15 février

Le Sel de la terre n°118

ÉDITORIAL
Dix châtiments contre la violation des dix commandements

ÉCRITURE SAINTE
★ Frère LOUIS-MARIE O.P. : Quatre Évangiles, même chez les ennemis
ANNEXE : Les évangiles apocryphes du 2e siècle

ÉTUDES
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : Quel est le nom de Dieu ?
★ Frère ALAIN O.P. : Les milices angéliques
ANNEXE : Le Missel de Satan et la visite des anges (R.Th CALMEL O.P.)

VIE SPIRITUELLE
★ P. BRUNO O.S.B. : Le saint exemple d’Anne de Guigné
★ P. Joseph DE TONQUÉDEC S.J. : Saint Dominique, serviteur de la vérité

CIVILISATION CHRÉTIENNE
★ Yves GÉRARDIN : 25 mai 1871 : Qui a tué le père Captier ?

LECTURES
★ DOCUMENTS :
– Le ciel de Pontmain : souvenir familial (Geneviève MIARD)
– Pour en finir avec Sébastien Faure (I. : Henri Nick ; — II : Louis ARNOULD ; – III : abbé DESGRANGES)
– Le vrai visage de saint François (P. ANTOINE O.F.M. CAP)
★ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES : Les attaques de l’utopie – Quand l’Italie se donne à Satan

18 janvier

Message de Mgr Carlo Maria Viganò pour une croisade mondiale du Rosaire

J’invite tout le monde à une Croisade mondiale du Rosaire

Memorare, piissima Virgo Maria,
a saeculo non esse auditum

quemquam ad tua currentem præsidia,
tua implorantem auxilia,

tua petentem suffragia
esse derelictum. (Saint Bernard)

Après deux ans de mensonges et de tromperie, l’humanité, assujettie par l’oligarchie mondialiste, assiste aux derniers coups de queue du Léviathan ; et alors que la vérité éclate de toutes parts, révélant la fraude et la trahison de beaucoup, elle semble vouloir se déchaîner en imposant des lois de plus en plus absurdes, avec lesquelles on veut nous réduire en esclavage au nom d’une urgence sanitaire qui veut légitimer la limitation des libertés fondamentales, la ségrégation de ceux qui ne cèdent pas au chantage, la criminalisation des dissidents.

18 janvier

Dilecta mea

Mgr Vigano explique pourquoi il est revenu à la Messe traditionnelle.

Cliquer ici pour voir la video

Vous qui vous permettez d’interdire la Sainte Messe apostolique, l’avez-vous jamais célébrée ? Vous qui, du haut de vos chaires liturgiques, prononcez des jugements péremptoires sur la « vieille Messe », avez-vous jamais médité sur ses prières, ses rites, ses gestes anciens et sacrés ? Je me suis posé cette question à plusieurs reprises ces dernières années ; parce que moi-même, qui connais cette Messe depuis mon enfance, qui, lorsque je portais encore des pantalons courts, avais appris à la servir et à répondre au célébrant, je l’avais presque oubliée et perdue. Introibo ad altare Dei. A genoux sur les marches glacées de l’autel avant d’aller à l’école en hiver ; transpirant sous ma robe d’enfant de chœur dans la canicule de certains jours d’été. Je l’avais oubliée, cette Messe, bien qu’elle fût celle de mon Ordination, le 24 mars 1968 : une époque où l’on percevait déjà les signes de cette révolution qui sous peu allait priver l’Église de son trésor le plus précieux pour imposer un rite contrefait.

8 janvier

Bouffée d’oxygène

Mgr Lefebvre répond aux questions brulantes

A lire en ayant à l’esprit que la Situation s’est bien aggravée à Rome depuis

Ce qui se passe depuis le Concile est-il une vraie Révolution ?

« Au soir d’une longue vie puisque né en 1905, je vois l’année 1990 -, je puis dire que cette vie a été marquée par des évènements mondiaux exceptionnels : trois guerres mondiales, celles de 1914-1918, celle de 1939-1945 et celle du Concile Vatican II de 1962-1965.

