17 octobre

La propagation miraculeuse du christianisme

Me transportant par la pensée au temps où toutes les nations étaient idolâtres, je suppose qu’au moment où Jésus commence à parcourir la Judée pour y annoncer sa religion, il est rencontré par un philosophe très versé dans toutes les connaissances que le monde estime. Je suppose que ce philosophe demande à Jésus :

Quel est votre dessein en parcourant ainsi les villes et les bourgs de la Judée pour enseigner au peuple une doctrine nouvelle ?

— Mon dessein, répond Jésus, est de réformer les mœurs de toute la terre, de changer la religion de tous les peuples, de détruire le culte des dieux qu’ils adorent, pour faire adorer le seul Dieu véritable, et quelque étonnante que paraisse mon entreprise, j’affirme qu’elle réussira.

— Mais êtes-vous plus sage que Socrate, plus éloquent que Platon, plus habile que tous les génies qui ont illustré Rome et la Grèce ?

— Je ne me pique pas d’enseigner la sagesse humaine, je veux convaincre de folle la sagesse de ces sages, et la réforme qu’aucun d’eux n’eût osé tenter dans une seule ville, je veux l’opérer dans le monde entier par moi et par mes disciples.

— Mais, du moins, vos disciples, par leurs talents, leur crédit, leurs richesses jetteront un si grand éclat, qu’ils pourront entraîner après eux, la multitude ?

— Non, mes envoyés seront des hommes ignorants et pauvres, tirés de la classe du peuple, issus de la nation juive qu’on sait être méprisée de toutes les autres ; et cependant, c’est par eux que je veux triompher des philosophes et des puissants de la terre comme de la multitude.

— Recruterez-vous des légions pour employer la force des armes ?

3 octobre

Huitième lettre circulaire des membres de la Société de Jésus couronné d’épines

Mesdames, mesdemoiselles,

Voici quelques nouvelles de la Société de Jésus couronné d’épines.

Réunion du 17 (et du 20) juin 2017.

C’était notre dernière réunion avant les vacances scolaires. Grâce au livre Le Problème moral et pédagogique de la mode, qui est un précieux recueil de citations de Pie XII, commentées par Élisabeth van HECKE, nous avons déjà appris, pendant les trois dernières réunions, sur quels fondements repose la mode (dignité du corps humain, morale chrétienne), nous connaissons aussi le pourquoi du vêtement, sa triple finalité (hygiène, pudeur, bonne présentation). Maintenant nous voyons, comment se pose le problème de la mode (en quatre chapitres).

Mais avant tout, qu’est-ce c’est exactement que la mode (chapitre I) ?

19 septembre

Saint François de Sales face à Théodore de Bèze

Calvin avait interdit le culte catholique à Genève. En 1597, son successeur, Théodore de Bèze, accepta pourtant de rencontrer saint François de Sales, qui s’était réfugié à Annecy.
Passionnante entrevue.

La première question

Après les amabilités d’usage, François, avec un sens aigu de l’essentiel, pose une question très courte :

Monsieur, peut-on faire son salut en l’Église romaine ?

Bèze voit tout de suite la difficulté : si l’Église catholique assure le salut de ses fidèles, pourquoi s’en séparer ? Il suffisait de l’améliorer par le dedans, comme avaient déjà fait tous les saints réformateurs depuis des siècles (saint Grégoire VII, saint François d’Assise, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne, etc.) et comme avait aussi fait le concile de Trente.

Mais si le salut est impossible dans l’Église romaine, quelle autre société religieuse a donc donné le Christ aux hommes et assuré leur salut, avant le protestantisme ?

5 septembre

Saint Augustin indique aux protestants la véritable Eglise

Saint Augustin

Lettre de saint Robert Bellarmin au roi Jacques 1er d’Angleterre :

« Votre Majesté n’aura pas de peine à discerner quelle est la véritable Église si seulement elle veut considérer un peu plus attentivement les marques de cette Église.

Saint Augustin les décrit dans son livre contre la lettre d’un manichéen :

Plusieurs raisons excellentes, dit-il, me retiennent dans l’Église catholique : le consentement unanime des peuples, l’autorité fondée sur des miracles, soutenue par l’espérance, alimentée par la charité, confirmée par l’antiquité ; cette succession ininterrompue de pasteurs depuis saint Pierre, à qui Notre-Seigneur confia son troupeau, jusqu’à l’épiscopat de nos jours ; ce nom même d’Église catholique, que seule elle garde, non sans raison, parmi tant d’hérésies, par un privilège singulièrement exclusif, car les hérétiques ont beau vouloir être appelés catholiques, si un étranger demande où se réunissent les catholiques, aucun hérétique n’ose lui montrer ni son église ni sa maison [1].

