20 novembre

Neuvième lettre circulaire des membres de la Société de Jésus couronné d’épines

Mesdames, mesdemoiselles,

Voici les toutes dernières nouvelles de la Société de Jésus couronné d’épines.

Réunion de septembre 2017.

Nous voici à la fin de notre étude du livre Le Problème moral et pédagogique de la mode, Enseignements pontificaux de S.S. Pie XII, avec le précieux commentaire de Madame Elisabeth van HECKE. Nous sommes arrivés à la IIIème section DIRECTIVES, avec un seul chapitre intitulé Principes et directives pratiques[1].

Comment agir face à la mode (puisque nous avons vu à la réunion précédente qu’il y a un problème moral de la mode), comment la maintenir dans son rôle de servante (et ne pas devenir son esclave) et dans sa fonction d’instrument de salut (et non pas de perdition…de nous-mêmes et/ou des autres) ?

31 octobre

La folie autodestructrice du protestantisme

Le principe protestant (Sola Scriptura)

L’autorité de l’Église est inutile pour comprendre le texte sacré, déclare le Protestantisme. Chaque chrétien n’a besoin que d’écouter au dedans de lui-même. Hélas ! n’est-il pas clair qu’il n’y entendra, le plus souvent, que ses passions et ses délires ? Par cette seule erreur, n’eût-il commis que celle-là, le Protestantisme s’est réprouvé, s’est condamné lui-même, posant un principe par lequel il s’auto-détruit.

La Bible n’est pas simple à comprendre

Pour apprécier sur ce point la folie du Protestantisme, il n’est point nécessaire d’être théologien ni même catholique. Il suffit de lire l’Écriture sous l’angle de la littérature ou de la philosophie.

17 octobre

La propagation miraculeuse du christianisme

Me transportant par la pensée au temps où toutes les nations étaient idolâtres, je suppose qu’au moment où Jésus commence à parcourir la Judée pour y annoncer sa religion, il est rencontré par un philosophe très versé dans toutes les connaissances que le monde estime. Je suppose que ce philosophe demande à Jésus :

Quel est votre dessein en parcourant ainsi les villes et les bourgs de la Judée pour enseigner au peuple une doctrine nouvelle ?

— Mon dessein, répond Jésus, est de réformer les mœurs de toute la terre, de changer la religion de tous les peuples, de détruire le culte des dieux qu’ils adorent, pour faire adorer le seul Dieu véritable, et quelque étonnante que paraisse mon entreprise, j’affirme qu’elle réussira.

— Mais êtes-vous plus sage que Socrate, plus éloquent que Platon, plus habile que tous les génies qui ont illustré Rome et la Grèce ?

— Je ne me pique pas d’enseigner la sagesse humaine, je veux convaincre de folle la sagesse de ces sages, et la réforme qu’aucun d’eux n’eût osé tenter dans une seule ville, je veux l’opérer dans le monde entier par moi et par mes disciples.

— Mais, du moins, vos disciples, par leurs talents, leur crédit, leurs richesses jetteront un si grand éclat, qu’ils pourront entraîner après eux, la multitude ?

— Non, mes envoyés seront des hommes ignorants et pauvres, tirés de la classe du peuple, issus de la nation juive qu’on sait être méprisée de toutes les autres ; et cependant, c’est par eux que je veux triompher des philosophes et des puissants de la terre comme de la multitude.

— Recruterez-vous des légions pour employer la force des armes ?

3 octobre

Huitième lettre circulaire des membres de la Société de Jésus couronné d’épines

Mesdames, mesdemoiselles,

Voici quelques nouvelles de la Société de Jésus couronné d’épines.

Réunion du 17 (et du 20) juin 2017.

C’était notre dernière réunion avant les vacances scolaires. Grâce au livre Le Problème moral et pédagogique de la mode, qui est un précieux recueil de citations de Pie XII, commentées par Élisabeth van HECKE, nous avons déjà appris, pendant les trois dernières réunions, sur quels fondements repose la mode (dignité du corps humain, morale chrétienne), nous connaissons aussi le pourquoi du vêtement, sa triple finalité (hygiène, pudeur, bonne présentation). Maintenant nous voyons, comment se pose le problème de la mode (en quatre chapitres).

Mais avant tout, qu’est-ce c’est exactement que la mode (chapitre I) ?

19 septembre

Saint François de Sales face à Théodore de Bèze

Calvin avait interdit le culte catholique à Genève. En 1597, son successeur, Théodore de Bèze, accepta pourtant de rencontrer saint François de Sales, qui s’était réfugié à Annecy.
Passionnante entrevue.

La première question

Après les amabilités d’usage, François, avec un sens aigu de l’essentiel, pose une question très courte :

Monsieur, peut-on faire son salut en l’Église romaine ?

Bèze voit tout de suite la difficulté : si l’Église catholique assure le salut de ses fidèles, pourquoi s’en séparer ? Il suffisait de l’améliorer par le dedans, comme avaient déjà fait tous les saints réformateurs depuis des siècles (saint Grégoire VII, saint François d’Assise, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne, etc.) et comme avait aussi fait le concile de Trente.

Mais si le salut est impossible dans l’Église romaine, quelle autre société religieuse a donc donné le Christ aux hommes et assuré leur salut, avant le protestantisme ?

5 septembre

Saint Augustin indique aux protestants la véritable Eglise

Saint Augustin

Lettre de saint Robert Bellarmin au roi Jacques 1er d’Angleterre :

« Votre Majesté n’aura pas de peine à discerner quelle est la véritable Église si seulement elle veut considérer un peu plus attentivement les marques de cette Église.

Saint Augustin les décrit dans son livre contre la lettre d’un manichéen :

Plusieurs raisons excellentes, dit-il, me retiennent dans l’Église catholique : le consentement unanime des peuples, l’autorité fondée sur des miracles, soutenue par l’espérance, alimentée par la charité, confirmée par l’antiquité ; cette succession ininterrompue de pasteurs depuis saint Pierre, à qui Notre-Seigneur confia son troupeau, jusqu’à l’épiscopat de nos jours ; ce nom même d’Église catholique, que seule elle garde, non sans raison, parmi tant d’hérésies, par un privilège singulièrement exclusif, car les hérétiques ont beau vouloir être appelés catholiques, si un étranger demande où se réunissent les catholiques, aucun hérétique n’ose lui montrer ni son église ni sa maison [1].

Or, tous ces privilèges énumérés par saint Augustin conviennent si bien à I’Église romaine qu’il est impossible de les appliquer à d’autres réunions d’hommes.