23 août

Luther : père de la descente aux Enfers

EnferLe pape Pie VI et ses successeurs ont dénoncé le protestantisme comme le père des erreurs modernes (« philosophie » des « Lumières », déisme, rationalisme, kantisme, etc.). Le concile Vatican I rappelle cette triste généalogie dans le préambule de la constitution dogmatique Dei Filius. Mgr Pie fit à ses prêtres un commentaire détaillé de cette constitution Dei Filius, le 17 juillet 1871 (c’est sa quatrième instruction synodale). Il insiste, lui aussi, sur la funeste logique qui mène de Luther à l’enfer moderne.

Les hérésies proscrites par le concile de Trente étaient d’accord sur deux points :

  • rejeter le magistère divin de l’Église,
  • et soumettre toutes les questions religieuses au jugement de chaque particulier.

Si négatif que fût ce double principe, la prétendue réforme s’y retrancha comme dans sa forteresse : elle s’intitula fièrement la religion du libre examen. Étant donné un pareil point de départ, il est arrivé ce qui devait arriver : les hérésies ne tardèrent pas à se fractionner en une infinité de sectes, parmi lesquelles éclatèrent de nouvelles dissensions et de nouveaux conflits.

18 août

Jésus et les simplistes

Apocalypse de VasnetsovDiminuer Jésus ? Pour ça, depuis deux siècles, on a tout essayé. Un Jésus pacifiste. Un Jésus chef de bande. Ou bien rabbin réformateur, mythe païen, prédicateur essénien, illuminé gnostique, marabout guérisseur, poète itinérant, etc.
Seul point commun à toutes ces théories contradictoires : leur simplisme.

La mode, aujourd’hui, est à l’explication apocalyptique. Jésus n’était qu’un prophète apocalyptique, annonçant la venue imminente d’un « Royaume de Dieu » sur la terre. Le Royaume n’est pas venu. Pour cacher l’échec, « on » a transformé le « royaume de Dieu » en un paradis céleste qu’en réalité Jésus n’annonçait pas du tout. Bref : une illusion suivie d’une fraude.

Thèse reprise de divers côtés – dans cet article, par exemple. Sans en recenser toutes les contradictions, erreurs et impossibilités [1], visons l’essentiel : quel « Royaume de Dieu » annonçait Jésus ?

4 août

La prière de saint Dominique

Saint Dominique en prièreAccordez-moi, Seigneur, une charité véritable,
un zèle brûlant d’obtenir le salut du prochain ;
afin que me dévouant de tout mon cœur
et de toutes mes forces à la conversion des pécheurs,
je devienne, en vérité, membre de Jésus-Christ
qui s’est offert entièrement à son Père,
pour être le Sauveur des hommes.
Ainsi soit-il.

17 juillet

Le Sel de la terre n°97

SdT 97

ÉDITORIAL : Ils continuent de le découronner
ÉCRITURE SAINTE
★ Frère Louis-Hyacinthe PETITOT O.P. : La prière de Jésus à Gethsémani
ÉTUDES
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : Ecclésiologie comparée
★ Guibert de GORZE : La subversion de la vie religieuse à Vatican II (III)
★ Père BRUNO O.S.B. : La soumission de l’épouse chrétienne
1216-2016 : 8e CENTENAIRE DE L’ORDRE DES FRÈRES PRÊCHEURS
★ Frère MARIE-DOMINIQUE O.P. : Saint Dominique et la fondation de l’Ordre des Prêcheurs
★ Frère Daniel-Antonin MORTIER O.P. : L’oraison dominicaine
★ ROSARIUS : La chaîne dominicaine du saint esclavage
CIVILISATION CHRÉTIENNE
★ Général Jacques RICHOU : La guerre de 14-18, vécue et écrite par l’académicien René Bazin
★ Louis MEDLER : Les Cacouacs (1757) : un conte philosophique contre les Lumières
★ Jacob-Nicolas MOREAU : Prisonnier des Cacouacs
LECTURES
★ DOCUMENTS :
– Mgr LEFEBVRE : La délicate vertu d’obéissance
– Alexis CURVERS : De la subversion
– Paul DE BROGLIE : Trois points de vue sur l’islam
★ RECENSIONS : R. Bazin et la Guerre – L’art de l’insolence – Soldats de Jésus, les évangéliques – Le Vicaire du Christ
★ PARMI LES LIVRES REÇUS
★ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
– De saint François à l’écologie – Le pape François et la soumission à l’islam
– Lettre ouverte aux fidèles du Québec et d’Acadie – Peut-on juger son prochain ?
★ COURRIER DES LECTEURS

