8 décembre

Le Sel de la terre n°106

ÉDITORIAL
Trois siècles de subversion maçonnique

ÉTUDES
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : Le sort des enfants morts sans baptême
★ Émile KELLER : A qui profite le libre échange

TROIS SIÈCLES DE SUBVERSION MAÇONNIQUE
★ Frère EMMANUEL-MARIE O.P. : Le mystère d’iniquité dans saint Paul
★ Christian LAGRAVE : La franc-maçonnerie et Satan
★ Alexandre-Olivier MUSEY : La pénétration des principes maçonniques dans l’Église
★ Pierre HILLARD : Aux sources de la franc-maçonnerie, la synagogue

VIE SPIRITUELLE
★ DOMINICUS :
– « Veritas » : sermon pour la fête de saint Dominique
– L’assomption (Les mystères du Rosaire – suite)

LECTURES
★ DOCUMENTS :
– Les rapports avec Rome (MAUBERT)
– La vertu du signe de la croix et la franc-maçonnerie
– L’aveuglement maçonnique
– Le mécanisme de la suzeraineté occulte
– Le mythe laïc de l’État « neutre » : l’aveu d’un haut initié

★ RECENSIONS :
L’Amitié de Jésus-Christ
– Controverse Gouguenheim : le bilan
La France divisée contre elle-même
Comment notre monde a cessé d’être chrétien
Le Gaullisme, maladie sénile de la droite

★ PARMI LES LIVRES REÇUS

7 décembre

Message aux gilets jaunes

VOUS AIMEZ LA FRANCE et vous voulez la sauver :
Il vous faut savoir QUI LA TUE et QUI PEUT LA SAUVER.

Qui tue la France ?

Il porte un nom, il s’appelle MAMMON, le dieu de l’Argent.
Ce dieu ogre se sert des bangsters, de la Haute finance, de la franc-maçonnerie, de l’Union européenne, de la BCE, des instances mondialistes…
Le président MACRON en est le fidèle serviteur.

Qui peut sauver la France ?

Ce Sauveur a un nom que tout le monde connaît, même si les serviteurs de Mammon font tout leur possible depuis plus de deux siècles pour que les petits Français l’ignorent.
Il va venir dans quelques semaines le jour de Noël.

3 novembre

Lettre à un sociologue sur les miracles de Lourdes

Le sociologue Gérald Bronner a publié en 2014 dans la revue Pour la science (nº 439, mai 2014, p. 20) un article contre les miracles de Lourdes, qu’il reproduit dans son livre Cabinet de curiosités sociales (PUF, 2018) : Comment faire un miracle ? [1]

Voici la lettre qui lui avait été adressée à ce sujet en juin 2014 :

Monsieur,

Ainsi donc, selon vous, « les statistiques sont contre les miracles » (Pour la Science, n° 439, mai 2014, p. 20). Pour le démontrer, vous invoquez les cas de « rémission spontanée » qu’on observe parfois dans les hôpitaux. Votre thèse est simple : statistiquement, les guérisons inexpliquées ne sont pas plus fréquentes à Lourdes que dans l’ensemble du milieu hospitalier. Donc il n’y a pas lieu d’y voir une spéciale intervention divine. Le seul mérite de Lourdes est de réunir des foules suffisamment nombreuses pour que ce phénomène statistiquement rare, mais universel, puisse y être régulièrement constaté.

De Lourdes, vous passez ensuite aux miracles en général (notamment ceux qui sont exigés pour une canonisation) et vous concluez cyniquement : « Pour faire des miracles, il suffit de réunir un très grand nombre de personnes. » Voilà résolue la question qui vous servait de titre : « Comment faire un miracle ? » Pour un peu, vous concluriez : Circulez, y’a rien à voir !

Permettez, pourtant, qu’on y regarde d’un peu plus près.

Voyons successivement :

  1. le chiffre que vous brandissez (« 0,2 guérison par an à partir des années 1960 »),
  2. — le chiffre que vous auriez pu donner, pour faire une comparaison honnête,
  3. le préjugé qui dirige manifestement vos calculs,
  4. — enfin, de façon plus générale, la pertinence de votre méthode statistique.

1 octobre

La preuve par Israël

Ce qui frappe dès l’abord dans l’histoire du peuple juif, c’est qu’il occupe une place à part au milieu du monde ancien, c’est qu’il présente à l’observateur le moins attentif ou le plus prévenu une physionomie unique.

1er fait : le monothéisme, au milieu de nations idolâtres

Tandis qu’autour de lui tous les peuples de l’antiquité, même les plus éclairés, sont voués à l’adoration panthéistique de la nature, Israël seul est monothéiste depuis le commencement jusqu’à la fin de son histoire. On a beau dire, pour atténuer ce contraste, que parmi les philosophes païens quelques-uns se sont élevés à l’idée pure de Dieu. Cette assertion, fût-elle mille fois mieux démontrée qu’elle ne l’est en réalité, n’ôterait rien au contraste que je viens de signaler, de son éclat ni de son étrangeté. Chez les Hébreux, ce ne sont pas quelques individualités plus puissantes ou mieux douées, c’est le peuple entier qui depuis le premier jusqu’au dernier professe en masse la doctrine de l’unité de Dieu.

30 août

La ligne de démarcation

 

Le mal du jour est celui-ci : que la ligne de démarcation tend de plus en plus à s’effacer entre chrétiens et non-chrétiens, entre chrétiens et hérétiques et même idolâtres.

Ceux qui se disent encore chrétiens vivent trop souvent comme ceux qui ont renoncé à ce titre ; les femmes soi-disant dévotes portent les mêmes toilettes que les incroyantes, elles lisent les mêmes romans, elles fréquentent les mêmes bals, les mêmes théâtres licencieux, elles ne jeûnent pas et ne se mortifient pas davantage. C’est la confusion dans la mondanité et la licence.

De plus, une doctrine téméraire tend à prévaloir : qu’on se sauve facilement dans toutes les religions, qu’une bonne foi quelconque tient lieu de la foi, qu’en fin de compte tout le monde, ou à peu près, est sauvé [1].