« Les désastres accumules par ces trois guerres, et spécialement la dernière, sont incalculables dans le domaine des ruines matérielles, mais bien plus encore spirituelles. Les deux premières ont préparé la guerre à l’intérieur de l’Eglise en facilitant la ruine des institutions chrétiennes et la do­mination de la Franc-Maçonnerie, devenue si puissante qu’elle a pénètre profondément par sa doctrine libérale et moderniste les organismes directeurs de l’Eglise. »

« Ce temps de mission fut marque par l’invasion gaulliste ; nous avons pu constater la victoire de la Maçonnerie contre l’ordre catholique de Pétain. C’était l’invasion des Barbares, sans foi, ni loi ! »

18 novembre

Un prêtre nous écrit depuis le Liban martyr

13 novembre 2021

Cher Frère XXX,

Je vous envoie le bonjour du Liban martyr […],

Nous vivons encore dans les souffrances multiples dans la vallée des larmes, le stress, la désespérance, et a la profondeur de l’effondrement du système politique, économique, social, éducatif, médical, monétaire, morale et sur tous les plans.

Plusieurs facteurs ont contribué à notre terrible situation et la plus mauvaise dans le monde.

14 novembre

14 novembre – Le bienheureux Jean Licci

Confesseur, de l’Ordre dominicain

MESSE : Os justi

Oraison : « Dieu, qui avez voulu rendre illustre le bienheureux Jean, votre Confesseur, par une complète abnégation de lui-même et le zèle d’une ardente charité, accordez-nous, par son intercession, de renoncer à toutes les affections de la terre pour vivre dans votre amour. »

Jean Licci est né en Sicile, au diocèse de Palerme. Sa mère mourut, six mois après, et son père, faute de ressources, ne put le confier à une nourrice. Il vécut d’un peu de jus de citron. Ce que voyant une pieuse femme le recueillit pour l’allaiter. L’ayant mis dans son lit, près de son mari, qui était paralysé, celui-ci, au contact de l’enfant, fut subitement guéri. Dieu donc l’avait déjà choisi pour lui-même. Sous l’impulsion du bienheureux Pierre Geremia, dont la sainteté édifiait la Sicile, Jean entra dans !’Ordre de Saint-Dominique.

Austère comme son maître, studieux comme lui, Jean devint rapidement un religieux parfait. Doué d’une rare éloquence, il se livra au ministère apostolique. Son succès fut tel, qu’il entraînait à sa suite des multitudes avides de l’entendre. Innombrables furent les âmes que sa parole ramena à Dieu. On ne pouvait l’entendre parler de Dieu, des mystères de la foi, de la miséricorde infinie du Père céleste, sans tomber à ses pieds pour implorer le pardon de ses fautes.

Jean vécut ainsi jusqu’à l’âge de cent dix ans. Sa réputation de sainteté était si populaire qu’on dut attendre trois jours pour l’ensevelir. La foule se pressait autour de son corps pour solliciter son intercession. Il mourut en 1511.

Cet homme ne vécut que pour Dieu. Aussi demandons-nous dans l’oraison de nous oublier nous-mêmes, de laisser de côté toutes les attaches humaines, pour ouvrir notre cœur à l’amour de Dieu. Celui qui a compris une fois ce que Dieu est, ne peut plus vivre que de lui et pour lui. Il simplifie son cœur. Il ramène toutes ses affections à l’unité de Dieu. Il aime tout ce qu’aime Dieu, comme Dieu l’aime. Belle unité d’amour, semblable à l’unité d’amour de l’Auguste Trinité.

13 novembre

13 novembre, Le Patronage de saint Thomas d’Aquin sur toutes les Écoles Catholiques

Saint Thomas d’Aquin fut proclamé par Léon XIII Patron de toutes les Écoles Catholiques. Ce titre glorieux est comme le sceau officiel de l’Église sur la doctrine du maître. Il en est, comme dit le Pape Pie XI dans son encyclique pour le 6• centenaire de sa canonisation, 18 juillet 1923, le Guide suprême. Aussi ce même Pontife, après tant de ses Prédécesseurs, tous on peut le dire, exalte en des termes magnifiques cette union merveilleuse, en saint Thomas, des deux lumières qui font connaître Dieu et qui se condensent en lui : la lumière plus laborieuse de l’étude, celle qui vient du dehors, et la lumière infuse de !’Esprit-Saint, celle qui vient du dedans par la charité. Les deux sont filles de Dieu, car les deux sont vérité et la vérité est une, qui est Dieu lui-même. Mais la lumière acquise de l’étude, ne peut d’elle-même, par ses propres forces, mouvoir la volonté vers Dieu. On peut être très docte dans les choses divines, très savant en théologie et demeurer loin de Dieu dans son cœur. La lumière de l’étude, seule, prépare les voies à l’amour de Dieu, elle ne le donne pas.