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17 juillet

Lettre des dominicains d’Avrillé n°78

LDA 78Table des matières de la Lettre des dominicains d’Avrillé n°78

• Force et douceur du Cœur de Jésus
• François, le mariage et la virginité
• De la subversion
• Les neuvaines superstitieuses
• Nouvelles de nos travaux
• Chronique du couvent
• Coquetterie, mode, toilettes
• Pour aider

Télécharger : Lettre des Dominicains d’Avrillé n°78

6 juillet

Sola Scriptura ? Sans l’Église, l’Écriture sainte est dangereuse

Par l’abbé Louis-Edouard Pie (futur cardinal Pie)

Cardinal Louis-Edouard Pie (1815-1880)C’est à son Église que Jésus-Christ a confié l’Écriture sainte.

Les protestants qui s’en sont emparés et prétendent l’interpréter librement sont donc coupables de vol. En plus, ils sont responsables de l’incrédulité et des blasphèmes de tous ceux à qui ils ont impunément distribué les Livres saints sans aucune préparation – comme on jette des perles aux pourceaux –, et qui y ont trouvé une occasion de chute et de scandale.

Les protestants ont prétendu exalter la Bible (sola Scriptura !), mais ils ont ruiné son autorité dans beaucoup d’âmes. Le recours à l’Église est indispensable, car le meilleur remède peut facilement devenir poison en des mains incompétentes. – Voici ce qu’en disait l’abbé Pie en 1843.

Tout homme a besoin d’une mère

D’abord, mes frères, je vous adresserai cette question : La Providence ferait-elle assez pour un enfant encore au berceau ; si elle déposait à côté de lui un pain pour lui servir de nourriture ? Que faut-il donc en outre ? N’est-ce pas une mère, une nourrice pour rompre ce pain, pour l’humecter, pour le distribuer selon le besoin ? Or, mes frères, auprès de l’homme, qui ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, ce n’est pas assez que Dieu ait placé son Écriture ; il fallait aussi une nourrice, une mère pour rompre ce pain : cette mère, c’est l’Église.

5 juillet

Un événement capital dans la Tradition

Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X à Ecône en Suisse.

Un texte disponible sur gloria.tv analyse avec pertinence certaines conséquences de l’octroi d’une juridiction ordinaire à la Fraternité Saint-Pie X par le pape François pour le temps de « l’Année sainte ». Nous en citons ici quelques extraits :

5) Les modalités de la concession sont atypiques : la juridiction est attribuée aux prêtres de la Fraternité selon un procédé inhabituel, elle est au surplus très limitée et d’application temporaire. L’acte du 1er septembre 2015 n’en demeure pas moins une « normalisation canonique » au sens de la décision du Chapitre de juillet 2012, celui-ci n’ayant pas opéré de distinctions entre normalisation partielle ou complète, unilatérale ou consensuelle, temporaire ou définitive, etc… et la vérification des six « conditions préalables » posées par ce Chapitre n’ayant plus de raison d’être, du fait de l’acceptation de la mesure papale par le Supérieur général.

6) A l’analyse, cette « mini-normalisation » (deux sacrements, pour une année) se présente comme une première expérience de coexistence entre la Fraternité et son environnement « conciliaire », et un test de sa docilité envers l’autorité détentrice du pouvoir légitime dans l’Église. […]

30 juin

Alphonse de RATISBONNE (1814-1884)

Télécharger : Alphonse de Ratisbonne

Alphonse de Ratisbonne (1814-1884)

Un grand héritier juif

Alphonse de Ratisbonne est le fils et l’héritier d’une famille de banquiers juifs de Strasbourg. Lorsqu’il était encore enfant, son frère aîné Théodore, s’est converti au Catholicisme. Il a même été ordonné prêtre. La famille a réagi avec hostilité et horreur. Alphonse a résolu de ne plus jamais communiquer avec son frère et développé une antipathie violente envers la foi catholique. Bien qu’athée, il éprouve un grand amour et une grande loyauté à l’égard de son peuple. Il prodigue ses efforts et son argent pour améliorer la condition sociale des Juifs moins favorisés.

A vingt-sept ans, Alphonse se fiance et note alors un changement subtil dans ses sentiments religieux.

Un certain changement m’est venu dans mes pensées d’ordre religieux. Je ne croyais en rien ; la vue de ma fiancée éveilla en moi un sentiment de dignité humaine. Je commençai à croire en l’immortalité de l’âme ; instinctivement, je commençai à prier Dieu ; je le remerciais pour ma bonne fortune ; mais néanmoins, je demeurais insatisfait…

Sa fiancée n’ayant que seize ans, on trouva approprié de retarder le mariage. Pour passer le temps, Alphonse fait un voyage touristique en Italie (1841-1842).