Or, tous ces privilèges énumérés par saint Augustin conviennent si bien à I’Église romaine qu’il est impossible de les appliquer à d’autres réunions d’hommes.

29 août

47èmes Journées Chouannes

Le Sel de la terre
ainsi que les Éditions du Sel

tiendront un stand
aux 47èmes Journées Chouannes

à Chiré-en-Montreuil


 

22 août

Éloge du lutherrorisme

Pas de repentance pour le pasteur

Loin de faire repentance pour le lutherrorisme, le pasteur Philippe de Robert, déclarait le dimanche 1er septembre 2002, au Mas Soubeyran, lors d’une assemblée du désert célébrant le 3e centenaire de la révolte des camisards protestants :

Pasteur Philippe de Robert

« C’est vrai, ils ont commencé par tuer un prêtre, ils ont brûlé des églises, ils ont détruit des villages, ils ont pratiqué des exécutions sommaires. Les camisards n’étaient pas des saints. Ce faisant ils ne sont pas en mauvaise compagnie. Tant de meurtriers, de violents, de révoltés, tant de minorités rebelles à travers le monde et au cours de l’histoire, de Spartacus à Che Guévara, qui se sont battus avec le même acharnement sont aujourd’hui salués comme des héros. Oui, les camisards étaient des terroristes, mais comme l’étaient il y a une soixantaine d’années, dans le discours de l’occupant, ceux que nous appelons résistants ou maquisards.

Si l’on ne rendait hommage qu’aux parfaits non violents, aux seuls apôtres de la paix, à ceux qui ont supporté les pires injustices, à ceux qui les ont tolérées, avec ou sans état d’âme quand elle frappaient leurs voisins, notre histoire serait fade. Si notre histoire a du sel, si elle a du nerf, c’est parce que certains n’ont pas reculé devant le geste nécessaire, fût-il violent, parce que certains n’ont pas renoncé à la parole indispensable, dût-elle troubler l’ordre public, parce que des opprimés, en se défendant les armes à la main, ont affirmé les Droits de l’homme, et que des prophètes, en combattant les idoles, ont rappelé les Droits de Dieu. Les camisards avaient manifestement la conviction de mener une guerre sainte ».

4 août

Le Sel de la Terre n°101

ÉDITORIAL
Le problème de la reconnaissance canonique

ÉTUDES
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : Bref examen critique de Unitatis redintegratio
★ Guibert DE GORZE : La subversion religieuse au concile Vatican II (IV)
★ Frère LOUIS-MARIE O.P. : D’où vient cette religion sans nom ?

VIE SPIRITUELLE
★ Frère MARIE-DOMINIQUE O.P. : Saint Dominique et la fondation de l’Ordre des Prêcheurs (III)

CIVILISATION CHRÉTIENNE
★ Martial FRANÇOIS : La contrerévolution en Algérie (1954-1962)

LES GRANDES HEURES DE LA TRADITION
★ LE SEL DE LA TERRE : L’histoire bégaye
★ Louis-Marie MUEL : Histoire d’une oeuvre d’excellence : la Cité catholique

LECTURES
★ DOCUMENTS :
Quoi de neuf sur Luther ?
MAUBERT : Nouvelles de Rome :
– Rome n’a-t-elle pas changé son attitude ?
– Pouvons-nous accepter une reconnaissance canonique ?
★ RECENSIONS : Apprendre à penser à l’école du réel Les juifs de Luther La Réforme, cette Révolution Lucie ; Jacinthe ; François Fatima, le message pour notre temps Le conte du triolet Princesse et combattante
★ PARMI LES LIVRES REÇUS
★ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
A propos des mariages
Repentance à Montségur ?

 

2 août

Lettre des dominicains d’Avrillé n°82

Table des matières de la Lettre des dominicains d’Avrillé n°82
• Reconnaissance canonique ?
• Une mort chrétienne
• Mère Anne-Marie et la tenue vestimentaire
• Suggestion pour l’année Luther – Désordre ou tyrannie
• Chronique du couvent
• Nouvelles de nos travaux
• Pour aider

Télécharger : Lettre des Dominicains d’Avrillé 82

30 mai

Les deux héritages

par Jean Madiran

[…] Le modernisme, ayant été décisivement empêché par saint Pie X d’imposer sa révolution dogmatique, a changé de terrain et de stratégie, et fomenté une révolution culturelle. […]

Supposons que, par impossible, un concile moderniste se soit triomphalement tenu au début du siècle, vers 1905 ce concile aurait ouvertement modifié la formulation et l’interprétation des dogmes catholiques. L’astuce moderniste de Vatican II est de n’avoir, le P. Congar le souligne assez, mis à mal aucun dogme en particulier. Il n’y a eu aucune révolution explicitement dogmatique.