La lumière infuse qui vient de !’Esprit-Saint, sans effort d’intelligence, sans raisonnement philosophique, est plus simple dans son origine et plus profonde dans son action. Elle illumine l’esprit et doucement, suavement, quelquefois avec violence, elle pousse la volonté vers Dieu. Son œuvre est par conséquent plus parfaite que celle de l’étude, car elle illumine à la fois l’esprit et touche le cœur. Mais la perfection totale, suprême est l’union de ces deux lumières. Jamais cette union ne fut plus splendide ni plus intime que dans l’âme de saint Thomas d’Aquin. Elle reflète en elle tous les rayons de la vérité.

Pie XI écrit : « Cette union de la doctrine avec la piété, de la science avec la vertu, de la vérité avec la charité, est singulièrement remarquable dans le Docteur angélique, auquel on attribue comme emblème le soleil ; parce que, en versant la lumière de la science sur les intelligences, il projette aussi la chaleur des vertus dans la volonté. Dieu donc, qui est la source de la sainteté et de la sagesse, semble vouloir nous montrer en Thomas comment toutes les deux s’aident mutuellement, c’est-à-dire comment la pratique des vertus prépare à la contemplation de la vérité et comment la méditation plus profonde de la vérité perfectionne et achève la vertu ».

Saint Thomas est ainsi comme un modèle parfait de lumière et de sainteté pour les étudiants.

LA MESSE.

Introït : « Le Seigneur a ouvert ses lèvres dans l’assemblée des fidèles, il l’a rempli de l’esprit de sagesse et d’intelligence. Il l’a revêtu, d’un vêtement de gloire. – Il a réuni en lui un trésor de joie et d’allégresse ».

Oraison : « Dieu, qui illuminez votre Église par la doctrine merveilleuse du bienheureux Thomas, votre Confesseur et Docteur, et qui la fécondez par sa sainte opération, accordez-nous de comprendre avec notre intelligence ce qu’il a enseigné et de pratiquer en l’imitant ce qu’il a fait »

Lecture du Livre de la Sagesse, c. 7. : « J’ai désiré l’intelligence et elle m’a été donnée. J’ai prié le Seigneur et l’esprit de sagesse est venu en moi. Je l’ai préférée aux royaumes et aux trônes et j’ai jugé que les richesses ne sont rien auprès d’elle. Je ne l’ai point comparée aux pierres précieuses, parce que tout l’or, au prix d’elle, n’est qu’un peu de sable et que l’argent, en sa présence, est regardé comme de la boue. Je l’ai aimée plus que la santé, plus que la beauté. J’ai résolu de la prendre pour lumière, parce que sa clarté ne peut s’éteindre. Tous les biens me sont venus avec elle et j’ai reçu de ses mains des richesses innombrables. Je me suis réjoui en tout, parce que cette sagesse marchait devant moi et j’ignorais qu’elle fût la mère de tous ces biens. Je l’ai apprise sans déguisement et je la communique sans envie. Je ne cache point ses avantages. Elle est un trésor infini pour les hommes. Ceux qui en ont fait usage sont devenus les amis de Dieu. »

Graduel : « La bouche du juste publie la sagesse et sa langue la justice. – La loi de Dieu est dans son cœur : ses pas ne seront pas chancelants. »

Alléluia, Alléluia. « Ô lis radieux orné d’une double couronne de fleurs, Thomas, conduisez-nous au triomphe désiré, par une double prière ».

Double couronne de fleurs : lumière et pureté ! nous demandons à saint Thomas de prier deux fois pour que nous participions à l’une et à l’autre. La pureté conduit à la lumière. Nul plus que lui n’a été limpide dans son âme et dans sa chair et c’est pourquoi nul n’est arrivé si haut dans la lumière. La splendeur du soleil qui brille sur sa poitrine vient de la splendeur du lis qui orne ses mains.La route de la lumière divine est nette, à nous de la suivre.

