30 août

La ligne de démarcation

 

Le mal du jour est celui-ci : que la ligne de démarcation tend de plus en plus à s’effacer entre chrétiens et non-chrétiens, entre chrétiens et hérétiques et même idolâtres.

Ceux qui se disent encore chrétiens vivent trop souvent comme ceux qui ont renoncé à ce titre ; les femmes soi-disant dévotes portent les mêmes toilettes que les incroyantes, elles lisent les mêmes romans, elles fréquentent les mêmes bals, les mêmes théâtres licencieux, elles ne jeûnent pas et ne se mortifient pas davantage. C’est la confusion dans la mondanité et la licence.

De plus, une doctrine téméraire tend à prévaloir : qu’on se sauve facilement dans toutes les religions, qu’une bonne foi quelconque tient lieu de la foi, qu’en fin de compte tout le monde, ou à peu près, est sauvé [1].

28 août

Le Sel de la terre n°105

Sel de la terre n°105

ÉDITORIAL
Des évêques pour défendre la foi  

ÉCRITURE SAINTE
Père EMMANUEL O.S.B. : De la promesse et de la venue du Rédempteur

ÉTUDES
Frère PIERRE-MARIE O.P. : La satisfaction du Christ
Christian LAGRAVE : Léon de Poncins, l’homme et l’œuvre
★ Vincent LHERMITE : Les catholiques doivent-ils manifester ? 

VIE SPIRITUELLE
★ JUDAS DE COLOGNE : Ma conversion à Jésus-Christ

LECTURES
DOCUMENTS :
– La révolution dans la vie consacrée : quoi de neuf ? (Guibert DE GORZE)
– Les rapports avec Rome (MAUBERT)
– L’engrenage antiliturgique du protestantisme (Dom GUÉRANGER)
– Le protestantisme, né de la folie, mène à la folie (Jacques BALMÈS)
– L’Église contre la science ?

RECENSIONS :
Histoire de France (É. Keller) – Impériophobie et légende noire (M.A. Roca Barea)
Les Martyrs (R. de Chateaubriand) – Von Galen (J. Fehrenbach)
Une histoire mondiale du communisme, t. 1 : Les Bourreaux (T. Wolton)
Nouvelle histoire des guerres de Vendée (J.J. Brégeon et G. Guicheteau)

★ PARMI LES LIVRES REÇUS

INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
– Anneau conciliaire

2 août

On nous ressort Sébastien Faure !

« Douze preuves de l’inexistence de Dieu » : dès le titre, on devine que la brochure de Sébastien Faure ne brille ni par la rigueur logique ni par la légèreté du style. Mais puisqu’elle orne à nouveau la devanture des librairies – par la faute des éditions de l’Herne, qui ont cru devoir ressortir ce brûlot de 1908 – jetons un coup d’œil à ces douze arguments.

L’auteur

Mais d’abord, qui est Sébastien Faure (1858-1942) ?

Fils d’un riche marchand stéphanois, il fut élève puis novice chez les jésuites avant d’embrasser le militantisme libertaire. Ses ouvrages donnent l’impression d’un grand naïf, réellement entiché de ses utopies, sincèrement surpris des divisions du camp anarchiste et totalement inconscient du rôle que lui font jouer les manipulateurs financiers et les provocateurs policiers. Candeur feinte ou réelle ? Car Faure eut à plusieurs reprises l’occasion d’apercevoir le dessous des cartes :

  • En 1894, lorsque l’anarchiste Auguste Vaillant fut condamné à mort pour avoir lancé une bombe aux clous dans la Chambre des députés – attentat qui ne fit que des blessés légers et des dégâts mineurs, mais permit au gouvernement maçonnique d’accroître considérablement les pouvoirs de sa police – Sébastien Faure fut nommé tuteur de sa fille, la petite Sidonie Vaillant. N’était-il pas particulièrement bien placé pour comprendre que l’affaire avait été montée par le ministre de l’intérieur, le franc-maçon Charles Dupuy, comme cela fut révélé par la suite [1]?
  • En janvier 1899, pour fonder son quotidien Le Journal du peuple, Sébastien Faure bénéficia de l’aide de banquiers israélites en échange d’un soutien à la cause de Dreyfus. Il entraîna ainsi dans le camp dreyfusard de nombreux agitateurs libertaires, qui estimaient jusque là que cette querelle ne les regardait pas, et dont le renfort fut très précieux dans les manifestations de rue, face aux nationalistes.
  • A l’été de cette même année 1899, au moment où le gouvernement de Waldeck-Rousseau s’employait à détourner contre l’Église la colère des ouvriers, Sébastien Faure marcha à fond dans la manœuvre. Non content d’attiser la haine anti-catholique par ses écrits, il organisa, le 20 août 1899, une violente émeute au cours de laquelle l’église Saint-Joseph fut complètement saccagée (portail enfoncé, statues brisées, bénitiers arrachés, confessionnaux brûlés, autels profanés, tabernacle éventré et Saint-Sacrement répandu au sol avec des cris de haine). Les émeutiers s’en prirent ensuite aux religieuses hospitalières de la rue Saint-Maur. La destruction des églises et des hôpitaux n’était-elle pas, de toute évidence, le meilleur moyen d’améliorer la condition des ouvriers ? Sébastien Faure ne fut pas condamné. Il ne faisait qu’anticiper de quelques années les violences qui marqueront la séparation de l’Église et de l’État.
  • En 1905, précisément, Faure fut initié à la franc-maçonnerie, qu’il fréquenta assidûment jusqu’en 1917. Y fut-il seulement un idiot utile, ou l’un des tireurs de ficelle? C’est en tout cas durant cette période qu’il élabora ses prétendues « preuves » de l’inexistence de Dieu.

