\, nous implorons\, Seigneur notre Dieu\, votre clémence\, afin que\, ayant connu\, par l’annonce de Gabriel\, votre Incarnation\, nous en obtenions\, par son secours\, les précieux bienfaits. »
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SUMMARY:Bienheureuse Sibylline Biscossis (1287 ? – 1367)
DESCRIPTION:Vierge de l’Ordre dominicain  \nMesse : Gaudeamus   \nOraison : « O Dieu\, qui avez voulu éclairer de merveilleuses et éclatantes lumières l’âme de la bienheureuse vierge Sibylline privée des yeux du corps\, faites par son intercession qu’illuminés de la lumière d’en-haut\, nous méprisions les biens de la terre et nous recherchions efficacement les biens éternels. » \nSibylline Biscossis naquit à Pavie de parents honorables et pieux. Dès l’enfance elle apparut si adonnée aux pratiques religieuses\, qu’elle n’omit jamais de réciter les prières dont elle s’était fixé la récitation quotidienne. A douze ans elle perdit la vue\, et par cette épreuve même\, permise par Dieu\, elle apprit à s’appliquer plus intensément à la pratique de toutes les vertus. En effet\, recueillie par les Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-Dominique\, elle adopta leur habit et leur règle. Ces tertiaires l’instruisirent avec beaucoup de soin sur la manière de faire oraison et d’y persévérer ; elles lui enseignèrent aussi le moyen de garder purs son cœur et sa conscience. Ensuite\, dans son désir d’une vie plus austère\, Sibylline se réfugia dans une retraite cachée où elle demeura le reste de ses jours. \nDans cette réclusion\, comme la colombe au creux de la muraille (Cf. Cantique 2\, 14.)\, Sibylline méditait la Passion de Jésus-Christ. Elle y compatissait à l’extrême\, et alors son âme était inondée des sentiments de la plus douce dévotion. Dans son désir de devenir conforme à son Époux souffrant\, elle affligea son corps par toutes les rigueurs de la pénitence. En effet\, elle se nourrissait du pain le plus dur ; elle se flagellait chaque jour si violemment\, que son sang coulait jusqu’à terre ; les larmes\, de jour et de nuit\, étaient sa nourriture (Cf. Psaume 41\, 4.). Et\, quand ses membres étaient fatigués par les veilles\, les oraisons et les prostrations\, elle les reposait par un sommeil très bref pris sur la planche. Lui arrivait-il de parler\, sa conversation\, pour ne pas passer le temps en vain\, ramenait toujours aux célestes réalités. Il en résultait que les personnes venues pour la consulter s’en retournaient spirituellement réconfortées et devenues meilleures. \nQuoique totalement illettrée\, la bienheureuse Sibylline se montrait merveilleusement instruite des choses divines\, et en matière mystique elle s’exprimait avec tant de facilité et avec une telle propriété de termes\, qu’elle paraissait très versée dans les Soliloques de saint Augustin et les Méditations de saint Bernard. Elle était très soucieuse du salut du prochain. Elle fit venir près d’elle plusieurs personnes qui couraient misérablement à leur perte\, les arracha à leurs vices et les amena à faire pénitence\, en mettant sous leurs yeux soit la miséricorde de Dieu\, soit sa justice. Enfin\, comblée de jours et de mérites\, octogénaire\, elle s’envola au ciel en l’an 1367. Son corps ayant été transporté à l’église des Prêcheurs\, le peuple s’y porta en foule\, car le Christ\, son céleste Époux manifestait par des miracles la sainteté de Sibylline. Aussi commença-t-on à lui rendre les honneurs d’un culte public\, et les fidèles ont continué à les lui rendre avec persévérance à Pavie et ailleurs jusqu’à nos jours. Ces faits ayant été dûment examinés\, le Souverain Pontife Pie IX\, sur avis de la sacrée Congrégation des Rites\, approuva ce culte le 17 août 1854 et permit que\, dans l’Ordre entier des Prêcheurs\, la fête de la bienheureuse Sibylline fût célébrée avec office et messe.
URL:https://www.dominicainsavrille.fr/calendrier/bienheureuse-sibylline-biscossis-1287-1367/2026-03-23/
CATEGORIES:Année liturgique dominicaine
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