Évangile selon saint Matthieu, c. 5. « En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel est éventé, avec quoi salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien, si ce n’est qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds. Vous êtes la lumière du monde. Une ville bâtie sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas davantage une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la place sur un chandelier afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. De même, votre lumière doit briller devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je suis venu pour détruire la loi ou les Prophètes, je ne suis pas venu pour les détruire, mais bien pour accomplir tout ce qu’ils ont dit. Je vous le dis en vérité : jusqu’à ce que le ciel et la terre disparaissent, pas un iota, pas un accent ne sera supprimé de la loi, tout doit être accompli. Celui donc qui supprimera le moindre des commandements et enseignera ainsi les hommes, sera jugé le plus petit dans le royaume des cieux. Mais celui qui les pratiquera et les enseignera tous, sera jugé le plus grand dans le royaume des cieux. »

La parole du Maître trouve sa plénitude d’efficacité dans saint Thomas. Qui, plus que lui ou comme lui, est « la lumière du monde ».

Ce que les Apôtres et les Pères ont enseigné, ce que les docteurs et les maîtres ont commenté, saint Thomas l’expose avec une précision merveilleuse. Toutes les clartés se reflètent en lui. De sorte que à lui seul, par la limpidité de ses commentaires, par la sûreté logique de ses conclusions, par l’universalité de sa doctrine, saint Thomas contient tout l’enseignement de l’Église, si bien que l’Église a consacré, canonisé sa doctrine, qu’elle l’a faite sienne – et que, par la voix de ses Pontifes, elle ne cesse de l’imposer aux intelligences. Il est pour elle le Docteur commun, c’est-à-dire le Docteur pour tous, le Docteur universel. Qui s’éloigne de la pensée de saint Thomas, devient immédiatement suspect. Aussi Jean XXII a osé dire, en le canonisant, qu’il avait fait autant de miracles que d’articles. Il est, en vérité, la « lumière du monde ». Et de ce chef, saint Thomas est le plus grand bienfaiteur de l’humanité. La grandeur du bienfait se mesure à ses conséquences. Quelles conséquences plus graves que celles qui dérivent de la connaissance plus certaine, plus profonde, de Dieu ? Connaître Dieu est nécessaire pour l’aimer. Et plus on connaît Dieu, plus on l’aime. Mais alors, le suprême bienfait est celui qui nous fait le plus connaître Dieu. La progression est infinie dans cette connaissance, puisque le terme qui est Dieu est infini lui-même. D’où il résulte que saint Thomas, le Docteur qui nous entraine au plus haut des mystères divins, est par là même le plus magnifique bienfaiteur de l’humanité. C’est lui qui nous donne le bien suprême de la connaissance plus profonde de Dieu, supérieur à tous les biens de la terre, à toutes les sciences de la terre.

Offertoire : « Ma vérité et ma miséricorde sont avec lui ; sa gloire grandira en vertu de mon nom ».

Secrète : « Seigneur, en renouvelant la mémoire de la Passion de votre fils, nous vous demandons que le sacrifice que nous vous offrons en cette solennité du bienheureux Thomas, votre Confesseur et Docteur, vous soit agréable ».

Communion : « Seigneur, vous m’avez confié cinq talents et j’en ai gagné cinq autres. Courage ! bon et fidèle serviteur, puisque tu as été fidèle, en peu de choses, je t’établirai sur des choses plus importantes, entre dans la joie de ton Maître ».

« Tu as bien écrit de moi, Thomas, que veux-tu pour récompense ? – Vous, Seigneur, vous
seul ! ».

Ce que j’ai écrit, disait saint Thomas au sortir d’un de ses ravissements, ce que j’ai écrit sur Dieu, n’est rien. Je ne peux plus écrire, c’est fini. Rien, dit le disciple, tu as bien écrit, dit le Maître. C’est lui le vrai juge. Ce qu’il estime est seul bien. Et l’on peut se demander ce que fut, à l’instant de sa mort, ce qu’est pour l’éternité, la vision béatifique de saint Thomas. Être de lumière sur terre, il est, dans le ciel, un des êtres les plus lumineux, de ceux qui sont proches du trône de Dieu, et déversent en abondance sur les êtres inférieurs la plénitude de leur vision et de leur béatitude. Thomas est entré dans les profondeurs de la joie de Dieu.

Postcommunion : « Seigneur, que cette communion sainte nous réjouisse. Que par l’intercession du bienheureux Thomas, votre Confesseur et Docteur, elle nous fortifie au dedans dans la vertu et nous fasse produire au dehors des œuvres meilleures de piété ».

Au saint Docteur de veiller sur les étudiants catholiques. A lui de les éclairer, de les fortifier dans la foi, de les garder dans la pureté du cœur et de les faire monter vers Dieu par une vie vraiment chrétienne.