Voyons en détail chacune d’entre elles.

29 juin

Le protestantisme, né de la folie, mène à la folie

Le délire et le fanatisme sont dans le protestantisme comme dans leur élément naturel.

On pourrait, pour le prouver, remplir de gros volumes. Je me limite à un rapide aperçu, fondé sur le simple témoignage des faits.

Luther discute avec le diable

Je commence par Luther. Est-il au monde une plus grande folie que de prétendre avoir été enseigné par le Diable, de s’en glorifier et d’établir une doctrine nouvelle sur cette puissante autorité ? C’est pourtant ce qu’a fait le fondateur du protestantisme, Luther lui-même, qui a consigné dans ses ouvrages le témoignage de son entrevue avec Satan.

Que l’apparition ait été réelle ou qu’elle ait hanté les rêves d’une nuit agitée par la fièvre, il est impossible de porter plus loin le fanatisme que de se vanter d’avoir eu un tel maître.

29 mai

Lettre des dominicains d’Avrillé n°85

Table des matières de la Lettre des dominicains d’Avrillé n°85

• La mort du Christ
• La dictature maçonnique
• L’ultime aveu de Martin Luther
• Deux poids, deux mesures. L’esprit des saints
• Jésus en Marie
• Chronique du couvent
• Nouvelles de nos travaux
• Pour aider

Télécharger : Lettre des Dominicains d’Avrillé 85

28 mai

L’Église et la science

Un savant dont le nom illustre les rapports entre l’Église et la science ?

Posez cette question à un Français moyen, et vous verrez la réponse !

Vous citera-t-il saint Bède le Vénérable († 735), auteur d’une savante étude sur les marées ?
Le moine bénédictin Gui d’Arezzo (990-1050), père des notes de musique ?
Le grand mathématicien Gerbert, plus connu sous le nom de Sylvestre II (le pape de l’an mil : 999-1003) ?
Peut-être le dominicain saint Albert le Grand (1193-1280), qui domina toute la science de son temps ?

Ou bien le franciscain Roger Bacon (1214-1294), qui énonça dès le 13e siècle les principes de la science expérimentale (avec le soutien du pape Clément IV) ?
Le chanoine Copernic, astronome de génie (qui affirma le mouvement de la terre autour du soleil bien avant Galilée) ?
Le jésuite Christophe Clavius (1537-1612), qui prépara la réforme du calendrier en 1581 (pour corriger l’erreur du calendrier julien utilisé depuis Jules César) ?
De la même Compagnie de Jésus, le père Christoph Scheiner (1575-1650), qui mesura la période de rotation du soleil ?

24 mai

Le Sel de la terre n°104

ÉDITORIAL
Une petite lumière dans les ténèbres

ÉCRITURE SAINTE
Frère EMMANUEL-MARIE O.P. : La Jérusalem céleste (Richesses de l’Apocalypse VIII)

ÉTUDES
Frère PIERRE-MARIE O.P. : Les fins dernières
Frère LOUIS-MARIE O.P. : Dieu prouvé au cœur de l’homme

DU COMMUNISME AU MONDIALISME

★ Michel DEFAYE : Les Révolutions en France étudiées par Marx et copiées par Lénine
ANNEXE : Le Bolchevisme et le Jacobinisme (Albert MATHIEZ)
★ Frère RÉGINALD O.P. : La mission de Soljenitsyne
Julien PICODON : L’éternelle tentation communiste de l’Antiquité à la Révolution française

LES GRANDES HEURES DE LA TRA DITION
★ Les leçons du passé
★ Mgr THOMAS D’AQUIN O.S.B. : De Bédoin au Barroux
PARVULUS : Avant Morgon : Verjon
Paul MARIE : La Fraternité de la Transfiguration

LECTURES
★ DOCUMENTS :
– Quand L. Veuillot regrettait que Luther n’ait pas été brûlé (S. COLINET)
– Quelques nouvelles de Rome occupée
– Les rapports avec Rome (MAUBERT)
– Le sédévacantisme : solution ou diversion ? (DOMINICUS)
– Réponse à certaines questions sur la situation de l’Église
★ Recensions : Le Lion des Flandres – Chesterton thomiste ?Benoîte Rencurel. Une vie avec les anges – Le Chaînon manqué

★ PARMI LES LIVRES REÇUS

★ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
– Le vêtement chrétien (Père BRUNO O.S.B.)
– Des musulmans convertis écrivent au pape François

20 avril

Les défauts du christianisme

Païen à douze ans et agnostique complet à seize, Gilbert Keith Chesterton fut troublé dans son incrédulité par la lecture de la littérature antichrétienne !

Il raconte dans Orthodoxy :

Lisant et relisant tous les exposés sur ce sujet faits par des non-chrétiens ou des anti-chrétiens, de Huxley à Bradlaugh, une lente et terrible impression grandit graduellement mais très nettement dans mon esprit, impression que le christianisme devait être une chose très extraordinaire. Car non seulement (comme je le comprenais) le christianisme avait les vices les plus flagrants, mais il avait apparemment un talent mystique pour combiner les vices qui semblaient incompatibles. Il était attaqué de toutes parts, et pour toutes sortes de raisons contradictoires. Un rationaliste n’avait pas plus tôt démontré qu’il était nettement trop à l’est qu’un autre démontrait de façon tout aussi évidente qu’il était beaucoup trop à l’ouest. J’étais à peine revenu de mon indignation devant sa forme angulaire et agressive qu’on me sollicitait à nouveau pour remarquer et condamner sa rondeur sensuelle et amollissante [1].